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Rikudo, la rage aux poings, vol. 3

Riku Azami est un jeune garçon dont la vie est placée sous le signe de la tragédie. Son père avec qui il vivait vient de se pendre et le jeune homme en profite pour lui rendre tous les coups que son géniteur lui avait donnés. Il demande alors à sa mère de vivre avec elle, mais ce qu’il ignore c’est qu’elle vit avec un dealer violent et sadique. Voyant sa mère maltraitée, il essaie de s’interposer et lui envoie un direct du droit comme Kyozuke lui a appris. Il saisit ensuite un cendrier et tue son assaillant. Riku demande à Kyozukede de lui enseigner la boxe afin de pouvoir défendre ceux qu’il aime. Kyozuke refuse et l’envoie chez Shinji Baba son ancien entraîneur de boxe. Shinji accepte de l’entraîner car il décèle du potentiel chez Riku. Quelques années plus tard, Riku, continue à s’entraîner et s’apprête à passer l’examen pour obtenir sa licence de boxe professionnelle.

Voilà déjà le troisième volume de Rikudo, un manga de caractère qui ne laisse pas indifférent ! C’est avec beaucoup d’attente que je me suis lancée dans sa lecture. Merci à Kazé et à Anita pour son envoi 🙂

Riku Azami poursuit son aventure dans le monde pro de la boxe. Il se fait remarquer, mais pas forcément pour des choses positives : les autres athlètes ont entendu parler de son passé, de la mort violente de son père, et lui imputent cette mort. Il effraie donc beaucoup, mais impressionne aussi. Si bien que ses adversaires se bousculent au portillon ! Mais le passé de Riku va-t’il lui permettre de monter au sein du tournoi, ou au contraire le desservir et le faire plonger dans d’affreux souvenirs ? 

J’ai trouvé que ce troisième volume de Rikudo était sans doute plus un tome de transition qu’autre chose. On continue sur la lancée des deux premiers tomes, et il réunit tous les éléments. Un passé qui se fait très présent, qui hante Riku, mais qui lui sert de tremplin sur le ring. C’est donc un habile mélange de l’auteur.
Rikudo montre à nouveau toute sa noirceur, sa puissance, sa violence. C’est intense, tout comme le regard de Riku.

Des choses se mettent toutefois en place dans ce tome. Notamment avec le coach de Riku. C’est un personnage que je n’apprécie pas trop. La raison ? Il se sert du passé de Riku lors des matchs de boxe, de sa souffrance lorsque son père le battait. Tout ça pour quoi ? Faire des bénéfices. Ou a-t’il quelque chose en tête ? J’espère le savoir dans les tomes suivants.

J’ai bien envie de savoir à quoi joue Tokorozawa que Riku adule. Il est celui qui a sorti le jeune homme de la misère et qui a vu son potentiel. Par contre, dans ce tome-ci il aide le concurrent de Riku, Kôji Tsuwabuki. Pour quelle raison ? Cela reste encore flou. Surtout que la copine de Kôji a aussi une certaine importance. Enfin une seconde figure féminine dans ce manga avec Nae ! 

Point positif, l’auteur Toshimitsu Matsubara prend le temps de présenter les adversaires de Riku. Par exemple avec le personnage de Tsubasa Misehaya que l’on aperçoit dans le tome précédent. On apprend à le connaitre, à savoir comment il fonctionne, quelles sont ses motivations pour la boxe, mais aussi sa cruauté envers les autres qu’il écrase.

Les illustrations sont impressionnantes car elles montrent toute la puissance physique et mentale des athlètes, toute la puissance engagée lors des matchs. Riku reste sans doute le plus impressionnant de tous, avec des regards de fou. Les illustrations sont bourrées de petits détails grâce aux traits précis de l’auteur. On sent presque la douleur des personnages lorsqu’ils boxent !

Et toujours dans ce troisième volume le spectre de Kaede Hyôdô qui plane sur le destin de Riku. Le boxeur, favori du tournoi de boxe, étoile montante du Japon, s’immisce petit à petit dans l’histoire et prend son importance. Cela nous promet un grand match à venir dans les tomes suivants ! 🙂

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Rikudo, la rage aux poings

Pour se venger des coups qu’il a reçus, Riku boxe le corps de son père qui vient
de se pendre. Il est alors retrouvé par un ancien boxeur devenu yakuza, Kyôsuke Tokorozawa. Souhaitant vivre chez sa mère, il découvre avec horreur qu’elle partage l’existence d’un dealer aussi brutal que sadique. Face à toute cette violence, Riku trouve finalement sa place dans un foyer, où il grandit entouré d’éducateurs et d’autres enfants de son âge. Il demande à Kyôsuke de lui enseigner la boxe, afin de pouvoir défendre ceux qu’il aime. L’ex-champion décide alors de l’envoyer chez Shinji Baba, son ancien entraîneur. Le jeune garçon résistera-t-il au terrible entraînement de ce coach bien décidé à repousser toutes ses limites ?

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Riku est un jeune garçon que la vie n’a pas gâté. Battu par un père violent qui finit par se suicider, abandonné par une mère accro à la drogue qui ne veut pas de lui, Riku se tourne vers la seule personne qui semble lui accorder un peu d’attention, M. Tokorozawa. Ce dernier est un ancien champion de boxe et un yakuza notoire. Autant dire que ce bonhomme est noyé dans un monde de violence. Il décide de se tourner vers la boxe, ce sport qui semble tout lui faire oublier.

Rikudo, la rage aux poings est un manga violent, et donc destiné à un public averti. Il nous montre une société violente, gangrénée par les gangs, le trafic de drogue, dans des quartiers plus que douteux.

Enfant maltraité, Riku vit et grandit dans ce monde-là. Par conséquent, il se réfère à ce qu’il voit et devient lui-même un personnage violent. La violence appelle la violence, alors qu’il aurait pu s’en sortir d’une autre façon. Il se tourne vers la boxe pour se canaliser, pour ressentir quelque chose, pour se libérer de ce monde noir.
Voir un jeune garçon souffrir et se faire maltraiter ainsi, ça fait un peu de peine, même s’il s’agit d’un garçon de papier. On a envie qu’il s’en sorte, dépasse ses traumatismes, même si cela ne passe que par le sport. Mais malgré sa volonté de s’en sortir, de connaitre une vie meilleure, il fait tous les mauvais choix possibles. Il ne fait pas confiance aux bonnes personnes, et essaye de ressembler à M. Tokorowaza. Qui n’est pas un bon exemple.

Les autres personnages sont à l’image de l’univers dans lequel Toshimitsu Matsubara nous emmène. Violents, hargneux, forts et déstabilisants à la fois. Ils ne connaissent qu’une seule façon de communiquer : leurs poings.

Les illustrations restent malgré tout agréables à regarder. On identifie bien chaque personnage : les personnages principaux sont plutôt beaux, tandis que les personnages secondaires sont plus brouillons. Le trait est fin car on voit bien les émotions de chacun, notamment dans le regard de Riku qui nous montre toute sa volonté et toute sa haine. Les décors sont remplis de détails, ce qui permet d’être bien ancré dans le récit, emporté dans l’histoire.

Car oui, l’histoire est intéressante, et s’inscrit dans l’actualité, avec un sport qui fait de nouveaux adeptes depuis les derniers Jeux Olympiques : la boxe. C’est donc avec plaisir que je retrouverai Riku dans les tomes suivants afin de savoir si la boxe sera pour lui un moyen de rédemption ou non ! 🙂

Merci à Anita, le manga sort le 8 février en librairie !