BD, BD & Mangas, Livre

Le Petit loup rouge

Il était une fois… mère louve qui envoie son louveteau porter un lapin à sa grand-mère édentée et bien trop vieille pour chasser. Mais attention ! En chemin, il devra se méfier des méchants humains : le terrible chasseur et sa fille. Sur la route, tout désemparé d’avoir englouti par gourmandise le lapin destiné à sa grand-mère, il rencontrera et suivra bien naïvement une étrange petite fille qui lui contera l’histoire de sa famille, d’un gentil chasseur et de sa femme, qui aurait été mangée par les cruels loups… 

Le Petit loup rouge est une bande-dessinée publiée chez Ankama il y un petit moment déjà. Une bande-dessinée qui ne ressemble pas aux BD classiques car il n’y a pas de cases ni de bulles.

C’est une réécriture signée Amélie Fléchais du célèbre conte des frères Grimm, Le Petit Chaperon rouge. Sauf que cette fois, c’est un petit loup qui porte le manteau rouge et non une petite fille. Un petit loup bien naïf qui va s’écarter du sentier, alors que sa maman lui avait bien dit de ne pas se perdre !

 Entre le loup qui dévore des morceaux de lapin sous nos yeux, alors qu’il était destiné à sa grand-mère, et une fillette affreusement méchante, cette version n’est clairement pas destinée aux enfants.

Ce qui m’a fait craqué, ce sont surtout les illustrations qui m’ont attirées dès la couverture. Ce loup qui semblait innocent au départ ne l’est pas tant que ça… C’est ce qui fait la force de cette BD. 

Le texte m’a toutefois un peu moins réjouis, l’histoire de départ me semblait être une bonne idée. Sauf qu’au fil de ma lecture, j’ai un peu déchanté : la fin ne m’a que moyennement plu au final.

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Album, Livre

La Dent du Chat

Connaissez-vous la véritable légende de la Dent du Chat, ce rocher pointu qui surplombe le lac du Bourget ? Il y a un petit pêcheur, de gros poissons, une belle Marguerite, un félin monstrueux, de la bagarre et un peu d’amour.

Merci à Babelio et aux éditions Boule de neige pour l’envoi de ce livre jeunesse, dans le cadre d’une Masse Critique.

J’avoue avoir mis ce livre dans mes choix car il y a… un chat ! J’ai donc été surprise en recevant ce livre de voir qu’il s’agissait de l’adaptation d’une légende bien réelle.

Il s’agit de la Légende de la Dent du Chat. C’est une adaptation moderne, avec une vision personnelle de l’auteur David Gautier. Là, Dieu a un téléphone portable et le vocabulaire utilisé ne laisse aucun doute sur l’époque à laquelle se déroule l’histoire. J’ai trouvé ça étrange et pas forcément nécessaire.

On retrouve heureusement à la fin la vraie légende. Je trouve dommage que l’auteur ne s’y soit pas tenu.

Pour les illustrations : on voit qu’il y a un grand boulot de découpage et de collages. On voit les différentes textures de papier, et on peut ainsi apprécier le travail de l’auteur. C’est coloré, agréable.

Ce que j’ai sans doute le plus apprécié dans cet album, c’est sans doute les deux dernières pages plus documentées. On y apprend la vraie légende, on a des photos de la fameuse Dent du Chat qui se trouve au dessus du Lac du Bourget.

Beaux Livres

La Belle et le Fuseau

À la veille de son mariage, une jeune reine décide de quitter son palais pour aller délivrer une princesse prisonnière d’un sortilège de sommeil. Elle laisse sa robe de mariée, revêt sa cotte de maille, se pare de son épée et enfourche son cheval. Entourée des nains qui l’accompagnent et la protègent, la reine traverse un tunnel sous la montagne et avance vers le royaume endormi. Bientôt, un château apparaît dans le lointain. Ses murs sont recouverts de ronces et de toiles d araignées et, dans le donjon, repose la princesse aux lèvres rouges comme les roses. Mais qui sait, peut-être que dans ce conte-là, la princesse n’est pas celle qu on croit, et qu’une reine donnera un baiser à une belle endormie…

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La Belle et le Fuseau m’a tout de suite accroché l’oeil en magasin ! Sa jaquette en papier calque, associée aux dessins de Chris Riddell rendait ce livre irrésistible. Et puis quand j’ai vu que le texte était de Neil Gaiman, j’ai craqué 😉

La Belle et le Fuseau est une réécriture, inspirée de différents contes populaires : La Belle au Bois dormant, ou encore Blanche-Neige. L’auteur utilise les codes de la fantasy, style dans lequel il excelle, avec notamment la présence des nains.
Neil Gaiman a toutefois décidé de rester dans le conte classique (la construction est la même), mais modernisé. On y trouve, par exemple, des zombies qui sont tellement à la mode.

Il y a quelques surprises dans ce livre auxquelles on ne s’attend pas forcément, ce qui rend l’histoire plutôt intéressante.

La vraie force de ce livre réside toutefois dans ses illustrations. Chris Riddell l’illumine grâce à des dessins à couper le souffle, à la fois délicats et complexes, on en prend plein les yeux. Le travail, tout en noir et blanc, est énorme ! On voit les traits de crayon, leur précision. Et puis par moments, dans certaines pages, on trouve un peu de doré qui rehausse le tout. C’est beau, on prend le temps d’admirer le résultat !

BD, BD & Mangas

Harfang

À quelques jours de leur mariage, Lynette et Bran partent se promener en forêt. Le rendez-vous amoureux tourne rapidement au cauchemar quand leur route croise celle d’une terrible sorcière qui transforme les jeunes innocentes en oiseaux pour les mettre en cage. Lorsque Lynette est victime du sortilège, son bel amant est bien décidé à tout faire pour la sauver. Quel qu’en soit le prix…

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Harfang est une réécriture d’un des contes des Frères Grimm, Jorinde et Joringel. C’est loin d’être le conte le plus connu de ces deux auteurs prolifiques !
Cette réécriture prend la forme d’une très jolie bande dessinée.

Cette histoire m’a fait penser à d’autres que j’ai lues récemment : cela ressemble à un croisement de La Rose Ecarlate (pour l’histoire d’amour et l’humour) et de Bride Stories (pour la culture et les costumes). J’ai trouvé les dessins beaux, avec de magnifiques couleurs.

J’ai bien aimé cette BD, mais sans plus. L’histoire est belle, certes, mais a comme un air de déjà-vu. Et puis, les choses vont trop vite, se résolvent trop facilement. Tellement facilement qu’à des moments, j’ai cru avoir sauté des pages par erreur, ou des passages ! C’est bien pour les enfants, mais pas pour les plus grands 😉

Le livre n’en reste pas moins beau, avec des illustrations de qualité et du papier glacé. C’est d’ailleurs la couverture qui m’avait attirée. Malheureusement, cela ne fait pas tout ! Surtout que pour une fois, j’ai trouvé que les petites illustrations façon manga n’était pas du tout adaptées à une BD. Cela rend la chose encore plus gamin… C’est dommage ! Il y avait pourtant du potentiel.

Roman, Roman ado

Cinder

Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…

Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…

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Cinder est une adaptation moderne, ou plutôt futuriste, du conte de Cendrillon (Cinderella, en anglais), des frères Grimm. On retrouve aussi bien des engins volants, des androïdes, des cyborgs, que la magie et le côté princier du vrai conte.

Cinder est une cyborg (mélange d’une machine et d’une humaine) vivant avec sa belle-mère, Adri, et ses deux soeurs, Pearl et Peony. Elle est une jeune mécanicienne, réparant aussi bien les holocrans, que les hovers, au service de sa tutrice qui la déteste. C’est une simple jeune fille brimée par sa famille à laquelle elle essaie d’échapper, jusqu’au jour où elle fait plusieurs découvertes étonnantes…

Ce qui m’a sans doute le plus étonnée dans ce roman, c’est que l’histoire ne se passe pas encore et toujours aux Etats-Unis, mais en Chine, à Néo-Beijing. Bien évidemment, les concepts d’Etats-Unis et de Chine n’existent plus à l’époque où vit Cinder. On ne sait pas vraiment quand l’histoire se déroule, le seul élément étant que l’on se situe après la Quatrième Guerre Mondiale… On sait cependant que les continents ont changé et que le peuple de la Lune fait désormais partie de la partie.

De même, j’ai été étonnée de voir que certaines choses ne changent pas dans le futur. Je pense bien évidemment à l’épidémie de létumose, qui n’est pas sans faire penser à ebola, maladie incurable qui se répand à une vitesse incroyable et qu’aucun médecin ne sait soigner…

Le côté Cendrillon reste parfois flou, assez éloigné de l’histoire. Ce qui est à la fois dommage (c’est un de mes contes préférés) et réussi à la fois. Le côté SF est plus présent, avec un univers complet et sympa. Je n’ai toutefois pas eu de grande surprise au long de ma lecture, étant donné qu’au bout d’une cinquantaine de pages, j’avais plus ou moins compris où allait nous emmener l’auteur. Heureusement, il y a certaines choses auxquelles je ne m’attendais pas, ce qui m’a permis de continuer ma lecture jusqu’au bout.

Je ne m’attendais à rien en commençant ce roman, et j’ai bien aimé le mélange d’intrigue de cour, d’aventure, d’espionnage et de science-fiction. De même, j’ai apprécié les personnages secondaires comme Peony (la soeur de Cinder), Iko (la petite androïde pleine d’humour), le docteur Erland ou encore Kai (le prince du royaume). Je lirai donc la suite avec plaisir puisque certaines choses n’ont pas encore été réglées dans ce premier tome 🙂

Cinder, Marissa Meyer