Livre, Roman ado

Everless

Julie vit dans la misère avec son père. Pour pouvoir payer ses dettes, celui-ci va consulter l’extracteur de temps. Car au royaume de Sempera, tout se paie en temps. On peut en effet transformer en métal précieux le temps de vie contenu dans le sang…
Pour éviter que son père, déjà très affaibli, se condamne en procédant à une nouvelle saignée, Julie se fait engager comme domestique à Everless, la résidence des Gerling, la famille la plus puissante du royaume. On va y célébrer les noces de Roan, le fils cadet de la famille, avec la fille adoptive de la reine. Cette dernière est agée de plusieurs centaines d’années grâce à ses richesses (la monnaie créée à partir du sang peut aussi se consommer pour allonger la vie…)
Or, Julie est depuis toujours secrètement amoureuse de Roan. Car elle a vécu à Everless dans son enfance. Mais suite à un tragique accident, son père et elle ont dû s’enfuir. Et son père lui a toujours interdit de retourner à Everless…

Julie, 17 ans, vit dans la misère, avec son père, dans le petit village paysan de Crofton. Seul moyen pour elle de s’en sortir, retourner à Everless, au palais des Lords, où son père lui avait fait promettre de ne jamais retourner…

J’ai beaucoup aimé ce premier tome d’une nouvelle saga de dystopie ! L’univers créé est fort et j’ai été embarquée dès les premières lignes à Crofton, puis à Everless et tout le royaume de Sempera.

Julie est un personnage fort qui avance autant qu’elle le peut pour sauver la seule famille qu’il lui reste, son père. Dans une société où le sang représente l’argent et où la magie est souveraine, elle réussi à s’en sortir comme elle le peut en tant que domestique au palais d’Everless. Sauf que les réminiscences qui viennent à elle de temps en temps lui font peur. Son père lui a caché beaucoup de choses et elle va tout faire pour découvrir qui elle est, pour découvrir la vérité. Ce roman de fantasy est donc surtout une quête d’identité, mais pas que.

Les autres personnages présentés sont presque tous aussi importants les uns que les autres, que ce soit Roan, Liam, les deux frères Gerling avec qui jouait Julie quand elle était petite, Ina Gold, ou encore la reine et sa servante Caro. Dommage toutefois que l’auteur ne passe pas plus de temps à creuser ces personnages. L’intrigue étant assez importante, on sent qu’il y a quelques manques de ce côté-là.

Ce qui m’a sans doute le plus plu dans cette histoire, c’est cette histoire de sang qui se transforme en or, puis en temps. J’ai trouvé cela très original car jamais lu dans aucun autre roman.
Et puis, il y a aussi cette histoire d’Alchimiste et d’Envouteuse qui m’a fait penser aux Conte des trois frères de J.K. Rowling. Cette mythologie rend Everless crédible. Au fil de la lecture, certains éléments se mettent en place assez finement. Puis finalement, on réalise ce que cela signifie : que l’auteur nous a baladé depuis le début, disséminant des indices de-ci de-là, pour un final inattendu.

Le rythme de ce roman est intéressant. Le lecteur n’a pas d’autre choix que de continuer s’il veut connaitre tous les petits secrets qui se cachent dans les couloirs du palais. On a pas mal de péripéties, le suspense est assez présent et on a aussi pas mal d’aventure.

Ce premier tome pose les bases d’une saga qui s’annonce très bonne. J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce roman ! L’écriture de Sara Holland est agréable, ce qui m’a permit d’apprécier d’autant plus cette lecture 🙂

Un grand merci à Bayard et à Babelio pour l’envoi de ce roman !

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Livre, Roman ado

La Légende des quatre, tome 1 : Le clan des loups

Ils sont quatre, héritiers de leurs clans… Ils doivent s’unir pour survivre.
Loup, tigre, serpent, aigle : quatre clans ennemis. Les Yokaïs, créatures tantôt humaines, tantôt animales, vivent dans une harmonie fragile. Maya, l’héritière du clan des loups, et Bregan, du clan des tigres, sont les garants de la paix. Mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus ?

J’ai enfin réussi à terminer ce premier tome de La Légende des quatre ! Après l’avoir reposé et repris plusieurs fois, je suis enfin allée jusqu’au bout de ma lecture.

Maya fait partie du clan des loups. Elle est l’héritière de son clan, mais c’est aussi une ado. Mi-humaine mi-animale, elle va devoir faire face à quelque chose d’inattendu : une révolte qui gronde. Elle va devoir s’associer aux autres héritiers Yokaïs, ce qui ne va pas être de tout repos !

C’est toujours un plaisir de lire un roman de Cassandra O’Donnell. Toutefois, sur ce titre là, j’ai eu un peu plus de mal que d’habitude. Je n’ai pas réussi à rentrer dans le roman tout de suite, d’où le temps infini que j’ai mis à le lire…

L’écriture est toutefois agréable et facile à lire, comme d’habitude.

Une fois rentrée dans le roman, j’ai été plongée dans un univers post-apocalyptique dans lequel les humains ne sont plus réellement qui ils étaient. Ils ont perdu de leur prestance, vivant dans les habitations en bois, revenant aux produits de la terre.
Vivant parmi eux, les Yokaïs. Des êtres mi-humains mi-animaux (serpent, loup, tigre et aigle) divisés en clans. Chaque clan a son territoire propre.  Au milieu  de tout ça, nos héritiers, Maya, Wan, Nel et Bregan. Ennemis, ils vont toutefois devoir se montrer diplomates et s’allier quand un ennemi commun va montrer le bout de son nez.

L’intrigue est très bien construite. On rentre dans un monde tout à fait crédible, où on allie à la fois le suspense et l’action. Les personnages sont attachants, avec du caractère. La légende des quatre amène aussi à réfléchir à notre société d’aujourd’hui, avec des thèmes tels que la différence, la tolérance, et bien d’autres !

Cette nouvelle série qui compte déjà deux tomes est une série à découvrir. Je vous la recommande ! 🙂

Livre, Roman ado

Le Dernier magicien

Stoppe le magicien
Vole le Livre
Sauve le futur

De nos jours à New-York : les magiciens vivent terrés dans Manhattan, qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort. Esta, une magicienne à l’affinité hors-norme, a le don de voyager à travers les époques et de figer le temps. Elle seule peut se rendre en 1902. Là où tout a commencé. Là où le Magicien s’est jeté du haut du pont de Brooklyn avec l’Ars Arcana, le Livre ancien contenant tous les secrets, condamnant la magie à des lendemains sans espoir…

J’ai reçu le premier tome de Le Dernier magicien grâce à une Masse critique spéciale sur Babelio. Je remercie grandement les éditions Casterman pour cette belle découverte !

C’est un livre qui m’a fait penser d’un côté à Six of cross et d’un autre à la saga A la croisée des mondes, car certains éléments sont les mêmes. Pourtant, l’histoire est radicalement différente.

Le monde que l’on connait regorge de magiciens. Sauf qu’aujourd’hui, la magie a presque disparu. De plus, à Manhattan, les magiciens se retrouvent coincés par une barrière très puissante : s’ils la franchissent, ils perdent leurs pouvoirs et meurent peu de temps après, dans d’affreuse souffrances. Esta, une magicienne ayant le pouvoir de voyager dans le temps va essayer de changer le passé afin de voir un meilleur futur…

L’Ars Arcana est le premier tome d’une trilogie qui s’annonce phénoménale. C’est un vrai pavé avec ses quelques 647 pages ! Pourtant, c’est tellement bien écrit, que l’on ne voit pas les pages tourner.

L’univers est très bien construit, l’auteur prenant le temps de poser la situation, de présenter les personnages, ainsi que les différents lieux d’action. On a plein de descriptions aussi, mais cela ne gêne pas la lecture.

On alterne les chapitres avec la vision d’Esta, de Harte Darrigan et Dolph Saunders. On est donc complètement immergé dans l’histoire. On en sait beaucoup plus que chaque personnage, ce qui est très intéressant. Et pourtant, on a quand même quelques surprises : le roman est rempli de rebondissements, de faux-semblants et chaque personnage est prêt à trahir l’autre.
Ils sont tous aussi crédibles les uns que les autres, aussi attachants les uns que les autres.

La fantasy est là, l’univers est sombre. Les rues de Manhattan sont dangereuses, les personnages sont constamment en danger. Bref, c’est tout ce que j’aime ! C’est un roman à découvrir sans attendre ! Vivement la suite 🙂

Livre, Roman, Roman ado

La faucheuse, vol. 1

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.

Vaincre la mort, l’humanité s’y emploie depuis… qu’elle est née ou presque. Mais que se passerait-il si vraiment, on ne mourait plus de maladie, ni d’accident ? Eh bien pour éviter le risque d’une surpopulation dangereuse, il faudrait éliminer régulièrement un certain quota de gens. En un mot, les tuer. C’est le point de départ de La faucheuse.

Dans cette nouvelle société d’où l’on a chassé la mort, la mort… est toujours là. Donner la mort est même devenu un métier, celui des faucheurs. N’allez surtout pas confondre le faucheur avec un assassin. Il ne fait, en tuant, que son boulot et ce sans mauvais esprit ni vindicte quelconque.

Le faucheur, à ne pas confondre non plus avec le bourreau, choisit qui il va glaner, c’est-à-dire tuer. Celui qu’il va glaner peut être n’importe qui, un gentil ou un méchant, un enfant ou un adulte. Jusque-là me direz-vous, il n’y a guère de différence avec une société dans laquelle on n’a pas éliminé la mort. La grande différence, c’est qu’il y a des commandements, que doivent respecter les faucheurs et les autres. Pour le reste, on retrouve assez vite dans La faucheuse les travers de toute société, jusque dans les rangs des faucheurs, qui n’ont pas tous la même idée de leur fonction ni de la manière de l’exercer.

Alors quoi, tout ça pour ça ? Eh bien non, parce que La faucheuse est avant tout un vrai roman bien construit et qu’on a envie de savoir ce qu’il se passe la page d’après et encore celle d’après. On suit les deux ados, Citra et Rowan, dans leur apprentissage, on veut savoir ce qu’il va leur arriver. Et Neal Shusterman, l’auteur de La faucheuse, sait très bien raconter leur histoire et brouiller les pistes. Seul petit bémol, si vous ne supportez pas l’idée de la violence, évitez ce livre. La mort y est partout…

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Lost Children, vol. 1

Ran, spécialiste de l’arme blanche, est un soldat embarqué dans un groupe de rebelles. Dans une société régie par un système de castes, les Gathiya sont voués à une vie de misère. Ils placent leurs espoirs de changement dans l’armée révolutionnaire à laquelle appartient le jeune garçon. Mais lui rêve d’autre chose : retrouver Yuri, son frère de coeur, sa seule famille… Loin des combats qui rythment le quotidien de Ran, Yuri mène une vie de recueillement dans un village sacré caché au coeur de la jungle. Mais il est lui aussi confronté à la violence des hommes qui s’entre-déchirent dans des luttes de pouvoir. Dans toute cette folie, il ne peut oublier l’existence de son ami. Ils sont nés dans des milieux opposés, et rien n’aurait dû les rapprocher. Pourtant, le destin a créé entre eux un lien plus fort que tout… avant de les séparer dans de cruelles circonstances. Sans le savoir, ils sont au coeur d’une révolution qui bouleversera tout un royaume ! 

Lost Children est un des (nombreux) mangas que j’ai achetés à Japan Expo. Il m’a été conseillé par une personne présente sur le stand. Le titre me semblait tentant, alors j’ai tenté !

On arrive dans un univers dont je n’ai pas du tout l’habitude. La guerre fait rage dans cette société faite de castes. Qui dit castes, dit inégalités. Et c’est au milieu de cette guerre que nos deux héros se trouvent. Ran, un Gathyia dont la vie est difficile, et Yuri, qui mène une vie plutôt religieuse au milieu d’un village perdu. Les deux amis vont essayer de se retrouver, mais leurs origines différentes et la guerre ne cessent de les séparer.

C’est donc un manga assez dense que l’on a là ! En seulement trois chapitres, le ton est posé. La guerre, la misère, la détestation des hommes envers d’autres car ils sont différents. Et au milieu de tout ça, deux enfants qui n’ont rien demandé.

Pour l’instant, je n’arrive pas à savoir si j’ai aimé ce manga ou non. On est clairement dans une dystopie, pourtant, on n’est pas si loin de la réalité de certains pays d’aujourd’hui. Cela est très clairement expliqué en fin de tome : Tomomi Sumiyama s’est inspiré du Népal, de l’Inde et d’autres encore pour créer ce manga à l’univers si particulier.

Ran et Yuri sont des enfants à qui l’on a demandé de grandir trop vite. L’un a les armes à la main, l’autre est replié dans un sanctuaire. La seule envie que l’on a, c’est qu’ils se retrouvent. Mais pour quoi faire ? Pour accomplir quoi ? Ces questions, c’est ce qui m’a fait avancer dans ma lecture.

Les graphismes sont beaux, remplis de détails, comme je les aime. On entre assez rapidement dans cet univers de guerre, de désolation, de haine. C’est assez violent psychologiquement en fait !
Les personnages sont beaux, c’est ce qui m’a tout de suite attiré. Ran et Yuri sont en couverture, mais c’est Yuri qui m’a le plus marqué. Que lui est-il arrivé ? Son oeil, sa cicatrice… il a une identité propre qui m’a attirée.

Pour ce premier tome, on a deux chapitres pour nous présenter chacun des personnages, Ran et Yuri. On sait qui ils sont, dans quel univers ils évoluent. J’ai trouvé le troisième tome un peu plus passionnant, avec les origines de leur rencontre.

Il y a encore beaucoup de zones d’ombre dans cette histoire ! Où veut en venir l’auteur ? Quel rôle nos héros ont-ils à jouer ? Que s’est-il passé pour en arriver là ?

Bref, même si je ne sais toujours pas si j’ai aimé, c’est un manga qui m’a fait réagir, et ça, ce n’est pas commun. Il me fait surtout me poser beaucoup de questions. Questions dont je veux bien évidement des réponses ! Affaire à suivre 🙂

Livre, Roman jeunesse

Le Monde de Sombreterre, tome 3 : Les Âmes perdues

Alina, Victor et Lucas découvrent que les gardiens du nouveau monde ont menti depuis des siècles. Ils doivent affronter les esprits pour sauver Sombreterre.

Tout d’abord, un grand merci aux Editions Flammarion Jeunesse et à Cassandra O’Donnell pour l’envoi de ce livre en service presse.

Victor, Alina et Lucas poursuivent leurs aventures sur le monde de Sombreterre dans ce troisième tome. Nos trois héros sont loin d’imaginer ce à quoi ils vont devoir faire face : se retrouver sur les terres des monstres-esprits, faire face aux horribles zombreurs, et surtout découvrir la vérité sur le mal qui couve sur Sombreterre. Et tout ça dans l’espoir de sauver ce monde et notre monde… Pas facile tous les jours d’être un héros !

Ce troisième tome est le dernier de la trilogie Le Monde de Sombreterre, et c’est bien dommage. Je m’étais bien habituée à nos trois petits héros qui sont attachants.
C’est un tome tout en émotion pour Victor qui va devoir faire face à un grand dilemme. Mais c’est un héros, et il agit par conséquent avec sagesse. Il sort grandit de ces expériences et on oublie le petit garçon terrien du début de la saga.
Alina, quant à elle, a appris à faire confiance à son instinct et à ses amis. Alors qu’elle voit tout ce qu’elle connait s’écrouler, elle montre une force incroyable et fait face avec un grand courage.
Lucas est le petit rigolo de la bande. Sans cesse en train de se plaindre. Ses jérémiades apportent de la légèreté dans le récit. Seul humain ayant réussi à passer le voile, mais un peu trouillard quand même, il réussit à apporter l’équilibre qu’il faut à ce trio.

Ce troisième tome se révèle plein de surprises. Après un second tome en perte de souffle, on repart sur de bonnes bases, avec des alliés inattendus, des méchants inattendus, des rencontres forfuites, de nouvelles amitiés et une quête qui s’achève. Bref, une fin de trilogie parfaite, pleine de rebondissements et d’action dans un univers fantastique bien ancré !

C’est toujours un réel plaisir de retrouver la plume de Cassandra O’Donnell. Ses livres se lisent tout seuls, d’une traite. On arrive à la fin sans s’en rendre vraiment compte. C’est bien écrit, avec un rythme soutenu, et un vocabulaire ni trop compliqué ni trop simple pour les enfants. 

Les illustrations de Jérémie Fleury sont toujours aussi belles et agrémentent bien l’histoire. Cela aide bien le lecteur quand on a un peu de mal à imaginer les vilaines créatures ou une scène d’action 😉

Je trouve ça triste de finir une saga comme celle-ci, surtout que par certains côtés, elle n’est pas sans rappeler celle d’un petit sorcier à lunettes rondes et cicatrice sur le front 🙂