BD, BD & Mangas, Livre

Maliki Blog : l’Union fait la force

Maliki Blog est une compilation au format papier de plus d’un an de petites bandes dessinées, publiées en ligne sur mon site maliki.com. Alors oui, le numérique, c’est très chouette, mais un vrai livre, qu’on peut trimbaler partout, prêter ou offrir (ou laisser aux toilettes…) c’est encore mieux !

Maliki Blog : L’Union fait la force, c’est le résultat d’une sacrée aventure qui a eu lieu il y a quelques mois déjà sur le site Ulule. Maliki ne passant plus par un éditeur classique, c’est aujourd’hui une des seules chances pour la lire sur papier que de passer par un site de financement participatif. Bon sinon, vous pouvez aussi la lire chaque semaine sur son site, mais c’est pas tout à fait pareil !

Dans ce second tome d’un peu plus de 300 pages, on retrouve les planches qui ont été publiées il y a un presque un an déjà (oui, je suis très à la bourre !).

Entre petits et gros malheurs, grands bonheurs, vacances en Thaïlande, on retrouve avec plaisir les personnages de Maliki, Becky et tous les chats et poules ! Cette BD, c’est la vie quotidienne de chacun, accompagnée de ses photos, la vie d’auteur en dédicace, en galère et surchargé de boulot, tout ça tout ça. Bref c’est un concentré de bonne humeur mais pas que ! On retrouve l’humour qui est toujours présent, de même que quelques coups de gueule écolos qui sont toujours bienvenus !

On retrouve aussi les jolis personnages fantastiques Ladybird et Electro, présentes depuis un moment déjà. On a aussi un côté geek avec des jeux vidéos, des fans arts et pour finir un super Bonus collector nous expliquant la campagne Ulule. Pas de quoi s’ennuyer donc !

Et tout ça sur du papier de grande qualité et avec une super jaquette ! N’hésitez pas à demander à votre libraire, avec un peu de chance, vous pourrez obtenir ce petit bijou qui vous fera passer d’une émotion à l’autre 🙂

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Livre, Roman ado

La Légende des quatre, tome 1 : Le clan des loups

Ils sont quatre, héritiers de leurs clans… Ils doivent s’unir pour survivre.
Loup, tigre, serpent, aigle : quatre clans ennemis. Les Yokaïs, créatures tantôt humaines, tantôt animales, vivent dans une harmonie fragile. Maya, l’héritière du clan des loups, et Bregan, du clan des tigres, sont les garants de la paix. Mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus ?

J’ai enfin réussi à terminer ce premier tome de La Légende des quatre ! Après l’avoir reposé et repris plusieurs fois, je suis enfin allée jusqu’au bout de ma lecture.

Maya fait partie du clan des loups. Elle est l’héritière de son clan, mais c’est aussi une ado. Mi-humaine mi-animale, elle va devoir faire face à quelque chose d’inattendu : une révolte qui gronde. Elle va devoir s’associer aux autres héritiers Yokaïs, ce qui ne va pas être de tout repos !

C’est toujours un plaisir de lire un roman de Cassandra O’Donnell. Toutefois, sur ce titre là, j’ai eu un peu plus de mal que d’habitude. Je n’ai pas réussi à rentrer dans le roman tout de suite, d’où le temps infini que j’ai mis à le lire…

L’écriture est toutefois agréable et facile à lire, comme d’habitude.

Une fois rentrée dans le roman, j’ai été plongée dans un univers post-apocalyptique dans lequel les humains ne sont plus réellement qui ils étaient. Ils ont perdu de leur prestance, vivant dans les habitations en bois, revenant aux produits de la terre.
Vivant parmi eux, les Yokaïs. Des êtres mi-humains mi-animaux (serpent, loup, tigre et aigle) divisés en clans. Chaque clan a son territoire propre.  Au milieu  de tout ça, nos héritiers, Maya, Wan, Nel et Bregan. Ennemis, ils vont toutefois devoir se montrer diplomates et s’allier quand un ennemi commun va montrer le bout de son nez.

L’intrigue est très bien construite. On rentre dans un monde tout à fait crédible, où on allie à la fois le suspense et l’action. Les personnages sont attachants, avec du caractère. La légende des quatre amène aussi à réfléchir à notre société d’aujourd’hui, avec des thèmes tels que la différence, la tolérance, et bien d’autres !

Cette nouvelle série qui compte déjà deux tomes est une série à découvrir. Je vous la recommande ! 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

The Promised Neverland, vol. 3

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

L’étau se resserre autour d’Emma, Norman et Ray : Don et Gilda ont de sérieux doutes sur ce qu’ils leur ont raconté, sœur Krone continue à fouiner et la redoutable Isabella passe à l’action ! La détermination et la perspicacité des trois héros suffiront-elles pour sortir de cette situation désespérée ?!

J’avoue que j’ai pris beaucoup de retard dans mes lectures, après une pause de près de deux mois… La série Promised Neverland n’y a pas échappé. C’est donc du tome 3 dont je vais vous parler aujourd’hui !

Emma, Norman et Ray sont encore bloqués à l’orphelinat et complotent toujours pour s’échapper. Mais c’est sans compter sur Maman et sur Soeur Krone qui vont leur mettre des bâtons dans les roues…

Promised Neverland est une série très prenante, sans aucun conteste. Elle est aussi pleine de mystères, pleine de secrets et pleine de retournements de situation. Ce troisième tome n’y échappe pas, mais c’est ce qui fait le succès de ce manga.

  • Pleine de mystères : on ne sait toujours pas ce qu’il y a dehors, au-delà du mur qui entoure l’orphelinat. On apprend dans ce tome (attention spoiler) qu’il reste tout de même quelques humains et qu’il existe des écoles pour Mamans.

 

  • Pleine de secrets : les personnages ne sont pas tous aussi nets qu’ils veulent bien l’avouer. Ray joue un double-jeu, Soeur Krone aussi. Des choses se cachent aussi dans les murs de l’orphelinat, ce qui oblige le lecteur à garder un oeil attentif sur les décors.

 

  • Pleine de retournements de situation : le jeu du chat et de la souris continue ! Il prend même une autre dimension avec la rivalité qui unie Maman et Soeur Krone. Nos héros sont en danger. Le danger arrive de partout, même de leurs propres rangs…

C’est donc une réussite pour ce volume 3 de l’excellente Promised Neverland ! Le rythme est à tambour battant, l’histoire est complexe (on a enfin une réelle vision du passé), remplie de suspense, bref, un tome comme on les aime ! 🙂

Livre, Roman

Deux milliards de battements de cœur

 » Il paraît que la durée de vie des mammifères est invariablement de deux milliards de battements de cœur, qu’ils soient très lents ou très rapides. Pour les éléphants, cela correspond à cinquante ans. Les chevaux, vingt. Les chats, dix. Les souris, deux. Pour les humains, le compte est bon aux alentours de soixante-dix années.  »

Trente ans. C’est l’âge du narrateur de cette histoire. Et son médecin est formel : il est atteint d’une maladie incurable, il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre.
D’émotion, il perd connaissance de retour chez lui. Au réveil, deux visages sont penchés au-dessus de sa tête : celui de son chat et celui de son sosie… version extravertie !
Cet homme haut en couleur est le Diable en personne. Et il lui propose un marché : chaque jour, supprimer quelque chose du monde réel pour gagner vingt-quatre heures de vie supplémentaires.
Il accepte. Quelques journées extraordinaires passent, où, confronté à des choix difficiles et à leurs conséquences pour ceux qu’il aime, il apprend à réévaluer son existence, son histoire, sa place dans le monde. Et puis, au cinquième jour, le Diable lui propose de supprimer les chats. La vie du narrateur va alors basculer une deuxième fois…

Je me suis tournée vers Deux milliards de battements de cœur uniquement parce qu’il y avait un chat. Oui, c’est léger, mais quand on aime, on ne compte pas 😉

Et surprise, j’ai beaucoup aimé ce roman japonais, signé par Genki Kawamura (Le Garçon et la bête).

Ce roman, c’est plus un testament qu’autre chose. Le narrateur, dont on ne connait pas le nom, apprend qu’il va bientôt mourir. Il est atteint d’une maladie incurable alors qu’il est dans la trentaine et personne ne peut plus rien faire pour lui. Personne ? Si si, le diable pourra faire quelque chose. Une chose de supprimée dans le monde des mortels contre un jour de vie supplémentaire, rien de plus simple ! Oui, mais…

Voilà la trame de ce roman ! Un peu étrange, mais assez sympa.

La suppression des différents objets va permettre au personnage de faire une introspection inattendue. Chacun des objets va lui rappeler des souvenirs, des choses qu’il avait enfui au plus profond, des choses qu’il avait oublié.

Mais là où Genki Kawamura fait fort, c’est que l’introspection de ce personnage amène le lecteur à réfléchir aussi. Si nous étions à la place de ce narrateur, que ferions-nous ?

Je me suis plus d’une fois retrouvée en lui, en ses actes. Par conséquent, ce roman m’a pas mal émue. Il nous fait réfléchir sur le monde qui nous entoure, sur nos actes et sur les moments de bonheur qu’il ne faut pas manquer. Bref, pas mal de philosophie !

Quelle est notre place dans ce monde ? ; Quelle est la portée de nos actes ? ; Qui sommes-nous pour les autres ?, etc. etc. sont des questions que l’on se pose en même temps que le narrateur.

Heureusement, c’est très bien écrit et très facile à lire : en trois fois, j’étais au bout, en train de pleurer comme une madeleine 😀 Le découpage aide beaucoup à la lecture : un chapitre = un jour de survie.

Et les chats dans tout ça ? Vous le découvrirez en lisant ce très bon roman, phénomène au Japon 🙂

Livre, Roman ado

Le Dernier magicien

Stoppe le magicien
Vole le Livre
Sauve le futur

De nos jours à New-York : les magiciens vivent terrés dans Manhattan, qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort. Esta, une magicienne à l’affinité hors-norme, a le don de voyager à travers les époques et de figer le temps. Elle seule peut se rendre en 1902. Là où tout a commencé. Là où le Magicien s’est jeté du haut du pont de Brooklyn avec l’Ars Arcana, le Livre ancien contenant tous les secrets, condamnant la magie à des lendemains sans espoir…

J’ai reçu le premier tome de Le Dernier magicien grâce à une Masse critique spéciale sur Babelio. Je remercie grandement les éditions Casterman pour cette belle découverte !

C’est un livre qui m’a fait penser d’un côté à Six of cross et d’un autre à la saga A la croisée des mondes, car certains éléments sont les mêmes. Pourtant, l’histoire est radicalement différente.

Le monde que l’on connait regorge de magiciens. Sauf qu’aujourd’hui, la magie a presque disparu. De plus, à Manhattan, les magiciens se retrouvent coincés par une barrière très puissante : s’ils la franchissent, ils perdent leurs pouvoirs et meurent peu de temps après, dans d’affreuse souffrances. Esta, une magicienne ayant le pouvoir de voyager dans le temps va essayer de changer le passé afin de voir un meilleur futur…

L’Ars Arcana est le premier tome d’une trilogie qui s’annonce phénoménale. C’est un vrai pavé avec ses quelques 647 pages ! Pourtant, c’est tellement bien écrit, que l’on ne voit pas les pages tourner.

L’univers est très bien construit, l’auteur prenant le temps de poser la situation, de présenter les personnages, ainsi que les différents lieux d’action. On a plein de descriptions aussi, mais cela ne gêne pas la lecture.

On alterne les chapitres avec la vision d’Esta, de Harte Darrigan et Dolph Saunders. On est donc complètement immergé dans l’histoire. On en sait beaucoup plus que chaque personnage, ce qui est très intéressant. Et pourtant, on a quand même quelques surprises : le roman est rempli de rebondissements, de faux-semblants et chaque personnage est prêt à trahir l’autre.
Ils sont tous aussi crédibles les uns que les autres, aussi attachants les uns que les autres.

La fantasy est là, l’univers est sombre. Les rues de Manhattan sont dangereuses, les personnages sont constamment en danger. Bref, c’est tout ce que j’aime ! C’est un roman à découvrir sans attendre ! Vivement la suite 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Good Morning Little Briar Rose, vol. 3

À force de côtoyer Shizu et ceux qui l’habitent, Tetsu commence à s’attacher à elle. Aussi, pour essayer de lui faire goûter à une vie normale, il décide de l’amener au sein de son lycée. Mais la confrontation de la « jeune fille » avec le monde extérieur et les amis du jeune homme ne risque-t-elle pas d’être sources de nouveaux problèmes ?

Tetsu s’habitue peu à peu aux nombreuses personnalités de Shizu. Il est presque devenu ami avec Kanato, avec qui il partage la passion du foot.
Pourtant, Tetsu semble vouloir se rapprocher de la « vraie » Shizu. Il veut qu’elle se réveille, elle qui est toujours endormie lorsqu’elle réintègre son corps. Il veut que sa personnalité rayonne et prenne le pas sur les fantômes. Après tout, c’est le corps de la jeune fille, mais surtout son esprit qui est en jeu.

Cette série reste tout en délicatesse. La vitalité de Kanato casse un peu le rythme, mais c’est nécessaire. C’est un personnage adorable qui nous montre que les fantômes ne sont pas tous horribles.

On sent que Shizu fait des efforts pour se sortir de sa coquille. L’intérêt de Tetsu pour sa personne la fait réagir, et on la voit se transformer peu à peu. Mais parfois, elle profite de pouvoir se cacher derrière la personnalité des fantômes pour éviter le garçon. On se rend donc compte que c’est une jeune fille timide qui n’a que peu confiance en elle. Et qu’elle est sans doute en train de ressentir des choses qu’elle n’a jamais ressenties : la confiance, l’amitié, l’amour.

C’est un beau manga tout doux, que ce soit dans l’histoire ou dans les illustrations. Il prend peu à peu de l’ampleur au fil de la lecture des tomes.  On reste plutôt dans le style shojo, mais cette histoire n’a rien de classique, comme toutes (ou presque) les histoires que publie Akata 🙂