BD

Il faut flinguer Ramirez, Acte I

Ramirez… un nom d’origine Hispanique pour une bande dessinée sauce piquante. L’album Il faut flinguer Ramirez – Acte 1, écrit et mis en scène par Nicolas Petrimaux, nous entraine dans une course poursuite déjantée à travers une Amérique des années 80.

Tout débute dans la société Robotop, dans l’Arizona, qui conçoit et produit des aspirateurs. Jusqu’ici rien d’anormal, mais quand la société est présente dans tous les foyers d’Amérique… l’enjeu est différent. Jacques Ramirez travaille au SAV de Robotop et possède un énorme talent pour réparer les aspirateurs et mettre au point les prototypes de la société.

Sa vie va basculer du jour au lendemain, lorsque deux assassins de la Mafia viennent lui rendre visite pour la réparation de leur aspirateur et pensent le reconnaître…C’est ici que débute une course poursuite (à bord d’une Renault 5 américaine) intense, entre humour, suspense et flash-back.

Police ! Arrêtez votre véhicule !

Et posez cet aspirateur !

Du coté des dessins, l’ambiance des années 80 est bien présente, de la police de caractère, des titres qui présentent les lieux, aux bolides américains, en passant par des couleurs « flashy ». Nous retrouvons même un coté cartoon. Dès que l’action monte en puissance, le lecteur se retrouve immergé dans l’histoire aux cotés du héros.

Ce premier tome comporte également de nombreuse fausses publicités ainsi qu’un Qr-code. Un Qr-code qui nous réserve quelques surprises…

Bref, amateur de moustaches, de bagarres et d’aspirateurs, cette BD est faites pour vous !

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Jean Doux et le mystère de la disquette molle

L’histoire se déroule dans une petite entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier qui vient de se faire racheter, le matin même, par un gros concurrent. L’aventure commence lorsque Jean Doux fait cette découverte mystérieuse : une mallette contenant une disquette molle dans le faux-plafond du débarras. Après avoir mis sa collègue dans la confidence à la cantine, ils décident d’enquêter.

Ah le monde de l’entreprise ! L’open space où tout s’entend, tout se voit… Les collègues et leurs « bonnes » blagues à la machine à café ! La photocopieuse qui ne marche pas. Le papier que vous avez oublié de signer… Privatek a tout ça et même un petit truc en plus, que je vous laisse découvrir au fur et à mesure que vous verrez arriver les personnages de Jean Doux et le mystère de la disquette molle.

Dans cette magnifique entreprise spécialisée dans la broyeuse à papier, le top du top c’est… la broyeuse à papier de niveau 6. Du coup, le graal, ce serait la broyeuse de niveau 7. Inutile de dire qu’il y a sans doute plus trépidant comme vie (sans faire injure aux concepteurs et fabricants de broyeuses à papier bien sûr). C’est en tout cas ce que je me suis dit en ouvrant le livre (bien que ma connaissance en broyeuse à papier est assez limitée !). Au vu de l’aventure que vit Jean Doux au cours des 200 pages de ce roman graphique aux dessins minimalistes mais dynamiques, je tiens à dire que j’ai bien dû réviser mon jugement de départ.

A partir du moment où Jean Doux (quel drôle de nom, non?) trouve la disquette (une antiquité de 1976, pour ma part, je crois que la dernière fois que j’en ai vu une, c’était dans le fatras de mon bureau, à une date indéterminée), à partir du moment, donc, où Jean Doux trouve la disquette molle, il enchaîne les aventures.

Bon, c’est pas James Bond non plus, mais quand même, il y a de l’idée dans le scénario. Et franchement, c’est drôle. Humour premier, deuxième, troisième degré, à vous de voir ce qui vous va le mieux. Du cadeau des collègues au cynisme du nouveau patron, des conditions de travail à la soirée aux règles idiotes, des coups bas entre collègues à la résistance à la hiérarchie, tout y est. Bonne lecture ! 😉

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Crapule

22 pages de bandes dessinées en noir, blanc et bleu.
128 strips d’humour qui retracent le quotidien du chat Crapule et de sa maîtresse.

Crapule est une bande-dessinée racontant l’histoire d’une jeune femme et d’un chat nommé Crapule.

Il est devenu son chat par la force des choses, sa mère l’ayant laissé dans la boîte aux lettres, dans un carton. Oui, dans la boîte aux lettres… pauvre bête ! Le ton est donné, l’humour est de mise.

C’est une bande dessinée bien mignonne, avec des planches qui évoquent les unes après les autres des moments craquants de la vie d’un chat et de sa maîtresse. Les moments de tendresse, les moments de jeu, les bêtises, bref, des moments vrais.

J’avoue que je me suis reconnue dans certaines planches, ayant déjà vécu certaines situations. Le chat qui s’amuse plus avec le carton qu’avec le jouet qu’on lui a choisi avec amour, le chat qui part en courant comme une balle sans raison particulière,  etc.

C’est une bande dessinée de 130 pages assez efficace. Les planches sont assez parlantes, les pages tournent vite, le texte est plus ou moins présent. Bref, c’est touchant, mignon, c’est le type de BD que j’aime, sans prise de tête, facile à lire, mais agréable.

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Le Grimoire Pourpre, t.5

Le temps est venu pour Jean et le Pichou Gens de traverser la Porte Noire et de se rendre en Enfer pour secourir Manon. La surprise est totale quand nos héros découvrent que le monde du Malin leur est étrangement familier… Jean pourra compter sur l’aide de la fidèle fée Oriandre mais aussi sur celle d’un allié inattendu. Ensemble, ils s’enfonceront dans les souterrains, traverseront les ponts et plongeront dans les chaudrons de l’Enfer pour en percer tous les secrets.

L’affrontement final approche ! Le Grimoire Pourpre pourra-t-il enfin être reconstitué ?

Tome 5, Inferno Countès :

Merci aux Ardents Editeurs et à Babelio pour l’envoi de ce tome dans le cadre d’une Masse Critique ! 🙂

Ce cinquième tome est en fait le dernier de cette super saga consacrée aux contes du Limousin.

Manon et Jean doivent affronter le diable dans un difficile ultime combat afin de reconstituer le Grimoire Pourpre, et devront faire face à leur avenir.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce cinquième tome, que je trouve bien meilleur que les autres ! L’histoire est pleine de rebondissements. Plusieurs fois, j’ai été surprise par les retournements de situation.

On retrouve une narration extérieure : Manon raconte à sa fille son histoire, l’histoire qui nous est racontée à nous aussi. Cela laisse place à des scènes d’action, des super combats entre le Pichou Gens et les démons, armée du diable. On a, dans ce tome, un nombre important de vilains, tous plus moches les uns que les autres. On ne s’ennuie donc pas un instant. Et quelle fin ! Je ne l’avais pas vue venir non plus !

Une des choses les mieux agréables dans cette saga, c’est sans doute le fait que l’on retrouve le patrimoine de notre belle région, le Limousin. Ici, on retrouve le souterrain de la Règle et les mystères qui l’entourent, le four des Casseaux (datant de 1904), le très beau pont Saint-Etienne, etc. On retrouve toutes ces petites merveilles à Limoges.
De même, l’intérêt de cette série, c’est de raconter des contes, des histoires, des légendes. J’avoue que j’en connaissais certains, mais pas tous. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai lu cette histoire, même si certaines de ces légendes ont été adaptées !

N’oublions pas que cette histoire est surtout destinée aux enfants, d’où la rapidité des intrigues, l’action prenant bien souvent le pas sur le reste. J’ai trouvé qu’on retrouvait un peu d’âme des Légendaires de Patrick Sobral. Sauf qu’ici, le sujet et les graphismes ne sont pas du tout les mêmes (du noir et blanc, façon manga).

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Le Grimoire pourpre, t.4

Jean et Manon, deux adolescents ayant hérité du Grimoire Pourpre, cherchent à percer un nouveau mystère. Aidés de la fée Oriandre et de Menehune, un fantôme qui hante le Musée national de la porcelaine à Limoges, ils devront combattre les sortilèges du Diable qui a fait de ce lieu le théâtre d’étranges événements !

Cachée parmi les œuvres exposées mais éparpillée en plusieurs morceaux repose la légendaire armure de porcelaine, seule capable d’offrir l’immortalité à celui qui la porte. Elle tire son pouvoir de la clef noire de l’Enfer, dérobée au Malin lui-même. Pour vaincre cet ennemi, nos jeunes héros seront prêts à tous les sacrifices… mais le Diable s’est choisi un allié de taille : Pou-Sa, le dieu de la porcelaine…

Tome 4, Chevalier de Porcelaine :

Jean et Manon sont toujours en quête des pages du Grimoire pourpre, le gardien des légendes du Limousin. C’est une vraie course poursuite avec le diable qui s’est mise en place. Ce tome 4 se déroule dans les allées du musée Adrien Dubouché, musée national de la porcelaine. Des choses étranges se déroulent et Manon et Jean vont devoir y faire face.

J’ai retrouvé avec plaisir les personnages de Manon et Jean, après une longue pause entre le tome 3 et le tome 4. Après les rues pavées de Limoges, le village de Collonges-la-Rouge et les rues de Brive, on revient à Limoges. Le musée Adrien Dubouché existe bel et bien, et pour l’avoir re-visité il n’y pas très longtemps, je peux affirmer que les illustrations de l’auteur Michael Bettinelli ressemblent tout à fait à la réalité.

C’est donc avec un rythme soutenu que se déroule cet épisode. On retrouve des personnages comme Al que j’aime bien et d’autres vilains tout moches, serviteurs du diable. Entre oeuvres présentées, recherches de l’armure de porcelaine et scènes d’action, on ne s’ennuie pas une minute. J’ai même trouvé que cela allait trop vite par moments, ce qui rend les choses un peu brouillon. Mais je dois rappeler que cette BD/manga se destine surtout à un public d’enfants.

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Comme un garçon

Charlotte est la demi-soeur de Xavier. Leur jeu favori consiste à se défier sans cesse.

 Et Charlotte perd toujours. À l’adolescence, la tradition perdure jusqu’au jour où, en guise de gage, elle accepte de passer une année déguisée en garçon dans un collège exclusivement masculin tout en pariant qu’elle ne se fera pas prendre. Adieu vie de princesse et bains moussants, une vie compliquée démarre pour elle.

Tome 1, Le défi :

Charlotte et Xavier, demi-frère et sœur, n’arrêtent pas de parier. Depuis tout petits, ils jouent à « Cap/Pas cap ». Comme d’habitude, Charlotte perd, et son frère lui donne un gage : alors que la jeune fille doit rentrer à l’université sous peu, elle va devoir faire croire à tous qu’elle est un garçon, pendant une année entière. Un ultime défi que la jeune fille va prendre très au sérieux !

J’ai trouvé l’idée de cette bande-dessinée signée Jenny, auteur de Pink Diary, assez rafraîchissante. Pourtant, j’ai trouvé quelques maladresses : Charlotte se révèle être orgueilleuse et insupportable. Elle est habituée à avoir tout ce qu’elle veut, et même Xavier commence à en avoir marre de leurs défis. Charlotte ne réfléchit pas, se bornant à foncer tête baissée dans les embrouilles. Et cela rend l’histoire un peu pénible, voire hystérique par moment.

Le graphisme m’a par contre beaucoup plu ! Cela rattrape l’histoire qui est décevante. On est plutôt sur des teintes de rose pastel, avec des personnages jolis à regarder. Très féminin donc !
Pourtant, certaines scènes sont un peu osées pour un jeune public. A ne pas mettre entre les mains des plus jeunes donc.

Je n’ai donc été que moyennement séduite par ce premier tome ! 

Tome 2, L’Epreuve

Les choses se compliquent pour Charlotte dans ce second tome. Sous les traits de Charlie, elle essaye d’échapper à Héloïse, tombée amoureuse de lui/elle. Heureusement, elle peut compter sur Gabriel, son colocataire. Un colocataire qui semble avoir une dent contre le frère d’Héloïse…

La lecture de ce second tome m’a un peu réconciliée avec cette série. Charlotte est dans la panade, et est donc un peu moins insupportable. Elle compte désormais sur Gabriel pour l’aider.

D’autres personnages apparaissent, rendant l’histoire un peu plus complexe et mystérieuse. Qui est Mylène ?, qu’y a t’il sur la photo ?, pourquoi Gabriel en veut-il autant à Amaury ? On avance et cela relance l’histoire.

Cela me donne donc envie de découvrir la suite de ces deux tomes ! 🙂