BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Reine d’Egypte, vol. 3

C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmosis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures et forment à première vue un couple parfait. Seulement, sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle ne cessait d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ? Pour Hatchepsout commence alors un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

Ce tome 3 commence 3 ans après les évènements du deuxième tome.

Senmet est parti, mais ne cesse de penser à la reine. Hatchepsout, quant à elle, essaye tant bien que mal de survivre dans une société masculine qui ne veut pas d’une femme au pouvoir.
De plus, les gens commencent à avoir des doutes : elle n’a pas d’enfant, alors qu’elle est censée être l’amante de Pharaon. Des rumeurs courent et cela va amener la reine à agir de façon plus sournoise qu’avant.

C’est encore une fois un tome magnifique que nous offre Chie Inudoh. Le graphisme est juste sublime, je me suis attardée bien souvent sur les illustrations, sur les détails. Décors, costumes, beauté des personnages, tout n’est que ravissement pour les yeux.

L’histoire est remplie de faux-semblants, de complots. Des stratagèmes sont organisés autour d’un enfant à naitre et le suspense se fait sentir sur certains chapitres. Qui va gagner ? Pharaon ou la reine ? Tous les moyens sont bons pour parvenir à leur fin.

Hatchepsout est un personnage qui a beaucoup changé. Même si on la plaint encore un peu car elle est traitée de façon ignoble par Pharaon, on se rend compte qu’elle est devenue une femme dure. Elle ne se laisse pas faire, et est prête à tout pour parvenir sur le trône. Est-elle donc meilleure que Thoutmosis II, son frère ? Sans doute pas, car son ambition grandit de jours en jours.

C’est donc avec un ton un peu plus dur que le lecteur poursuit cette excellente série qu’est Reine d’Egypte. L’histoire est sombre, parfois sanglante, mais parfaitement exécutée ! C’est une des meilleures séries que j’ai le plaisir de lire en ce moment 🙂

Publicités
BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Moving Forward, vol. 1

Sourire pour quoi ? Sourire pour qui ?

Pour masquer ses blessures… ou exprimer sa joie ?

Kuko, jeune lycéenne, affiche toujours un sourire radieux ! Mais autour d’elle, personne ne semble soupçonner que derrière cette apparente bonne humeur se cache une profonde douleur. Ni son père. Ni Kiyo, son voisin métisse. Ni Ibu, son amie d’enfance fan de shôjo mangas. Seul Outa, jeune étudiant en école d’art, réussit à lire en elle, au-delà des apparences. Mais l’arrivée dans son quartier d’un garçon plus perspicace que les autres pourrait bien chambouler son quotidien…

Entre regards perdus et non-dits, découvrez le quotidien de jeunes adolescents qui, entre arts, amour et amitié, cherchent leur équilibre fragile dans un monde souvent trop cruel.

Cela faisait un moment que Moving Forward me faisait de l’oeil, sans que je ne prenne jamais le temps de l’acheter. Et puis l’occasion rêvée est arrivée : un petit tour au Festival de la BD d’Angoulême, un stand pour l’éditeur Akata, et le tour était joué !

Kuko, jeune lycéenne, ne cesse de sourire. Tout ce qu’elle fait, elle le fait en souriant. Sauf que ce sourire semble cacher quelque chose, un peu de tristesse, un peu d’amertume. Pourtant, autour d’elle personne ne semble le remarquer. Vraiment ? Peut-être que si finalement. Entre Outa et un nouveau venu dans sa ville, les choses risques de changer pour la jeune fille…

Je ne connaissais pas l’auteur Nagamu Nanaji avant de commencer cette série. Mais il semble que ce soit une auteure à découvrir ! Elle a un coup de crayon magnifique, avec des personnages aux traits fins et des expressions elles aussi magnifiques. Bien souvent, le lecteur n’a aucun besoin de mots. Toutes les émotions des personnages, et notamment de Kuko, passent par leurs traits. Un coup de maître, surtout quand on sait à quel point c’est compliqué de dessiner des émotions qui vont toucher le lecteur.
De même, les décors de la ville de Kobé (plus particulièrement le quartier de Kitano) sont très travaillés. On trouve d’ailleurs, en fin de volume, une carte nous indiquant les différents endroits que Kuko aime prendre en photo. On n’a presque aucun décor au lycée, la plupart des scènes se déroulant en extérieur, ce qui est assez rare dans un shôjo !

Au-delà de ça, l’histoire reste assez mystérieuse pour le moment. On sait que la mère de Kuko est décédée quand la jeune fille était enfant. On imagine que le chagrin que l’on perçoit en elle vient de là, sans en être sûr. Afin de ne pas y penser, Kuko met les bouchées doubles et vit sa vie à 200 à l’heure. Tout le monde semble la connaître dans son quartier et l’apprécier.
Pourtant, personne ne semble se poser de question sur son sourire rayonnant. Seul Outa, un de ses amis artiste, semble voir à travers elle et deviner ce qui la tracasse. Il sait que quand on lui répond « Ça va », c’est que souvent ça ne va pas si bien. Outa est un personnage que j’ai du mal à cerner, je ne le vois pas forcément comme un personnage très positif pour le moment. Toutefois, Kuko semble l’apprécier.

De même, un nouveau venu en ville peu agréable semble voir à travers le sourire de Kuko. Elle a beau se démener avec les gens de son village, elle semble toujours un peu en décalage. Elle n’a pas l’attitude normale que l’on attend d’une fille de son âge. Et ça, cela semble déranger notre mystérieux personnage masculin. Je ne sais pas encore comment va tourner son personnage, mais malgré son air antipathique, je sens que je vais l’apprécier 😉

Moving Forward aborde donc différents thèmes avec une grande délicatesse. L’amitié, la nostalgie, l’adolescence, le deuil. Il aborde un autre thème qui a une grande importance : les arts. Il est décliné sous plusieurs formes, la photographie, la peinture, la musique. Ils permettent à nos héros d’exprimer les choses qu’ils ont envie, d’échapper à leurs souffrances, à leur quotidien.

C’est un manga rempli d’émotions fortes, rempli de spleen et de bonheur passé, que j’ai découvert là. Cela m’a beaucoup intrigué car, comme à son habitude, Akata nous fait découvrir une histoire singulière, différente. J’ai envie de continuer un petit bout de chemin avec Kuko, cette jeune fille si particulière qui va toujours de l’avant et découvrir le secret de son sourire ! 🙂

Livre, Roman

C’est toi le chat

Depuis la mort subite de sa femme trois ans plus tôt, Paul, chef cuisinier, élève seul sa fille de sept ans. Le quotidien n’est pas toujours facile et Paul remarque que sa fille souffre encore beaucoup de ce décès brutal. Lorsqu’il croise un chat abandonné, il décide de l’offrir à Louise afin d’améliorer son bien-être. L’animal a également des souffrances à soigner.

C’est toi le chat est le premier livre de Laura Trompette que je lis. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ma lecture, mais ça n’a finalement duré que deux ou trois chapitres.

Paul, père de Louise, a perdu sa femme Aurélia, qu’il aimait profondément, il y a trois ans. Patron d’un restaurant qui tourne bien, il essaye tant bien que mal de s’occuper de sa fille. Mais la perte d’Aurélia le tourmente toujours et il n’arrive pas à passer outre. Il n’ose pas rencontrer d’autres femmes. Mais il peut compter sur Gustave, son meilleur ami, pour l’aider. Jusqu’à ce jour où il va adopter un chat abandonné et où tout va finalement changer.

J’ai craqué pour ce livre car il y avait un chat dans l’histoire et sur la couverture. Oui, il m’en faut peu. Mais finalement, je ne regrette pas trop mon choix.

Le roman se découpe en deux narrateurs : un chapitre pour « Le poilu », qui n’est autre que le chat, Harold, et un chapitre pour Paul.

Les chapitres du chat sont assez drôles. Il est assez hautain au départ, à la façon des chats. Exigeant aussi. Car s’il a été abandonné par Caroline, monsieur a tout de même ses préférences et aime son confort. Il est aussi machiste, égoïste et râleur. C’est sans doute la lecture de ses chapitres que j’ai préféré. On découvre l’histoire d’un point de vue différente de celle de Paul. En plus, Harold se faufile partout et est le confident favori de Louise : on sait des choses que certains personnages ne savent pas encore, et ça, c’est franchement plaisant.

Les chapitres de Paul sont beaucoup moins plaisants. Il n’arrive pas, pendant toute une partie du roman, à passer au-delà du décès d’Aurélia. Il a du mal avec la scolarité de Louise, qui se fait harceler au collège parce qu’elle est différente des autres : trop grande, trop créative, c’est une artiste en herbe, mais cela ne passe pas auprès de ses camarades.
De plus, il a aussi du mal avec les autres femmes. Il souhaite rester fidèle à Aurélia, et ne se laisse pas approcher. Toutes les femmes qui sont autour de lui le regardent comme un futur amant, que ce soit la nounou ou encore la collègue. Mais rien y fait, il ne les voit même pas. Jusqu’au jour où Luna va entrer dans sa vie et tout changer.

C’est un roman qui aborde pas mal de thèmes : d’abord, les chats, mais aussi le harcèlement scolaire, la violence faite aux femmes, la difficulté de faire son deuil et la difficile reconstruction qui suit. Bref, pas franchement des thèmes très gais, mais qui sont pourtant bien amenés par l’auteur. Ce n’est donc pas trop lourd et on reste plutôt dans la douceur, dans quelque chose de positif et de simple. Ce roman est un appel à la tolérance et au bonheur de vivre.
Pourtant, j’avoue que j’ai eu du mal à le finir, car les mêmes éléments sont souvent repris, et par moments, j’ai eu l’impression de tourner un peu en rond.

Au-delà de ça, Laura Trompette a un vrai talent d’écriture car on reconnait sans conteste les chapitres Paul et les chapitres Harold. Elle a su donner à chacun une identités propre, facilement reconnaissable. Et ça c’est un travail d’écriture compliqué ! 🙂

C’est toi le chat reste un bon roman sympa que je vous invite à découvrir 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Rikudo, la rage aux poings, vol.5

Sorti vainqueur de son combat contre Tsuwabuki, Riku doit désormais affronter le redoutable Hyôdô. Fils de boxeur professionnel et doté de capacités hors du commun, ce dernier évolue dans le monde de la boxe comme un poisson dans l’eau. Face à un adversaire aussi avantagé, Riku parviendra-t-il à surmonter ses faiblesses pour remporter le East Rookie King ?

Merci à Anita et aux éditions Kazé pour l’envoi de ce manga ! Il sort la semaine prochaine en librairie, et j’ai eu le plaisir de le lire en avant-première. Voici mon avis !

Voici venu le temps du combat tant attendu entre Riku et Hyôdô. Le poids lourd du East Rookie King, Hyôdô, attend avec impatience ce combat. Il est redoutable, avec des capacités incroyables. Pas sûr que Riku s’en sorte face à cet adversaire !

Cela faisait un moment que l’auteur Toshimitsu Matsubara faisait attendre le lecteur avec ce combat. Et pour ma part, j’ai trouvé que l’attente est à la hauteur de ce qui nous est présenté. Puissance, coups bas, stratégie, retournements de situation… tout y est. Plus d’une fois, j’ai retenu mon souffle, le suspense et la tension se faisant plus présents au fil de la lecture.

On a à la fois la vision de Riku pour ce combat, comme pour les autres tomes, mais l’auteur s’attarde aussi sur le ressenti de Hyôdô. Pourquoi il attend tant de ce combat, pourquoi il est aussi impatient.
Nous connaissons donc quelles sont les motivations des deux boxeurs : l’un pour attirer l’attention de son père, l’autre pour faire comme Tokorozawa, grand vainqueur de l’East Rookie King.

Franchement, j’ai trouvé agréable que le lecteur ait toutes les cartes pour comprendre ce qui se passe, contrairement à Riku. 
Ce dernier est perdu dans ce cinquième volume. Il doit faire face au doute, faire face à un adversaire plus puissant et expérimenté que lui et faire face aux propos de Tokorozawa, son mentor.

Le graphisme est encore largement à la hauteur de ce manga.  J’aime beaucoup l’effet « couleurs inversées » qui est très présent dans ce volume. Cela nous montre les chocs encaissés par Riku, qu’ils soient physiques ou mentaux.
De même, certaines illustrations sont marquantes, puissantes, à l’image de cette série.

J’ai juste trouvé que ce cinquième tome manquait de Yuki Naeshiro (personnage féminin que j’aime beaucoup). Toute la place est prise par le combat des deux boxeurs, et donc elle n’apparaît que très peu. Elle ramène Riku sur Terre, le fait un peu plus ressembler à un lycéen qu’à un garçon paumé. Avec elle, il ne semble pas perdu. J’espère que ce personnage reviendra en force dans les prochains tomes ! 😉

J’attends donc avec impatience la suite de ce combat de titans ! 😀

Livre, Roman

The Fire

« Tout les oppose mais rien ne pourra les séparer » 

C’est l’histoire d’une amitié entre deux personnalités contraires, issues d’un milieu social différent, qui se transforme en une rencontre amoureuse. 

Deux amis que tout oppose en apparence, mais qui au fond se ressemblent, brisés par des relations familiales difficiles, tombent amoureux jusqu’à devenir une drogue l’un pour l’autre. Elle a toujours été la femme de sa vie, et lui pour elle, son plus douloureux échec. Parviendront – ils à vivre l’un sans l’autre ?

Alyssa, caissière dans la ville de True Falls, va rencontrer Logan, 18 ans, par le biais de son travail. Les deux jeunes gens vont rapidement très bien s’entendre, et une belle amitié va naitre. Cette amitié va se transformer en amour petit à petit. Sauf que la drogue et les problèmes familiaux de chacun vont se mettre en travers de leur amour. Et ce ne sera pas qu’une fois…

The Fire est le deuxième tome de la série The Elements de Brittainy C. Cherry. Ce tome deux peut se lire tout à fait indépendamment du premier car on ne retrouve absolument pas les premiers personnages, on ne les croise même pas. L’histoire est aussi tout à fait différente.

Alyssa et Logan sont tous les deux des personnages très touchants, et complètement détruits par leur entourage. Alors qu’ils ne semblent rien avoir en commun, on se rend compte qu’ils se ressemblent plus que prévu. Ils ont tous les deux des parents qui ne sont pas là pour eux. La mère d’Alyssa est complètement rigide, accro à son travail d’avocate. Quant à son père, il préfère se préoccuper de son groupe de musique plutôt que de sa fille. Pourtant, Alyssa vit dans un monde plutôt aisé, ce qui n’est pas le cas de Lo. Ce dernier a une vie très compliquée : sa mère, Julie, est accro à la drogue, et a réussi à convertir son fils. Son père, Ricky, est un affreux personnage, dealer qui fournit Julie en drogue et qui la bat dès qu’il le souhaite.
Alyssa et Logan sont tous les deux des personnages forts, qui comptent l’un sur l’autre quand ça ne va pas. Jusqu’à ce qu’un évènement enraye la machine…

Ce roman se passe sur presque 10 ans et est coupé en deux parties : la première se concentre sur l’amour naissant d’Alyssa et Logan, et la deuxième, cinq ans plus tard, se focalise sur leur rabibochage, et sur leur relation avec Erika, la soeur d’Alyssa et Kellan, le frère de Logan, qui doivent bientôt se marier.

Ce deuxième tome est encore une fois très bien écrit, avec de très belles phrases qui apportent au lecteur beaucoup d’émotions. On n’a pas envie de quitter les personnages, même si sur 436 pages, il y a quelques longueurs et des redites.
L’auteur réussit toutefois à nous faire passer quelques messages positifs, qui font du bien : comment la vie peut s’arranger si on trouve la personne qu’il nous faut, comment ne pas baisser les bras à la première contrariété ou face aux problèmes de la vie, qu’il faut se montrer fort mais que l’on peut compter sur ses amis et sa famille, etc.

J’ai toutefois moins aimé ce tome-ci que le premier. La raison ? J’ai trouvé que certaines ficelles étaient un peu grosses, et que cela fait beaucoup de malheur pour deux mêmes personnes en si peu de temps. Tout leur tombe dessus, l’auteur ne leur épargne rien. Un peu comme s’ils n’avaient pas droit au bonheur. C’est certes un drame psychologique, mais il y a quand même des limites.
J’ai trouvé la deuxième partie plutôt longue. Sans doute est-ce dû au fait que j’avais beaucoup apprécié la première. On tourne un peu en rond, avec des personnages qui refont les mêmes erreurs.
Le seul plus de cette partie ? On apprend à connaitre Kellan et Erika. Alors qu’on ne les voit pas, ou peu, dans la première partie, ils prennent une grande importance dans la deuxième. Et quelle importance ! Ils prennent presque la place d’Alyssa et Logan.

La lecture de The Fire a tout de même été agréable et j’ai hâte de me lancer dans le troisième tome The Silent Waters 🙂

Livre, Roman ado

Je Suis Ton Soleil

Déborah entame son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui dévore toutes les siennes et seulement les siennes. Entourée de sa meilleure amie, de ses deux copains confidents, Victor et Jamal, avec lesquels elle partage le rituel des cadavres exquis, empêtrée dans le conflit de ses parents, le mal-être de sa mère, Déborah est une héroïne drôle, inclassable, surréaliste.

Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

Déborah, lycéenne de 17 ans, va bientôt passer le bac. Elle déborde d’énergie, essaye de voir la vie du bon côté, mais « le théorème de la scoumoune » s’abat sur elle inexorablement : déjà, elle a le bac à passer, ses parents se séparent, Victor, le garçon qui fait craquer son coeur est pris et pas vraiment intéressé, sa meilleure amie la lâche pour un garçon « tête d’ampoule », et son labrador Isidore qu’elle déteste ne cesse de manger ses chaussures. Bref, rien ne va plus.

J’étais un peu dubitative au début de Je suis ton soleil. La couverture coquillettes est chouette, un peu mystérieuse, mais cela me semblait un peu étrange (pourtant, en lisant le live cela semble logique). Pourquoi ce titre ? Et puis le résumé était un peu déjà-vu. 

Et puis finalement, dès les premières lignes, les premières pages, je me suis prise dans cette agréable lecture.
Déborah est un personnage agréable, un peu bizarre par moment, mais aussi pleine d’humour. Elle a son petit caractère et la morgue typique d’une adolescente. Les choses entre ses parents ne vont plus du tout, sa mère ne va pas bien, et cela se ressent sur l’attitude et l’humeur de la jeune fille. Entre larmes et colère, Déborah essaye tant bien que mal d’oublier cette situation désagréable. Heureusement, ses camarades de classe et amis, Jamal et Victor, vont l’aider à penser à autre chose.
Déborah est un personnage auquel on s’attache rapidement. Sa sincérité est touchante, ce qui attire notre sympathie. Elle est un personnage crédible, qui grandit avec les plus et les moins de la vie. Et cette année de terminale s’annonce riche en rebondissements.

Les chapitres sont courts, agréables à lire. Le fait que le roman est à la première personne aide beaucoup et les pages tournent rapidement. Chaque titre de chapitre est en fait une référence, une citation, à une oeuvre littéraire qui appartient à l’univers de Déborah. J’en ai reconnu certaines, d’autres pas, mais c’est marrant de se prendre au jeu.

Le ton donné au roman par Marie Pavlenko permet de lire ce livre avec un grand plaisir et une rapidité certaine. C’est le genre de livre qu’on aime lire l’été à la plage car c’est léger (malgré certains thèmes abordés), plein de bons sentiments (sans tomber dans la mièvrerie), et cela donne du baume au coeur 🙂