Livre, Roman

The Fire

« Tout les oppose mais rien ne pourra les séparer » 

C’est l’histoire d’une amitié entre deux personnalités contraires, issues d’un milieu social différent, qui se transforme en une rencontre amoureuse. 

Deux amis que tout oppose en apparence, mais qui au fond se ressemblent, brisés par des relations familiales difficiles, tombent amoureux jusqu’à devenir une drogue l’un pour l’autre. Elle a toujours été la femme de sa vie, et lui pour elle, son plus douloureux échec. Parviendront – ils à vivre l’un sans l’autre ?

Alyssa, caissière dans la ville de True Falls, va rencontrer Logan, 18 ans, par le biais de son travail. Les deux jeunes gens vont rapidement très bien s’entendre, et une belle amitié va naitre. Cette amitié va se transformer en amour petit à petit. Sauf que la drogue et les problèmes familiaux de chacun vont se mettre en travers de leur amour. Et ce ne sera pas qu’une fois…

The Fire est le deuxième tome de la série The Elements de Brittainy C. Cherry. Ce tome deux peut se lire tout à fait indépendamment du premier car on ne retrouve absolument pas les premiers personnages, on ne les croise même pas. L’histoire est aussi tout à fait différente.

Alyssa et Logan sont tous les deux des personnages très touchants, et complètement détruits par leur entourage. Alors qu’ils ne semblent rien avoir en commun, on se rend compte qu’ils se ressemblent plus que prévu. Ils ont tous les deux des parents qui ne sont pas là pour eux. La mère d’Alyssa est complètement rigide, accro à son travail d’avocate. Quant à son père, il préfère se préoccuper de son groupe de musique plutôt que de sa fille. Pourtant, Alyssa vit dans un monde plutôt aisé, ce qui n’est pas le cas de Lo. Ce dernier a une vie très compliquée : sa mère, Julie, est accro à la drogue, et a réussi à convertir son fils. Son père, Ricky, est un affreux personnage, dealer qui fournit Julie en drogue et qui la bat dès qu’il le souhaite.
Alyssa et Logan sont tous les deux des personnages forts, qui comptent l’un sur l’autre quand ça ne va pas. Jusqu’à ce qu’un évènement enraye la machine…

Ce roman se passe sur presque 10 ans et est coupé en deux parties : la première se concentre sur l’amour naissant d’Alyssa et Logan, et la deuxième, cinq ans plus tard, se focalise sur leur rabibochage, et sur leur relation avec Erika, la soeur d’Alyssa et Kellan, le frère de Logan, qui doivent bientôt se marier.

Ce deuxième tome est encore une fois très bien écrit, avec de très belles phrases qui apportent au lecteur beaucoup d’émotions. On n’a pas envie de quitter les personnages, même si sur 436 pages, il y a quelques longueurs et des redites.
L’auteur réussit toutefois à nous faire passer quelques messages positifs, qui font du bien : comment la vie peut s’arranger si on trouve la personne qu’il nous faut, comment ne pas baisser les bras à la première contrariété ou face aux problèmes de la vie, qu’il faut se montrer fort mais que l’on peut compter sur ses amis et sa famille, etc.

J’ai toutefois moins aimé ce tome-ci que le premier. La raison ? J’ai trouvé que certaines ficelles étaient un peu grosses, et que cela fait beaucoup de malheur pour deux mêmes personnes en si peu de temps. Tout leur tombe dessus, l’auteur ne leur épargne rien. Un peu comme s’ils n’avaient pas droit au bonheur. C’est certes un drame psychologique, mais il y a quand même des limites.
J’ai trouvé la deuxième partie plutôt longue. Sans doute est-ce dû au fait que j’avais beaucoup apprécié la première. On tourne un peu en rond, avec des personnages qui refont les mêmes erreurs.
Le seul plus de cette partie ? On apprend à connaitre Kellan et Erika. Alors qu’on ne les voit pas, ou peu, dans la première partie, ils prennent une grande importance dans la deuxième. Et quelle importance ! Ils prennent presque la place d’Alyssa et Logan.

La lecture de The Fire a tout de même été agréable et j’ai hâte de me lancer dans le troisième tome The Silent Waters 🙂

Livre, Roman

Rebecca Kean, tome 6 – Origines

Un coup de fil en pleine nuit augure rarement une bonne nouvelle. Quand c’est pour apprendre qu’un petit rigolo a décidé de faire mumuse avec un sort interdit depuis des lustres, je commence à perdre mon sens de l’humour. Et si, en plus cette démonstration vise à éliminer un à un les chefs de clans officiant sur mon territoire, autant vous dire que je vois carrément rouge!
Avec tout cela, on voudrait que j’exerce avec un peu plus de sérieux mon rôle de reine des Vikaris. Pas de doute, les congés payés, c’est pas pour demain…

Voilà un moment que nous attendions, nous lecteurs de Rebecca Kean, le sixième tome, Origines. Je l’ai fait durer un maximum de temps car le tome suivant ne sort que l’année prochaine, et que ça va être horrible d’attendre 😉

Une nouvelle menace plane sur Burlington, la ville américaine où s’est établie Rebecca Kean, sorcière de guerre. L’assayim enquête sur l’assassinat de pontes, tels que le fils du maire, tués par cumurou archanta (un vilain sort interdit). On essaye aussi de la tuer elle. Elle a bien évidemment l’habitude, mais elle sent que cette fois, c’est différent : des opperstes, des renégats à leurs clans prêts à se soulever contre l’autorité du Directum, mettent le bazar sur son territoire. Bref, rien ne va, surtout qu’elle doit régler ses amours, gérer sa fille Léonora, et surtout découvrir ses origines. Pas de quoi s’ennuyer pour notre reine des Vikaris.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé le personnage de Rebecca Kean et son univers. Elle n’arrête pas une seconde, tout lui tombe sur la tête en même temps, et on aperçoit enfin ses faiblesses. On sent que tout s’accélère dans cet avant-dernier tome, et que l’auteur Cassandra O’Donnell a encore plein de choses à raconter. Ce sixième tome reste toutefois un tome de transition, car il y a moins d’action que dans le précédent.

On a quelques révélations sur les origines de Rebecca. Enfin ! Même si ce sont des choses auxquelles on s’attendait un peu, on est maintenant fixé sur l’identité de son géniteur.
De même, on prend dans ce tome vraiment conscience qu’elle est la reine des Vikaris. Elle prend son rôle au sérieux, son peuple est enfin vraiment présent et montre toute sa puissance. Mais en même temps, elle prend aussi son rôle d’assayim au sérieux. Elle a réussi à se faire respecter par tous les chefs de clans et faire en sorte qu’ils se serrent les coudes au moindre problème. Et là, des problèmes, il y a en beaucoup beaucoup.

Ce tome s’appelle Origines. Nous apprenons donc les origines de Rebecca, mais ce n’est pas tout. La jeune femme qui a  de nombreux amours contrariés va apprendre quelque chose qui nous laisse bouche-bée en fin de tome : qui est réellement Raphael. 

On ne s’ennuie pas une seconde, et on n’a pas envie de lâcher ce tome, ni de le finir. Il manque toutefois un personnage que j’adore dans cette saga : Bruce. Son humour et sa présence m’ont manqué… j’espère le voir dans le tome suivant ! 🙂 

Le moins dans ce tome ? Aucun rapport avec l’histoire, mais avec le livre en lui-même. Le format a changé : il est deux fois moins épais pour le même contenu, je me suis donc arrachée les yeux au début de ma lecture tellement c’était écrit petit. De plus, il y a plein de coquilles, ce qui est très désagréable. A croire que le livre n’a pas été corrigé du tout. Heureusement, c’est le contenu qui importe ! 🙂

Livre, Roman, Séries TV & Films

Wayward Pines livre 2

Nichée au coeur d’un paysage de carte postale, Wayward Pines apparaît comme une petite bourgade idyllique où la vie s’écoule paisiblement – à condition de faire abstraction de la clôture électrifiée qui en barre totalement l’accès et de la surveillance implacable des autorités. Les quelques fous à avoir tenté de quitter la ville l’ont payé de leur vie. Sauf Ethan Burke. Il a vu le monde au-delà de Wayward Pines, découvert l’insoutenable vérité. Et il est revenu. Parviendra-t-il à ouvrir les yeux de ses concitoyens sur la terrible réalité qui les entoure, sans éveiller les soupçons de leurs geôliers ?

 

Re-bienvenue à Wayward Pines, la ville que personne ne quitte. Si vous avez lu le premier livre, vous savez, vous, pourquoi on ne quitte pas Wayward Pines, cette petite ville américaine où tout a l’air normal, si normal… Dans ce monde qui avait l’air d’un monde parfait et qui se révèle être, au fil des pages, un monde glaçant et violent, Ethan Burke est désormais shérif. La réalité de ce monde, lui, il la connaît. Il sait ce qu’est vraiment Wayward Pines. Il connait les dangers qui se massent derrière la clôture électrifiée… et ceux qui se cachent à l’intérieur.

A Wayward Pines, chacun a sa maison, sa famille, son travail (ou, pour la plupart, son non-travail, tellement l’activité est loin d’être débordante). Mais, aussi impensable que cela puisse être dans cette ville où tout est si prévisible, le shérif va devoir mener l’enquête, après la mort d’Alyssa, poignardée et abandonnée sur la route au sud de la ville. Et il va lui falloir louvoyer.

Alyssa. De quel côté était-elle? Du côté de David Pilcher, qui dirige Wayward Pines? Ou de ce groupe qui transgresse les règles de la ville? Wayward Pines, livre 2, révèle ce qui n’apparaissait pas dans le livre 1 : il y a une forme de résistance à Wayward Pines. Il dévoile aussi des zones d’ombre, venues parfois du passé. Il apporte même une touche d’espoir : la plupart de ceux qui ont quitté la ville sont morts, mais il reste Tobias…

La série, elle, comme le laissait prévoir la fin de la saison 1, s’est bien éloignée du livre. Perso, je préfère les livres, même si je suis arrivée à Wayward Pines par le biais de la série. La seule chose qui m’ennuie un peu, c’est que la suite est visiblement sortie, mais uniquement hors de nos frontières…

Livre, Roman

Yesterday’s gone, Episodes 3 & 4 : Aux frontières du possible

Ils sont seuls, ou réunis en petits groupes. Certains d’entre eux avaient déjà rêvé tout ce qui s’est passé. Ils l’attendaient, se sont préparés, sans vraiment savoir à quoi.

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Bon, autant vous le dire tout de suite, la situation ne s’est pas arrangée. Déjà au début de l’histoire, ils n’était pas bien nombreux à s’être réveillés un matin, en étant vivants, entiers et en croyant (certes, pas longtemps) que le monde n’avait pas changé. Et évidemment, comme on est dans une série à rebondissements (voir le début de l’histoire par ici), ça a rebondi.

De nouveaux personnages ont disparu (non, n’insistez pas, je ne vous dirai pas lesquels), bouffés par des : 1. bestioles ? 2. extra-terrestres ? 3. zombies ? 4. bestioles extra-terrestres ? 5. bestioles-zombies ? 6. bestioles extra-terrestres zombies ? 7. autre chose ? 8. en tout cas par des gros vilains, enfin, on le suppose.

D’autres personnages s’affinent. Ont-ils des pouvoirs ? Sont-ils prédestinés à sauver le monde ? Difficile à dire, même après avoir lu deux épisodes supplémentaires. Mais il se confirme que la Terre est mal barrée et que ceux qui ont survécu ne sont pas tous des Bisounours, loin de là. Du beauf ordinaire odieux avec le fils de sa copine (enfin, ex, puisqu’elle fait partie des disparus) au sadique en passant par le type entraîné aux situations compliquées, ils côtoient les gentils-sensibles de l’histoire. Quant aux raisons pour lesquelles la majeure partie de la population a disparu, on ne les connaît toujours pas.

Et voilà, ce livre est une série et comme dans les séries, on dévore, on dévore, mais on n’en sait pas beaucoup plus à la fin des quatre premiers épisodes. Bref, j’y retourne.

Livre, Roman

Yesterday’s gone, Episodes 1 & 2 : Le Jour où le monde se réveilla désert

C’est à 2 h 15, en pleine nuit, que cela s’est produit.
Mais ce n’est qu’au réveil qu’ils s’en sont rendu compte.
Le monde déserté. Vidé de sa population. Famille, proches, voisins, tous ont disparu. Volatilisés.
Ils ne sont qu’une poignée, disséminés à travers le pays…

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Imaginez : un matin, vous vous réveillez et vous êtes tout seul. Plus de parents, d’enfants ou de compagnon à vos côtés. Plus de voisins. Bon d’accord, ce début d’histoire a déjà été utilisé plusieurs fois. Post-apocalypse avec extraterrestres ou avec zombies, disparition des plus de 15 ans, des romans qui commencent comme ça, il y en a d’autres que Yesterday’s gone. La différence est plutôt dans la forme que dans le début de l’intrigue. Yesterday’s gone ne se veut pas un roman mais une série (oui, comme à la télé) écrite. Oui oui, un livre, avec des épisodes et des saisons.

Alors qu’est sorti il y a quelques semaines un nouvel épisode de la saison 2, j’ai décidé (enfin) de commencer par le début, c’est à-dire le tome 1 de la saison 1. Logique. Comme dans toute bonne série, si on veut suivre, il faut commencer par le commencement. D’autant que les deux premiers tomes – enfin, les deux premiers épisodes – sont construits, comme les suivants d’ailleurs, en partant des personnages.

Un matin donc, ils sont un certain nombre à se réveiller seuls. D’autres ont perdu un membre de la famille pendant la nuit. Le père, ou la mère, ont disparu. Et comme si ça ne suffisait pas, certains voient des trucs bizarres, en rêve ou en vrai. De ces trucs qui vous font bien flipper. Un animal qui a perdu une partie de la tête, des brouillards noirs, des couleurs, des créatures bien moches. Extraterrestres? Zombies? Ne comptez pas sur moi pour vous le dire. D’abord je ne spoile jamais et puis de toute façon, à la fin des deux premiers épisodes, on n’est sûr que d’une chose : ce sont de gros gros vilains très moches et pas sympas.

Ce qu’on a également compris c’est que : 1. l’espèce humaine est très mal barrée, 2. les survivants ne sont pas tous des gentils, 3. il va leur arriver des bricoles, aux gentils comme aux méchants. Et comme évidemment, comme dans toute bonne série, on a envie de savoir et que par ailleurs c’est écrit de façon dynamique avec des cliffhanger efficaces (vous savez, ces fins de chapitres, ou d’épisodes, qui vous donnent juste envie de donner tout ce que vous avez pour connaître la suite), eh bien je vous conseille, si comme moi vous l’aviez laissé de côté, de vous procurer Yesterday’s gone. Quant à moi, je m’attaque à la suite.

Livre, Roman

Metropol, tome 1 Corps à corps

Même s’il ne monte plus sur le ring, l’ex-champion de boxe Harry Kvist se sert toujours de ses poings. Pour gagner sa vie, d’abord, grâce à sa petite officine de recouvrement de créances. Et pour survivre, tout simplement. Survivre dans le Stockholm des années 1930, où la Grande Dépression est aussi rigoureuse que l’hiver. Tout juste trouve-t-il quelque réconfort dans le sexe, avec des femmes ou des hommes de passage.
Lorsqu’il est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, Kvist va devoir naviguer entre les bas-fonds et les beaux quartiers, les bars clandestins et les bordels, pour retrouver la seule personne qui puisse l’aider à prouver son innocence. Un premier roman noir, rugueux et stylé, par l’auteur suédois le plus hot et le plus prometteur du moment.

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Harry Kvist n’a ni bureau ni secrétaire. Il vit à Stockholm, dans les années 30. Et pour vivre, lui qui fut champion de boxe, il recouvre des créances, comme on dit. Et pas franchement en douceur. Avec Kvist, les nez cassés ne manquent pas, mais il récupère vélos, objets et argent. C’est tout ce que lui demandent ses clients.

Si ce n’étaient les noms de rue et de personnages, on pourrait vraiment se croire dans un de ces romans noirs américains du début du XXe siècle qui ont fait (et font toujours) le bonheur des amateurs du genre. Kvist est un ancien boxeur reconverti dans le recouvrement de créances, mais il pourrait tout aussi bien être un détective privé au coup de poing facile et au style pas très orthodoxe vivant de l’autre côté de l’Atlantique.

Il faut croire que le Stockholm des années 30 ressemble assez, dans la violence des relations humaines, dans l’ambiance de misère et de délinquance de l’époque de la grande dépression décrite avec force par Martin Holmén dans Metropol, aux villes américaines de la même époque. Et évidemment, avec un cadavre et un Harry Kvist qui fait un excellent suspect, on a tous les éléments du polar classique. Le froid suédois en plus.

Difficile d’admettre que Corps à corps, premier tome de la trilogie Métropol, est un premier roman. C’est un vrai coup de maître.