BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Green Mechanic, vol. 1

Les êtres humains ont fait de leur planète un désert recouvert d’ordures. Le seul endroit habitable est la Mégapole, ville géante où s’entassent hommes et robots, ainsi que les mystérieux Ersatz, créatures monstrueuses pourchassées par la Milice. Dans ce monde en perdition survit Misha, jeune orpheline aux dons d’empathie surdéveloppés. Incapable de contrôler sa capacité à lire les émotions des autres, elle se tient à l’écart de ses semblables. C’est pourtant grâce à ce pouvoir qu’elle trouve Reborn, un robot morphing errant sans mémoire au milieu d’une décharge.
Cette merveille technologique est capable d’adopter n’importe quelle apparence. Sans hésiter, la jeune fille lui fait prendre la forme de Mickael, son meilleur ami, dont elle est sans nouvelles depuis qu’il a été enlevé par un groupe d’Ersatz il y a dix ans. D’où viennent ces créatures ? Que deviennent ceux qu’elles capturent ? Nul ne le sait… Pour retrouver son compagnon, Misha rejoint les Renforts, un groupe de guerriers et d’enquêteurs hors pair ! En échange de leur aide, elle met à leur service ses capacités psychiques et son aptitude à faire de Reborn une armure surpuissante. Le combat pour la vérité commence ! 

C’est avec une certaine impatience que j’ai commencé Green Mechanic, manga 100% français. Yami Shin est la grande gagnante du tremplin manga Ki-Oon, et c’est donc tout naturellement que l’on retrouve ce titre parmi leurs publications.

Misha est une jeune fille vivant sur notre planète qui est désormais une décharge géante. Elle a un don de télépathie extrêmement puissant et reste donc cloîtrée chez elle, les pensées des autres lui faisant perdre connaissance car trop présentes et puissantes. Un jour qu’elle se balade seule dans un endroit désert, elle tombe sur Reborn, un robot morphing qui a perdu la mémoire.  Accompagnée de ce dernier, elle va se faire attaquer par un Ersatz, un humain ayant pris l’apparence d’un monstre. Le début d’une belle aventure !  

C’est plus particulièrement le graphisme qui m’a attiré dans ce manga, bien avant l’histoire. Cette jaquette aquarelle a attiré mon regard. Les premières pages en couleur sont un véritable régal. Le noir et blanc n’enlève rien à la qualité graphique de Green Mechanic et c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans ce premier volume.

Misha est un personnage qui a peur de sortir et d’affronter ce qui l’attend dehors : des hordes de monstres qui enlèvent les humains, que l’on ne revoit jamais. Pourtant, son don va se montrer un véritable adjuvant, et la destinée de la jeune fille prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure de la lecture. Sa rencontre dans un premier temps avec Reborn va changer les choses, puisque le robot est capable de la protéger. Les deux amis vont ensuite croiser Les Renforts, un groupe d’enquêteurs délires doués dans ce qu’ils font : retrouver les gens disparus.

Misha est plutôt pleurnicheuse car assez trouillarde, mais cela apporte de l’humour à ce premier tome. Elle essaye de surmonter les difficultés qui s’accumulent sans forcément y arriver. Toutefois, avec l’aide de Reborn, elle s’améliore et on la voit déjà évoluer. 

J’attends toutefois un peu plus pour le deuxième tome. Ce premier volume est très prometteur, mais il manque un petit quelque chose pour qu’il remporte totalement mon adhésion. Pas assez de dialogues et de textes à mon goût, l’histoire est donc plutôt légère.

Sinon c’est un premier volume plutôt réussi, digne des mangas japonais, mais l’histoire peut s’améliorer et monter en puissance, et j’ai hâte de découvrir ce que Yami Shin va en faire 🙂

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Kuroko’s Basket Replace Plus, volume 1

Satsuki Momoi vient une nouvelle fois de refuser les avances d’un garçon. Manager de l’équipe de basket du collège Teiko, elle est en réalité secrètement amoureuse de Tetsuya Kuroko, un joueur plutôt discret, et sans charisme. Un jour, après l’entraînement du club, elle est chargée par Seijûrô, le capitaine, de rentrer avec Kuroko. D’abord aux anges, elle déchante rapidement lorsque le reste de la bande décide de se greffer à eux.

Avec Kuroko’s Basket Replace Plus, on revient sur les années collège (à Teiko) de la Génération Miracle, cette équipe de basket japonaise surdouée qui a marqué les mémoires.
On laisse le basket un peu de côté pour nous montrer un côté plus « normal » : les examens, les devoirs, les sorties entre copains, les amours, etc.

Une partie de l’équipe est mise en valeur dans ce premier volume : les joueurs les plus marquants de la Génération Miracle, avant que leur ego surdimensionné ne prenne le dessus. Et surtout, Momoi, personnage féminin et coach de l’équipe, est mise en avant ! Ça change. Car la jeune fille en pince pour Kuroko, le joueur fantôme. Sauf que Kuroko, discret, ne se rend compte de rien. Surtout que le garçon a d’autres préoccupations : manger une nouvelle saveur de chips. Momoi se retrouve embarquée avec l’équipe pour une sortie à laquelle elle n’est pas préparée…

Kuroko’s Basket Replace Plus est donc foncièrement différent de Kuroko’s Baket et Kuroko’s Basket Extra Game. Exit le basket, bonjour les relations adolescentes. J’ai beaucoup aimé ce premier volume car on connait enfin les relations entre les joueurs, en dehors des terrains. Et franchement, ça ne vole pas haut, mais cela reste drôle, frais, plein d’humour.

Les personnages sont tous mis en valeur, même si Momoi reste « l’héroïne » de ce volume, et Kuroko, par conséquent, aussi. Les membres de l’équipe sont assez différents dans la vie : alors qu’ils sont vifs et incisifs sur un terrain de basket, là, ils ont la vitesse d’escargots, et les neurones qui vont avec.

Le graphisme reste agréable pour un shonen, du coup, le manga se lit tout seul. Je m’en vais de ce pas de lire le deuxième volume (pour l’instant 6 tomes dispo au Japon) 🙂

Merci à Anita et Kazé pour l’envoi de ce manga 🙂

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Kuroko’s Basket Extra Game tome 1

À l’occasion d’un match amical universitaire de street basket, le Japon accueille la redoutable équipe américaine des Jabberwock. Mais à l’issue de la rencontre, les insultes du victorieux capitaine américain font sortir le père de Riko de ses gonds. Après un défi jeté en bonne et due forme, Kagetora réunit Kuroko et Kagami ainsi que les membres de la mythique Génération Miracle ! Plus motivée que jamais, notre dream team ne dispose que d’une semaine pour se préparer à l’affrontement !

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Merci à Anita des Editions Kazé pour l’envoi de Kuroko’s Basket Extra Game en SP dans le cadre d’un partenariat ! 🙂

Quand on vient de Limoges, on est un tout petit peu obligé d’aimer le basket. Avec une équipe en Pro A, il y a toujours un moment où on regarde un match. Alors forcément, avec Kuroko’s Basket, on reste un peu dans le thème, et je ne me suis absolument pas sentie perdue.

Même si je ne connais pas la série de base, ni les liens profonds qu’ont les personnages entre eux, je me suis prise au jeu de ce nouveau manga. L’histoire est entrainante, et même si j’ai tendance à mélanger les personnages (qui sont nombreux), j’ai passé un bon moment à leurs côtés.

Les personnages américains, l’équipe des Jabberwock (très belle référence à la bête créée par Lewis Carroll dans Alice au pays des Merveilles), sont des caricatures de bad boys qui n’ont peur de rien ni de personne, qui arrivent quelque part et font comme chez eux. Ils font un peu peur car ils sont hyper-agressifs, mais on sent qu’ils ont leurs faiblesses malgré leur surpuissance sur le terrain : rien que leur attitude est anti-sportive. On sent que ce n’est pas une vraie équipe, seuls deux personnages prennent le pas sur tous les Jabberwock… De plus, ils ne s’entraînent pas, restent sur leurs acquis, bref, une équipe qui craint. 

Tandis que l’équipe des Vorpal Swords (arme utilisée pour tuer le Jabberwocky) est une vraie équipe (en même temps, les héros, ce sont eux). Même s’ils ne sont pas soudés, que c’est chacun pour soi, avec les ego de chacun à gérer, on sent quand même de l’amitié et un certain respect entre les membres de la team. Un respect qui date du collège où ils étaient déjà les meilleurs de leur génération.

J’ai apprécié les dessins qui sont relativement softs et bien dessinés pour un shonen. Les actions des joueurs sont bien dessinées et on comprend facilement ce qui se passe sur le terrain. Il y a aussi pas mal de détails qui rendent les matchs plus réalistes.
De même, je me suis laissée entrainer dans cette histoire qui est bien rythmée, avec des personnages qui ont un caractère bien trempé. J’attends de voir comment va se terminer le match (série terminée en 2 tomes) ! 🙂

Et pour info, un film animé est déjà prévu au Japon ! 🙂

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One-Punch Man

Saitama est un jeune homme sans emploi et sans réelle perspective d’avenir, jusqu’au jour où il décide de prendre sa vie en main. Son nouvel objectif : devenir un super-héros. Il s’entraîne alors sans relâche pendant trois ans et devient si puissant qu’il est capable d’éliminer ses adversaires d’un seul coup de poing. On le surnomme désormais One-Punch Man. Mais rapidement, l’euphorie du succès cède place à l’ennui, car lorsqu’on est si fort, les victoires perdent de leur saveur…

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One-Punch Man, c’est le manga que j’ai découvert un peu par hasard. 

One-Punch Man est un super-héros qui comme son nom l’indique terrasse ses adversaires en un seul coup de poing. Oui, mais voilà, à force de ne pas trouver d’ennemi à sa hauteur, il s’ennuie un peu. 

Ce manga est complètement barré et plein d’action mais j’ai adoré le premier tome ! On suit le héros, Saitama, dans une ville fictive (la population est divisée entre plusieurs quartiers, de A à Z), où des créatures arrivent comme si c’était naturel. Un peu comme dans les Power Rangers en fait. 

Les combats sont rapides, et notre super-héros complètement blasé. A force de battre des monstres aussi facilement, on s’ennuie forcément un peu. Alors pour tromper cet ennui, il nous raconte comment était sa vie d’avant, celle où il n’était qu’un simple étudiant. Un garçon qui avait des cheveux (ça a son importance dans l’histoire). Mais ça, c’était avant ses trois ans d’entrainement.

J’ai bien aimé le mélange des genres (humour et action) qui est plutôt inédit dans les mangas que je lis en général. On sent bien évidemment une petite pique de la part de l’auteur Yusuke Murata envers les super-héros, quels qu’ils soient, américains ou autre, mais comme c’est bien fait, ça passe tout seul.

Les dessins sont agréables pour un shonen, même si on alterne scènes de vie quotidiennes et scènes de combats.

Bref, une bonne découverte, puisque j’ai envie de lire la suite ! 🙂

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Platinum End

Mirai, un jeune homme qui a perdu tout espoir en la vie, décide de se suicider en se jetant du haut d’un building. Mais juste avant qu’il ne touche le sol, un ange, appelé Nasse, le rattrape au vol et lui sauve la vie. Elle lui offre alors la possibilité d’obtenir de puissants pouvoirs, promesses d’une vie meilleure… Mais en acceptant, Mirai découvre qu’il participe désormais à une compétition mortelle dont l’issue est à la hauteur de l’enjeu… prendre la place de Dieu…

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Platinum End, c’est le nouveau manga évènement des auteurs de Death Note et Bakuman. Et cet évènement, ça commence dès la jaquette, avec un effet brillant qui attire l’oeil.

Le collège est terminé, bientôt le lycée. Ça parle vacances, amitié, soleil. Tout le monde ne parle que de ça. Sauf Mirai. Mirai est un jeune homme transparent, personne ne le voit, personne ne lui parle. Est-ce la faute des autres, ou la sienne ?
Pour lui, la vie ne vaut plus la peine d’être vécue, pas après le drame qu’il a vécu. Il décide donc d’en finir… mais c’est sans compter sur un ange suprême qui va le sauver. Que lui veut-il ? Pourquoi lui sauver la vie ? Pourquoi lui offrir des pouvoirs qui dépassent l’entendement ?

Ces questions, c’est tout l’intérêt du premier tome de Platinum End. Les choses se mettent en place assez rapidement. On apprend à connaitre Mirai, son passé, ce qui l’a poussé à sa tentative de suicide. L’apparition de l’ange Nasse va  changer les choses. Plus on avance dans le manga, et plus on se dit que c’est un garçon réfléchi, qui ne veut qu’une seule chose : le bonheur. J’ai hâte de découvrir comment va évoluer le personnage car on sent que cette histoire peut mal finir, soit pour lui, soit pour les autres.

Les autres, qui sont-ils ? Ce sont les 12 autres candidats d’une compétition divine. Chacun son ange, un seul vainqueur. Chacun sa personnalité, chacun sa façon d’éliminer la concurrence. Et tout ça pour quoi ? Rien de moins que de devenir le nouveau Dieu.

J’avais hâte de me plonger dans cette nouvelle série… Death Note est sans aucun doute un de mes mangas préférés. C’est intelligent, précis, et souvent inattendu. Et Platinum End est en train de prendre la même voie (et ce n’est que le premier tome 🙂 ).
On retrouve un des sujets de prédilection des deux auteurs : la frontière fragile entre le Bien et le Mal. Les anges sont loin des anges dont on a l’habitude : ils n’ont aucune notion de ce qui est bien ou de ce qui est mal. Ils ne connaissent rien du monde des humains, et pour eux, le meurtre est un moyen comme un autre pour atteindre le Bonheur. Nasse est donc en complet décalage entre ce qu’elle dit et ce qu’elle est : une jolie ange qui parle de meurtre de masse  sans en comprendre le sens, ça fait un peu bizarre. Surtout quand, pour elle, cela semble aussi simple que d’aller chercher son pain à la boulangerie…

Les dessins sont magnifiques, les traits fins. C’est agréable, la patte de l’auteur est là. Certains dessins sont impressionnants, laissant parfois sans voix. On prend le temps de les admirer, ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres mangas. 

C’est un premier tome très bien mené qui pose les bases d’une série qui s’annonce épique ! Plus on y réfléchit, plus on se dit que l’histoire va encore se complexifier. Et vu ce premier tome (et sa fin), j’ai déjà envie de connaitre la suite 🙂

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Magical Girl Site

Aya Asagiri est une jeune fille malheureuse, harcelée au collège, frappée chez elle où l’attend tous les soirs un grand frère violent… Mais une nuit, alors qu’elle pense à se suicider, son ordinateur se connecte à un mystérieux site web, sur lequel un étrange personnage lui annonce qu’elle a été choisie pour devenir une Magical Girl ! Armée de sa baguette magique, elle va maintenant devoir choisir entre pardonner ou punir ceux qui lui ont fait du mal !!

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Aya Asagiri n’est pas une jeune fille heureuse. Elle est harcelée et brimée au collège. Et même une fois rentrée à la maison, elle ne peut pas se détendre : son grand frère la frappe tous les soirs pour se détendre, car, selon ses dires, elle est là pour ça, afin que lui puisse évacuer la pression que lui font subir leurs parents.

Un soir, alors qu’elle est au bord de la rupture, un site web mystérieux apparait sur son ordinateur : elle a été choisie pour devenir une Magical Girl. Elle découvre alors une « baguette » qui va lui permettre soit de se venger, soit pas… 

Magical Girl Site est une série de mangas plus ou moins en lien avec Magical Girl of the End (du même auteur Kentarô Satô). On retrouve les Magical Girl, bien entendu, mais aussi la souffrance éprouvée et la violence subie par les personnages. Ces Magical Girl là sont très différentes de celles présentées dans les animés : elles ne pètent pas des paillettes, ne font pas de jolies chorégraphies scintillantes avec leur baguette, et ne sont pas irréprochables.

Aya est un personnage qui fait pitié, car elle n’a pas les moyens de se défendre : elle est petite, timide, et n’a aucune confiance en elle. Alors quand lui sont confiés les pouvoirs magiques de Magical Girl, elle ne sait trop quoi en faire. Il faut que Yatsumura, une autre Magical Girl, lui vienne en aide pour qu’elle sorte un peu de sa réserve.
Toutefois, ces pouvoirs sont à double tranchant, bien évidemment, et mieux vaut ne pas trop en abuser.

J’ai bien aimé le premier tome de Magical Girl Site, bien qu’il soit différent de l’autre série de Kentarô Satô. Il ressemble plus à un shojo dans sa présentation, mais reste quand même violent, et est donc classé dans les shonen. Il dénonce l’abus de la faiblesse d’autrui et la cruauté des jeunes – et plus généralement de la société – d’aujourd’hui. Il fait aussi réfléchir sur le bien fondé de la vengeance. On est donc bien loin des amourettes des mangas « pour fille ».
Le dessin est parfois minimaliste, parfois pas, mais il n’est pas trop désagréable. Il rend bien compte de la violence subie par les différents personnages, mais aussi de leur folie.