BD, BD & Mangas, Livre

Magda Ikklepotts, tome 3

Depuis l’exorcisme, Magda Ikklepotts peine à exercer ses pouvoirs sans ceux de Petrov. Poursuivie par la plus puissante des sorcières, la jeune femme a plus que jamais besoin de les maîtriser si elle veut détruire le cryptex avant qu’il tombe entre de mauvaises mains. Mais Teodora compte bien le récupérer et l’utiliser pour mener à bien la domination des sorciers sur les humains. Et comme si cela ne suffisait pas, une révélation totalement inattendue va bouleverser Magda. 

Bon bon bon. J’avais réussi à tenir jusque-là, mais impossible de résister plus longtemps. Il a fallu que je lise le troisième et dernier tome d’une bande-dessinée que j’aime que j’adore (de fou !), Magda Ikklepotts. Voici mes avis sur les deux premiers tomes parus il y a un moment, ici et ici

Magda est une sorcière qui possède le double-glyphe, ce qui est très rare. Elle vit à Paris, et fait face à de gros problèmes. Problème numéro 1, une dogicienne extrêmement puissante qui lui en veut et la traque dans tout Paris. Problème numéro 2, elle n’a plus ses pouvoirs depuis son exorcisme. Problème numéro 3, des heurts de plus en plus violents entre humains anti-sorciers et sorciers. Problème numéro 4, je vous laisse lire la BD 😉

Magda est un personnage absolument génial. C’est une jeune femme forte prise entre deux feux, torturée entre deux situations, et tourmentée par le monde qui l’entoure. J’ai adoré la retrouver, même si ce troisième tome m’a un peu déçue par rapport aux deux autres.

J’ai aimé les rebondissements tout à fait inattendus, mais il y a une ou deux longueurs. Le rythme de la bande-dessinée est assez découpé, voire haché par moment, ce qui est un peu étrange par rapport aux deux premiers tomes. 

Je m’attendais à un final spectaculaire, mais il n’y en a pas vraiment, ce qui est un peu dommage. Je comprends tout à fait la fin choisie (moins de contraintes techniques, plus d’émotion…), mais du coup, ça manquait un peu de magie pour « la sorcière la plus puissante ». 

Toutefois, l’autre fin, la vraie, l’officielle, me va aussi. Je voulais absolument savoir comment cela allait se terminer et j’ai trouvé que la boucle était bouclée. Bien évidemment, ce serait super s’il pouvait y avoir une suite, mais cette fin se suffit à elle-même.

Le point fort de cette bande-dessinée est sans conteste les graphismes signés Krystel. Elle montre à nouveau tout son talent, avec des personnages magnifiques, des colorations exceptionnelles. J’ai pris mon temps plus d’une fois d’admirer tout ces beaux décors ! 🙂

C’est donc sur une note positive que j’ai terminé cette série ! C’est sans aucun doute l’un de mes titres favoris de bande-dessinée (même si je n’en lis pas beaucoup), et c’est avec un grand plaisir que je les relirai ! 🙂

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Livre, Roman jeunesse

Malenfer, tome 2, La Source Magique

Maintenant qu’il est lié au dragon Elzmarh, Gabriel suscite l’intérêt du sorcier de Gazmoria qui le prend comme apprenti. De son côté, Zoé se méfie du sorcier, ainsi que de tous les autres professeurs de l’école, notamment de Batavius qui tient absolument à les conduire dans les terres magiques.

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Thomas, Zoé et leur groupe d’amis. On reprend l’histoire là où on l’avait laissée, à sept jours près. Les deux enfants continuent de vivre comme ils le peuvent, sans leurs parents. Malenfer grandit toujours plus, s’étendant vers la maison de nos héros. Batavius, l’étrange sorcier, est toujours là. Là pour le Ténérit de Thomas, qui va bientôt fêter son 13e anniversaire. Ou là pour autre chose… Car le sorcier cache beaucoup de choses. 

J’ai bien aimé me replonger dans l’histoire de Malenfer. On a enfin un vrai aperçu de la forêt dans ce second tome, et cela m’a permis d’assouvir ma curiosité. Le combat des enfants face à cette immense forêt magique permet de réfléchir sur les notions du Bien et du Mal, et sur la notion de Choix. C’est traité intelligemment et cela est assez frustrant pour le lecteur qui n’est que spectateur. 

J’ai préféré ce second tome au premier car il est plus complexe. Les personnages comme Batavius sont assez tordus et cela m’a permis d’avoir un regain d’intérêt pour l’histoire. On apprend les origines du sorcier dans ce second tome et à ce moment-là, on commence sérieusement à douter de lui. Mais on a bien évidemment envie d’en savoir plus et donc on dévore le livre.
Les autres personnages ne sont pas en reste. Thomas qui a désormais pour « animal de compagnie » un puissant et ancien dragon, va devenir un sorcier, un vrai. Il va bientôt devoir quitter son école, ses professeurs, ses amis, pour un ailleurs, pour Gazmoria. L’histoire se centre donc plutôt sur lui, et on oublie un peu Zoé par moments. Cette dernière a tout de même bien sûr voix au chapitre étant donné qu’elle développe elle-même des pouvoirs. Des pouvoirs intrigants.

Nos deux jeunes héros ont encore beaucoup de choses à découvrir sur eux-même, mais aussi sur leur famille, et c’est ce qui fait l’objet du troisième tome du premier cycle de Malenfer ! Un troisième tome que j’ai hâte de découvrir 🙂

Livre, Roman ado

Half Bad, tome 3 : Quête Noire

Nathan Byrn court de nouveau. L’Alliance des Sorciers Libres a été presque détruite. Dispersé et démoralisé, constamment poursuivi par les Chasseurs du Conseil, seule une nouvelle stratégie audacieuse peut sauver les rebelles de la défaite totale. Ils ont besoin de la moitié manquante de l’amulette de Gabriel – un artefact antique avec le pouvoir de rendre son porteur invincible dans la bataille. Mais le gardien de l’amulette – la recluse et prodigieusement puissante Sorcière Ledger – a son propre agenda. Pour gagner sa confiance, Nathan doit voyager jusqu’en Amérique et la persuader de lui donner l’amulette. Combiné avec ses propres Dons, l’amulette pourrait être juste assez puissante pour retourner la tendance pour l’Alliance et mettre fin à la guerre civile sanglante entre les Sorciers Noirs et Blancs une fois pour toutes..

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Marcus est mort. Ce père que Nathan attendait de connaitre depuis si longtemps est mort, assassiné par celle qu’il aime, Annalise. Nathan souhaite le venger, en tuant la jeune fille, la faisant souffrir. Ses pensées sont de plus en plus noires, ses instincts sauvages prennent le dessus.
Mais la révolte gronde : Soul est proche, les attaques de chasseurs de plus en plus fréquentes, alors que l’Alliance a été défaite et dispersée. Nathan est l’un des pions encore vivants, et surtout le seul espoir pour sortir de cette guerre entre sorciers blancs et sorciers noirs qui n’en finit plus.

Ce troisième tome marque la fin d’une trilogie intense et originale. Et cette fin est juste parfaite, si belle, mais pourtant si triste. J’avoue que j’ai versé ma larmichette 😉

J’ai réussi à faire durer le roman, mais la fin, terrible, est arrivée bien trop vite…

Nathan restera sans doute un des personnages les plus marquants. Dur comme la pierre, brutal, bestial, parfois insensible… Son côté sorcier noir ressort plus que jamais au début de ce troisième tome. Cependant, il a un coeur énorme, reste un personnage touchant, bon, qui essaye de faire les choses comme il faut. 
Il a touché mon coeur de lectrice : c’est un personnage unique, comme on en voit peu. Il nous embraque dans une Angleterre pervertie par les manigances de quelques uns, mais aussi dans une Angleterre sauvage, nature.
Gabriel prend enfin la place qui lui revient dans cette histoire : le premier plan. Il est le soutien, la béquille, de Nathan. C’est un personnage altruiste qui fait tout pour aider la personne qu’il aime, quitte à être rejeté.

La bataille finale, bien qu’un peu courte, est plutôt impressionnante. Il y a de l’action et des rebondissements, on est partout à la fois.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai aimé, adoré, pleuré. J’avais peur, au premier tome, d’avoir un Harry Potter bis (Grande-Bretagne, monde de sorciers, élu), mais c’est loin d’être le cas. L’histoire est originale, éprouvante, et nous inculque de belles valeurs.

La trilogie Half Bad est sans aucun doute devenue l’une des mes sagas favorites ! 🙂

Livre, Roman

Ancestral

Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d’envahir la Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser une armée de redoutables vampires était tout ce dont j’avais besoin ! Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois d’organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir la jouer serré !

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Ce quatrième tome suit directement ce qu’il se passe à la fin du trois : l’armée du Mortefilis est sur le point d’attaquer le clan des vampires du Vermont. Raphael a confié à Rebecca le soin de s’occuper de son clan pendant son absence… et les choses sont sur le point de se gâter ! Mais ce n’est pas tout : un serial killer traine dans le coin et est des plus redoutable et mystérieux. Rebecca ne sait donc plus trop où donner de la tête ! Qui aurait cru que le Vermont puisse être aussi mouvementé ? 

J’ai mis un peu de temps à rentrer dans ce quatrième tome. Du coup, pendant un tiers du roman, je me suis ennuyée, je n’étais pas en phase avec les personnages, avec ce qu’ils disaient et ce qu’ils faisaient. Pourtant, Cassandra O’Donnell n’a rien changé de ce qui fait le succès de sa saga : de l’action, beaucoup de bagarres, beaucoup d’humour et des enquêtes.

Mis à part ce petit moment de faiblesse, j’ai beaucoup aimé ce tome, tout comme les précédents. 
Rebecca est un personnage assez passionnant : elle ne cesse d’évoluer et donc ne cesse de nous surprendre. Alors que dans le premier tome de la saga, c’est une tueuse de sang froid, désormais, elle fait preuve d’émotions et d’attentions envers les gens qu’elle côtoie. Des gens qu’elle aime.

On retrouve dans ce tome la structuration à laquelle l’auteur nous a habitués : une enquête sanglante que doit résoudre notre sorcière de guerre préférée. Cette fois-ci, on se retrouve dans le clan des muteurs (métamorphes).
Et bien évidemment, on retrouve l’écriture pétillante de Cassandra O’Donnell. J’adore toujours autant les joutes verbales et les dialogues piquants. J’adore aussi l’univers qu’elle a créé, et c’est toujours un plaisir de retrouver ses romans. Elle nous parle de créatures auxquelles on n’est pas forcément habitué. Et les liens qu’elle crée entre les personnages sont plutôt géniaux.

C’est passionnant, c’est palpitant et la fin est juste dingue ! Bref, j’avais mal commencé ce tome, mais pour au final ne pas être déçue du tout. Je m’attaque de ce pas au tome suivant 🙂

***

L’auteur a écrit deux chapitres qui se passent entre le tome 4 et le tome 5. Il s’agit de dialogues croustillants entre Leonora, la fille de Rebecca Kean, et William, Alpha du clan des loups-garou, futur chef :

Rebecca Kean, tome 4.5, chapitre inédit n°1

Rebecca Kean, tome 4.5, chapitre inédit n°2

BD, BD & Mangas

Magda Ikklepotts, tome 2

Sale temps pour les sorciers. L’explosion d’un batobus au milieu de la Seine a nourri le feu des extrémistes qui rêvent de tous les mutiler. En attendant le mentor qui l’aidera à maîtriser ses pouvoirs, Magda fait profil bas et arrête les magouilles de bas étage. Tout irait pour le mieux si un fantôme ne cherchait pas à prendre possession de son corps. Magda va réaliser que son double-glyphe la place au cœur de conflits qui la dépassent, et nouer des alliances inattendues pour survivre.

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Après un premier tome passionnant, il me tardait de retrouver Magda Ikklepotts et son univers.

Magda Ikklepotts, jeune sorcière parisienne, doit faire profil bas après l’attentat qui a eu lieu sur la Seine. La société est sous tension : les extrémistes rêvent de mutiler les sorciers en leur enlevant le bout des doigts, là où se trouvent les glyphes magiques. C’est dans ce contexte difficile qu’apparait un autre problème pour la jeune fille : un fantôme la suit et tente de lui faire du mal à plusieurs reprises.

C’est avec un certain plaisir que j’ai retrouvé l’univers de Magda, jeune sorcière effrontée, qui vit des choses qui la dépassent. J’ai attendu deux mois avant de me lancer dans ce second tome. Non pas par manque de temps, pour une fois, mais parce que j’avais envie de faire durer le plaisir un peu plus longtemps.

L’histoire est dans la continuité du premier : Magda est perdue dans un monde qui ne veut pas d’elle. Orpheline, elle ne sait pas vraiment sur qui compter, sauf elle-même. Elle est habituée aux trahisons, et c’est d’ailleurs ce qui a tué ses parents. Heureusement, elle peut se fier à un flic, Maulincourt, et Milo, du CNSS. Sauf que son passé ne la laisse pas en paix.

J’aime cette histoire un peu complexe, avec un personnage principal loin d’être parfait. Certaines choses font penser à ce qui est en train de se passer dans notre société, comme la radicalisation des discours, la peur de l’autre. Alors bien sûr, c’est une BD pour les jeunes/ados, ce n’est donc pas le sujet principal. Mais j’aime l’idée que l’on transpose ça entre sorciers/humains. Cela permet de faire réfléchir tout en appréciant sa lecture.
J’aime aussi le côté réminiscences de Magda, avec un passé qui ne veut pas la laisser tranquille.

Et puis j’aime aussi le dessin signé Krystel, tout en délicatesse, mais bourré de détails. La colorisation est magnifique, les personnages sont beaux, et on voyage avec plaisir entre la France et l’Italie.

Livre, Roman

Potion Macabre

Avoir une fille en pleine crise d’ado quand on a 27 ans, ce n’est déjà pas de la tarte mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insurmontable. Comme si je n’avais déjà pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sème la pagaille dans toute la région et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais sûrement à l’horizon…

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Après les deux grosses affaires auxquelles Rebecca Kean, sorcière de guerre, a eu à faire face dans les deux premiers tomes, notre héroïne n’est pas sortie de l’auberge.
Sa fille Leonora aborde l’adolescence, et comme c’est une hybride vampire, les choses ne sont pas faciles. Rebecca doit aussi gérer le camp vampire, après le départ de Raphael pour New York.
Alors quand de gros problèmes se produisent chez les sorcières, notre héroïne ne sait plus où donner de la tête !

J’ai un chouïa moins apprécié ce tome que les deux précédents, sans doute à cause du fait que la majorité de l’histoire se passe chez les potioneuses. Leur univers est moins sauvage que celui des loups garous, moins bestial. Leur monde semble plus lisse, mais les sorcières sont assez pernicieuses, quand on y pense, plus subtiles dans leurs agissements. C’est plus un monde « de fille », avec des crasses que seules les filles peuvent se faire entre elles.
Cela change des deux premiers tomes. Je m’étais bien habituée à voir toutes les deux minutes un loup-garou ou un vampire trainer dans le coin 😉

Pas de Raphael donc, ce qui ne m’a pas trop gêné. J’aime bien son personnage, mais je n’arrive pas à savoir s’il est sincère ou non, et ça m’énerve 😉 .
Il n’y a pas non plus Bruce… j’ai cru que j’allais pleurer car j’adore son personnage. Heureusement qu’il revient à la fin du tome, sinon je sens que je me serais énervée 😉

Et puisque ces deux personnages masculins majeurs de la saga manquent à l’appel, l’auteur a mis l’accent sur un personnage jusque là mis de côté (on ne le voit que dans le premier tome, et au début du second tome) : Marc. On découvre le monde des démons (que j’ai beaucoup aimé), et certaines choses se mettent en place… mais on n’a pas toutes les cartes en main, loin de là. On en sait autant que Rebecca pour le coup, ce qui revient à dire que l’on ne sait pas grand chose. L’auteur nous mène par le bout du nez depuis le début, et c’est aussi ce qui fait la force de cette saga.

On se rend compte de l’importance du monde inventé par Cassandra O’Donnell avec la découverte de deux univers très différents : celui des potioneuses et celui des démons. Ce sont deux mondes crédibles, complets, l’un ressemblant à un Poudlard moderne et l’autre aux Enfers de fiction, et on ne doute pas un instant de l’existence des êtres surnaturels mis en scène.
L’intrigue de l’enquête menée par Rebecca est encore une fois bien menée, pleine de suspense, de rebondissements. On se prend vite au jeu d’investigation, se demandant qui est ou sont les coupable(s), doutant parfois jusqu’aux dernières pages du roman.

Ce troisième tome finit de façon tout à fait critique et frustrante. C’est donc avec plaisir que je lirai la suite de cette saga française de qualité ! 🙂

***
L’auteur a écrit le délicieux dialogue entre Leonora et Bruce, qui se passe juste après le tome 3 :

http://data.over-blog-kiwi.com/0/86/75/15/ob_a74d99_leonora.pdf