BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Timeless Romance, vol. 3

Akari est sommée par le chef des démons de prendre une décision : les rejoindre ou rester avec les humains. Elle passe alors beaucoup de temps à retourner le problème dans sa tête, mais la date butoir approche.
De son côté, il semblerait que Chikage cache un secret… Leur incroyable histoire d’amour fantastique se dénoue enfin !

J’ai été déçue par ce troisième et dernier tome de Timeless Romance !

J’adore pourtant les oeuvres de Saki Aikawa d’habitude. Toutefois, cette fois-ci, j’ai trouvé que les choses allaient un peu vite. Beaucoup de chose sont évoquées dans les deux premiers tomes. Les héros étaient adorables, les méchants avaient des choses à cacher, et un certain suspense s’était installé peu à peu place.

Les vilains, dans ce troisième volume, ne sont pas assez creusés et on ne les voit que finalement peu. Les liens du chef des démons avec le futur ne sont pas abordés, alors que c’est quelque chose que l’auteur nous faisait miroiter. Il ne pose que peu de soucis à nos héros (hormis un massacre d’humains rapidement passé).

Il y a une tentative de rebondissement avec un gentil qui est en fait méchant. Certes, je ne l’avais pas vu venir, mais cela n’apporte pas grand chose à l’histoire. J’aurai préféré avoir des détails de ce qui est abordé dans les deux tomes précédents plutôt que ça.

Heureusement, Akari, l’héroïne, est un personnage agréable et malin. Un peu naïf, mais mignon. Elle fait ce que l’on attend d’elle, c’est une héroïne forte.
Mais sa relation soudainement au beau-fixe avec Chikage est assez étonnante. Le jeune homme se fichait éperdument d’elle jusqu’ici, et d’un coup, il tombe amoureux d’elle. Cela est assez déconcertant…

La fin, bien qu’étant loin d’être une surprise, est plutôt réussie. Un tome supplémentaire n’aurai toutefois pas été de trop pour avoir toutes les explications que l’on attendait !

Ce troisième tome est donc complètement bâclé, et me laisse un goût de déception. Dommage car j’avais adoré les deux premiers tomes ! 🙂

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Livre, Roman

Le Dernier des nôtres

« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».

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Je n’ai pas pour habitude de lire des romans de la rentrée littéraire juste parce qu’ils font partie des romans de la rentrée littéraire. Pourtant, j’ai fait une exception pour quelques romans. Et Le Dernier des nôtres en fait partie. Sa couverture m’a tout de suite attiré l’oeil, de même que sa quatrième de couverture.

1969, Manhattan. Werner Zilch, 24 ans, est prêt à se lancer dans les affaires : il a pour projet, avec son meilleur ami et associé Marcus, de se lancer dans l’immobilier. C’est lors d’un diner qu’il la croise. Il sait qu’elle est « La Femme De Sa Vie ».
1945, Allemagne. La guerre fait rage, et les bombardements anglais ne cessent de pleuvoir. Une femme, Luisa, est retrouvée vivante parmi les décombres, alors qu’elle est sur le point d’accoucher. Voilà pour le début.

C’est un roman que j’ai trouvé très agréable à lire. C’est très bien écrit, sans trop de descriptions, avec des dialogues. J’ai bien aimé que l’auteur alterne entre les deux époques. Pendant tout un moment, on ne sait pas trop où elle veut nous emmener, mais les pièces du puzzle se mettent en place tout au long du roman.

Werner est un personnage qui réussit dans la vie. Séducteur et bel homme, aucune fille ne lui résiste. Pas même Rebecca, jeune bourgeoise américaine. Werner a toutefois un côté énervant de mâle misogyne insupportable. Heureusement que le personnage de Rebecca se montre un minimum féministe, sinon leur relation en dents de scie aurait été ennuyant.
De l’autre côté, on a Marthe qui parcourt l’Europe afin de sauver le bébé de Luisa. Elle fait preuve d’une force de caractère incroyable, surtout face à des armées de SS.

Forcément, dans l’Allemagne de 1945, on aborde le thème du nazisme. L’auteur nous montre les deux côtés : ceux enrôlés de force, qui sont loin de partager les idées d’Hitler, mais qui craignaient pour leur vie, et ceux qui ont trouvé leur place, torturant et tuant à tout va dans les camps.
Adélaïde de Clermont-Tonnerre réussit à nous montrer des personnages qui nous font pitié, alors que leurs agissements sont horribles et d’autres qui nous dégoûtent, qui nous montrent que l’humanité est capable du pire pour son simple plaisir.

C’est un roman qui m’a intrigué : pourquoi « Le dernier des nôtres » ? « Comment l’histoire va t’elle se terminer ? ». La réponse est légèrement décevante car l’auteur se perd un peu dans son récit.
De même, certains éléments sont un peu gros dans le récit. La fin est un peu trop prévisible à mon goût, à l’image des comédies romantiques.

Bref, dans l’ensemble, le roman est bien mené et agréable, mais quelques petites choses m’ont déçue. Je lirai toutefois avec plaisir Fourrure, le premier roman de l’auteur.

Livre, Roman

La danse des vivants

Eté 1918. Dans un hôpital militaire, un jeune homme se réveille amnésique. Il a tout oublié de son passé, jusqu’à son nom, mais parle aussi bien le français que l’allemand.
Les services secrets français voient en lui l’espion idéal. Ils lui donnent l’identité d’un mort allemand. Mais peut-on être un autre quand pour soi-même on est personne ?

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La guerre. Celle de 14-18. Celle des tranchées, de la bataille de la Marne et de Verdun. Les milliers et milliers de morts et de blessés, les gueules cassées, l’armistice, le traité de Versailles… Vous croyiez à peu près tout savoir, en tout cas l’essentiel, sur celle que l’on appela la Der des Der? Moi aussi. Et voilà que m’arrive par le biais de Babelio (merci Babelio, vraiment) La danse des vivants, d’Antoine Rault. 491 pages bien denses, bien écrites, qui racontent autre chose de cette guerre pas encore finie lorsque commence le roman, ses effets sur l’humain et ses suites.

Nous sommes en juillet 1918, pas dans les tranchées mais dans un hôpital militaire. Au milieu des cris de douleur et des gémissements des blessés, un homme s’éveille. Physiquement intact, mais sans souvenir. Ni de qui il est, ni de ce qu’il a vécu. Il aurait pu, comme d’autres, être renvoyé sur le front. Lui aussi subit les électrochocs réservés aux « simulateurs », mais sa façon de s’exprimer, sa culture, le fait qu’il parle aussi bien le français que l’allemand, intrigue. Et l’on souffre avec lui, on a envie qu’il ait plus que ces quelques bribes qui, parfois, remontent de sa mémoire enfouie.

Dans le service qui chaque jour informe des familles de la disparition, de la mort au front d’un enfant, on cherche. Je ne vous raconterai rien de cet aspect des choses, histoire de ne pas trop dévoiler l’intrigue. Antoine Rault joue en tout cas sur les sentiments de lecteurs tout acquis à ce malheureux jeune homme de façon très efficace.

Il permet aussi à ceux qui n’en auraient jamais entendu parler de s’imaginer ce que fut ce service, de même qu’il fait entrer son lecteur dans les négociations du traité de Versailles ou, plus tard dans le roman, des manoeuvres des services secrets, qu’ils soient français ou allemands. C’est là une des particularités réussies de La danse des vivants : mêler l’histoire de son malheureux officier amnésique et l’Histoire, celle écrite par Clemenceau, Wilson, Lloyd George et les grands du monde de l’époque. On croise même, très brièvement mais quand même, un Hitler pas encore au pouvoir, mais aussi Hindenburg et Ludendorff.

En déroulant l’histoire du personnage attachant qu’est Charles (oui, l’amnésique s’appelle en vrai Charles), c’est à la fois une quête d’identité personnelle et  toute une époque que raconte Antoine Rault. Celle de l’après-guerre, qui n’est finalement que l’avant-guerre suivante. Charles devient espion pour la France, part pour l’Allemagne. Et nous voilà dans l’Allemagne de la République de Weimar, qui panse ses plaies, mais aussi – et on connaît beaucoup moins cet aspect de l’histoire allemande – dans l’Allemagne toujours en guerre, contre les Russes, dans la Baltique. Et l’on espère toujours que Charles sortira heureux de ce bourbier… La réponse est au bout des 491 pages. Ou au-delà…

Roman, Roman ado

No Pasarán, Endgame

Et si l’Expérience ultime n’était pas seulement un jeu vidéo mais un moyen de remonter le temps ?
Éric est retourné dans ce qu’il croyait encore être un jeu pour libérer Andreas. Au moment où il l’a retrouvé dans le Paris de 1942, son ancien camarade de classe lui a échappé et s’est enfui avec la disquette. Perdu pour de bon. Lâché, tel un monstre, dans la France de l’Occupation. Prêt à tout pour renverser le cours de l’Histoire et faire gagner le camp des bourreaux !
Qui peut encore l’arrêter ? Éric et Thierry sont désormais hors jeu. Gilles, le frère d’Éric, reporter de guerre, se porte volontaire pour retourner dans une France vert-de-gris, où des policiers français traquent des enfants, où des miliciens prêtent main-forte aux nazis. Il n’aura aucun droit à l’erreur, ni dans le jeu ni dans la vie réelle. Car il n’y a pas de point de sauvegarde. Il n’y en a jamais eu…

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Dans ce troisième et dernier tome, on retrouve toujours les mêmes personnages : Eric, Thierry, Gilles, Khaled, Andreas…

Gilles qui rentre du Moyen-Orient. Eric qui se trouve une alliée inespérée dans sa quête de la vérité en la personne de Nita Salaun, la mère d’Andreas. Thierry qui est devenu interne pendant les vacances et qui aide la famille Boudjedrah. Et toujours Andreas qui est coincé dans le jeu, mais pas dans la position à laquelle on aurait pensé au départ.

Eric et Thierry ne peuvent plus retourner dans le jeu. Ils y sont morts et la partie est finie pour eux. Game over. Le seul qui le peut encore est Gilles, ce journaliste qui a vu tant d’horreurs pendant la guerre en Irak.

L’histoire est devenue plus sérieuse, moins enfantine. Les lecteurs ont grandi, l’histoire aussi. On peut parler de roman engagé (dans une certaine mesure) qui n’a pas peur de dénoncer la violence des jeux vidéos et tout ce qu’ils impliquent : la violence dans la réalité, le fait que certaines personnes ne font pas la différence entre réalité et virtuel (l’actualité le montre un peu tous les jours). Il y a aussi la dangereuse montée de Patrie et Renouveau et les personnes qui sont à sa tête, même si elles ne sont pas précisément nommées.

On voit tout de suite que l’auteur s’est très bien renseigné, qu’il a fait de nombreuses recherches. Il y a un vrai travail de fond. Loin, très loin de certains livres insipides et inutiles. On est happé dans les horreurs de la guerre de 1939-1945, ses acteurs (Pétain, Eichman, Klaus Barbie…), ses actes abominables (la rafle du Vél’d’Hiv)…

Je trouve que le début de ce troisième tome est long et assez éloigné de ce qu’il se passe dans le premier tome car il se trouve surtout dans la réalité. Je me suis même demandée à plus d’une reprise quel était le lien avec l’histoire de base. On le comprend un peu avant la moitié du roman, après être reparti dans le jeu vidéo. Dans ce jeu vidéo étrange qui pourrait bien changer le cours de l’humanité et notre passé pour toujours. C’est à partir de ce moment là que l’on comprend tout l’intérêt de la première partie du roman 🙂

La fin, quoique prévisible, est rondement menée et est à l’image de cette trilogie : tout à fait réussie 🙂

Roman, Roman ado

No Pasarán, le Jeu

Tome 1 et 2 : No Pasarán le Jeu et Andréas le Retour

Eric et Thierry n’avaient jamais prêté attention à cet insigne sur la veste en cuir de leur copain Andréas. Une ancienne décoration militaire parmi beaucoup d’autres. Jusqu’au jour où, dans une boutique de jeux vidéo à Londres, le vendeur, un vieil homme, avait pointé l’index vers l’insigne. Il était devenu livide, s’était mis à crier. Puis il leur avait donné le jeu, leur avait ordonné d’y jouer.
Dans la boîte, une simple disquette. Et pourtant, ce qu’ils voyaient sur leur écran d’ordinateur dépassait de loin tout ce qu’ils auraient pu imaginer.
– Choisissez votre mode de jeu, avait demandé la voix.
L’Expérience ultime n’est pas seulement un jeu vidéo, mais plutôt un passeport vers l’enfer, qui les renvoie dans le passé, sur le Chemin des Dames en 1917, à Guernica sous les bombes en 1937 ou à Paris pendant les rafles de juillet 1942… Eric et Thierry vont s’y brûler. Andréas, aveuglé par ses obsessions, va s’y perdre. A moins que ses deux camarades tentent l’impossible pour le ramener.

no pasaran le jeu

Ce premier tome m’a marqué. J’ai absolument adoré. Eric, Andréas et Thierry sont un groupe d’amis qui partent en voyage scolaire à Londres. En passant devant un magasin de jeux vidéo, ils décident d’entrer. L’histoire, jusque ici, semble plutôt banale. Sauf qu’ils ne savent pas ce qui les attends : un jeu tout droit sortit de l’enfer, un jeu qui les fait basculer dans une réalité virtuelle où tout peut arriver. Sympa !! Enfin… pour nous 🙂

J’ai découvert No Pasarán lors d’une lecture que j’avais à faire pour le collège (oui, je suis en mode je raconte ma vie 😉 ). Ça ne date pas d’hier ! 🙂 Mais ce roman m’est resté, m’a marqué. Je me rappel l’avoir dévoré, adoré et être déçue qu’il n’y ait pas de suite. L’histoire est construite brillamment et on est loin des clichés du genre : « je te tue, tu me tues… GAME OVER ».
Ayant quitter le collège, j’ai mis de côté ce livre, sans toutefois l’oublier. Et je suis tombée sur la nouvelle version qui est sortie il y a quelques mois déjà. Oh joie et bonheur ! Quelques jours plus tard, que vois-je à la Bfm ? le tome 2 de No Pasarán, le Retour d’Andréas. Joie et bonheur, deuxième édition ! Et hop, un de plus dans ma PAL.

Le second (lu récemment donc) est plus un tome de transition. On retrouve deux des trois personnages principaux, mais aussi d’autres comme Gilles reporter de guerre en Irak, le copain Khaled etc… On n’y apprend pas grand chose. On n’avance pas beaucoup : les autorités ne savent pas où est Andréas, Eric sent que quelque chose cloche… des petites choses comme ça qui permettent à certains éléments de se mettre en place. A la fin de ce tome, l’histoire repart vraiment, et on trépigne d’impatience d’avoir le tome suivant entre les mains 😉