Livre, Roman, Roman ado

La faucheuse, vol. 1

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.

Vaincre la mort, l’humanité s’y emploie depuis… qu’elle est née ou presque. Mais que se passerait-il si vraiment, on ne mourait plus de maladie, ni d’accident ? Eh bien pour éviter le risque d’une surpopulation dangereuse, il faudrait éliminer régulièrement un certain quota de gens. En un mot, les tuer. C’est le point de départ de La faucheuse.

Dans cette nouvelle société d’où l’on a chassé la mort, la mort… est toujours là. Donner la mort est même devenu un métier, celui des faucheurs. N’allez surtout pas confondre le faucheur avec un assassin. Il ne fait, en tuant, que son boulot et ce sans mauvais esprit ni vindicte quelconque.

Le faucheur, à ne pas confondre non plus avec le bourreau, choisit qui il va glaner, c’est-à-dire tuer. Celui qu’il va glaner peut être n’importe qui, un gentil ou un méchant, un enfant ou un adulte. Jusque-là me direz-vous, il n’y a guère de différence avec une société dans laquelle on n’a pas éliminé la mort. La grande différence, c’est qu’il y a des commandements, que doivent respecter les faucheurs et les autres. Pour le reste, on retrouve assez vite dans La faucheuse les travers de toute société, jusque dans les rangs des faucheurs, qui n’ont pas tous la même idée de leur fonction ni de la manière de l’exercer.

Alors quoi, tout ça pour ça ? Eh bien non, parce que La faucheuse est avant tout un vrai roman bien construit et qu’on a envie de savoir ce qu’il se passe la page d’après et encore celle d’après. On suit les deux ados, Citra et Rowan, dans leur apprentissage, on veut savoir ce qu’il va leur arriver. Et Neal Shusterman, l’auteur de La faucheuse, sait très bien raconter leur histoire et brouiller les pistes. Seul petit bémol, si vous ne supportez pas l’idée de la violence, évitez ce livre. La mort y est partout…

Publicités
BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Lost Children, vol. 1

Ran, spécialiste de l’arme blanche, est un soldat embarqué dans un groupe de rebelles. Dans une société régie par un système de castes, les Gathiya sont voués à une vie de misère. Ils placent leurs espoirs de changement dans l’armée révolutionnaire à laquelle appartient le jeune garçon. Mais lui rêve d’autre chose : retrouver Yuri, son frère de coeur, sa seule famille… Loin des combats qui rythment le quotidien de Ran, Yuri mène une vie de recueillement dans un village sacré caché au coeur de la jungle. Mais il est lui aussi confronté à la violence des hommes qui s’entre-déchirent dans des luttes de pouvoir. Dans toute cette folie, il ne peut oublier l’existence de son ami. Ils sont nés dans des milieux opposés, et rien n’aurait dû les rapprocher. Pourtant, le destin a créé entre eux un lien plus fort que tout… avant de les séparer dans de cruelles circonstances. Sans le savoir, ils sont au coeur d’une révolution qui bouleversera tout un royaume ! 

Lost Children est un des (nombreux) mangas que j’ai achetés à Japan Expo. Il m’a été conseillé par une personne présente sur le stand. Le titre me semblait tentant, alors j’ai tenté !

On arrive dans un univers dont je n’ai pas du tout l’habitude. La guerre fait rage dans cette société faite de castes. Qui dit castes, dit inégalités. Et c’est au milieu de cette guerre que nos deux héros se trouvent. Ran, un Gathyia dont la vie est difficile, et Yuri, qui mène une vie plutôt religieuse au milieu d’un village perdu. Les deux amis vont essayer de se retrouver, mais leurs origines différentes et la guerre ne cessent de les séparer.

C’est donc un manga assez dense que l’on a là ! En seulement trois chapitres, le ton est posé. La guerre, la misère, la détestation des hommes envers d’autres car ils sont différents. Et au milieu de tout ça, deux enfants qui n’ont rien demandé.

Pour l’instant, je n’arrive pas à savoir si j’ai aimé ce manga ou non. On est clairement dans une dystopie, pourtant, on n’est pas si loin de la réalité de certains pays d’aujourd’hui. Cela est très clairement expliqué en fin de tome : Tomomi Sumiyama s’est inspiré du Népal, de l’Inde et d’autres encore pour créer ce manga à l’univers si particulier.

Ran et Yuri sont des enfants à qui l’on a demandé de grandir trop vite. L’un a les armes à la main, l’autre est replié dans un sanctuaire. La seule envie que l’on a, c’est qu’ils se retrouvent. Mais pour quoi faire ? Pour accomplir quoi ? Ces questions, c’est ce qui m’a fait avancer dans ma lecture.

Les graphismes sont beaux, remplis de détails, comme je les aime. On entre assez rapidement dans cet univers de guerre, de désolation, de haine. C’est assez violent psychologiquement en fait !
Les personnages sont beaux, c’est ce qui m’a tout de suite attiré. Ran et Yuri sont en couverture, mais c’est Yuri qui m’a le plus marqué. Que lui est-il arrivé ? Son oeil, sa cicatrice… il a une identité propre qui m’a attirée.

Pour ce premier tome, on a deux chapitres pour nous présenter chacun des personnages, Ran et Yuri. On sait qui ils sont, dans quel univers ils évoluent. J’ai trouvé le troisième tome un peu plus passionnant, avec les origines de leur rencontre.

Il y a encore beaucoup de zones d’ombre dans cette histoire ! Où veut en venir l’auteur ? Quel rôle nos héros ont-ils à jouer ? Que s’est-il passé pour en arriver là ?

Bref, même si je ne sais toujours pas si j’ai aimé, c’est un manga qui m’a fait réagir, et ça, ce n’est pas commun. Il me fait surtout me poser beaucoup de questions. Questions dont je veux bien évidement des réponses ! Affaire à suivre 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Biorg Trinity, coffret

Le monde est rongé par un mal étrange baptisé “Bio Bug”: des “trous” apparaissent chez certains individus, leur permettant d’absorber et de fusionner avec l’objet de leur choix. Le résultat peut se révéler utile, remarquable ou… terrifiant ! Cependant, les préoccupations des lycéens demeurent les mêmes et notre héros, Fujii, est moins intéressé par la capacité de son amie Kiwa à fusionner avec une moto que par la charmante Fumiho Enomoto. Malheureusement pour lui, il a comme rival le brillant Hosa, qui veille sur la jeune fille depuis sa plus tendre enfance… Car Fumiho, sous ses airs insouciants, cache un secret qui pourrait affecter la Terre entière ! Lorsque Fujii se découvre lui-même atteint d’un Bio Bug, quel choix fera-t-il pour obtenir une place dans le cœur de Fumiho ?

Un grand merci aux éditions Kazé pour l’envoi de ce coffret Biorg Trinity ! 😊

J’avoue que j’ai commencer cette série sans savoir si je l’aimais ou pas. La lecture du premier tome m’a laissée complètement perplexe. On saute du coq à l’âne, la lecture est assez difficile car pas assez lisible. Bref, pas très positif.

Pourtant, il y a un petit quelque chose dans cette histoire qui m’a accrochée, et à partir du tome 3, je me suis réellement amusée à lire ce grand n’importe quoi.

Le côté SF est bien fait, on est plongé dans un univers original et très WTF. On est bien au Japon, mais dans un futur proche. Les graphismes des monstres sont justes incroyables, c’est sans doute ce qui est le plus réussi dans cette série !

Une maladie inconnue appelée « bug » touche presque la quasi totalité de la population. Cette maladie se concentre dans les mains. Elle crée des « trous » qui permettent à la personne touchée de fusionner avec ce qu’il désire. Tout un programme, il fallait avoir l’idée !

A cela, on ajoute une histoire de cœur ! Car oui dans tout ce bazar, nous avons un héros, Fujii. Un héros au grand cœur, qui ferait tout pour sa camarade Fumiho Enomoto. Sauf qu’il n’est pas le seul à être amoureux d’elle !

Après un premier tome un peu bizarre, où il se passe tout et n’importe quoi sans aucunes explications, j’ai fini par m’habituer à l’ambiance un peu spéciale de ce manga. Ça va toujours un peu dans tous les sens, mais l’histoire devient un peu plus claire. Ouf. 

L’auteur prend enfin un peu de temps pour s’occuper de ses personnages. Il aime les martyriser, leur faire dire des gros mots, et montrer les fesses de jolies lycéennes. Pas trop ma tasse de thé. 

Heureusement, on suit une trame plutôt classique pour un manga : un lycéen qui aime la belle fille de sa classe, mais qui n’est pas assez courageux pour le lui avouer. Et puis il y a le rival qui arrive et plus rien ne va. Bref, le fameux le triangle amoureux. Le tout avec des monstres et décors apocalyptiques.

Je suis donc plutôt mitigée sur ma lecture de ces trois tomes ! J’ai vraiment accroché à partir du troisième tome. Je ne suis pas tout à fait sûre de lire la suite, car l’histoire comporte 14 tomes au total (dernier tome à paraitre chez Kaze au mois d’octobre 2018) ! 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

The Promised Neverland, vol. 1

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

2045. Dans l’orphelinat Grace Field House, perdu au milieu de rien, des enfants semblent vivre la belle vie. Sous la direction de « Maman », cet orphelinat ressemblerait presque à un paradis sur Terre. Tout est toujours réglé au millimètre. Les repas sont toujours bons, les lits sont douillets et on s’amuse bien. Sauf que quelque chose de terrible se cache sous la surface. Si les enfants ne peuvent approcher du grand portail et ne pas dépasser les barrières, c’est bien pour une raison. Mais est-ce vraiment pour empêcher un danger extérieur de rentrer ? Rien n’est moins sûr !

Un grand merci à l’équipe de Kazé pour l’envoi d’un super service presse dans lequel se trouvait ce premier tome ! Le manga ne sort que le 25 avril, mais j’ai eu la chance de pouvoir le lire en avant première, tout comme d’autres blogueurs.

The Promised Neverland est un manga extrêmement anxiogène ! Tout commence pourtant bien. On découvre le bonheur d’Emma de se lever tous les jours parmi les autres enfants. Son bonheur d’aller mettre la table, de manger ensemble, de jouer au loup. Mais il y a les tests compliqués que fait passer Maman Isabella aux enfants qui sont moins marrants.

Emma, Norman et Ray ont 11 ans. Ils sont les plus vieux enfants de l’orphelinat et aussi les plus intelligents. Mais cela ne les inquiète pas. Jusqu’au jour où ils découvrent l’affreux secret qui se cache derrière ce « paradis » : les enfants ne sont pas destinés à une famille d’adoption. Ils portent tous un numéro tatoué dans le cou, comme des bêtes promises à l’abattoir. Les enfants sont donnés en pâture à des démons hideux qui les dégustent comme des saucisses cocktail.
Nos trois héros découvrent alors avec horreur l’autre visage de celle qu’ils voyaient comme leur mère… 

C’est un manga stressant car on découvre rapidement que Maman a toujours un coup d’avance, a toujours tout prévu. Le lecteur est largué dans cette histoire sans avoir tous les éléments. On sait la même chose que les enfants, c’est-à-dire rien, ou pas grand chose. Mais s’il nous manque des choses, c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce scénario. On a envie d’en savoir plus, d’aller plus loin, de connaitre les tréfonds de cette sombre histoire.

On est dans un univers cruel, teinté de bonheur mais où se cache l’horreur. On ne sait pas ce qu’est devenu le monde extérieur, certains indices laissent entendre qu’il s’est passé quelque chose en 2015, mais c’est tout. Emma, Ray et Norman vont devoir montrer toute leur habileté et toute leur intelligence pour déjouer les pièges qui vont se mettre sur leur chemin.

J’ai hâte d’aller plus loin dans cette histoire qui est très intrigante, bourrée de mystères, de secrets ! Encore merci à Kazé pour cette belle découverte 🙂

La série The Promised Neverland est classée parmi les meilleures nouveautés de l’année. En effet, le scénario signé Kaiu Shirai est très original, le fantastique se mêlant subtilement à la réalité. Les graphismes ne sont pas en reste avec pas mal de détails, de superbes décors bourrés de détails et des personnages marquants. Bref, c’est LA sortie manga à ne pas rater.

Pour l’occasion, Kazé a créé un mini-site internet dédié à la série. Vous pourrez y retrouver tout ce dont vous avez besoin (qui sont les personnages, l’histoire, les auteurs, le premier chapitre) : ici.

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Terra Formars – Asimov, vol. 1 & 2

Planète Terre, Russie. XXVIIe siècle.
Alors que le vaisseau « Annex 1 » est en pleine construction en vue de son départ pour Mars, le commandant Asimov est convoqué par le directeur de l’antenne russe de L’U-Nasa. En effet, une féroce créature génétiquement modifiée par la ma a laissé des cadavres dans son sillage… Aidé de son escadron, Asimov va devoir mener une traque sans merci pour empêcher le crime organisé de répandre l’opération M.O. Une mission dangereuse à la hauteur de celui qu’on surnomme « le Dieu de la Guerre » !

Je ne connais pas du tout la première série Terra Formars (20 volumes toujours en cours de publication), dont est issu Terra Formars – Asimov. Ce spin-off de deux volumes nous parle de science-fiction, mêlée à de la baston dans une Russie bien différente de celle que l’on connait aujourd’hui.

Vol. 1 :

Si la Russie que l’on retrouve dans ce manga est si différente, c’est parce que l’histoire se déroule au XXVIIe siècle. Je me suis retrouvée projetée dans un monde un peu froid, différent du notre. C’est assez bizarre.

Autre bizarrerie, les personnages. Ils ne sont plus vraiment humains. Ils ont subi des modifications, des mutations, afin de devenir de meilleurs combattants. Nos héros ont tous des compétences différentes, à la manière des X-Men. Asimov a les capacités d’un crabe géant de Tasmanie, avec une carapace solide et des pinces extrêmement solides, Elena Perepelkina et son frère Ivan sont plus proches des plantes : ils sécrètent des poisons à la manière de la nature. Quand je vous disais que c’est bizarre 😉 

On retrouve un peu d’Alien dans Terra Formars. L’histoire originelle parle des Terra Formars, sortes de cafards à tête humaine ayant colonisé la planète Mars (merci à l’auteur pour les quelques pages qui résument  cette histoire, même si j’ai senti qu’il me manquait quelques éléments). Ils sont hor-ri-bles, flippants, dégoutants. Beurk. Et bien évidemment, ils sont aussi présents dans Terra Formars – Asimov.

Je me suis sentie perdue dans cette histoire car, comme je l’ai déjà précisé, je n’ai pas lu Terra Formars. Mais aussi parce que le lecteur est catapulté dans la tête d’Asimov. Je n’ai pas compris au départ qu’il y avait des flash-back, et j’étais complètement perdue. Cela a fini par se tasser et j’ai fini par rentrer dans le manga.
Finalement, cette histoire se laisse lire facilement, il y a pas mal d’illustrations de combats qui ne nécessitent aucun dialogue. On reste dans du classique avec une histoire de trahison et de vengeance sur fond d’espionnage, mais cela fonctionne.

Il y a juste une chose que je n’ai pas aimé, du tout, du tout : pourquoi est-ce que l’illustrateur s’est-il senti obligé de mettre toutes les deux pages Elena à moitié (et encore…) à poil ? Lors des combats, la robe qui remonte et le string qui apparait, des vues suggestives et autres… bref, j’ai trouvé ça désagréable et tout à fait misogyne. Cela va peut-être avec le personnage, mais bof, cela n’apporte rien à l’histoire. La femme est, dans ce manga, rabaissée, et (mis à part Tatiana et les filles d’Asimov et d’un de ses amis) n’a qu’une seule fonction : plaire à ces messieurs.
Ce détail passé, j’ai trouvé les illustrations agréables. Asimov dégage une certaine puissance qui va avec sa personnalité. Les monstres sont crédibles et les batailles, bien qu’un peu brouillonnes par moment, sont maitrisées.

Vol. 2 :

Ce volume 2 commence là où on l’avait laissé, au milieu de nulle-part, face à une révélation. Ensuite, nous allons nous retrouver à Saint Pétersbourg pour la bataille finale.

On retrouve, comme dans le premier tome, une double narration. On a un narrateur externe qui nous explique ce que l’on voit, ce qui permet de ne pas trop se perdre et de gagner du temps sur l’histoire. Cela change d’autres mangas et c’est assez agréable en fait. On ne laisse pas le lecteur de côté, tout en utilisant un procédé narratif que l’on voit dans les films de science-fiction.
L’histoire suit son cours de façon logique, les personnages sont égaux à eux-mêmes (Elena s’est même un peu rhabillée pour l’occasion). On n’a donc pas de réelle surprise, mais on n’est pas déçu non plus.

Il y a beaucoup d’illustrations en double page dans ce second volume. Cela permet d’avoir une vision d’ensemble plus importante, notamment lors de scènes de combat, ou encore d’avoir plus de détails sur un visage. C’est quelque chose que j’ai apprécié car cela donne plus de dimension à l’histoire.

La fin m’a laissée sur ma faim. Cela se termine sans se terminer. Un nouveau spin-off est-il en préparation ? Je pense que oui. Je ne suis toutefois pas sûre de le lire, car même si j’ai apprécié ma lecture de Terra Formars – Asimov, cela ne m’a pas emballé outre mesure.

Merci à Anita et Kazé pour l’envoi de ce manga en service presse ! 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Green Mechanic, vol. 1

Les êtres humains ont fait de leur planète un désert recouvert d’ordures. Le seul endroit habitable est la Mégapole, ville géante où s’entassent hommes et robots, ainsi que les mystérieux Ersatz, créatures monstrueuses pourchassées par la Milice. Dans ce monde en perdition survit Misha, jeune orpheline aux dons d’empathie surdéveloppés. Incapable de contrôler sa capacité à lire les émotions des autres, elle se tient à l’écart de ses semblables. C’est pourtant grâce à ce pouvoir qu’elle trouve Reborn, un robot morphing errant sans mémoire au milieu d’une décharge.
Cette merveille technologique est capable d’adopter n’importe quelle apparence. Sans hésiter, la jeune fille lui fait prendre la forme de Mickael, son meilleur ami, dont elle est sans nouvelles depuis qu’il a été enlevé par un groupe d’Ersatz il y a dix ans. D’où viennent ces créatures ? Que deviennent ceux qu’elles capturent ? Nul ne le sait… Pour retrouver son compagnon, Misha rejoint les Renforts, un groupe de guerriers et d’enquêteurs hors pair ! En échange de leur aide, elle met à leur service ses capacités psychiques et son aptitude à faire de Reborn une armure surpuissante. Le combat pour la vérité commence ! 

C’est avec une certaine impatience que j’ai commencé Green Mechanic, manga 100% français. Yami Shin est la grande gagnante du tremplin manga Ki-Oon, et c’est donc tout naturellement que l’on retrouve ce titre parmi leurs publications.

Misha est une jeune fille vivant sur notre planète qui est désormais une décharge géante. Elle a un don de télépathie extrêmement puissant et reste donc cloîtrée chez elle, les pensées des autres lui faisant perdre connaissance car trop présentes et puissantes. Un jour qu’elle se balade seule dans un endroit désert, elle tombe sur Reborn, un robot morphing qui a perdu la mémoire.  Accompagnée de ce dernier, elle va se faire attaquer par un Ersatz, un humain ayant pris l’apparence d’un monstre. Le début d’une belle aventure !  

C’est plus particulièrement le graphisme qui m’a attiré dans ce manga, bien avant l’histoire. Cette jaquette aquarelle a attiré mon regard. Les premières pages en couleur sont un véritable régal. Le noir et blanc n’enlève rien à la qualité graphique de Green Mechanic et c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans ce premier volume.

Misha est un personnage qui a peur de sortir et d’affronter ce qui l’attend dehors : des hordes de monstres qui enlèvent les humains, que l’on ne revoit jamais. Pourtant, son don va se montrer un véritable adjuvant, et la destinée de la jeune fille prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure de la lecture. Sa rencontre dans un premier temps avec Reborn va changer les choses, puisque le robot est capable de la protéger. Les deux amis vont ensuite croiser Les Renforts, un groupe d’enquêteurs délires doués dans ce qu’ils font : retrouver les gens disparus.

Misha est plutôt pleurnicheuse car assez trouillarde, mais cela apporte de l’humour à ce premier tome. Elle essaye de surmonter les difficultés qui s’accumulent sans forcément y arriver. Toutefois, avec l’aide de Reborn, elle s’améliore et on la voit déjà évoluer. 

J’attends toutefois un peu plus pour le deuxième tome. Ce premier volume est très prometteur, mais il manque un petit quelque chose pour qu’il remporte totalement mon adhésion. Pas assez de dialogues et de textes à mon goût, l’histoire est donc plutôt légère.

Sinon c’est un premier volume plutôt réussi, digne des mangas japonais, mais l’histoire peut s’améliorer et monter en puissance, et j’ai hâte de découvrir ce que Yami Shin va en faire 🙂