Livre, Roman ado

L’Eveil des Macchabs

Si vous les voyez, votre cauchemar ne fait que commencer

William Ritter, 12 ans, mène une vie normale. Jusqu’au jour où il s’aperçoit que son voisin, pourtant bien vivant, a l’aspect d’un cadavre : les yeux hors des orbites, la peau en putréfaction… Horrifié, Will se précipite au collège, où le même phénomène se reproduit : un certain nombre de professeurs sont devenus des macchabées, eux aussi ! Le garçon, terrifié, est rapidement repéré par ces espèces de zombies, que personne d’autre que lui ne semble voir. Personne, sauf Helen, une camarade de classe, qui lui sauve la vie et l’entraîne dans une fuite éperdue à travers les rues de Philadelphie. Pour Will, le cauchemar ne fait que commencer.

LEveil_des_macchabs_extraitWEB_Page_00-300x444

En ouvrant ce livre, je m’attendais à trouver un énième livre pour ado sur les zombies. Eh bien j’ai été surprise de trouver un livre un peu original, loin de ce que je pensais. J’ai été embarquée dès les premières lignes dans cette histoire.

Will, 12 ans, collégien, se lève comme tous les matins. Il se prépare, prend son petit-déjeuner. Puis sort de chez lui, et tombe sur son voisin. Rien d’anormal jusque là. Oui sauf que son voisin qui était vivant la veille est désormais un cadavre ambulant. Will a-t’il la berlue ? Non, pas vraiment. Car une fois arrivé au collège, sa prof est elle aussi un cadavre. Mais que se passe-t’il ? Ses camarades ne semblent s’apercevoir de rien, sauf Helen, nouvelle élève. Il n’y a qu’en la suivant qu’il saura de quoi il retourne. Car oui, il est tombé dans une guerre entre Clairvoyants et Macchabs. Et ça, Will ne l’avait pas vu venir.

Une fois n’est pas coutume, je commence par les points négatifs : le héros, Will, a 12 ans. C’est sans doute ce qui m’a le plus dérangé, car il a des réactions d’ado de 16 ans, voire d’adulte par moment. Et ce genre de truc, même si je n’y pense pas forcément pendant ma lecture, a plutôt tendance à m’énerver. Il est un peu trop jeune pour toutes les actions qu’il accomplit. C’est dommage.
Seul autre point négatif, c’est que le roman est un poil long.

Je passe au positif. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur, Ty Drago. Elle est claire, simple, précise et fluide. Cela aide grandement à rentrer dans l’histoire, dans l’univers qu’il a créé.
De plus, les chapitres sont plutôt courts, ce qui permet d’avancer vite dans ce pavé de 550 pages. On se laisse embarquer avec plaisir au fil des pages, où se mêle action, suspense, amitié.

L’univers du livre, parlons-en. Les zombies n’en sont pas vraiment. Ce sont des Macchabs : vifs, rapides, intelligents, mais terriblement morts. De quoi flipper un peu. Et si les gens que l’on croisait dans la rue étaient en fait des morts ? Un peu à la façon de 28 Jours plus tard ou encore World War Z. Ils sont apparus sur Terre il y a trois ans. D’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils là ? Les Fossoyeurs n’en ont aucune idée, surtout qu’ils sont les seuls à les voir. Pourquoi eux ? Aucune idée non plus. Les Fossoyeurs/Clairvoyants ont tous entre 12 et 17 ans (les adultes ne  voient pas les Macchabs, sauf le père de Will, mort il y a deux ans), et n’ont rien demandé à personne. Imaginez vous vous réveiller un matin, et votre voisin, qui était normal la veille, est devenu (ou était déjà) un cadavre pourrissant. Ça a de quoi surprendre 😉

L’auteur ne nous lâche pas dans un univers post-apocatlyptique, façon Walking Dead. Non, c’est de nos jours, à Philadelphie. Ty Drago nous emmène plus dans la SF, avec l’invasion de parasites. Parasites qui envahissent les corps de personnes mortes. Sympa. Les détails sont d’ailleurs croustillants (si l’on peut dire…) : morceaux de membres qui tombent, fluides en tout genre qui dégoulinent, têtes décapitées, yeux qui ont quitté leurs orbites.
Ce roman m’a plus fait penser à La 5e Vague qu’à un livre de zombies classique (même si on trouve quelques éléments). Et ça, je ne m’y attendais pas.

Les personnages sont sympa, courageux. Au-delà de l’âge qui me pose problème, j’ai trouvé qu’ils étaient crédibles, car même s’ils sont courageux, les enfants sont terrifiés face aux monstres qui leur font face. Obligés de rester loin de chez eux pour ne pas faire prendre de risques à leurs proches, souvent la nostalgie se fait sentir. Après tout, ce ne sont que des enfants. Les moments de détente sont rares. Tous les personnages m’ont plu, ce qui est rare. Aucun préjugé sur l’un ou l’autre, aucune appréhension ni ennui lorsqu’on voit un autre intervenir.

Après ce premier tome réussi, je peux vous affirmer que je lirai avec plaisir le second tome ! Rien que le titre me fait trépigner : La Reine des Macchabs. Alléchant 🙂

Publicités
Série télé, Séries TV & Films

Fear the Walking Dead

Madison est conseillère d’orientation dans un lycée de Los Angeles. Depuis la mort de son mari, elle élève seule ses deux enfants : Alicia, excellente élève qui découvre les premiers émois amoureux, et son grand frère Nick qui a quitté la fac et cumule les problèmes. Ils n’acceptent pas vraiment le nouveau compagnon de leur mère, Travis, professeur dans le même lycée et père divorcé d’un jeune adolescent. Autour de cette famille recomposée qui a du mal à recoller les morceaux, d’étranges comportements font leur apparition…

Fear-The-Walking-Dead

Bizarrement, je préfère Fear the Walking Dead à sa grande soeur The Walking Dead. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi. Peut-être est-ce parce que le virus n’a pas encore frappé, que les choses sont à peu près normales au début. Ou peut-être parce que je préfère les personnages principaux, une famille, qui tentent de comprendre ce qui est en train d’arriver à leur ville, et qui tentent de sauver ce qui peut encore l’être.

On retrouve la lenteur de Walking Dead et les liens entre personnages. La lenteur fait monter le suspense et les liens font que c’est une série émouvante, par moment. Quoi de plus horrible que de voir ses proches, ses voisins, ses collègues mourir puis se relever pour vous manger le cerveau ?

En tant que spectateur, on sait ce qui est en train d’arriver, et c’est dur de regarder. On a envie de dire aux personnages que l’on voit à l’écran de s’enfuir, de courir le plus loin possible, ou de tuer tout de suite ceux qui se relèvent. Mais c’est impossible. A leur place, que ferions nous ? Sans doute la même chose.
On sait inexorablement ce qui va se passer : seuls quelques uns vont survivre, et pas forcément ceux que l’on suit… Parfois, on se prend à espérer que l’armée ou tout autre organisme va réussir à endiguer le problème…

Fear the Walking Dead, saison 1, c’est déjà fini (6 épisodes). Une saison 2 est prévue pour l’année prochaine, avec 15 épisodes 🙂

Roman, Roman ado

Rébellion

New Victoria, Tome 2.

Paranoïa et préjugés !
Bram Griswold, zombie de son état, n’a rien d’un monstre, contrairement à ce que certains Néo-Victoriens voudraient faire croire à propos des morts-vivants. Il l’a prouvé à plusieurs reprises, notamment en sauvant la jeune et charmante Nora des griffes de redoutables terroristes… et il filerait avec elle le parfait amour si seulement les règles de savoir-vivre étaient un peu moins strictes ! Mais, alors que les tensions entre vivants et zombies semblaient enfin s’apaiser, Bram s’aperçoit que le virus du Lazare a muté et que des zombies incontrôlables et sanguinaires arpentent les rues, provoquant des vagues de panique.

Hasard ou complot ? Et si l’Apocalypse ne faisait que commencer ?

new victoria tome 2 rébellion

Dans ce second tome, on reprend l’histoire quelques mois après avoir laissé les héros Bram, Nora, Pamela etc. sur une éclatante victoire. Désormais, la menace ne vient plus d’un général de l’armée devenu trop avide de pouvoir, mais du Lazare lui-même, le virus qui a transformé les gens en zombie, puisque celui-ci a muté. De plus, des complots anti-zombies naissent et deviennent de plus en plus violents non seulement pour les zombies, mais aussi pour les pro-zombies. Bien sûr, on se doute que Bram, Nora, et leur petit groupe sont en danger…

J’avais beaucoup apprécié le premier tome grâce à une histoire sympa, un peu originale, dans un monde de steampunk. On retrouve cet esprit dans le second tome, mais les descriptions, et donc le steampunk, passent souvent au second plan pour laisser place aux relations entre les personnages et à une action mal maitrisée, ce qui est dommage. J’ai beaucoup moins apprécié ce tome 2 qui m’a déçue.

Ce tome est lui aussi à plusieurs voix, mais ce qui est réussi dans le premier tome l’est moins dans le second : par exemple, la surprise de qui s’en prend à notre groupe hétéroclite, de qui fait partie des complots est éventée.
De plus, on ne voit que très peu Nora et Bram ce qui est décevant. L’auteur semble donner priorité et plus d’ampleur à des personnages comme Pamela, que je trouve tout à fait insipide et nian-nian depuis le début, Laura, nouvelle venue qui fait partie d’un groupe/gang de zombies, les Autres, qui ne sert pas à grand chose ou encore Michaël Allister, le vilain garnement fils à papa. Bram reste toutefois Bram, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais Nora est décevante puisqu’elle reste assez passive tout au long de l’histoire, ce qui est à l’opposé de son personnage dans le premier tome. Les autres personnages comme Chas ou Tom sont eux presque totalement absents, ce qui est dommage puisqu’ils mettent une dose d’humour à l’histoire.

L’histoire traine un peu en longueur pendant les 400 premières pages et on ne sait pas trop où veut nous mener l’auteur. Mais on s’accroche quand même. Dans les dernières pages, tout ce que l’on a vu précédemment finit par se réunir, les pièces du puzzle se mettent en place, et les choses deviennent un peu plus claires. Malheureusement, les choses se résolvent beaucoup trop vite et beaucoup trop facilement (lorsqu’elles sont résolues…). La toute fin est choupinette mais en décalage avec le reste du livre et parait donc étrange et déplacée.
C’est donc un second tome qui ne servait pas à grand chose, puisqu’on n’a rien appris de nouveau, que les choses n’ont pas évolué, et que certains points n’ont pas été résolus.

J’ai bien aimé ce tome 2 malgré tout ce que j’ai écrit précédemment, mais beaucoup moins que le tome précédent qui était largement meilleur à mes yeux 🙂

Roman, Roman ado

Les proies

Jusqu’à ce vendredi de novembre, le plus gros problème de Margot était que Lucas, l’amour de sa vie, avait couché avec Pauline, sa meilleure amie. C’était jusqu’à ce vendredi. Car, le même jour, un problème encore plus gros a surgi. Plus terrifiant. Plus mortel. Ce vendredi-là, les zombies ont envahi la ville. Et Margot, Pauline et Lucas sont devenus des proies…

les proies

Ce livre me faisait de l’oeil depuis sa sortie en août dernier. Les zombies, ça change des vampires. C’est vraiment la mode, mais ça l’a toujours été plus ou moins selon les périodes.

Enfin bref. Je m’y suis mise. Et en fait, au début, j’ai été agréablement surprise. La couverture donne pourtant peu envie, et le résumé est un… résumé très concis, et ne donne pas du tout la dimension du livre. L’histoire ne tourne pas qu’atour de la petite amourette de Margot, Pauline et Lucas, bien au contraire.

Amélie Sarn écrit super bien, c’est un vrai bonheur. C’est un auteur français, et par conséquent l’histoire se passe en France (entre Bordeaux et Toulon pour être plus exacte), ce qui change de l’éternelle histoire aux Etats-Unis. Et pour ma part, je me suis sentie plus à l’aise, parce que ça aide à mettre des choses en place quand on connait la ville où se déroule l’action.

On suit au départ plusieurs personnages qui nous permettent de jouer sur tous les fronts : le trio Margot/Pauline/Lucas, Roger, Enzo, les scientifiques, Zoltan… Tout ça permet de mettre en place une histoire solide, même si elle est très ressemblante à toutes les histoires de zombies dans les films. Il y a toujours ces scientifiques qui sont à la recherche de la vie éternelle, des gens assez fous pour les subventionner, et puis inexorablement la diffusion du virus après une perte de contrôle. L’épidémie se diffuse, touche le monde entier, mais il y a toujours une poche de résistance qui peut sauver le monde.
Comme vous l’aurez compris, c’est cette poche de résistance que l’on suit.

Le livre est divisé en trois parties : la diffusion de l’épidémie et les tentatives de rester en vie, la fuite, puis finalement la volonté d’arrêter ce virus. Toute la première partie est très bien, puisque la situation, les personnages et leurs caractères, sont bien posés. La seconde est un peu moins bonne, puisque finalement, il ne se passe pas grand chose, à part le fait de tuer du zombie et qu’il faut trouver de quoi survivre. Elle m’a paru un peu longue, surtout avec des personnages comme Ava ou encore Lucas qui devient absolument insupportable (j’avais juste envie qu’un zombie en fasse son déjeuner, histoire qu’il se taise et arrête de la ramener…). La troisième partie, la plus courte, est là parce qu’il faut bien un peu d’espoir dans ce monde de brutes. Sinon, elle ne sert pas vraiment à grand chose, sinon à montrer le rapprochement entre certains personnages, et à donner quelques points d’éclaircissement sur le passé. La fin du livre est au choix du lecteur (le genre de fin que je déteste !!) : vont-ils tous mourir ou trouver un remède ? C’est vous qui décidez.

C’est un livre sympa, bien fait, mais qui manque d’originalité. Donc si vous êtes dans une période « je n’ai pas trop le temps de lire », eh bien regardez un film de zombies, vous gagnerez du temps 🙂