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L’Atelier des sorciers, vol. 2

On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple : d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière !
Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné : elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon !

J’avais adoré le premier tome de l’Atelier des sorciers, et c’est avec un réel plaisir que j’ai retrouvé l’univers inventé par Kamome Shirahama.

Après être passée dans un univers parallèle avec ses camarades sorcières alors qu’elles se trouvaient à Carn, Coco doit montrer toute son intelligence pour sortir de ce mauvais pas. Les jeunes filles font face à un dragon effrayant et vont devoir mettre leurs connaissances à l’épreuve. Car le dragon semble n’être que la première étape vers quelque chose de plus grand et plus dangereux…

Ce second tome est de la même qualité que le premier ! Graphiquement, il n’y a rien à dire. C’est impeccablement bien dessiné, façon gravures. C’est bourré de détails et de références. Rien que la jaquette est la preuve d’un boulot de dingue. Les traits sont assez fins, ce qui montre une certaine délicatesse, mais aussi beaucoup de travail pour l’auteur.

Coco est un personnage qui m’intrigue beaucoup. Jeune humaine cachée par Maitre Kieffrey parmi les sorciers à cause d’une énorme bourde, elle semble être au coeur de quelque chose de plus grand. Quelque chose que le lecteur n’est pas encore capable de voir.

Agathe, une des autres apprenties de Kieffrey, est intelligente, une dingue de boulot. Alors quand elle voit que Coco est couvée par leur Maitre, elle prend un peu la mouche. C’est un personnage qui m’énerve car c’est une mademoiselle je-sais-tout, mais elle a tout à fait sa place dans l’histoire (à la manière d’Hermione dans Harry Potter).

Ce tome-ci se concentre sur les liens des jeunes filles, sur leur travail en groupe. Elles sont toutes plus douées les unes que les autres dans leur domaine, et ensemble, elles sont capables d’accomplir des miracles. La question reste : jusqu’à quand ? Car quelque chose de sombre semble se profiler avec ce mystérieux sorcier encapuchonné.

Bref, j’ai plus que hâte de découvrir la suite de L’Atelier des sorciers. Par contre, le prochain tome ne sort qu’au mois d’octobre, il va donc falloir faire preuve de patience 🙂

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Lost Children, vol. 1

Ran, spécialiste de l’arme blanche, est un soldat embarqué dans un groupe de rebelles. Dans une société régie par un système de castes, les Gathiya sont voués à une vie de misère. Ils placent leurs espoirs de changement dans l’armée révolutionnaire à laquelle appartient le jeune garçon. Mais lui rêve d’autre chose : retrouver Yuri, son frère de coeur, sa seule famille… Loin des combats qui rythment le quotidien de Ran, Yuri mène une vie de recueillement dans un village sacré caché au coeur de la jungle. Mais il est lui aussi confronté à la violence des hommes qui s’entre-déchirent dans des luttes de pouvoir. Dans toute cette folie, il ne peut oublier l’existence de son ami. Ils sont nés dans des milieux opposés, et rien n’aurait dû les rapprocher. Pourtant, le destin a créé entre eux un lien plus fort que tout… avant de les séparer dans de cruelles circonstances. Sans le savoir, ils sont au coeur d’une révolution qui bouleversera tout un royaume ! 

Lost Children est un des (nombreux) mangas que j’ai achetés à Japan Expo. Il m’a été conseillé par une personne présente sur le stand. Le titre me semblait tentant, alors j’ai tenté !

On arrive dans un univers dont je n’ai pas du tout l’habitude. La guerre fait rage dans cette société faite de castes. Qui dit castes, dit inégalités. Et c’est au milieu de cette guerre que nos deux héros se trouvent. Ran, un Gathyia dont la vie est difficile, et Yuri, qui mène une vie plutôt religieuse au milieu d’un village perdu. Les deux amis vont essayer de se retrouver, mais leurs origines différentes et la guerre ne cessent de les séparer.

C’est donc un manga assez dense que l’on a là ! En seulement trois chapitres, le ton est posé. La guerre, la misère, la détestation des hommes envers d’autres car ils sont différents. Et au milieu de tout ça, deux enfants qui n’ont rien demandé.

Pour l’instant, je n’arrive pas à savoir si j’ai aimé ce manga ou non. On est clairement dans une dystopie, pourtant, on n’est pas si loin de la réalité de certains pays d’aujourd’hui. Cela est très clairement expliqué en fin de tome : Tomomi Sumiyama s’est inspiré du Népal, de l’Inde et d’autres encore pour créer ce manga à l’univers si particulier.

Ran et Yuri sont des enfants à qui l’on a demandé de grandir trop vite. L’un a les armes à la main, l’autre est replié dans un sanctuaire. La seule envie que l’on a, c’est qu’ils se retrouvent. Mais pour quoi faire ? Pour accomplir quoi ? Ces questions, c’est ce qui m’a fait avancer dans ma lecture.

Les graphismes sont beaux, remplis de détails, comme je les aime. On entre assez rapidement dans cet univers de guerre, de désolation, de haine. C’est assez violent psychologiquement en fait !
Les personnages sont beaux, c’est ce qui m’a tout de suite attiré. Ran et Yuri sont en couverture, mais c’est Yuri qui m’a le plus marqué. Que lui est-il arrivé ? Son oeil, sa cicatrice… il a une identité propre qui m’a attirée.

Pour ce premier tome, on a deux chapitres pour nous présenter chacun des personnages, Ran et Yuri. On sait qui ils sont, dans quel univers ils évoluent. J’ai trouvé le troisième tome un peu plus passionnant, avec les origines de leur rencontre.

Il y a encore beaucoup de zones d’ombre dans cette histoire ! Où veut en venir l’auteur ? Quel rôle nos héros ont-ils à jouer ? Que s’est-il passé pour en arriver là ?

Bref, même si je ne sais toujours pas si j’ai aimé, c’est un manga qui m’a fait réagir, et ça, ce n’est pas commun. Il me fait surtout me poser beaucoup de questions. Questions dont je veux bien évidement des réponses ! Affaire à suivre 🙂

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Rikudo, vol. 8

Grâce à l’intervention du coach Baba, Riku a enfin réussi à prendre l’avantage sur Cabella ! Mais cette fois, quelque chose de différent semble l’avoir poussé à se dépasser : la présence de Naeshiro aurait-elle une influence sur lui ? Pendant ce temps, le nouvel adversaire de Riku, un jeune policier épris de justice, se prépare en secret aux côtés d’un certain Ryôtarô Yanagi, ancien détenteur de la ceinture OPBF, jadis entraîné par… le coach Baba lui-même !

Le tome 8 de Rikudo permet au lecteur de respirer un peu côté boxe. Après plusieurs tomes consécutifs qui étaient remplis de combats impressionnants, on a un volume plus « social », plus calme.

On se concentre en effet sur la relation Nae/Riku. Chose qui m’a plus que ravie !
Nae est enfin prête à accepter que Riku est un boxeur et qu’il va falloir faire avec. Souffrance psychologique, hématomes, fractures, tout y passe. La jeune fille va devoir faire avec.
Quant à Riku, c’est lui qui a le plus avancé dans cette relation. Il est désormais prêt à vivre avec Nae, à accepter l’amour qu’elle lui porte. Pourtant, le garçon reste encore renfermé, ne pensant qu’à la boxe. Il fait des efforts, mais ça n’est pas encore assez !

L’épisode Cabella (voir tome précédent) a eu ça de positif : Riku s’est rendu compte qu’il tenait à Naeshiro, et que le soutien de la jeune fille l’aidait lors de ses combats.

On a aussi, dans ce tome, une introduction pour le prochain combat de Riku. Le futur adversaire de Riku n’est autre que Fukuro, un flic passionné par la boxe. Ce dernier s’est mis en tête de faire comprendre à Riku que le sport, c’est du plaisir, pas un défouloir. 

Fukuro est entrainé par un ancien élève du Coach Baba, Ryôtarô Yanagi. Ce dernier a obtenu la ceinture OPBF et est prêt à revenir sur le ring, chose qui ne semble pas ravir Baba. Surtout que leur histoire s’était largement mal finie ! Une divergence d’enseignement, l’un qui se sert de l’autre… rien de très beau donc !

Le prochain tome s’annonce explosif : que ce soit pour la rencontre entre Riku et Fukuro ou que ce soit pour les retrouvailles entre Baba et Yanagi… 🙂

Un grand merci à Anita pour l’envoi de ce titre en service presse ! 🙂

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Le Chant des Souliers Rouges, vol. 5

Une ancienne étoile du flamenco. Un garçon qui a tout à prouver. Un défi lancé.
Madame Kawauchi, autrefois partenaire de flamenco de Madame Morino, est convaincue que jamais Kimitaka ne deviendra un véritable danseur !
De son côté, le jeune lycéen déteste cette femme cruelle dont les méthodes impitoyables sont à l’opposé de celles de sa professeur. 
Pour faire honneur à Madame Morino et à son enseignement, Kimitaka, Hana et Tsubura sont fermement décidés à lui en mettre plein la vue…

Un grand merci à Anita pour l’envoi de ce cinquième tome de Le Chant des Souliers Rouges. C’est l’avant-dernier tome, et j’ai hâte de suivre le dénouement de cette histoire originale.

On retrouve Kimitaka, Hana et Tsubura qui éprouvent toujours des difficultés avec le flamenco. Arrive dans l’histoire Mme Kawauchi, celle qui a formé leur professeur Mme Morino. Les garçons vont avoir un choix difficile à faire : avancer et se défoncer pour progresser sous les ordres de ce nouveau tyran, ou alors rester à leur maigre niveau de flamenco.

Plus ça va et plus j’aime cette série ! Elle gagne en qualité et en maturité tout au long des tomes. 

Les personnages sont de plus en plus attachants. Kimitaka sort petit à petit de la coquille qu’il s’est fabriquée. Il se sent prêt à être heureux à nouveau.
Ses camarades y sont en grande partie pour quelque chose : Hana et Tsubura ont aussi beaucoup changé. Ils sont désormais des amis proches et se donnent confiance les uns les autres pour mieux aller de l’avant. Ils veulent tous faire plaisir à Mme Morino, leur professeur de flamenco et pour cela, ils sont prêts à dépasser leurs limites.
Hana essaye de vaincre sa peur de la foule et Tsubura essaye d’avoir plus confiance en lui. Et pour cela, ils vont jusqu’à souffrir physiquement. Pieds en sang, voix cassée, doigts coupés par les cordes de la guitare. Ils souffrent, mais c’est pour mieux atteindre le bonheur.

Ce tome voit arriver Mme Kawauchi, la sévère et célèbre professeur de flamenco. Celle-là même qui entrainait Mme Morino avant qu’elle ne se blesse au genou. C’est un personnage assez affreux, cruel, qui dit ce qu’elle pense. Pourtant, avec elle, les garçons vont avancer de façon spectaculaire.
Sauf que tout cela, c’est en honneur de celle qui les a aidés. De celle qui a cru en eux alors qu’ils avaient le plus besoin d’aide, alors qu’ils n’y connaissaient rien en danse, chant et guitare. 

C’est donc un tome assez positif qu’on a là. Kimitaka, Hana et Tsubura font plaisir à voir car ils sont devenus rayonnants. Ils ont trouvé un but, des amis, des gens qui comptent sur eux. Ils sont lumineux, malgré les aléas de la vie, malgré les difficultés qui se mettent sur leur chemin.

On a à côté de ça quelques épisodes de la vie de famille de Kimitaka. Cela apporte une pointe d’humour et d’émotion à l’histoire.

Les graphismes sont toujours aussi beaux, détaillant bien les différentes émotions, rendant à merveille les expressions de bonheur, ainsi que les différents pas de danse et autres mouvements.

J’étais sceptique au début de cette série mais finalement c’est une série que j’apprécie énormément ! Il manque toujours la rencontre entre Kimitaka et celle qui lui a confié les souliers rouges, j’espère que ce sera pour le dernier tome 🙂

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Rikudo, vol. 6

L’extraordinaire combat qui oppose les deux jeunes prodiges de la boxe atteint son apogée ! Face à un Riku à bout de forces, rien ne semble pouvoir empêcher le puissant Hyôdô d’accéder à la victoire. C’est alors que son douloureux passé refait surface, révélant une étonnante proximité avec celui de Riku…

Suite et fin du match qui voit s’opposer Hyôdô et Riku. Alors qu’on s’était arrêté à un moment fatidique, voilà que le combat tant attendu continue enfin. C’est un choc de titans auquel personne ne s’était préparé, surtout à ce niveau là de la compétition…

C’est avec un réel plaisir que je retrouve les personnages de cette série, à chaque volume. Chacun a sa personnalité propre, ses rêves, ses désirs et un but à atteindre. Ce but est différent pour chaque personnage. Ils y laissent bien souvent des plumes, avec des bleus au coeur, des bleus à l’âme et des bleus au corps. Des bleus au corps qui les font souffrir… pour aller mieux.

Dit comme ça, cela peut paraitre étrange, mais en lisant cette série (aussi bien réussie sur le côté psychologique que pour le côté sport), c’est ce à quoi est confronté le lecteur. Des personnages plongés dans un passé douloureux qui fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui. Des personnages forts, loin d’être des héros. Leur but : s’en sortir dans la vie, échapper à leurs démons. Et cela passe par un sport de combat brutal et exigeant, la boxe.

Ce que j’aime dans cette série, c’est que même si l’histoire n’avance pas beaucoup au final, on trouve toujours quelque chose à dire dessus. Le moindre détail est important et peut faire basculer le cours de l’histoire. Les graphismes en sont en grande partie responsables. Ils sont forts, poignants, bourrés de détail. J’ai pris pas mal de temps à regarder les mouvements effectués par les deux boxeurs, essayant de comprendre comment ils peuvent en arriver à un tel degré de violence. Côtes cassées, sang qui coule, yeux au beurre-noir, épuisement, etc… et pourtant ils gardent une volonté de fer. Rien ne les fait changer de direction : Riku et Hyôdô ont tous les deux quelque chose à prouver.

Ce dernier est d’ailleurs mis en valeur dans ce sixième volume. On sait enfin pourquoi il boxe, quelles sont ses relations avec son père, lui aussi boxeur, pourquoi il est aussi fort.

Bref, un nouveau tome aussi intense que les précédents ! Un grand merci à Anita pour l’envoi de ce titre ! 🙂

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Le Chant des souliers rouges, vol. 4

Une jeune fille éperdument amoureuse. Un prince aussi charmant que cruel. Des cadeaux qui se succèdent. En dépit des conseils de son entourage, Yuzu persiste à sortir avec un garçon manipulateur qui profite de ses sentiments. Seul Tsubura, lui-même très amoureux de la lycéenne, comprend son abnégation.

Bizarrement, ce volume 4 est celui que j’ai préféré de cette saga, pour le moment. Cela est sans doute dû à l’optimisme qu’il dégage, avec une histoire de plus en plus positive.

On apprend à connaitre d’autres personnages, comme Yuzu, véritable peste dans les premiers tomes. On se rend compte qu’en fait, c’est un personnage peu sûr de lui, avec une sœur jumelle qui fait tout mieux qu’elle. Son petit-ami la traite avec dédain, et leur relation parait donc inéquitable : elle, folle amoureuse, lui, qui n’en a rien à faire.

Tsubura, héros de ce tome-ci, est de son côté toujours plus amoureux de Yuzu. Il en est à prendre un petit boulot au même endroit que la jeune fille. Plus d’une fois, je me suis dit que c’était un cas désespéré : il aime souffrir, s’accroche à une fille qui aime un autre garçon. Pourtant, il est toujours là, et est prêt pour elle.

Le flamenco est assez présent dans la première partie de ce volume. On découvre toutefois d’autres pratiques : chacun a sa propre vision de la danse et sa propre façon de l’interpréter. 

On avance un peu du côté de Kimitaka et de sa rencontre avec la basketteuse… j’ai par contre été un peu déçue, car le jeune homme ne dévoile pas son visage, caché derrière un masque. Mais ce rapprochement nous amène toutefois à penser qu’ils vont se recroiser par la suite. Affaire à suivre, donc.

Si j’ai trouvé ce volume plus positif, c’est aussi parce qu’il est rempli d’humour. Un humour délicat qui nous tombe dessus sans qu’on s’en rende compte, sans qu’on l’attende. Entre Hana qui ne cesse de tomber dans les pommes et Kimitaka qui n’est pas vraiment doué, tout est fait pour que le lecteur se régale. Et plus d’une fois, je me suis retrouvée à rire.

Un grand merci à Anita et aux éditions Kazé pour l’envoi de ce tome 4 du Chant des souliers rouges 🙂