BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Timeless Romance, vol. 1 & 2

Akari a la sensation d’entendre une voix en elle. Alors qu’elle est sur le point d’avouer ses sentiments à son ami d’enfance, elle perd connaissance. Elle se réveille alors dans le corps d’une jeune femme au siècle précédent. Un jeune homme lui apprend alors que la propriétaire de ce corps partage une âme identique à la sienne et qu’elle a fait appel à Akari pour mettre fin à une malédiction. Voilà la seule chance pour la jeune fille de retourner dans son corps originel.

Avec le titre Timeless Romance, j’ai retrouvé avec plaisir une auteure dont j’apprécie particulièrement les publications, Saki Aikawa. Ses héroïnes de shojos sont marquantes et souvent fortes. C’est aussi le cas dans ce manga. 

Akari se retrouve plongée dans un monde qu’elle ne connait pas, renvoyée dans le passé. Elle se trouve toujours au Japon, mais à une date pas réellement définie. On peut imaginer qu’il s’agit du début du XXe siècle, certains éléments laissant penser cela. Pourtant, malgré tout, elle reste forte, faisant face aux dangers qui se mettent sur sa route. Les hommes ne sont pas habitués à être malmenés par une jeune fille à cette époque-ci et ils vont en voir de toutes les couleurs.

Pourtant, l’intérêt de l’histoire n’est pas réellement là. Pour une fois, Saki Aikawa partage avec nous une histoire fantastique. Des démons apparaissent de façon ponctuelle dans ce monde-ci. Ils sont pourchassés par les humains, façon chasse aux sorcières. De grandes familles sont connues pour leurs chasseurs aguerris avec des pouvoirs spéciaux et sont très réputées. Et c’est dans la famille des Shinonome qu’arrive notre petite Akari, lycéenne lambda, amoureuse de Mamiya.

J’ai trouvé que le côté « romance » annoncé n’était pas vraiment présent. Certes, l’histoire commence à notre époque, au moment où Akari a décidé de déclarer sa flamme à Mamiya, mais elle n’a pas le temps d’y arriver, puisqu’elle est catapultée dans le passé, dans le corps de la princesse Shinonome.

Le fantastique prend vraiment le pas sur l’histoire et franchement, j’ai beaucoup aimé. Le scénario est bien ficelé, on sent qu’il nous manque beaucoup d’éléments pour tout comprendre. Il ne devrait rester que deux tomes pour finir cette histoire, je ne sais pas comment ça va tourner, mais cela ne laisse présager que du bon.

Les démons, les pouvoirs magiques, les grands mystères… cela me fait penser à un autre titre, Uragiri. Le style graphique n’a absolument rien à voir entre les deux histoires, mais on retrouve certains éléments dans l’un et dans l’autre.

Akari est un personnage que j’apprécie car c’est une fille forte. Loin de se laisser impressionner par les hommes qui l’entourent, de même que par les démons, elle n’en fait qu’à sa tête, cherchant des réponses pour sauver l’âme de Sayoko Shinonome.

Certains éléments nous laissent à penser que certains personnages ne sont pas aussi sympathiques qu’ils le laissent croire, d’autres semblent tout simplement dangereux… bref, Akari n’est pas au bout de ses surprises, et nous non plus ! 

J’ai retrouvé avec plaisir les graphismes façon shojô de l’auteur. Les personnages, leurs grands yeux, leur beauté parfaite sont parfaitement reconnaissables !

J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains, savoir ce qu’il va advenir d’Akari, de savoir qui va trahir qui ! C’est une histoire comme je les aime, j’attends de voir ce que Saki Aikawa va en faire 😀

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The Promised Neverland, vol. 1

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

2045. Dans l’orphelinat Grace Field House, perdu au milieu de rien, des enfants semblent vivre la belle vie. Sous la direction de « Maman », cet orphelinat ressemblerait presque à un paradis sur Terre. Tout est toujours réglé au millimètre. Les repas sont toujours bons, les lits sont douillets et on s’amuse bien. Sauf que quelque chose de terrible se cache sous la surface. Si les enfants ne peuvent approcher du grand portail et ne pas dépasser les barrières, c’est bien pour une raison. Mais est-ce vraiment pour empêcher un danger extérieur de rentrer ? Rien n’est moins sûr !

Un grand merci à l’équipe de Kazé pour l’envoi d’un super service presse dans lequel se trouvait ce premier tome ! Le manga ne sort que le 25 avril, mais j’ai eu la chance de pouvoir le lire en avant première, tout comme d’autres blogueurs.

The Promised Neverland est un manga extrêmement anxiogène ! Tout commence pourtant bien. On découvre le bonheur d’Emma de se lever tous les jours parmi les autres enfants. Son bonheur d’aller mettre la table, de manger ensemble, de jouer au loup. Mais il y a les tests compliqués que fait passer Maman Isabella aux enfants qui sont moins marrants.

Emma, Norman et Ray ont 11 ans. Ils sont les plus vieux enfants de l’orphelinat et aussi les plus intelligents. Mais cela ne les inquiète pas. Jusqu’au jour où ils découvrent l’affreux secret qui se cache derrière ce « paradis » : les enfants ne sont pas destinés à une famille d’adoption. Ils portent tous un numéro tatoué dans le cou, comme des bêtes promises à l’abattoir. Les enfants sont donnés en pâture à des démons hideux qui les dégustent comme des saucisses cocktail.
Nos trois héros découvrent alors avec horreur l’autre visage de celle qu’ils voyaient comme leur mère… 

C’est un manga stressant car on découvre rapidement que Maman a toujours un coup d’avance, a toujours tout prévu. Le lecteur est largué dans cette histoire sans avoir tous les éléments. On sait la même chose que les enfants, c’est-à-dire rien, ou pas grand chose. Mais s’il nous manque des choses, c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce scénario. On a envie d’en savoir plus, d’aller plus loin, de connaitre les tréfonds de cette sombre histoire.

On est dans un univers cruel, teinté de bonheur mais où se cache l’horreur. On ne sait pas ce qu’est devenu le monde extérieur, certains indices laissent entendre qu’il s’est passé quelque chose en 2015, mais c’est tout. Emma, Ray et Norman vont devoir montrer toute leur habileté et toute leur intelligence pour déjouer les pièges qui vont se mettre sur leur chemin.

J’ai hâte d’aller plus loin dans cette histoire qui est très intrigante, bourrée de mystères, de secrets ! Encore merci à Kazé pour cette belle découverte 🙂

La série The Promised Neverland est classée parmi les meilleures nouveautés de l’année. En effet, le scénario signé Kaiu Shirai est très original, le fantastique se mêlant subtilement à la réalité. Les graphismes ne sont pas en reste avec pas mal de détails, de superbes décors bourrés de détails et des personnages marquants. Bref, c’est LA sortie manga à ne pas rater.

Pour l’occasion, Kazé a créé un mini-site internet dédié à la série. Vous pourrez y retrouver tout ce dont vous avez besoin (qui sont les personnages, l’histoire, les auteurs, le premier chapitre) : ici.

Livre, Roman

Rebecca Kean, tome 6 – Origines

Un coup de fil en pleine nuit augure rarement une bonne nouvelle. Quand c’est pour apprendre qu’un petit rigolo a décidé de faire mumuse avec un sort interdit depuis des lustres, je commence à perdre mon sens de l’humour. Et si, en plus cette démonstration vise à éliminer un à un les chefs de clans officiant sur mon territoire, autant vous dire que je vois carrément rouge!
Avec tout cela, on voudrait que j’exerce avec un peu plus de sérieux mon rôle de reine des Vikaris. Pas de doute, les congés payés, c’est pas pour demain…

Voilà un moment que nous attendions, nous lecteurs de Rebecca Kean, le sixième tome, Origines. Je l’ai fait durer un maximum de temps car le tome suivant ne sort que l’année prochaine, et que ça va être horrible d’attendre 😉

Une nouvelle menace plane sur Burlington, la ville américaine où s’est établie Rebecca Kean, sorcière de guerre. L’assayim enquête sur l’assassinat de pontes, tels que le fils du maire, tués par cumurou archanta (un vilain sort interdit). On essaye aussi de la tuer elle. Elle a bien évidemment l’habitude, mais elle sent que cette fois, c’est différent : des opperstes, des renégats à leurs clans prêts à se soulever contre l’autorité du Directum, mettent le bazar sur son territoire. Bref, rien ne va, surtout qu’elle doit régler ses amours, gérer sa fille Léonora, et surtout découvrir ses origines. Pas de quoi s’ennuyer pour notre reine des Vikaris.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé le personnage de Rebecca Kean et son univers. Elle n’arrête pas une seconde, tout lui tombe sur la tête en même temps, et on aperçoit enfin ses faiblesses. On sent que tout s’accélère dans cet avant-dernier tome, et que l’auteur Cassandra O’Donnell a encore plein de choses à raconter. Ce sixième tome reste toutefois un tome de transition, car il y a moins d’action que dans le précédent.

On a quelques révélations sur les origines de Rebecca. Enfin ! Même si ce sont des choses auxquelles on s’attendait un peu, on est maintenant fixé sur l’identité de son géniteur.
De même, on prend dans ce tome vraiment conscience qu’elle est la reine des Vikaris. Elle prend son rôle au sérieux, son peuple est enfin vraiment présent et montre toute sa puissance. Mais en même temps, elle prend aussi son rôle d’assayim au sérieux. Elle a réussi à se faire respecter par tous les chefs de clans et faire en sorte qu’ils se serrent les coudes au moindre problème. Et là, des problèmes, il y a en beaucoup beaucoup.

Ce tome s’appelle Origines. Nous apprenons donc les origines de Rebecca, mais ce n’est pas tout. La jeune femme qui a  de nombreux amours contrariés va apprendre quelque chose qui nous laisse bouche-bée en fin de tome : qui est réellement Raphael. 

On ne s’ennuie pas une seconde, et on n’a pas envie de lâcher ce tome, ni de le finir. Il manque toutefois un personnage que j’adore dans cette saga : Bruce. Son humour et sa présence m’ont manqué… j’espère le voir dans le tome suivant ! 🙂 

Le moins dans ce tome ? Aucun rapport avec l’histoire, mais avec le livre en lui-même. Le format a changé : il est deux fois moins épais pour le même contenu, je me suis donc arrachée les yeux au début de ma lecture tellement c’était écrit petit. De plus, il y a plein de coquilles, ce qui est très désagréable. A croire que le livre n’a pas été corrigé du tout. Heureusement, c’est le contenu qui importe ! 🙂

Roman, Roman ado

L’Espoir Fait Vivre…

Personal Demons, Tome 3 : Rite Ultime

Un dernier combat entre anges et démons…

Grâce à l’ange Gabriel et à Luc, démon devenu mortel, Frannie a su tenir tête aux Enfers. Mais les forces du mal n’hésitent pas à s’en prendre à ses proches ; la jeune fille doit donc se résoudre à s’exiler pour que les siens soient épargnés. La solution à tous ses problèmes réside dans sa capacité à maîtriser son pouvoir unique.

Si Frannie n’apprend pas à le canaliser très vite, les conséquences seront catastrophiques… voire apocalyptiques !

personal demons rite ultime lisa desrocher

On retrouve Frannie, Luc et Gabe là où on les avait laissés la dernière fois, c’est-à-dire dans une très mauvaise position, puisque Lucifer lui-même, accompagné par sa horde de démons, est à la poursuite de nos trois personnages et se rapproche dangereusement alors que Frannie n’est pas  encore prête à l’affronter.

J’ai été plutôt déçue par ce troisième tome dont j’attendais beaucoup. Cela à cause d’une Frannie qui est hésitante, qui ne sait pas quoi faire, qui n’arrête pas de se plaindre qu’elle ne sait pas quoi faire car elle n’arrive pas à utiliser ses pouvoirs. Au bout de deux tomes et demi, ça commence à faire long… Elle m’a aussi exaspérée parce qu’un coup elle va dans un sens et deux secondes plus tard, elle change d’avis, elle prend toujours les mauvaises décisions, ne fait pas réellement confiance à ses deux protecteurs, ce que je n’arrive pas trop à comprendre. Tout cela fait que j’ai eu beaucoup de mal à suivre son cheminement mental, et parfois, j’ai trouvé les choses plutôt confuses.

Les protecteurs, parlons-en. Gabe, censé être un ange qui protège Frannie pour le bien de l’humanité, se révèle en fait être un crétin fini qui n’en a que faire du bien être de la jeune fille… enfin sauf à certains moments, où il profite du mal être de Frannie et donc de la situation… Luc, quant à lui, redevenu humain, ne sert plus vraiment à grand chose, sauf peut-être de pare-feu… Il est censé être le grand amour de Frannie, sauf que pendant tout ce tome c’est « je t’aime, moi non plus » et qu’à la longue c’est un peu lourd. Le fait qu’il veuille redevenir démon en se faisant détester d’elle était une bonne idée de la part de l’auteur et j’aurais adoré que ça marche ! Luc en démon, j’adore ! Sauf que ce n’est malheureusement pas le cas et ça devient mièvre tout plein.

Le final m’a laissée un peu dubitative sur le combat final et sur ce que deviennent Luc et Frannie. L’auteur a cependant été maligne, puisqu’une porte (celle des Enfers ? 😉 ) reste ouverte pour une possible suite, un spin-off, ou quelque chose du même style. Ou elle laisse tout simplement l’imagination du futur des deux héros à ses lecteurs…

Bref, j’ai été déçue par ce tome, mais c’est une série de trois tomes qui reste au final assez sympathique, qui se lit vite, avec des personnages attachants, de l’action, de l’amour, des doutes (trop de doutes)…

Trois livres parfaits pour l’été puisqu’on les lit sans prise de tête 🙂