Livre, Roman ado

Warcross

La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable jamais inventé : Warcross.

 

 

Imaginez : vous n’avez pas besoin de console, d’ordinateur, de télé pour jouer. Vous êtes dans le jeu. Bon d’accord, ça existe déjà, grâce aux casques de réalité virtuelle. Mais imaginez que l’on n’ait plus besoin du casque, que de simples lunettes suffisent, que vous soyez à ce point plongé dans la réalité virtuelle qu’elle s’applique aussi à votre vie. Vous êtes passager d’une voiture et vous n’avez pas envie de voir le paysage tel qu’il est? Facile, un peu de réalité virtuelle et vous voilà transporté ailleurs. Vous voulez tout savoir sur la personne qui vous parle? Facile, un coup d’oeil sur le côté de vos lunettes et voilà des infos supplémentaires. Un rêve? Ou un cauchemar?

Emika, 18 ans, a du mal à joindre les deux bouts. Pour tout dire, quand commence le roman, son propriétaire est sur le point de la mettre à la porte et ses maigres revenus de chasseuse de primes sont loin de suffire à la faire vivre décemment. Comme la planète entière, Erika joue à Warcross, de façon plus ou moins conventionnelle… Warcross, c’est LE jeu en réseau auquel on joue dans le monde entier, en espérant intégrer une des équipes. Et Emika a un talent : c’est une hackeuse. Quand elle pirate le jeu devant le monde entier, son créateur, Hideo Tanaka, la repère, ce qui change totalement la vie d’Emika.

L’idée de départ est excellente et pose de multiples questions. Comment vivrait une société dans laquelle la réalité virtuelle serait très accessible, et si tentante, faisant d’une part oublier aux gens leur vie, surtout si elle est difficile, et d’autre part augmentant en permanence leur « connaissance » de leur environnement? Quelles dérives entrainerait, sur le plan humain et économique, la mise en place d’un système de jeu en réseau mondialisé? Nous n’en sommes finalement pas si loin aujourd’hui.

En revanche, j’ai été un peu déçue par l’intrigue elle-même. On met longtemps à atteindre le coeur du sujet, ces épreuves du jeu que l’on nous annonce comme exaltantes et qui finalement ne durent que quelques pages. Et certaines choses sont un peu trop prévisibles à mon goût.

Bref, c’est tout à fait agréable à lire, mais ne vous attendez pas à un grand choc comme celui qu’avait provoqué Hunger games. Warcross est plus soft, moins haletant, avec des personnages un peu moins fouillés. Le thème cependant, mérite qu’on s’y intéresse. Et pour ceux qui aiment la romance, surtout impossible, Warcross est aussi fait pour vous.

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Livre, Roman ado

La Magie de Paris, t2 : Le Calme et la Tempête

Parfois l’ennemi n’est pas celui que l’on croit…
Alors qu’ils tentent de refermer une faille maléfique, Chloé, Thomas et David tombent dans le passage et se trouvent catapultés dans un univers parallèle… celui des démons qu’ils combattent sur Terre. À leur grande surprise, ce monde n’est pas si différent du leur. Et si on leur mentait depuis le début ?

Après le très bon premier tome de La Magie de Paris, je me suis lancée dans la lecture du second ! Je ne pouvais pas attendre plus longtemps de connaître la suite 😉

Chloé tente de vivre comme elle le peut après les révélations qui lui ont été faites. Enfin… façon de parler. Les Mages, les Goules, les combats de Chevaliers (ou Mousquetaires), la magie, tout ça, elle ne l’avait pas prévu. Pourtant, l’aventure ne la quitte pas, maintenant qu’elle y a goûté. Elle fait équipe avec Thomas, David, mais aussi Cassandre, afin de surveiller la faille de leur lycée. Sauf qu’un autre danger guète…

J’ai autant adoré ce tome-ci que le premier ! On est embarqué du début à la fin dans une aventure très prenante, où tout n’est que mystère, action, combats, magie. Bref, un tourbillon de choses ! De choses très agréables à découvrir 🙂

Chloé a donc appris la vérité sur le lien qui la lie avec Thomas. Quelque chose d’horrible. Un truc dont je ne vais pas vous parler ici, no spoiler. Mais c’est pas beau. Elle continue pourtant sa quête de Mousquetaire : elle doit protéger Thomas, son Mage, des Goules qui apparaissent dans Paris. 

Sauf que quand une Goule plus forte que les autres arrive, Apophis, tout ne va pas se passer comme prévu. Michael, le grand chef des Mages, va alors leur mettre David dans les pattes. Pas facile quand on veut outrepasser les ordres d’un vieux croulant (enfin pas si croulant que ça). Mais David, ce preux (hum) Chevalier est craquant, mystérieux, beau, musclé, alors on ne dira rien 😉 Non, je ne craque pas pour lui, pas du tout. Et pas du tout comme Chloé et Celia, une de ses meilleures amies.
Surtout que Cassandre (grrrr), la Mage de David, vient ajouter son grain de sel à cette histoire. Elle est désagréable au possible, j’ai eu envie de lui tordre le cou plus d’une fois !

On reprend l’histoire là où elle s’était arrêtée dans le tome précédent. L’univers créé est prenant, et par moment, je n’arrivais pas à arrêter ma lecture. Dur quand on doit aller bosser le lendemain. Mais tout cela n’est pas grave ! Car j’ai eu là un livre qui nous emmène vers des choses inattendues. 
Je ne voyais pas trop ce que l’auteur pouvait nous raconter dans ce second tome, mais il a réussi à me surprendre. J’espère que le troisième sera à la hauteur de ce qui est annoncé, car l’épilogue est canon.

Les éléments principaux du premier tome sont repris. Les personnages sont égaux à eux-mêmes, à faire des vannes foireuses. Les personnages secondaires ne sont pas oubliés, pour notre plus grand plaisir. La romance naissante entre plusieurs d’entre eux. Le meilleur a été gardé, le tout fonctionnant très bien.

Un nouveau méchant, de nouveaux mystères, des choses qui restent encore floues, et d’autres pas encore résolues. Voilà ce qui vous attend dans ce second tome. Autant vous dire que j’attends la suite avec une impatience grandissante ! 🙂

Livre, Roman ado

La Magie de la Paris, t1 : Le coeur et le sabre

Du haut de son mètre quatre-vingt trois, Chloé est capable de vaincre n’importe qui à l’escrime.

Mais lorsqu’elle aide Thomas, un garçon de sa classe, attaqué par une étrange créature, sa vie bascule. Gravement blessée, elle perd connaissance.

A son réveil, son corps ne conserve aucune trace de ce combat et elle se sent… différente et plus puissante. L’heure des révélations a sonné : Thomas possède des pouvoirs magiques et, pour la sauver, il a utilisé un rituel interdit qui l’a liée à lui.

Devenue sa protectrice contre son gré, Chloé va découvrir le monde des Mages. Un monde fait de duels à l’épée, de courses sur les toits, de puissants sortilèges et d’ennemis implacables.

Un monde dans lequel elle n’a pas sa place.

C’est avec un réel plaisir que j’ai retrouvé la plume d’Olivier Gay ! Après sa super saga Le Noir est ma couleur, j’avais hâte de découvrir une nouvelle histoire avec de nouveaux personnages 😀

Chloé, parisienne, fait partie du club d’escrime de son lycée. Elle est plutôt douée et va bientôt devoir aller aux régionales. Très grande (1m83), elle n’aime pas son physique car elle se fait remarquer et n’est pas très dégourdie. Pourtant, un soir où elle est restée plus tard que les autres à s’entrainer, sa vie va  changer du tout au tout. Le nouveau du lycée, Thomas, va entrer dans le gymnase, poursuivi par de mystérieux hommes en capes…

J’ai beaucoup apprécié ma lecture ! Tout d’abord parce que l’héroïne s’appelle comme moi. Oui, c’est beau. Je ne fais pas 1m83, je ne fais pas d’escrime (n’en ferai sans doute jamais), mais par certains moments je me suis reconnue en elle. Jusqu’au moment où Thomas fait son entrée dans l’histoire.

C’est à ce moment là que le côté fantastique arrive dans l’histoire. Car Thomas n’est autre qu’un mage poursuivi par des goules. Pendant tout le roman, il reste assez mystérieux, cachant ses secrets. Des secrets qui ne lui appartiennent pas. La vie de Chloé va être liée à la sienne suite à un léger accident : une des goules a malheureusement mis son épée dans le coeur de la jeune fille, qui va par conséquent mal réagir et mourir. Oui tout simplement, c’est bête.

Franchement, j’ai adoré ce roman ! Après une légère déception sur Faux frère, vrai secret, j’ai retrouvé des choses que j’ai aimé. Le côté urban fantasy est bien mis en avant avec des gentils mages contre des vilaines goules qui arrivent à Paris. L’univers créé est largement crédible et j’y ai cru pendant toute ma lecture : on retrouve comme dans les autres romans de l’auteur plein d’éléments de la vie de tous les jours, des références à la pop culture.

Les personnages sont attachants (bon sauf le chef Mickael, et peut-être un peu David, même si ce dernier m’intrigue), j’ai presque envie de devenir amie avec eux pour vivre plein d’aventures flippantes. Car oui, c’est en réalité flippant : se faire filer par une goule, non merci.

Chloé est une héroïne forte, qui sait se battre (enfin un peu), et tente d’épauler aussi bien qu’elle le peut Thomas. L’histoire est servie par une écriture dynamique et on ne s’ennuie pas une seule seconde. L’action est quasi présente à toutes les pages, les choses ne tournant pas forcément comme on l’espère. L’humour, arme secrète de l’auteur, est aussi très présente et plus d’une fois j’ai éclaté de rire.

Il y a un petit côté romance que j’aimerais voir évoluer. Ce n’est pas le sujet principal, mais c’est mon côté fleur bleue qui veut ça 😉

C’est un roman pour ados qui se lit très vite et qui en ravira sans doute plus d’un (dont moi) ! Je le conseille et me hâte de lire la suite qui est déjà sortie 😉

Livre, Roman

L’Insoumise de la porte de Flandre

Chaque après-midi, Fatima quitte Molenbeek vêtue de noir et d’un hijab, se dirige à pied vers la Porte de Flandre, franchit le canal, se faufile discrètement dans un immeuble et en ressort habillée à l’occidentale, robe légère et cheveux au vent. Puis, toujours en flânant, elle rejoint le quartier malfamé de l’Alhambra ou Dieu sait quel démon l’attire… Depuis plusieurs semaines, cet étrange rituel se répète inlassablement. Jusqu’au jour ou Fawzi, un voisin inquisiteur et secrètement amoureux, décide de suivre Fatima…

J’avais découvert l’écriture de Fouad Laroui lors de ma participation au Prix Izzo (prix ado remis lors de Lire à Limoges) il y a déjà quelques années. Son univers m’avait séduit, avec toujours des rapports au Maroc.

Fatima, jeune musulmane, vit à Molenbeek, ce quartier aujourd’hui bien connu de Bruxelles. Elle porte le niqab, fait bien attention à regarder par terre, bref essaye d’être discrète comme on le lui demande. Elle s’est trouvée un petit boulot, a mis de côté ses études. Sauf que ce petit boulot se trouve loin de Molenbeek, en plein Bruxelles. Et ça n’est pas du goût de tout le monde !

Difficile de résumer ce roman de 130 pages sans trop en dévoiler ! J’ai eu pas mal de mal à rentrer dans le roman, le flot de pensées des personnages étant haché. La partie narration a donc été un vrai bol d’air. Car si on oublie ces dialogues hachés, on se rend compte que le reste est très bien écrit, et l’histoire rondement menée.

Le roman se divise en plusieurs parties : les premiers chapitres sont liés à la déambulation de Fatima de Molenbeek à son travail, ses arrêts, ses interrogations ; puis les chapitres suivants sont dédiés à Fawzi, l’épicier du coin qui estime que Fatima lui appartient ; une autre partie avec un journaliste auto-édité qui croit voir quelque chose qui n’a jamais réellement existé ; une partie documentée avec l’intervention de quatre intellectuels, à grand renfort de vrais extraits de discours et d’articles de journaux.

C’est un roman très rapide à lire. J’ai beaucoup aimé sauf la dernière partie qui est un peu plus intellectuelle et qui m’a donc donné du fil à retorde.
Pour la partie de Fatima, j’ai été intriguée par sa déambulation. On ne connait pas son travail, on ne sait pas vraiment où elle va. Son attitude intrigue. Et puis vient ce fameux boulot, l’étonnement laissant place à la curiosité.
Fawzi est un personnage que j’ai rêvé d’étrangler. On se rend compte, en revenant avec lui au début du roman, qu’il suivait Fatima. Il s’interroge donc sur ses agissements, sur chaque geste, lui dictant dans sa tête des ordres, nous faisant part de son dégoût pour les Belges et occidentaux. Plusieurs extraits de ses pensées m’ont fait bondir, ses « liens » avec Tariq Ramadan qu’il prend comme exemple aussi. C’est un personnage que j’ai trouvé faible, qui suit les idées des autres, ne se faisant jamais réellement sa propre opinion des choses.

C’est une lecture qui fait se poser des questions, qui aborde les choses avec des visions différentes. On a là deux mondes qui s’opposent et qui sont diamétralement opposés. Le monde où la femme est surveillée par les hommes au nom de vieilles traditions, où elle n’est pas libre de ses agissement, où elle doit faire profil bas. Et le monde où la femme est libre de faire ses choix, libre de présenter en tant que candidate aux élections, libre de porter les vêtements qu’elle veut. Bref, libre d’être qui elle veut.

Livre, Roman

C’est toi le chat

Depuis la mort subite de sa femme trois ans plus tôt, Paul, chef cuisinier, élève seul sa fille de sept ans. Le quotidien n’est pas toujours facile et Paul remarque que sa fille souffre encore beaucoup de ce décès brutal. Lorsqu’il croise un chat abandonné, il décide de l’offrir à Louise afin d’améliorer son bien-être. L’animal a également des souffrances à soigner.

C’est toi le chat est le premier livre de Laura Trompette que je lis. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ma lecture, mais ça n’a finalement duré que deux ou trois chapitres.

Paul, père de Louise, a perdu sa femme Aurélia, qu’il aimait profondément, il y a trois ans. Patron d’un restaurant qui tourne bien, il essaye tant bien que mal de s’occuper de sa fille. Mais la perte d’Aurélia le tourmente toujours et il n’arrive pas à passer outre. Il n’ose pas rencontrer d’autres femmes. Mais il peut compter sur Gustave, son meilleur ami, pour l’aider. Jusqu’à ce jour où il va adopter un chat abandonné et où tout va finalement changer.

J’ai craqué pour ce livre car il y avait un chat dans l’histoire et sur la couverture. Oui, il m’en faut peu. Mais finalement, je ne regrette pas trop mon choix.

Le roman se découpe en deux narrateurs : un chapitre pour « Le poilu », qui n’est autre que le chat, Harold, et un chapitre pour Paul.

Les chapitres du chat sont assez drôles. Il est assez hautain au départ, à la façon des chats. Exigeant aussi. Car s’il a été abandonné par Caroline, monsieur a tout de même ses préférences et aime son confort. Il est aussi machiste, égoïste et râleur. C’est sans doute la lecture de ses chapitres que j’ai préféré. On découvre l’histoire d’un point de vue différente de celle de Paul. En plus, Harold se faufile partout et est le confident favori de Louise : on sait des choses que certains personnages ne savent pas encore, et ça, c’est franchement plaisant.

Les chapitres de Paul sont beaucoup moins plaisants. Il n’arrive pas, pendant toute une partie du roman, à passer au-delà du décès d’Aurélia. Il a du mal avec la scolarité de Louise, qui se fait harceler au collège parce qu’elle est différente des autres : trop grande, trop créative, c’est une artiste en herbe, mais cela ne passe pas auprès de ses camarades.
De plus, il a aussi du mal avec les autres femmes. Il souhaite rester fidèle à Aurélia, et ne se laisse pas approcher. Toutes les femmes qui sont autour de lui le regardent comme un futur amant, que ce soit la nounou ou encore la collègue. Mais rien y fait, il ne les voit même pas. Jusqu’au jour où Luna va entrer dans sa vie et tout changer.

C’est un roman qui aborde pas mal de thèmes : d’abord, les chats, mais aussi le harcèlement scolaire, la violence faite aux femmes, la difficulté de faire son deuil et la difficile reconstruction qui suit. Bref, pas franchement des thèmes très gais, mais qui sont pourtant bien amenés par l’auteur. Ce n’est donc pas trop lourd et on reste plutôt dans la douceur, dans quelque chose de positif et de simple. Ce roman est un appel à la tolérance et au bonheur de vivre.
Pourtant, j’avoue que j’ai eu du mal à le finir, car les mêmes éléments sont souvent repris, et par moments, j’ai eu l’impression de tourner un peu en rond.

Au-delà de ça, Laura Trompette a un vrai talent d’écriture car on reconnait sans conteste les chapitres Paul et les chapitres Harold. Elle a su donner à chacun une identités propre, facilement reconnaissable. Et ça c’est un travail d’écriture compliqué ! 🙂

C’est toi le chat reste un bon roman sympa que je vous invite à découvrir 🙂

Livre, Roman

Les Etoiles de Noss Head, tome 1, Vertige

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont finalement se transformer en véritable conte de fée… puis en cauchemar. Sa petite vie tranquille, ses idées bien arrêtées, ses projets… tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, faire face à ce qu’elle n’aurait jamais pensé croire un jour, car les légendes n’en sont pas toujours… Leith ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’Esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher sa vraie nature encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il n’a pas le choix, leur rencontre l’a mise en danger. Lui seul peut lui venir en aide. 

Cela faisait un moment (près de deux ans) que le premier tome des Etoiles de Noss Head attendait dans ma bibliothèque. J’ai enfin pris le temps de le lire, voici mon avis !

Hannah va bientôt avoir 18 ans. Ses parents ayant la double-nationalité écossaise et française décident de l’emmener voir sa grand-mère paternelle, Elaine, en Ecosse, dans la petite ville de Wick. A leur arrivée, rien n’a vraiment changé, et pour Hannah, habituée à la vie parisienne, l’ennui se fait vite sentir. Pourtant, la présence de Leith Sutherland va changer les choses et perturber grandement la vie équilibrée de la jeune fille.

Sophie Jomain est une auteur prolifique. Elle maitrise très bien les univers vers lesquels elle emmène le lecteur. Ici, on a de l’urban fantasy très bien menée, avec un vocabulaire propre, une chouette histoire et de super descriptions. 

En lisant les descriptions des lieux, on a envie de prendre un billet d’avion pour partir directement en Ecosse. On a envie de découvrir la petite ville portuaire de Wick, où tout semble calme mais chaleureux.

On se met à la place d’Hannah : elle est la narratrice de cette histoire. Cela rend le tout encore plus intéressant. Très terre à terre, la jeune fille va tomber de haut en découvrant l’existence de créatures fabuleuses effrayantes, les loups-garous. Car oui, c’est le sujet de cette saga de cinq tomes ! Une histoire d’amour entre une humaine et un loup-garou, tout un programme. Mais bien évidemment, tout n’est pas tout rose, bien au contraire : l’hémoglobine est présente, de même que les scènes d’action, ce qui permet de ne pas tomber dans la mièvrerie.
De plus, les réactions d’Hannah sont justes et ses émotions sont touchantes. Elle vit une belle histoire d’amour comme on les aime et on rêve presque de prendre sa place 😉

Chaque personnage a une place juste, et aucun n’est abandonné en cours de route. Ils ont tous leur importance et c’est agréable. 

Vous l’aurez compris, j’ai apprécié ma lecture de ce premier tome de la saga Les Etoiles de Noss Head, et ai hâte de découvrir la suite, de même que les autres sagas de l’auteur 🙂