Livre, Roman

Dear You, saison 1

Moi : Kathleen, 25 ans, rêveuse tendance fleur bleue. Statut : célibataire… pour l’instant.
Avant, ma vie sentimentale se limitait à lire les petites annonces de la rubrique « Rencontres » du New Yorker. Avant, j’étais la concierge de luxe désespérément romantique du Peninsula, l’un des plus beaux cinq étoiles de New York. Avant, j’avais envie de trouver l’amour.
Aujourd’hui, je dois décider qui sera mon grand amour. Parce que, oui, il semblerait que Cupidon m’ait enfin entendue, et qu’il ait rattrapé le retard accumulé en décochant trois flèches. Trois, rien que ça ! Et voilà que je me retrouve à devoir choisir entre un client richissime et odieusement séduisant, un collègue barman qui a tout du petit ami idéal, et un mystérieux correspondant qui me comprend mieux que personne. Bienvenue dans ma vie.

Dear You, saison 1 est le premier roman que je lis d’Emily Blaine, auteure française. Elle est très prolifique car elle a déjà écrit un certain nombre de romans (sept séries et autres tomes uniques pour être exacte), tous dans le thème de la romance. 
J’ai eu la chance de la rencontrer au salon du livre de Brive, et c’est ainsi que j’ai découvert Dear You, sa série ayant un gros succès.

Dear You, c’est l’histoire de Kathleen, 25 ans, concierge au très chic hôtel Peninsula à New York. La jeune femme est très professionnelle, fait toujours un boulot parfait. Toutefois, sa vie sentimentale bat de l’aile et elle compense avec le boulot. Pourtant, l’arrivée à l’hôtel du ponte des médias Andrew Blake va sans doute mettre à mal tout le professionnalisme de Kathleen.

J’ai tout de suite accroché à cette histoire, même si elle n’est pas forcément crédible pour un sou ! Le livre était fini en deux jours. Certes, il n’est pas très épais, mais quand même. 

Kathleen vaque tout au long du roman à ses occupations, sa vie étant rythmée entre l’hôtel et son minuscule appartement. Elle travaille de nuit et est donc souvent en décalé avec le reste du monde.
Elle travaille avec Lynne, sa meilleure amie et chef au boulot. C’est sans doute une de ses seules amies. La jeune femme est assez solitaire. Elle attire les hommes, mais n’est jamais vraiment satisfaite. Cela est sans doute dû au fait que c’est une romantique, façon fleur-bleue et licornes qui volent.

Andrew Blake est un magnat des médias. Toujours en voyage d’affaires, on ne le voit que par intermittence. Pourtant, en quelques pages, on arrive à cerner le personnage : riche, confiant, énervant. Oui, Andrew m’a énervée plus d’une fois ! Comment un personnage peut-il être rempli d’autant d’orgueil ? Aucune idée. Il a toujours un coup d’avance sur Kat. Pourtant, c’est sans doute pour cacher une blessure profonde que Kathleen va s’appliquer à apaiser (ou pas ?). 
Andrew a assez d’aplomb pour faire douter la jeune femme sur ses convictions et à la faire flancher sur la seule règle qu’elle s’est toujours appliquée à suivre à son travail : aucune relation avec un client.

Il y a aussi tout un panel de personnages secondaires : Lynne, dont j’ai parlé plus haut, mais aussi Dan, Sam et Gregory, ses collègues, Nathan, etc. Ils sont bien présents tout au long du roman, ne faisant pas que de la figuration.

Il y a aussi le mystérieux personnage avec qui elle échange des lettres régulièrement. Le titre Dear You prend ainsi tout son sens, mais cette série n’a pas fini de nous révéler tous ses secrets ! 

L’écriture est agréable et fluide, à la première personne. C’est grâce à cela que j’ai lu le roman si vite ! C’est très bien écrit, on est entrainé de chapitres en chapitres. Le suspense se fait par moment plus présent, ce qui donne au lecteur envie de continuer, jusqu’à arriver au bout du livre ! 🙂

Merci à la lectrice que j’avais croisée au salon de Brive : elle m’avait conseillé d’acheter le tome 2 en même temps que le premier… la fin est terrible et donne envie d’attaquer la suite direct (ce que j’ai fait) ! 😉

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Livre, Roman

C’est toi le chat

Depuis la mort subite de sa femme trois ans plus tôt, Paul, chef cuisinier, élève seul sa fille de sept ans. Le quotidien n’est pas toujours facile et Paul remarque que sa fille souffre encore beaucoup de ce décès brutal. Lorsqu’il croise un chat abandonné, il décide de l’offrir à Louise afin d’améliorer son bien-être. L’animal a également des souffrances à soigner.

C’est toi le chat est le premier livre de Laura Trompette que je lis. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ma lecture, mais ça n’a finalement duré que deux ou trois chapitres.

Paul, père de Louise, a perdu sa femme Aurélia, qu’il aimait profondément, il y a trois ans. Patron d’un restaurant qui tourne bien, il essaye tant bien que mal de s’occuper de sa fille. Mais la perte d’Aurélia le tourmente toujours et il n’arrive pas à passer outre. Il n’ose pas rencontrer d’autres femmes. Mais il peut compter sur Gustave, son meilleur ami, pour l’aider. Jusqu’à ce jour où il va adopter un chat abandonné et où tout va finalement changer.

J’ai craqué pour ce livre car il y avait un chat dans l’histoire et sur la couverture. Oui, il m’en faut peu. Mais finalement, je ne regrette pas trop mon choix.

Le roman se découpe en deux narrateurs : un chapitre pour « Le poilu », qui n’est autre que le chat, Harold, et un chapitre pour Paul.

Les chapitres du chat sont assez drôles. Il est assez hautain au départ, à la façon des chats. Exigeant aussi. Car s’il a été abandonné par Caroline, monsieur a tout de même ses préférences et aime son confort. Il est aussi machiste, égoïste et râleur. C’est sans doute la lecture de ses chapitres que j’ai préféré. On découvre l’histoire d’un point de vue différente de celle de Paul. En plus, Harold se faufile partout et est le confident favori de Louise : on sait des choses que certains personnages ne savent pas encore, et ça, c’est franchement plaisant.

Les chapitres de Paul sont beaucoup moins plaisants. Il n’arrive pas, pendant toute une partie du roman, à passer au-delà du décès d’Aurélia. Il a du mal avec la scolarité de Louise, qui se fait harceler au collège parce qu’elle est différente des autres : trop grande, trop créative, c’est une artiste en herbe, mais cela ne passe pas auprès de ses camarades.
De plus, il a aussi du mal avec les autres femmes. Il souhaite rester fidèle à Aurélia, et ne se laisse pas approcher. Toutes les femmes qui sont autour de lui le regardent comme un futur amant, que ce soit la nounou ou encore la collègue. Mais rien y fait, il ne les voit même pas. Jusqu’au jour où Luna va entrer dans sa vie et tout changer.

C’est un roman qui aborde pas mal de thèmes : d’abord, les chats, mais aussi le harcèlement scolaire, la violence faite aux femmes, la difficulté de faire son deuil et la difficile reconstruction qui suit. Bref, pas franchement des thèmes très gais, mais qui sont pourtant bien amenés par l’auteur. Ce n’est donc pas trop lourd et on reste plutôt dans la douceur, dans quelque chose de positif et de simple. Ce roman est un appel à la tolérance et au bonheur de vivre.
Pourtant, j’avoue que j’ai eu du mal à le finir, car les mêmes éléments sont souvent repris, et par moments, j’ai eu l’impression de tourner un peu en rond.

Au-delà de ça, Laura Trompette a un vrai talent d’écriture car on reconnait sans conteste les chapitres Paul et les chapitres Harold. Elle a su donner à chacun une identités propre, facilement reconnaissable. Et ça c’est un travail d’écriture compliqué ! 🙂

C’est toi le chat reste un bon roman sympa que je vous invite à découvrir 🙂

Livre, Roman

The Air he breathes

Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n’ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s’extraire du monde. Mais Elizabeth ne l’entend pas de cette façon. Elle sait qu’ils sont tous les deux en miettes et qu’ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes.

C’est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route.

Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues.

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Tristan Cole et Elizabeth n’ont pas été épargnés par la vie : lui a perdu sa femme et son fils, elle a perdu son mari. Ils tentent de se reconstruirent dans une petite bourgade appelée Meadows Creek. D’abord distants, ils vont se rapprocher, s’apprivoiser… mais leur passé reste tapi tout près, prêt à surgir à tout instant.

The air he breathes a été élu parmi l’un des cinq meilleurs romans de l’année 2015 aux Etats-Unis. Et on peut comprendre pourquoi. L’histoire est crédible, touchante et belle. 

J’ai bien aimé le personnage d’Elizabeth. Après la mort de son mari Steven, dans un accident de voiture, elle tente de faire face à la douleur. Sa petite fille Emma, quatre ans, est devenue sa raison de vivre, celle qui lui permet de continuer. Elle évolue petit à petit au contact des autres, de Tristan, de Sam, et de Faye, sa meilleure amie. On la voit sortir de sa coquille.
Tristan Cole est un personnage parfait. Il a perdu ceux qui lui étaient chers, sa femme Jamie et son fils Charly : on le retrouve donc plus que brisé au début du roman, froid comme un glaçon. Il retrouve goût à la vie au contact de Elizabeth et Emma. C’est lui qui a le plus perdu, mais aussi celui qui évolue le plus dans ce roman.

Brittainy C. Cherry aborde le difficile thème de la perte d’un ou plusieurs êtres chers et de la reconstruction qui suit. Le roman, à deux voix, fait de nombreux retours en arrière, avant l’accident. Ces passages sont assez déchirants et amènent souvent les larmes aux yeux.
J’ai bien aimé toutes les petites références que l’on trouve tout au long du roman. De même, j’aimé les pointes d’humour disséminées un peu partout. Alors que certains passages sont plein de tristesse, d’émotions, on s’étonne à rire par moment. Le roman est donc loin d’être lourd.

L’auteur a réussi à créer de vrais personnages secondaires, qui ont un vrai rôle. On ne les oubli pas car ils sont importants. Alors que Tristan et Elizabeth sont des personnages torturés, d’autres sont rafraichissants comme Faye, la meilleure amie de Lizzie. Elle apporte la bonne humeur à ce livre. 

J’ai aimé ce roman qui m’a fait passé par toutes les émotions. Il est très bien écrit et j’attends avec impatience le second tome ! 🙂

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After, saison 5 : After Ever Happy

La vie n’a jamais été rose pour Tessa et Hardin, mais chaque nouveau défi auquel ils doivent faire face renforce leur amour et le lien passionné qui les unit est de plus en plus solide. Mais quand un pan de son passé, qu’il n’aurait pu imaginer, lui est révélé, Hardin est touché au cœur. Tessa de son côté subit une tragédie. Les deux amants vont-ils résister à tant de cruauté ?

Finalement leur histoire familiale, si elle est choquante, ne semble pas très différente l’une de l’autre. Et Tessa n’est plus la douce et gentille fille qu’elle était quand elle a rencontré Hardin, pas plus qu’il n’est le cruel et sombre garçon dont elle est tombée amoureuse. Elle comprend toutes les troublantes émotions sous la carapace d’Hardin et sait qu’elle est la seule qui peut le calmer. Il a besoin d’elle.

Mais plus le passé d’Hardin resurgit, plus il est inquiet et triste, et plus il repousse Tessa et tous les autres au loin. Tessa n’est pas sûre de pouvoir le sauver sans se sacrifier. Elle refuse de l’abandonner sans se battre, mais combattre qui : Hardin ou elle-même ?

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Après avoir appris qu’on lui avait menti pendant toute sa vie, Hardin pète les plombs. Et cette fois, il emmène Tessa dans sa chute. Alors que la jeune fille a besoin de lui, il est incapable de l’aider. Le couple se remet en question sur son avenir, quitte à perdre tout ce qu’ils avaient construit jusque là…

J’ai mis un moment à finir ce cinquième et dernier tome. Non pas parce que j’ai voulu le faire durer, comme je le fais souvent, mais parce que je l’ai trouvé ennuyeux. C’est clairement le tome de trop. Anna Todd aurait largement pu enlever 300 pages sur les 520 que compte le roman. C’est toujours la même chose, les mêmes pensées, on tourne en boucle, ce qui fait qu’au bout d’un moment, on se lasse.

J’ai toutefois tenu à lire le roman jusqu’au bout, pour connaitre le fin mot de l’histoire. Une fois la fin arrivée, je n’ai même pas pu vraiment l’apprécier tant le soulagement de finir le livre a pris le pas sur le reste.
Et puis, l’auteur a coupé les derniers chapitres en plusieurs parties, ne donnant que quelques détails avant de passer 1, 2 ou 6 ans plus tard… J’aurais préféré qu’elle se concentre plus sur ces évènements là plutôt que tout le blabla qui précède.

Bref, je suis plus que déçue par cette fin de saga ! Cela ne me donne pas forcément envie de découvrir Before, l’histoire du point de vue d’Hardin, ni Landon

Livre, Roman

Marked Men, Saison 2 : Jet

Jet est la deuxième saison d’une série passionnante sur l’univers du tatouage et du métal. 

Jet, star d’un groupe de métal, est le fantasme de toutes les filles. Mais Ayden, jeune femme du Sud et fan de country, s’est déjà trop brûlé les ailes pour succomber à son charme. Ce qui attisera la flamme qui brûle en lui. Vont-ils arriver à s’aimer sans se consumer ?

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J’ai préféré l’histoire de ce second tome de Marked men. Elle est bien plus sombre et encore plus travaillée que celle de Rule et Shaw, ce qui l’a rendue plus intéressante et surtout plus intense.

Cependant, je ne peux pas affirmer avoir une préférence entre Rule et Jet. Les deux ont leurs défauts et leurs qualités. Ce sont deux personnages très différents, que ce soit pour le caractère, ou encore que ce soit sur le type de vie qu’ils mènent.
Leurs points communs : ils sont attirants, aiment les tatouages, la bonne musique et ont souffert par la faute des autres. C’est sans aucun doute ce qui les a rassemblé, même si ce ne sont pas les meilleurs amis du monde.

Le personnage de Jet est très attachant. Alors qu’il est en souffrance face à ses parents (un père ancienne rock star qui maltraite sa femme), il n’en oubli pas ses amis et celle qui lui a tapé dans l’oeil, Ayden. Et ce même si c’est une star de heavy metal qui monte, et un producteur de génie.

Ayden est, quant à elle, très différente de Shaw, bien qu’elles soient devenues meilleures amies. Le look n’es pas le même (l’une vient du Sud, avec un style cowboy, et l’autre est la jeune fille sage), toutefois une chose se ressemble dans leur vie : une famille qui n’a aucune considération pour elles, et qui a fini par les lâcher.
Ayden est un personnage fort qui cache beaucoup de choses sur son enfance. Elle a du mal à se confier, tellement habituée à devoir se débrouiller seule, et aussi honteuse. Elle est venue se reconstruire à Denver, oublier qui elle était, pour devenir meilleure. Elle s’est construit une carapace presque incassable… et ce jusqu’à l’apparition de quelqu’un qu’elle n’aurait jamais cru revoir.

L’alchimie entre eux deux ne peut-être remis en cause : c’est un couple qui fonctionne bien. Et c’est souvent avec des déchirements au coeur qu’on les voit s’éloigner.
La seule chose sur laquelle ils ne s’accordent pas : la musique. Elle aime la country et lui le metal… Pas tout à fait le même genre 🙂

On retrouve l’ambiance rock dans laquelle l’auteur Jay Crownover nous avait plongé dans le premier tome. Il y a toutefois un peu moins de tatouages car Jet ne fait pas partie du salon.
De même, les chapitres sont de nouveaux assez long, ce qui permet d’avancer vite dans un roman qui rend vite accro.

J’ai hâte de découvrir le troisième tome qui met en scène Rome, le grand frère ex-militaire de Rule ! 🙂

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Marked Men, Saison 1 : Rule

Lorsqu’elle était adolescente, les très riches parents de Shaw Landon se sont peu occupés d’elle. Elle a alors trouvé refuge dans la famille Archer où elle était particulièrement proche de Remy, frère jumeau de Rule, aujourd’hui décédé dans un accident de voiture. Elle est liée à cette famille plus qu’à la sienne.

Mais Shaw est depuis toujours secrètement amoureuse de Rule, ce qui l’empêche d’avoir de véritables relations avec d’autres hommes. Rule, lui, voit en elle une fille à papa, trop sérieuse et surtout la petite amie de son défunt frère. De plus tout les oppose : de nature rebelle et fêtard, il est tatoueur et tatoué, a des percings et les cheveux de toutes les couleurs.

Avec son look classique, elle est sage et concentrée sur ses études de médecine. Mais parfois il suffit d’une jupe courte et de quelques cocktails pour que le regard que l’on porte sur quelqu’un change. Les secrets sont révélés et rien ne sera plus jamais comme avant…

Rule et Shaw tenteront de comprendre ce qu’ils ressentent et d’être ce que l’autre attend. Mais entre les traumatismes de leurs familles respectives, les habitudes de coureur de jupons de Rule, l’emploi du temps chargé de Shaw et son ex qui la harcèle, ces deux-là auront bien du mal à se trouver.

Leur amour sera-t-il plus fort que leurs différences ?

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Marked Men, saison 1, est le premier roman que je lis de Jay Crownover. Et sous ce prénom se cache une femme ! Une femme qui aime les tatouages, les piercings et le rock. Cela se ressent tout au long de la lecture, avec de nombreuses références et termes techniques ayant rapport au monde des tatoueurs, et tout ça dans une ambiance rock’n roll.

Il s’agit d’un roman à deux voix : d’un côté Rule Archer, 22 ans, tatoué, piercé, tatoueur, séducteur, de l’autre côté Shaw Landon, 19 ans, de bonne famille, étudiante en médecine. Ils se connaissent tous les deux depuis plusieurs années, grâce à Remy, le frère jumeau de Rule, décédé par la suite dans un tragique accident de voiture.

Rule est un personnage attachant. Dès le premier chapitre, je l’ai trouvé intelligent et juste. Ses actions sont loin d’être exemplaires, à cause (grâce ?) à sa volonté de se sentir libre, indépendant, sans attache. La faute à ses parents, et surtout à sa mère, qui lui mettent sur le dos la mort de son frère jumeau Remy. Il attire toutes les jolies (et moins jolies) filles qui trainent dans le coin, grâce à son charisme. Sa vie est faite d’alcool fort, de sexe, de tatouages, de vide. Pourtant, même si sentimentalement, Rule est inaccessible et fait n’importe quoi, il est plus que clean dans son boulot. Tatoueur, il est sérieux, est à l’heure, s’occupe de ses clients. Et même Shaw n’arrive pas à le déconcentrer ! C’est un peu un grand écart dans sa personnalité, mais cela permet de l’apprécier encore plus je crois.
Shaw, quant à elle, est aussi un personnage attachant. Elle est un peu construite sur le même modèle que Rule, bien que tout à fait à l’opposé pour le caractère. Petite fille de riches qui ne se sont jamais occupés d’elle, elle a trouvé chez les Archer la famille qu’elle n’a jamais eu. Remy (le jumeau si vous avez suivi 😉 ), Rome (le génial grand frère militaire), Dave, Margot (les parents) : ils se sont tous occupés d’elle. Pas Rule, bien évidemment, déjà rebelle à cette époque. Pourtant, c’est de lui dont tombe amoureuse immédiatement Shaw, dès leur première rencontre. Les années passent et le garçon reste inaccessible, mais Shaw s’évertue à ressouder une famille qui s’est déchirée à la mort d’un des siens. Quitte à en souffrir, à faire passer les intérêts des autres avant les siens. Shaw est un personnage gentil, généreux, touchant, qui se laisse parfois monter sur les pieds. Grâce à elle, Rule va s’ouvrir au monde pour devenir meilleur, et découvrir des sentiments qui lui étaient jusqu’alors inconnus.

J’ai trouvé que ces deux personnages sont trop mignons ensemble. Leur relation est semée d’embûches et n’est pas de tout repos ! J’ai adoré suivre leur histoire. Dès les premiers chapitres, l’émotion est là.
Ils sont entourés par des personnages secondaires tout aussi addictifs : j’ai beaucoup aimé la meilleure amie et colocataire de Shaw, les potes de Rule et Rome qui est un personnage génial. Par contre, j’ai détesté les parents de Shaw, qui sont affreux et calculateurs, ainsi que Gabe, l’ex de Shaw… en même temps, c’est le vilain de l’histoire, donc c’est logique 😉

Les chapitres sont plutôt long, alternant Rule et Shaw, ce qui permet de lire le roman assez vite. On a toujours envie de savoir ce que l’un pense des actes de l’autre, ce qu’il va se passer ensuite. J’ai juste trouvé que les 50 dernières pages étaient de trop, un peu prise de tête. Les personnages sont indécis, et cela fait un rebondissement de trop dans une histoire déjà bien riche.
L’écriture de Jay Crownover est assez addictive, riche, et bien souvent, je me suis retrouvée à lire à des heures plus tardives que je ne l’aurais voulu ! 😉

J’ai donc eu beaucoup de plaisir à lire ce premier tome de la saga Marked Men ! Je m’en vais découvrir avec un intérêt certain Bax, héros d’une autre saga de Jay Crownover, Bad Amour Interdit, en attendant la sortie du second tome.