BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Reine d’Egypte, vol. 2

Parti en campagne à la frontière du royaume de Koush, Thoutmosis Ier reçoit une blessure fatale! Ivre de vengeance, son fils fait exécuter les prisonniers ennemis de la manière la plus sanglante qui soit et néglige ses devoirs de pharaon… Hatchepsout, qui tente de prendre en main les affaires de l’empire, se rend plus que jamais compte de son impuissance.
Mais sa rencontre avec Senmout, le nouveau scribe, va tout changer : devenu son allié, l’homme lui jure de la servir avec loyauté. À ses côtés, la jeune reine part inspecter le chantier de Karnak, sans savoir qu’à la cour des intrigues se tissent…

Etant donné que j’étais littéralement tombée sous le charme du premier tome de Reine d’Egypte, j’avais peur d’être déçue par la suite. Eh bien au final, pas du tout : la suite est du même niveau que le premier volume et Reine d’Egypte confirme son fort potentiel.

Pour l’histoire, on retrouve Hatchtepsout, qui doit faire face à de nombreux soucis. Son frère, et mari, Thoutmosis II, est parti pour faire la guerre à un peuple qui a assassiné leur père. La jeune fille doit oeuvrer comme elle le peut à la cour royale. Or elle n’a pas vraiment les pouvoirs suffisants pour faire face aux problèmes, et les intrigues et commérages vont bon train. Elle doit faire face à une accusation d’adultère, puis se confronte à une rivale au Harem. Bref, la vie de reine n’est pas de tout repos. Et ce n’est que le début.

Les illustrations sont toujours aussi magnifiques et de qualité. Pleines de détails, riches, belles. On en prend plein les yeux et on prend plaisir à lire ce manga.

L’auteur nous apporte une nouvelle fois ses connaissances sur l’Egypte ancienne. On apprend plein de petites choses, notamment grâce à des anecdotes, sur la vie de tous les jours. La vie de reine, le protocole, la société patriarcale, les esclaves, les castes, les vacheries entre les maitresses de pharaon, les intrigues de cour, etc. Certaines choses sont bien évidemment romancées, mais cela ne choque pas à la lecture. 

Hatchepsout, d’abord un peu naïve, se rend vite compte qu’on va lui mener la vie dure. Entre les personnages foncièrement méchants qui veulent le pouvoir et un frère qui ne la laisse pas faire ce qu’elle veut, la reine se retrouve coincée. Heureusement, elle est maligne, intelligente et charismatique. C’est ce qui la sauve des vils complots politiques.
J’ai envie de la voir s’affirmer encore plus, afin de la rendre encore plus classe qu’elle ne l’est déjà. De le voir faire face à ce frère, d’oublier les qu’en-dira-t’on et qu’elle se laisse porter par ses sentiments (surtout que Senmout est un personnage que j’apprécie).

Tout ça pour dire que oui, j’ai à nouveau beaucoup aimé ce second tome et que Reine d’Egypte est sans conteste une série d’une grande qualité. Merci aux éditions Ki-Oon de l’éditer avec une aussi jolie qualité (oui j’aime beaucoup la jaquette façon papyrus) 😀

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Green Mechanic, vol. 1

Les êtres humains ont fait de leur planète un désert recouvert d’ordures. Le seul endroit habitable est la Mégapole, ville géante où s’entassent hommes et robots, ainsi que les mystérieux Ersatz, créatures monstrueuses pourchassées par la Milice. Dans ce monde en perdition survit Misha, jeune orpheline aux dons d’empathie surdéveloppés. Incapable de contrôler sa capacité à lire les émotions des autres, elle se tient à l’écart de ses semblables. C’est pourtant grâce à ce pouvoir qu’elle trouve Reborn, un robot morphing errant sans mémoire au milieu d’une décharge.
Cette merveille technologique est capable d’adopter n’importe quelle apparence. Sans hésiter, la jeune fille lui fait prendre la forme de Mickael, son meilleur ami, dont elle est sans nouvelles depuis qu’il a été enlevé par un groupe d’Ersatz il y a dix ans. D’où viennent ces créatures ? Que deviennent ceux qu’elles capturent ? Nul ne le sait… Pour retrouver son compagnon, Misha rejoint les Renforts, un groupe de guerriers et d’enquêteurs hors pair ! En échange de leur aide, elle met à leur service ses capacités psychiques et son aptitude à faire de Reborn une armure surpuissante. Le combat pour la vérité commence ! 

C’est avec une certaine impatience que j’ai commencé Green Mechanic, manga 100% français. Yami Shin est la grande gagnante du tremplin manga Ki-Oon, et c’est donc tout naturellement que l’on retrouve ce titre parmi leurs publications.

Misha est une jeune fille vivant sur notre planète qui est désormais une décharge géante. Elle a un don de télépathie extrêmement puissant et reste donc cloîtrée chez elle, les pensées des autres lui faisant perdre connaissance car trop présentes et puissantes. Un jour qu’elle se balade seule dans un endroit désert, elle tombe sur Reborn, un robot morphing qui a perdu la mémoire.  Accompagnée de ce dernier, elle va se faire attaquer par un Ersatz, un humain ayant pris l’apparence d’un monstre. Le début d’une belle aventure !  

C’est plus particulièrement le graphisme qui m’a attiré dans ce manga, bien avant l’histoire. Cette jaquette aquarelle a attiré mon regard. Les premières pages en couleur sont un véritable régal. Le noir et blanc n’enlève rien à la qualité graphique de Green Mechanic et c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans ce premier volume.

Misha est un personnage qui a peur de sortir et d’affronter ce qui l’attend dehors : des hordes de monstres qui enlèvent les humains, que l’on ne revoit jamais. Pourtant, son don va se montrer un véritable adjuvant, et la destinée de la jeune fille prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure de la lecture. Sa rencontre dans un premier temps avec Reborn va changer les choses, puisque le robot est capable de la protéger. Les deux amis vont ensuite croiser Les Renforts, un groupe d’enquêteurs délires doués dans ce qu’ils font : retrouver les gens disparus.

Misha est plutôt pleurnicheuse car assez trouillarde, mais cela apporte de l’humour à ce premier tome. Elle essaye de surmonter les difficultés qui s’accumulent sans forcément y arriver. Toutefois, avec l’aide de Reborn, elle s’améliore et on la voit déjà évoluer. 

J’attends toutefois un peu plus pour le deuxième tome. Ce premier volume est très prometteur, mais il manque un petit quelque chose pour qu’il remporte totalement mon adhésion. Pas assez de dialogues et de textes à mon goût, l’histoire est donc plutôt légère.

Sinon c’est un premier volume plutôt réussi, digne des mangas japonais, mais l’histoire peut s’améliorer et monter en puissance, et j’ai hâte de découvrir ce que Yami Shin va en faire 🙂

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Reine d’Egypte

C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmosis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures et forment à première vue un couple parfait. Seulement, sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle ne cessait d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ? Pour Hatchepsout commence alors un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

Chie Inudoh a décidé de s’intéresser à l’histoire de la première des plus grandes reines d’Egypte : Hatchepsout. Grâce à l’auteur, on découvre la jeunesse de la reine, son accession au trône et surtout son obsession : devenir l’égale d’un homme, elle qui est née dans un corps de femme et ne peut donc rien accomplir.

Aventureuse, intelligente, fière, généreuse et indépendante : ainsi apparaît Hatchepsout. Chie Inudoh nous dépeint un formidable portait féministe de cette reine :

  • Aventureuse, elle l’est tout d’abord car elle souhaite se rendre sur le terrain, aux côtés des soldats.
  • Intelligente, elle le prouve tout au long de ce premier tome : elle manie la ruse comme personne au palais, et montre tout son intérêt pour le peuple égyptien.
  • Généreuse, elle essaye de l’être autant qu’elle peut en essayant de s’occuper des personnes qui l’entourent.
  • Fière et indépendante, car même si elle s’est mariée avec son demi-frère qui est un abruti total, elle réussit à se détacher de lui afin de mener sa propre existence au palais royal.

Arbres généalogiques, liens avec les dieux, pyramide des castes, flash back, moitié documentaire, moitié narrative, tout est fait pour que l’histoire soit pédagogique tout en restant intéressante. Une histoire qui est tout de même romancée. Est-ce que tout est vrai ? Aucune idée, mes connaissances en Egypte antique sont assez limitées, mais certains éléments se rapprochent de la réalité telle que la dépeignent les historiens.

Au-delà de l’histoire très bien amenée, c’est un manga magnifique que nous apporte là Chie Inudoh. Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler un autre manga des éditions Ki-Oon, Bride Stories, avec le même souci du détail. Les personnages sont magnifiques, les décors très travaillés, et on a presque l’impression de partir en Egypte.
L’objet-livre lui-même est beau, avec une jaquette que l’on pourrait presque prendre pour du papyrus.

Ce premier tome de Reine d’Egypte est pour moi un coup de coeur, et j’attends avec impatience la suite (au mois de juin) ! En attendant, je pense me renseigner un peu sur Hatchepsout, cette formidable reine qui a régné il y a bien longtemps 🙂

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My Hero Academia

Dans un monde où 80 % de la population possède un super‑pouvoir appelé alter, les héros font partie de la vie quotidienne. Et les super‑vilains aussi ! Face à eux se dresse l’invincible All Might, le plus puissant des héros ! Le jeune Izuku Midoriya en est un fan absolu. Il n’a qu’un rêve : entrer à la Hero Academia pour suivre les traces de son idole.
Le problème, c’est qu’il fait partie des 20 % qui n’ont aucun pouvoir…
Son destin est bouleversé le jour où sa route croise celle d’All Might en personne ! Ce dernier lui offre une chance inespérée de voir son rêve se réaliser. Pour Izuku, le parcours du combattant ne fait que commencer !

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My Hero Academia est un shonen écrit par Köhei Horikoshi. Il connait un succès certain au Japon, de même qu’en France, où il est publié par Ki-Oon. 

Izuku Midoriya est un garçon ce qui a de plus normal. Et c’est bien le problème. Car le monde a bien changé : plus de 80% de la population est désormais doté de pouvoirs et le Japon est peuplé de super-héros. Mais les plus grands super-héros ont fait des études pour le devenir. Les meilleurs viennent de Yuei, très réputée. Oui mais voilà, l’université n’est pas ouverte aux gens normaux. Izuku va toutefois s’accrocher à son rêve, jusqu’à ce jour où il va rencontrer All Might, le plus grand des super-héros…

Si j’ai commencé ce manga, c’est surtout par curiosité. L’histoire me plaisait bien et m’a surtout pas mal intriguée. Pour une fois qu’être humain est quelque chose d’anormal, et être super héros quelque chose de normal, on est en droit d’être curieux de voir ce que l’auteur a pu faire de ce point de départ.

Et pour ma part, j’ai beaucoup aimé ! Car Izuku est un garçon qui s’accroche à ses rêves (devenir le plus grand des supers-héros), et même s’il bénéficie de pas mal de chance, il se donne les moyens de les accomplir. Même si cela doit lui faire mal, aussi bien physiquement que mentalement. C’est un personnage assez attachant, et heureusement, étant donné que c’est lui le héros. Parfois, il fait tout de même un peu pitié, mais sa force de caractère et sa volonté sont tout à son honneur.
Brimé par ses camarades qui se moquent de lui car il n’a pas de pouvoirs, tout est fait pour qu’il abandonne ses rêves. Pourtant, sa rencontre avec All Might va tout changer : celui-ci va lui offrir son pouvoir, le One-for-All. C’est le début pour Izuku de quelque chose de nouveau, qui va changer sa vie à jamais.

J’ai aussi apprécié le personnage de All Might, qui se révèle être un héros tout maigre lorsqu’il n’utilise pas ses pouvoirs et surtout très cynique et plutôt drôle. Il va entrainer Izuku jusqu’à ses dernières forces, mais sous ses airs de fou, il sait ce qu’il fait. 

Le manga est plutôt fourni côté dialogues, mais cela pose de bonnes bases pour la suite : l’histoire n’en est que plus crédible, et on ne s’ennuie pas une seconde, comme dans One-Punch Man
De même, les illustrations sont bien exécutées, largement lisibles par tout le monde. Il n’y a pas trop de violence, ce qui est appréciable, même si il y a bien évidemment des scènes de combats épiques 🙂

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Darwin’s Game

La vie de Kaname Sudo bascule le jour où quelques mots a priori inoffensifs s’affichent sur son portable. Il a le malheur d’accepter l’invitation. Aussitôt mordu au cou par un serpent virtuel surgi de l’écran, il est désormais l’esclave d’un jeu impitoyable, le « Darwin’s Game », véritable arène urbaine dans laquelle des participants interconnectés via un réseau social s’affrontent dans des duels à mort.

Très vite, le lycéen doit se rendre à l’évidence : même s’il essaie de se soustraire au jeu, ses adversaires, attirés par l’appât du gain et le frisson du combat, sont prêts à tout pour le retrouver…

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Kaname Sudo est un lycéen lambda. Jusqu’au jour où il reçoit un message pour jouer à un jeu en ligne. Qui n’a jamais reçu ce genre de demande sur les réseaux sociaux ? Le jeune homme est intéressé et accepte l’invitation. Mal lui en prend : un serpent virtuel sors alors de son téléphone pour le mordre. Il croit à une hallucination (personne d’autre que lui n’a vu la bête) et oublie le jeu… jusqu’à ce que ce dernier vienne se rappeler à son bon souvenir…

J’ai beaucoup aimé l’histoire de départ de ce manga. On est tous accros à des jeux comme Candy Crush Saga ou encore Farmville… sauf que dans Darwin’s Game, le jeu devient réalité et que les joueurs s’affrontent dans la vraie vie. Mais pas de gentils animaux à nourrir ni de bonbons gélifiés à éliminer, non, le but du Darwin’s Game, c’est de tuer son adversaire, un autre joueur. Mais quel est le but ultime de ce jeu ? Car si ce jeu s’appelle Darwin’s Game, c’est bien pour une raison.

Darwin’s Game, c’est bien. Mais il manque le piquant, le grain de folie, qui font que des mangas comme King’s Game ou encore Judge sont géniaux. J’ai quand même bien aimé, et je souhaite découvrir le pourquoi du comment du Darwin’s Game.

J’attends de voir si la suite va me séduire autant que les mangas que j’ai cités plus haut 🙂

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Secret

« J’ai la preuve que trois meurtriers se cachent parmi vous. »
Ces paroles accusatrices lancées par un psychologue à six des élèves rescapés d’un tragique accident de bus sont immédiatement suivies d’un ultimatum implacable : les trois coupables ont une semaine pour avouer leurs crimes et se repentir, sans quoi ils seront dénoncés aux autorités…

Encore sous le choc de la catastrophe qui a décimé la majorité de leur classe, les six lycéens se lancent dans une course contre la montre infernale pour prouver leur innocence. Mais à qui faire confiance quand tout le monde cache un secret ?

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Secret est la troisième série de mangas gores de Yoshiki Tonogai. Après Doubt et Judge, deux séries de mangas psychologiques assez anxiogènes, le mangaka remet le couvert avec ses personnages à masque de lapin aux yeux rouges (et autres animaux), qui l’ont fait connaitre.

Le premier tome ouvre sur une scène de réunion dans une salle de classe, entre ce qui semble être un prof et un groupe d’élèves. Jusque là, rien de nouveau. Sauf que le prof – qui se révèle être un psy – accuse trois des six élèves d’être des meurtriers. Elèves qui sont les seuls survivants d’un accident de bus qui a eu lieu un mois plus tôt. Choc dans la salle ! Alors qu’ils ont survécu à un épisode plus que traumatisant, on les accuse de meurtre. Mais qui sont les coupables ? Ils ont une semaine pour se dénoncer, avant que le psy n’aille voir la police. Que la chasse commence.

J’attendais avec impatience la nouvelle série de Yoshiki Tonogai. J’avais adoré les deux premières, et ce début m’a conquise.

Ce mangaka est le maître du suspense, et de nouveau, on retrouve ce côté thriller machiavélique. Secret suit les différents personnages qui sont accusés de meurtre. On les découvre au lycée ou chez eux. On apprend à connaitre les relations qu’ils ont les uns avec les autres, notamment avant l’accident de bus, dans lequel sont morts leurs camarades. Chacun a ses secrets et c’est avec une certaine curiosité qu’on les découvre petit à petit.

On doute : qui sont les coupables? On les accuse, croyant avoir trouvé, les uns après les autres. L’auteur distille des indices, mais ne serait-ce pas pour nous tromper ? Nous mener sur une mauvaise piste ? Il nous a déjà démontré qu’il ne faut pas se fier aux apparences…

Ah ah ! J’adore toujours autant, c’est jouissif, plein de tension… Bref, j’attends avec impatience la suite 🙂