BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Good Morning, Little Briar Rose, vol. 2

Malgré ses réticences, Tetsu a fini par accepter de continuer à travailleur au sein de la demeure Karasawa. Mais depuis qu’il connaît les raisons de l’isolement de Shizu, le jeune homme a bien du mal à se comporter naturellement avec elle. Le poids de ce secret n’est-il pas trop lourd à porter pour lui ?

Après avoir appris la vérité sur Shizu, Tetsu a hésité à rester au service de la famille Karasawa. Sa peur des fantômes est forte, mais son projet l’est encore plus. Pourtant, on sent son malaise face à Shizu et aux fantômes qui l’habitent.

L’auteur Megumi Morino arrive à nouveau à nous surprendre avec ce second tome. Shizu est habitée par deux nouveaux fantômes hauts en couleurs. Mirei, une jeune femme qui adore le corps de Shizu. Elle en profite donc à fond, quitte à se mettre en danger, ou dans de délicates situations. Et Kanato, jeune garçon fan de football tombé gravement malade.

Avec Kanato, Shizu est enfantine, insouciante. Cela fait plaisir à voir, même si on sait que ce n’est pas vraiment elle. Le reste du temps, quand elle est réellement elle, elle semble complètement endormie. J’ai eu plus d’une fois envie de la secouer, de lui dire de se battre pour elle-même. C’est un peu ce que Tetsu est en train de faire, de façon plus délicate.

Avec ce second tome, je me suis remise de la scène flippante qui finissait le premier tome : Shizu possédée par un fantôme pas gentil gentil.

Ses différentes personnalités sont toutes crédibles et c’est un vrai tour de maitre de l’auteur. Les fantômes ont plus envie de vivre que la jeune fille, et ils en profitent. Heureusement, car Shizu est énervante !

Le graphisme est délicat et le coup de crayon est joli. C’est un manga que l’on a plaisir à lire ! 🙂

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Coup de Coeur, Livre, Roman ado, Roman jeunesse

Sept roses rouges pour Rachel

Elena est furieuse. Elle doit suivre sa mère dans un village paumé d’Italie pour régler une affaire de famille au lieu de faire la fête avec son amoureux musicien et ses amies. 
La nonna Rachel, mère de sa mère, est décédée, et il faut vider la maison. Sur place, les affaires se compliquent, les entrepreneurs refusent de s’en occuper, prétextant qu’elle est hantée. Pour tous les villageois, Rachel était un peu spéciale, parfois, on l’apercevait danser seule la nuit au bras d’un cavalier invisible…

Un grand merci aux éditions La Joie de Lire et à Babelio pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la Masse Critique Jeunesse !

Comme d’habitude, pour la Masse Critique, le choix est énorme : choisir plusieurs livres pour au final en recevoir un seul. J’avoue que j’ai choisi Sept roses rouges pour Rachel tout à fait par hasard. Je n’ai lu aucun livre de Marie-Christophe Ruata-Arn, ni de livre de cet éditeur. Pourtant, il s’est passé quelque chose : la couverture, ni belle ni moche, m’a parlé. Et à la lecture du résumé, j’ai été emballée.

A la réception du livre, j’ai été un peu surprise. Je ne m’attendais pas à un roman, mais à un album destiné à des grands. Mi-figue mi-raisin, j’ai entamé ma lecture.

Et là, le coup de foudre ! Une histoire prenante, une jolie écriture, bref le duo gagnant.

Italie. De nos jours. Elena vient de rater son bac. Comme punition, sa mère Virna l’emmène avec elle en Italie, dans un tout petit village paumé au milieu de rien. Autant dire que l’adolescente est furieuse. Sa grand-mère est décédée et Virna est venue finir de vider la maison de la nonna dans le but de la raser. Sauf que personne au village ne semble vouloir approcher de la maison. Une malédiction semble effrayer toute la population…

C’est une magnifique histoire d’amour que nous raconte-là Marie-Christophe Ruata-Arn, oscillant entre réalité et fantastique !

Elena va se rendre compte qu’elle ne connait que très peu sa nonna et la vie qu’elle a mené. C’est Tita, le fantôme qui hante la maison de Rachel, qui va peu à peu révéler certains éléments. 
Ces éléments sont donnés au compte-gouttes tout au long du roman, ce qui pousse le lecteur à aller toujours plus loin.

En parallèle de ça, Elena vit sa vie d’adolescente. Elle tente d’organiser sa vie sociale pour l’été à venir, mais n’obtient bizarrement aucune réponse de ses copines et de son petit-ami Arthur.
En Italie, elle retrouve un ami d’enfance plutôt adorable, Matteo, qu’elle n’a pas vu depuis des années. Mais rien de bien passionnant ne se passe jamais dans ce village. Alors lorsqu’une histoire de fantôme pointe le bout de son nez, Elena va s’impliquer autant qu’elle le peut.

Elena a certains côtés agaçants : elle ne sait pas ce qu’elle veut, quitte à faire tourner en bourrique le lecteur. Elle n’en fait qu’à sa tête, n’écoute personne. Mais c’est une adolescente de 16 ans qui a perdu ses repères, et on peut donc la comprendre. Elle essaye de toutes ses forces de sauver son fantôme, Tita. Mais avec les adultes peu compréhensifs qui l’entourent, les choses ne sont pas faciles pour elle.

Et puis il y a toujours, en fil rouge, cette belle histoire d’amour, ce qui adoucit les choses. J’ai adoré la découvrir ! Elle est servie par une écriture fluide et facile à lire.

Je vous recommande cette lecture inattendue qui vous mènera en Italie, au milieu des rizières, dans un tout petit village où se passent des choses bien étranges ! 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Psychic Detective Yakumo, vol. 2

L’inspecteur Goto sollicite l’aide de Yakumo : Makoto, la fille du commissaire, est possédée par un fantôme. Au même moment, la police retrouve, près d’une rivière, les corps de plusieurs jeunes filles, vraisemblablement assassinées. Yakumo va rapidement découvrir que les deux affaires sont étrangement liées…

Pour ce second tome, on reprend là où on avait laissé nos personnages : avec une nouvelle possession sur les bras.

Makoto est la fille du commissaire de police. Elle va être témoin d’un accident de voiture tragique, puis va s’écrouler sans raison. L’inspecteur Goto va faire appel à Yakumo Saito pour ses dons de « voyance » : le jeune étudiant peut voir les morts posséder les vivants avec l’aide de oeil gauche. Sauf qu’en creusant un peu, cette histoire va se révéler bien plus compliquée que prévu, avec des ramifications inattendues…

Les chapitres de ce second volume sont assez longs. Cela est appréciable car quand on est lancé dans cette histoire, on n’a pas forcément envie que cela s’arrête. On a peut-être un peu moins de suspense à la clé, mais ce n’est pas bien grave. Surtout que les fins des chapitres sont quand même bien faites et donnent envie de continuer sa lecture jusqu’au bout.

En ce qui concerne l’histoire, je trouve qu’elle fonctionne mieux que celle du premier volume. On est plus proche d’une possession façon L’Exorciste, avec un esprit qui parle par l’intermédiaire d’un corps, tandis que la pauvre victime prisonnière tente de tenir le coup. Ce n’est pas le plus gros des illustrations car on se concentre sur l’enquête, mais ces scènes « d’horreur » restent quand même présentes.
De plus, plusieurs enquêtes se recoupent, permettant à certains personnages de se croiser à nouveau, ce qui est agréable et mène à des situations inattendues.

On fait la connaissance de nouveaux personnages, avec notamment la famille de la victime, et surtout, le médecin légiste, Hata Hideyoshi. Ce dernier est aussi moche que dingue, mais parait tout à fait à sa place dans l’univers créé par Manabu Kaminaga.
On en apprend aussi un peu plus sur Yakumo lui-même : on découvre les liens traumatisants qu’il a avec sa mère, que son oncle a la même particularité que lui, et qu’il a été élevé avec une cousine un brin particulière.

J’ai envie de m’attaquer à la suite dès que possible ! Pour rappel, il y a 14 tomes dans cette histoire, ce qui laisse présager le meilleur pour cette série 🙂

Livre, Roman jeunesse

Le monde secret de Sombreterre, tome 1 : Le clan perdu

Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Aline fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?

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Tout d’abord, je souhaite énormément remercier Cassandra O’Donnell et les éditions Flammarion qui m’ont permis de lire en avant-première ce livre en m’envoyant un service presse, et pour leur confiance ! 😀

Comme vous l’aurez sans doute remarqué, je n’ai pas pour habitude de lire des romans jeunesse. J’ai donc fait une exception pour cette fois-ci, et c’est avec plaisir que je me suis plongée dans ce livre.

Victor, jeune orphelin de 12 ans, est tout ce qu’il y a de plus normal. Sauf qu’il voit des fantômes et leur parle, et d’étranges créatures aux yeux jaunes rôdent dans le noir près de lui. Tout cela ne le rend guère populaire au collège, où il est vu comme un garçon dérangé. Il n’a pas vraiment d’ami, excepté Lucas, un garçon sympa mais un peu lunatique qui se moque des quand dira t’on. Un jour, ils voient débarquer dans leur classe Alina, gardienne à Sombreterre. Ils ne savent rien de son identité, mais les choses vont alors changer pour Victor, et pas forcément qu’en bien !

J’ai adoré ce roman ! L’histoire est un peu effrayante par moment, ce qui ne m’a pas dérangée outre mesure vu que je suis friande de films d’horreur. Cela m’a ramenée dans ma jeunesse, où je regardais Buffy contre les vampires. Certains des monstres de Sombreterre ressemblent à ceux de la série, comme par exemple les gentlemen muets, qui ont hanté mes nuits 😉

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Bouh les vilains  😦

De même, on y trouve des zombies (les humains possédés par des zombreurs), qui m’ont fait penser aux Macchabs, et une étrange créature appelée Chawak qui m’a fait penser, je ne sais pas pourquoi, à Stitch et ses cousins 😉
Bref, on trouve une mignonne (ou pas) petite troupe de créatures en tout genre qui montre une nouvelle fois que l’auteur a une imagination débordante !

Victor, Alina, Lucas et Lucie sont des jeunes gens tout à fait courageux et attachants. A leur place, je serais allée me cacher quelque part, pour ne plus jamais en sortir ! C’est à ça que l’on reconnait les vrais héros et les autres 😛 Ils ont des réactions certes un peu trop adultes par moment, mais je les ai trouvé crédibles quand même. La maturité des personnages permettra sans aucun doute aux adultes de lire ce livre et d’y prendre plaisir !

L’écriture, fluide, est très facile à lire. Le vocabulaire est adapté pour les 10-13 ans, le public visé. On avance donc plutôt vite. J’ai été happée dès les premières pages, et bien qu’ayant pris mon temps pour lire le livre, j’y suis revenue toujours avec plaisir. Au final, la fin est arrivée bien trop vite ! 🙂
L’histoire est quant à elle sympa, fraiche comme diraient les jeunes, pleine de rebondissements. J’ai adoré la fin, où tout s’enchaine à une vitesse folle, qui ne nous laisse même pas reprendre notre souffle jusqu’au point final de ce premier tome. 

L’histoire est sublimée par les magnifiques illustrations de Jérémie Fleury (la couverture et à l’intérieur). Il n’y en avait que trop peu à l’intérieur à mon goût ! 😉

Ce premier tome pose donc les bases d’une histoire qui s’annonce riche par la suite. J’ai hâte de lire le second tome ! (même si sa sortie n’est pas pour tout de suite…). Cela m’a même donné envie de lire l’autre série jeunesse de Cassandra O’Donnell, Malenfer, destinée à un public un peu plus jeune 🙂

Le livre sort le 6 avril !

Série télé, Séries TV & Films

American Horror Story, saison 5

Drames et cauchemars dans un mystérieux hôtel de Los Angeles, fréquenté par d’étranges créatures.

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Et voilà, la cinquième saison d’American Horror Story est terminée ! Et c’est bien dommage, car j’ai adoré cette saison. 

Cette saison-ci se déroule à notre époque, dans un hôtel de Los Angeles, l’Hôtel Cortez (d’où American Horror Story Hotel). On se rend alors vite compte que, s’il y a des clients dans cet hôtel, ils n’y restent pas longtemps. Soit ils partent effrayés, voire traumatisés, soit ils ne partent pas du tout. La raison ? Ils sont morts. Car oui, les employés et résidents constants de l’hôtel sont un peu… étranges, et ils aiment s’amuser. Et certaines chambres renferment des secrets que l’on n’a pas forcément envie de découvrir !

Ryan Murphy et Brad Falchuck, les créateurs de la série, ont réussi à insuffler un nouveau souffle à une série qui, après deux premières très bonnes saisons, était devenue un peu décevante (Coven était classe, mais bof bof). 

Alors que j’avais peur que Lady Gaga casse la série après le départ de Jessica Lange, j’ai été plus que surprise en découvrant qu’elle jouait bien. Elle a réussi a insuffler à son personnage une part de mystère, mais aussi une part de dangerosité. Elle m’a complètement fait oublier Jessica Lange qui été pourtant jusque là LA figure de la série. Pour rappel, la chanteuse a obtenu un Golden Globe pour sa prestation.

Pour les autres acteurs, le principe reste le même : on prend les mêmes avec un rôle différent à chaque saison, et on recommence.

Evan Peters m’a impressionnée dans cette saison : dans la première saison, il jouait Tate, un ado un peu beaucoup dérangé sur les bords, mais dans celle-ci, il joue un serial killer des années 30 à la perfection. On oublierait presque que c’est le même acteur !
De même, Sarah Paulson s’est éclatée avec le rôle de Sally, accro à la drogue, toujours à déprimer. On est bien loin de ses débuts avec la douce medium Billie Jean.
J’ai aussi beaucoup aimé Mare Winningham qui joue avec humour Miss Evers, la femme de ménage qui aime nettoyer les tâches… toutes les tâches ! Et plus c’est dur à enlever, mieux c’est 😛
Et puis il y a Denis O’Hare, qui illumine cette cinquième saison avec le rôle de Liz Taylor.

Je m’attendais à une série façon Shining. Et d’une certaine façon, il y a des références à l’oeuvre de Stephen King : des couloirs interminables et de la déco années 70. Mais les ressemblances s’arrêtent là. Car dans cet hôtel, on trouve non seulement des fantômes très très farceurs (le genre de blagues que l’on n’a pas envie d’expérimenter car bien souvent on termine mort), mais aussi des vampires, et des serial killer façon Hannibal Lecter. Les vivants ont donc intérêt à faire attention à eux. 

Dans cette saison, on va de bizarreries en bizarreries, de surprises en surprises, pour notre plus grand plaisir. Et puis au bout d’un moment, on se rend compte que l’on apprécie les personnages malgré leurs actes. La Comtesse, Liz Taylor, Donovan, John, Sally, James Patrick March, etc… Ils sont une belle et grande famille. Et comme dans toutes les grandes et belles familles, on s’aime, on se déteste. Je pense que si j’apprécie autant ces personnages, c’est aussi grâce au ton donné à la série. Alors qu’une réunion des fantômes des plus grands serial killer devrait effrayer, j’ai plutôt trouvé cette scène fascinante et drôle. Et si cela était vrai ? Ils sont tous complètement timbrés, et sont là, à rigoler sur les meurtres qu’ils ont commis. Ça a de quoi déranger, mais c’est aussi ce qui fait la force d’American Horror Story de façon plus générale. Et c’est sans doute ce qui fait son succès ! 🙂

Série télé

American Horror Story

La famille Harmon, composée d’un psychiatre pervers, Ben, de sa femme meurtrie, Vivien, et de leur fille satanique, Violet, s’installe dans un manoir hanté, après l’adultère de Ben et la fausse couche de Vivien. Sauf qu’ils ne savent pas qu’ils achètent une maison hantée par les fantômes des précédents propriétaires, morts dans le manoir. Les esprits rôdent et sont bien décidés à les torturer, afin de les confronter à leurs plus grandes peurs…

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American Horror Story, c’est la série que j’ai découvert il y a peu de temps. Oui, je sais je suis plus qu’en retard. Mais je me suis bien rattrapée depuis ! 🙂

Une semaine et demi et hop ! la saison 1 terminée. La saison 2 n’a qu’à bien se tenir ! (je sens que ça va faire peur, puisque l’action se tient dans un asile…). Quant à la saison 3… on va peut-être attendre qu’elle sorte 🙂

C’est une série tout à fait étrange, voir même déroutante, et ce n’est rien de le dire ! On doit comprendre qui est mort et qui ne l’est pas, qui fait quoi et pour quelle raison, qui ment, et qui va céder en premier à ses pulsions les plus sauvages…

12 épisodes pour la première saison, 13 pour la seconde, 14 pour la troisième ? ( 😛 ). C’est à la fois suffisant et à la fois non, puisque c’est une série tout à fait addictive, avec des personnages que l’on adore détester ou adorer. Jessica Lange (oui oui La Jessica Lange de King Kong !) qui est génialissime et tout à fait détestable, Evan Peters qui est celui qui à sans doute le rôle le plus intéressant de la série puisqu’en fait c’est un véritable psychopathe … Et puis pleins d’autres gens (pleiiiiiins de guests en plus)…

En même temps avec ça, c’est une série d’horreur, avec des meurtres plus que violents, des fantômes pas du tout bien intentionnés, du suspense, du gore… Et pleins d’autres choses, mais j’en ai déjà dit beaucoup. Beaucoup trop 😉

Juste pour conclure, c’est le genre de série que l’on déteste ou que l’on adore, mais il n’y a pas de juste milieu. Pour ma part, j’ai adoré !!