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Le Chant des Souliers Rouges, vol. 5

Une ancienne étoile du flamenco. Un garçon qui a tout à prouver. Un défi lancé.
Madame Kawauchi, autrefois partenaire de flamenco de Madame Morino, est convaincue que jamais Kimitaka ne deviendra un véritable danseur !
De son côté, le jeune lycéen déteste cette femme cruelle dont les méthodes impitoyables sont à l’opposé de celles de sa professeur. 
Pour faire honneur à Madame Morino et à son enseignement, Kimitaka, Hana et Tsubura sont fermement décidés à lui en mettre plein la vue…

Un grand merci à Anita pour l’envoi de ce cinquième tome de Le Chant des Souliers Rouges. C’est l’avant-dernier tome, et j’ai hâte de suivre le dénouement de cette histoire originale.

On retrouve Kimitaka, Hana et Tsubura qui éprouvent toujours des difficultés avec le flamenco. Arrive dans l’histoire Mme Kawauchi, celle qui a formé leur professeur Mme Morino. Les garçons vont avoir un choix difficile à faire : avancer et se défoncer pour progresser sous les ordres de ce nouveau tyran, ou alors rester à leur maigre niveau de flamenco.

Plus ça va et plus j’aime cette série ! Elle gagne en qualité et en maturité tout au long des tomes. 

Les personnages sont de plus en plus attachants. Kimitaka sort petit à petit de la coquille qu’il s’est fabriquée. Il se sent prêt à être heureux à nouveau.
Ses camarades y sont en grande partie pour quelque chose : Hana et Tsubura ont aussi beaucoup changé. Ils sont désormais des amis proches et se donnent confiance les uns les autres pour mieux aller de l’avant. Ils veulent tous faire plaisir à Mme Morino, leur professeur de flamenco et pour cela, ils sont prêts à dépasser leurs limites.
Hana essaye de vaincre sa peur de la foule et Tsubura essaye d’avoir plus confiance en lui. Et pour cela, ils vont jusqu’à souffrir physiquement. Pieds en sang, voix cassée, doigts coupés par les cordes de la guitare. Ils souffrent, mais c’est pour mieux atteindre le bonheur.

Ce tome voit arriver Mme Kawauchi, la sévère et célèbre professeur de flamenco. Celle-là même qui entrainait Mme Morino avant qu’elle ne se blesse au genou. C’est un personnage assez affreux, cruel, qui dit ce qu’elle pense. Pourtant, avec elle, les garçons vont avancer de façon spectaculaire.
Sauf que tout cela, c’est en honneur de celle qui les a aidés. De celle qui a cru en eux alors qu’ils avaient le plus besoin d’aide, alors qu’ils n’y connaissaient rien en danse, chant et guitare. 

C’est donc un tome assez positif qu’on a là. Kimitaka, Hana et Tsubura font plaisir à voir car ils sont devenus rayonnants. Ils ont trouvé un but, des amis, des gens qui comptent sur eux. Ils sont lumineux, malgré les aléas de la vie, malgré les difficultés qui se mettent sur leur chemin.

On a à côté de ça quelques épisodes de la vie de famille de Kimitaka. Cela apporte une pointe d’humour et d’émotion à l’histoire.

Les graphismes sont toujours aussi beaux, détaillant bien les différentes émotions, rendant à merveille les expressions de bonheur, ainsi que les différents pas de danse et autres mouvements.

J’étais sceptique au début de cette série mais finalement c’est une série que j’apprécie énormément ! Il manque toujours la rencontre entre Kimitaka et celle qui lui a confié les souliers rouges, j’espère que ce sera pour le dernier tome 🙂

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Rikudo, vol. 6

L’extraordinaire combat qui oppose les deux jeunes prodiges de la boxe atteint son apogée ! Face à un Riku à bout de forces, rien ne semble pouvoir empêcher le puissant Hyôdô d’accéder à la victoire. C’est alors que son douloureux passé refait surface, révélant une étonnante proximité avec celui de Riku…

Suite et fin du match qui voit s’opposer Hyôdô et Riku. Alors qu’on s’était arrêté à un moment fatidique, voilà que le combat tant attendu continue enfin. C’est un choc de titans auquel personne ne s’était préparé, surtout à ce niveau là de la compétition…

C’est avec un réel plaisir que je retrouve les personnages de cette série, à chaque volume. Chacun a sa personnalité propre, ses rêves, ses désirs et un but à atteindre. Ce but est différent pour chaque personnage. Ils y laissent bien souvent des plumes, avec des bleus au coeur, des bleus à l’âme et des bleus au corps. Des bleus au corps qui les font souffrir… pour aller mieux.

Dit comme ça, cela peut paraitre étrange, mais en lisant cette série (aussi bien réussie sur le côté psychologique que pour le côté sport), c’est ce à quoi est confronté le lecteur. Des personnages plongés dans un passé douloureux qui fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui. Des personnages forts, loin d’être des héros. Leur but : s’en sortir dans la vie, échapper à leurs démons. Et cela passe par un sport de combat brutal et exigeant, la boxe.

Ce que j’aime dans cette série, c’est que même si l’histoire n’avance pas beaucoup au final, on trouve toujours quelque chose à dire dessus. Le moindre détail est important et peut faire basculer le cours de l’histoire. Les graphismes en sont en grande partie responsables. Ils sont forts, poignants, bourrés de détail. J’ai pris pas mal de temps à regarder les mouvements effectués par les deux boxeurs, essayant de comprendre comment ils peuvent en arriver à un tel degré de violence. Côtes cassées, sang qui coule, yeux au beurre-noir, épuisement, etc… et pourtant ils gardent une volonté de fer. Rien ne les fait changer de direction : Riku et Hyôdô ont tous les deux quelque chose à prouver.

Ce dernier est d’ailleurs mis en valeur dans ce sixième volume. On sait enfin pourquoi il boxe, quelles sont ses relations avec son père, lui aussi boxeur, pourquoi il est aussi fort.

Bref, un nouveau tome aussi intense que les précédents ! Un grand merci à Anita pour l’envoi de ce titre ! 🙂

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Le Chant des souliers rouges, vol. 4

Une jeune fille éperdument amoureuse. Un prince aussi charmant que cruel. Des cadeaux qui se succèdent. En dépit des conseils de son entourage, Yuzu persiste à sortir avec un garçon manipulateur qui profite de ses sentiments. Seul Tsubura, lui-même très amoureux de la lycéenne, comprend son abnégation.

Bizarrement, ce volume 4 est celui que j’ai préféré de cette saga, pour le moment. Cela est sans doute dû à l’optimisme qu’il dégage, avec une histoire de plus en plus positive.

On apprend à connaitre d’autres personnages, comme Yuzu, véritable peste dans les premiers tomes. On se rend compte qu’en fait, c’est un personnage peu sûr de lui, avec une sœur jumelle qui fait tout mieux qu’elle. Son petit-ami la traite avec dédain, et leur relation parait donc inéquitable : elle, folle amoureuse, lui, qui n’en a rien à faire.

Tsubura, héros de ce tome-ci, est de son côté toujours plus amoureux de Yuzu. Il en est à prendre un petit boulot au même endroit que la jeune fille. Plus d’une fois, je me suis dit que c’était un cas désespéré : il aime souffrir, s’accroche à une fille qui aime un autre garçon. Pourtant, il est toujours là, et est prêt pour elle.

Le flamenco est assez présent dans la première partie de ce volume. On découvre toutefois d’autres pratiques : chacun a sa propre vision de la danse et sa propre façon de l’interpréter. 

On avance un peu du côté de Kimitaka et de sa rencontre avec la basketteuse… j’ai par contre été un peu déçue, car le jeune homme ne dévoile pas son visage, caché derrière un masque. Mais ce rapprochement nous amène toutefois à penser qu’ils vont se recroiser par la suite. Affaire à suivre, donc.

Si j’ai trouvé ce volume plus positif, c’est aussi parce qu’il est rempli d’humour. Un humour délicat qui nous tombe dessus sans qu’on s’en rende compte, sans qu’on l’attende. Entre Hana qui ne cesse de tomber dans les pommes et Kimitaka qui n’est pas vraiment doué, tout est fait pour que le lecteur se régale. Et plus d’une fois, je me suis retrouvée à rire.

Un grand merci à Anita et aux éditions Kazé pour l’envoi de ce tome 4 du Chant des souliers rouges 🙂

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Rikudo, la rage aux poings, vol.5

Sorti vainqueur de son combat contre Tsuwabuki, Riku doit désormais affronter le redoutable Hyôdô. Fils de boxeur professionnel et doté de capacités hors du commun, ce dernier évolue dans le monde de la boxe comme un poisson dans l’eau. Face à un adversaire aussi avantagé, Riku parviendra-t-il à surmonter ses faiblesses pour remporter le East Rookie King ?

Merci à Anita et aux éditions Kazé pour l’envoi de ce manga ! Il sort la semaine prochaine en librairie, et j’ai eu le plaisir de le lire en avant-première. Voici mon avis !

Voici venu le temps du combat tant attendu entre Riku et Hyôdô. Le poids lourd du East Rookie King, Hyôdô, attend avec impatience ce combat. Il est redoutable, avec des capacités incroyables. Pas sûr que Riku s’en sorte face à cet adversaire !

Cela faisait un moment que l’auteur Toshimitsu Matsubara faisait attendre le lecteur avec ce combat. Et pour ma part, j’ai trouvé que l’attente est à la hauteur de ce qui nous est présenté. Puissance, coups bas, stratégie, retournements de situation… tout y est. Plus d’une fois, j’ai retenu mon souffle, le suspense et la tension se faisant plus présents au fil de la lecture.

On a à la fois la vision de Riku pour ce combat, comme pour les autres tomes, mais l’auteur s’attarde aussi sur le ressenti de Hyôdô. Pourquoi il attend tant de ce combat, pourquoi il est aussi impatient.
Nous connaissons donc quelles sont les motivations des deux boxeurs : l’un pour attirer l’attention de son père, l’autre pour faire comme Tokorozawa, grand vainqueur de l’East Rookie King.

Franchement, j’ai trouvé agréable que le lecteur ait toutes les cartes pour comprendre ce qui se passe, contrairement à Riku. 
Ce dernier est perdu dans ce cinquième volume. Il doit faire face au doute, faire face à un adversaire plus puissant et expérimenté que lui et faire face aux propos de Tokorozawa, son mentor.

Le graphisme est encore largement à la hauteur de ce manga.  J’aime beaucoup l’effet « couleurs inversées » qui est très présent dans ce volume. Cela nous montre les chocs encaissés par Riku, qu’ils soient physiques ou mentaux.
De même, certaines illustrations sont marquantes, puissantes, à l’image de cette série.

J’ai juste trouvé que ce cinquième tome manquait de Yuki Naeshiro (personnage féminin que j’aime beaucoup). Toute la place est prise par le combat des deux boxeurs, et donc elle n’apparaît que très peu. Elle ramène Riku sur Terre, le fait un peu plus ressembler à un lycéen qu’à un garçon paumé. Avec elle, il ne semble pas perdu. J’espère que ce personnage reviendra en force dans les prochains tomes ! 😉

J’attends donc avec impatience la suite de ce combat de titans ! 😀

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Le Chant des Souliers Rouges, vol.3

Deux lycéens mal dans leur peau.

L’un gêné par son embonpoint et sa timidité, l’autre, par sa voix rauque.

Tsubura, souffre-douleur de la classe et Hana, le grand taciturne que tout indiffère, forment désormais une petite bande avec Kimitaka. Mais leur lien d’amitié naissant reste fragile…

En partageant les cours de flamenco de leur ami, ils trouveront peut-être, aux aussi, le moyen de s’épanouir…

Nous voici déjà à la moitié de la série Le Chant des Souliers Rouges. Voici donc mon avis sur ce troisième volume !

Tsubura, Kimitaka et Hana tentent tant bien que mal de suivre les cours intensifs de flamenco. La chose se révèle plus ardue que prévue, mais les garçons sont prêts à relever le défi !

Kimitaka, le « héros » des deux premiers tomes, laisse place à ses camarades : ce tome-ci se concentre sur les personnages de Hana et Tsubura. Le premier est complexé par sa voix adulée lorsqu’il était enfant, puis détestée lors de sa mue. Le deuxième est complexé par son poids.

J’ai trouvé que le flamenco, danse à laquelle je ne comprends absolument rien, est encore plus mise en avant dans ce troisième tome. Nos personnages persistent à s’entrainer et finissent par arriver à faire quelque chose de potable.
Pourtant, on se rend compte que cette danse n’est, en fait, qu’un prétexte pour l’auteur pour nous faire découvrir des personnages, des ados, mal dans leur peau. Le flamenco va finalement les décomplexer et les faire s’épanouir.

Grâce à cela, Kimitaka a enfin trouvé un but dans la vie : apprendre le flamenco, et maîtriser cette étrange danse d’origine espagnole. Il sort enfin la tête de l’eau, sort de sa coquille, grâce à ses deux camarades de classe qui y participent aussi.

J’ai apprécié toute la partie où ce sont Hana et Tsubura les héros. On apprend enfin à les connaitre, alors que jusque là, on s’était concentré sur Kimitaka. Heureusement, car grâce à cela, je renoue avec plaisir avec cette série. J’avais trouvé le second tome un peu plus mou (à l’image de Kimitaka), mais celui-ci est beaucoup plus dynamique.
Bien que les thèmes abordés avec Hana et Tsubura ne sont pas drôles (harcèlement à l’école, grossophobie, moqueries), j’ai trouvé que l’auteur Mizu Sahara abordait ces chapitres de façon plus légère, moins pesante, que d’habitude.

A la lecture, j’ai tout de même ressenti de l’amertume, à la fois dans l’histoire et dans les illustrations. Cette amertume est toutefois remplacée par des scènes qui donnent ou redonnent le sourire. L’amitié des trois garçons y est pour beaucoup. On y trouve aussi beaucoup de pudeur.

Seul bémol : en s’éloignant de Kimitaka, l’auteur a laissé aussi de côté sa famille et la jeune basketteuse du premier volume. On ne les voit que très peu dans ce volume, c’est un peu dommage. En espérant les y retrouver dans les prochains tomes !

Les graphismes sont de nouveau très beaux : avec très peu, Mizu Sahara en dit beaucoup ! Affaire à suivre dans le prochain volume 😉

Merci à Anita pour l’envoi de ce manga !

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Reine d’Egypte, vol. 2

Parti en campagne à la frontière du royaume de Koush, Thoutmosis Ier reçoit une blessure fatale! Ivre de vengeance, son fils fait exécuter les prisonniers ennemis de la manière la plus sanglante qui soit et néglige ses devoirs de pharaon… Hatchepsout, qui tente de prendre en main les affaires de l’empire, se rend plus que jamais compte de son impuissance.
Mais sa rencontre avec Senmout, le nouveau scribe, va tout changer : devenu son allié, l’homme lui jure de la servir avec loyauté. À ses côtés, la jeune reine part inspecter le chantier de Karnak, sans savoir qu’à la cour des intrigues se tissent…

Etant donné que j’étais littéralement tombée sous le charme du premier tome de Reine d’Egypte, j’avais peur d’être déçue par la suite. Eh bien au final, pas du tout : la suite est du même niveau que le premier volume et Reine d’Egypte confirme son fort potentiel.

Pour l’histoire, on retrouve Hatchtepsout, qui doit faire face à de nombreux soucis. Son frère, et mari, Thoutmosis II, est parti pour faire la guerre à un peuple qui a assassiné leur père. La jeune fille doit oeuvrer comme elle le peut à la cour royale. Or elle n’a pas vraiment les pouvoirs suffisants pour faire face aux problèmes, et les intrigues et commérages vont bon train. Elle doit faire face à une accusation d’adultère, puis se confronte à une rivale au Harem. Bref, la vie de reine n’est pas de tout repos. Et ce n’est que le début.

Les illustrations sont toujours aussi magnifiques et de qualité. Pleines de détails, riches, belles. On en prend plein les yeux et on prend plaisir à lire ce manga.

L’auteur nous apporte une nouvelle fois ses connaissances sur l’Egypte ancienne. On apprend plein de petites choses, notamment grâce à des anecdotes, sur la vie de tous les jours. La vie de reine, le protocole, la société patriarcale, les esclaves, les castes, les vacheries entre les maitresses de pharaon, les intrigues de cour, etc. Certaines choses sont bien évidemment romancées, mais cela ne choque pas à la lecture. 

Hatchepsout, d’abord un peu naïve, se rend vite compte qu’on va lui mener la vie dure. Entre les personnages foncièrement méchants qui veulent le pouvoir et un frère qui ne la laisse pas faire ce qu’elle veut, la reine se retrouve coincée. Heureusement, elle est maligne, intelligente et charismatique. C’est ce qui la sauve des vils complots politiques.
J’ai envie de la voir s’affirmer encore plus, afin de la rendre encore plus classe qu’elle ne l’est déjà. De le voir faire face à ce frère, d’oublier les qu’en-dira-t’on et qu’elle se laisse porter par ses sentiments (surtout que Senmout est un personnage que j’apprécie).

Tout ça pour dire que oui, j’ai à nouveau beaucoup aimé ce second tome et que Reine d’Egypte est sans conteste une série d’une grande qualité. Merci aux éditions Ki-Oon de l’éditer avec une aussi jolie qualité (oui j’aime beaucoup la jaquette façon papyrus) 😀