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Globules & conséquences

La vie de Catherine, illustratrice, bascule le jour où on lui diagnostique une leucémie aiguë : une forme de cancer très grave qui s’attaque au système immunitaire. Elle qui n’avait jamais été vraiment été hospitalisée se retrouve alors propulsée dans le monde des grands malades et découvre la vie en hôpital. C’est un véritable parcours du combattant qui s’annonce… Les analyses, l’attente des résultats, les séances de soin, le corps qui se transforme, la perte des cheveux, ses relations avec le corps médical, le soutien de son compagnon et de ses proches, le retour à la vie normale, le regard des autres…

Je savais en commençant Globules & conséquences, petite histoire d’une leucémie que j’allais être émue et touchée.

Cette histoire, c’est celle de Catherine Pioli, illustratrice freelance. Alors qu’elle n’a que 32 ans, elle apprend qu’elle est atteinte d’une leucémie aiguë. Pourtant, elle a des chances de s’en sortir. Commencent pour elle les traitements et les visites à l’hôpital…

J’a été frappée par la force des dessins de Catherine Pioli. Ils sont beaux, colorés. Bref, positifs. Et ce qui marque vraiment ce roman graphique, c’est l’optimisme et le positivisme.

On suit pourtant l’auteur dans son quotidien, ses douleurs, les lourdes procédures de l’hôpital face à sa maladie. L’isolement, la perte de poids impressionnante, mais toujours l’envie de vivre.

Elle a voulu faire un côté plus pédagogique avec des pages explicatives (ce qu’est cette maladie, comment on tente de la soigner) très bien fait, et un message important : le don de moelle osseuse est essentiel.

Je vous laisse découvrir la fin de cette BD marquante et très émouvante ! 🙂

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BD

Il faut flinguer Ramirez, Acte I

Ramirez… un nom d’origine Hispanique pour une bande dessinée sauce piquante. L’album Il faut flinguer Ramirez – Acte 1, écrit et mis en scène par Nicolas Petrimaux, nous entraine dans une course poursuite déjantée à travers une Amérique des années 80.

Tout débute dans la société Robotop, dans l’Arizona, qui conçoit et produit des aspirateurs. Jusqu’ici rien d’anormal, mais quand la société est présente dans tous les foyers d’Amérique… l’enjeu est différent. Jacques Ramirez travaille au SAV de Robotop et possède un énorme talent pour réparer les aspirateurs et mettre au point les prototypes de la société.

Sa vie va basculer du jour au lendemain, lorsque deux assassins de la Mafia viennent lui rendre visite pour la réparation de leur aspirateur et pensent le reconnaître…C’est ici que débute une course poursuite (à bord d’une Renault 5 américaine) intense, entre humour, suspense et flash-back.

Police ! Arrêtez votre véhicule !

Et posez cet aspirateur !

Du côté des dessins, l’ambiance des années 80 est bien présente, de la police de caractère, des titres qui présentent les lieux, aux bolides américains, en passant par des couleurs « flashy ». Nous retrouvons même un côté cartoon. Dès que l’action monte en puissance, le lecteur se retrouve immergé dans l’histoire aux côtés du héros.

Ce premier tome comporte également de nombreuse fausses publicités ainsi qu’un Qr-code. Un Qr-code qui nous réserve quelques surprises…

Bref, amateur de moustaches, de bagarres et d’aspirateurs, cette BD est faite pour vous !

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Jean Doux et le mystère de la disquette molle

L’histoire se déroule dans une petite entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier qui vient de se faire racheter, le matin même, par un gros concurrent. L’aventure commence lorsque Jean Doux fait cette découverte mystérieuse : une mallette contenant une disquette molle dans le faux-plafond du débarras. Après avoir mis sa collègue dans la confidence à la cantine, ils décident d’enquêter.

Ah le monde de l’entreprise ! L’open space où tout s’entend, tout se voit… Les collègues et leurs « bonnes » blagues à la machine à café ! La photocopieuse qui ne marche pas. Le papier que vous avez oublié de signer… Privatek a tout ça et même un petit truc en plus, que je vous laisse découvrir au fur et à mesure que vous verrez arriver les personnages de Jean Doux et le mystère de la disquette molle.

Dans cette magnifique entreprise spécialisée dans la broyeuse à papier, le top du top c’est… la broyeuse à papier de niveau 6. Du coup, le graal, ce serait la broyeuse de niveau 7. Inutile de dire qu’il y a sans doute plus trépidant comme vie (sans faire injure aux concepteurs et fabricants de broyeuses à papier bien sûr). C’est en tout cas ce que je me suis dit en ouvrant le livre (bien que ma connaissance en broyeuse à papier est assez limitée !). Au vu de l’aventure que vit Jean Doux au cours des 200 pages de ce roman graphique aux dessins minimalistes mais dynamiques, je tiens à dire que j’ai bien dû réviser mon jugement de départ.

A partir du moment où Jean Doux (quel drôle de nom, non?) trouve la disquette (une antiquité de 1976, pour ma part, je crois que la dernière fois que j’en ai vu une, c’était dans le fatras de mon bureau, à une date indéterminée), à partir du moment, donc, où Jean Doux trouve la disquette molle, il enchaîne les aventures.

Bon, c’est pas James Bond non plus, mais quand même, il y a de l’idée dans le scénario. Et franchement, c’est drôle. Humour premier, deuxième, troisième degré, à vous de voir ce qui vous va le mieux. Du cadeau des collègues au cynisme du nouveau patron, des conditions de travail à la soirée aux règles idiotes, des coups bas entre collègues à la résistance à la hiérarchie, tout y est. Bonne lecture ! 😉

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Takane & Hana, vol. 7 & 8

Tome 7 : 

Après avoir d’abord refusé son aide, Takane apprend à vivre comme les gens du peuple auprès de Hana et s’adapte ainsi à son nouveau quotidien. Grâce à la jeune lycéenne, l’ancien riche reprend alors du poil de la bête et retrouve peu à peu son caractère habituel. Toutefois, suite à ces épreuves, Hana a découvert de nouvelles facettes de Takane et ne peut désormais plus nier ses sentiments. Mais pas question de capituler pour autant ! Il suffit juste de ne rien laisser transparaître…

Après la fin trépidante du tome 6, il me fallait absolument la suite de Takane & Hana !

Dans ce tome-ci, Takane est réellement pauvre, mais se fait petit à petit à sa nouvelle vie. Hana est là pour l’aider, même s’il refuse tout d’abord son aide.

J’ai apprécié la lecture de cette suite, car j’aime voir Takane en difficulté. Cette fois-ci, le lecteur est servi. Car après avoir été rétrogradé, Takane doit s’adapter à sa nouvelle vie dans son nouveau logement. Il est donc complètement déprimé, lui qui est tellement habitué au luxe et à avoir tout ce qu’il souhaite.

Pourtant, ce que j’ai le plus apprécié, c’est de découvrir un nouveau Takane. Il n’agit plus tout à fait pareil, parait effondré, mais est aussi plus posé. Il fait plus adulte, moins gamin qui fait son caprice. Il est plus attirant, prenant la pose sans s’en rendre compte. On voit qu’Hana le fait fondre, même s’il refuse de se l’avouer.

Hana reste égale à elle-même. Elle tente d’aider M. Takane comme elle le peut, avec ses moyens de lycéenne. Cette situation est assez comique, car on dirait que la plus adulte des deux, c’est elle. Pourtant, la jeune fille rend visite à un homme qui a changé. Ce changement soudain rend Takane beaucoup plus craquant. Ils vont alors se rapprocher encore un peu plus, et Hana ne va plus pouvoir fait semblant longtemps : elle éprouve des sentiments pour lui, et il est de plus en plus compliqué de les faire taire.

J’ai trouvé ce volume-ci un peu différent des précédents. L’humour est encore là, mais passe au second plan. Le côté shojo est beaucoup plus mis en avant, de même que le côté fleur-bleue. J’ai envie de voir avancer leur relation, et c’est plus ou moins ce qui se passe ici, même si ça reste trop léger à mon goût 🙂

Tome 8 :

C’est la Saint-Valentin ! Hana hésite autant sur le genre de chocolats à acheter que sur la façon de les offrir à Takane sans rien laisser paraître de ses sentiments… Passée cette épreuve, elle garde profil bas, mais c’est compter sans son père qui invite à l’improviste le prétendant à un dîner de famille. Un peu alcoolisés, les deux hommes discutent de l’avenir de la rencontre arrangée, lorsque Takane lance une réponse ambiguë…

Merci à Anita pour l’envoi de ce tome 8 de Takane & Hana en service presse ! C’est une série que j’adore et c’est toujours un vrai plaisir de retrouver cette histoire ! La preuve, j’ai lu trois tomes en une semaine 😉

Cela fait déjà un moment que Takane et Hana se fréquentent pour un rendez-vous arrangé ! Et c’est déjà la St Valentin qui est là ! Hana hésite à offrir des chocolats à Takane. Un terrible dilemme s’offre à elle : offrir de simples chocolats d’amitié au risque de vexer Takane, ou lui offrir des chocolats d’amour qui ne feront que dévoiler les sentiments qu’elle tente de cacher.

On avance à nouveau lentement dans cette partie de l’histoire. Une certaine routine s’est installée entre les deux tourtereaux : Hana vient étudier au calme chez Monsieur Takane et lui, il devient son professeur particulier de maths quand il rentre du boulot. La situation qui s’était apaisée suite à la banqueroute soudaine de Takane reprend peu à peu de la vigueur. Les grands éclats des personnages sont de retour pour notre plus grand plaisir.

De même, les personnages secondaires vont et viennent à leur guise :

  • Okamoto n’apparait que trop peu. Il pourrait être un véritable rival à Takane. Il est avantagé par son âge, mais est largement battu par le charisme de Takane. Mais il a une carte à jouer. J’espère que cela va arriver ! 
  • Les meilleures amies d’Hana ne sont jamais loin non plus. On les retrouve par épisode, avec leurs propres drames personnels.
  • Drames qui mettent en scène un certain Nicola Luciano, le dragueur invétéré au grand coeur. Dommage qu’on ne le voie pas plus souvent (quoique, il est fatiguant), il est de bon conseil et est un des rares amis de Takane.
  • Rino, cette jeune femme jalouse de Hana car elle-même amoureuse de Takane, est de retour dans ce tome 8. Dommage qu’elle ne soit pas plus une vraie rivale pour Hana, on ne la voit que rarement
  • Le père de Hana prend de l’importance dans la relation entre Takane et Hana. En effet, il est devenu le collègue de Takane par la force des choses et leur relation évolue.

Cet éventail de personnages fait vivre de façon dynamique toute cette histoire. Au-delà du couple Takane et Hana, on a donc un vrai univers bien fait. C’est agréable et j’avoue qu’une fois plongée dans un tome, je n’arrive pas réellement à en sortir ! 

Le volume 9 est sorti en début de mois, je vais donc rapidement m’atteler à la suite, mais ensuite l’attente va être longue 😉

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Takane & Hana, vol. 6

Hana, déçue de passer Noël seule, rentre chez elle lorsqu’elle voit apparaître le « Père Takane » ! Tout de luxe vêtu, ce dernier est venu la surprendre pour lui offrir une soirée magique, sous le signe de l’excès. Et, même si elle refuse de l’admettre, Hana prend conscience de ses sentiments pour le jeune héritier… Malheureusement, l’année commence par une nouvelle épreuve pour le duo. Le président Takaba, dans sa grande sagesse, a décidé de confisquer la totalité des biens de son petit-fils afin de lui apprendre la vie… laissant Takane sous le choc. Difficile de tenir le coup, quand on se retrouve sans le sou !

C’est toujours un réel plaisir de me replonger dans l’univers de Takane & Hana. J’adore les personnages, ainsi que l’histoire. Son humour omniprésent et sa bonne humeur donnent du baume au coeur.

Pour ce sixième tome, on finit l’épisode de Noël, avec une Hana toute déçue. Et puis vient l’épisode où Takane devient pauvre. Oui oui. Le président Takaba qui gère tous ses comptes a décidé de lui couper les vivres afin de lui montrer ce qu’est la vraie vie. Comment va réagir Takane ? Va t’il s’en sortir, ou sombrer dans la dépression ?

Encore une fois, c’est un tome très réussi que l’on retrouve là ! L’humour est toujours là, même si la pitié prend grandement le pas sur le reste. En effet, Takane prend plutôt mal sa nouvelle condition et il est mal en point. Pourtant, on se dit que ça lui fait du bien !

Hana semble de cet avis. Fini les bouquets de fleurs, les parterres de pétales, les voitures chatoyantes. La jeune fille reprend une vie normale. Au revoir Monsieur Takane, cet être douteux qui fréquente une lycéenne. Pourtant, elle commence à s’inquiéter : il ne lui a donné aucune nouvelle depuis quelques semaines. Elle commence alors son enquête, pour cette personne qui ne la laisse pas si insensible…

Cette série ne s’essouffle pas et c’est sans aucun doute dû au scénario complètement barré signé Yuki Shiwasu. On ne s’ennuie pas une seconde. On fait défiler chapitre après chapitre avec empressement. Le côté dynamique du couple principal y est pour quelque chose. C’est efficace et on en redemande.

Bref, j’ai hâte de savoir ce qu’il va advenir de ce pauvre Takane. Va t’il réussir à survivre à son maigre salaire de simple gratte-papiers ? A sa vie de Monsieur-tout-le-monde ? Rien n’est moins sûr ! 😉

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Crapule

22 pages de bandes dessinées en noir, blanc et bleu.
128 strips d’humour qui retracent le quotidien du chat Crapule et de sa maîtresse.

Crapule est une bande-dessinée racontant l’histoire d’une jeune femme et d’un chat nommé Crapule.

Il est devenu son chat par la force des choses, sa mère l’ayant laissé dans la boîte aux lettres, dans un carton. Oui, dans la boîte aux lettres… pauvre bête ! Le ton est donné, l’humour est de mise.

C’est une bande dessinée bien mignonne, avec des planches qui évoquent les unes après les autres des moments craquants de la vie d’un chat et de sa maîtresse. Les moments de tendresse, les moments de jeu, les bêtises, bref, des moments vrais.

J’avoue que je me suis reconnue dans certaines planches, ayant déjà vécu certaines situations. Le chat qui s’amuse plus avec le carton qu’avec le jouet qu’on lui a choisi avec amour, le chat qui part en courant comme une balle sans raison particulière,  etc.

C’est une bande dessinée de 130 pages assez efficace. Les planches sont assez parlantes, les pages tournent vite, le texte est plus ou moins présent. Bref, c’est touchant, mignon, c’est le type de BD que j’aime, sans prise de tête, facile à lire, mais agréable.