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The Promised Neverland, vol. 1

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

2045. Dans l’orphelinat Grace Field House, perdu au milieu de rien, des enfants semblent vivre la belle vie. Sous la direction de « Maman », cet orphelinat ressemblerai presque à un paradis sur Terre. Tout est toujours réglé au millimètre. Les repas sont toujours bons, les lits sont douillés et on s’amuse bien. Sauf que quelque chose de terrible se cache sous la surface. Si les enfants ne peuvent approcher du grand portail et ne pas dépasser les barrières, c’est bien pour une raison. Mais est-ce vraiment pour empêcher un danger extérieur de rentrer ? Rien n’est moins sûr !

Un grand merci à l’équipe de Kazé pour l’envoi d’un super service presse dans lequel se trouvait ce premier tome ! Le manga ne sort que le 25 avril, mais j’ai eu la chance de pouvoir le lire en avant première, tout comme d’autres blogueurs.

The Promised Neverland est un manga extrêmement anxiogène ! Tout commence pourtant bien. On découvre le bonheur d’Emma de se lever tous les jours parmi les autres enfants. Son bonheur d’aller mettre la table, de manger ensemble, de jouer au loup. Il y a les tests compliqués que fait passer Maman Isabella aux enfants qui sont moins marrants.

Emma, Norman et Ray ont 11 ans. Ils sont les plus vieux enfants de l’orphelinat et aussi les plus intelligents. Mais cela ne les inquiète pas. Jusqu’au jour où ils découvrent l’affreux secret qui se cache derrière ce « paradis » : les enfants ne sont pas destinés à une famille d’adoption. Ils portent tous un numéro tatoué dans le cou, comme des bêtes promises à l’abattoir. Les enfants sont donnés en pâture à des démons hideux qui les dégustes comme des saucisses cocktail.
Nos trois héros découvrent alors avec horreur l’autre visage de celle qu’ils voyaient comme leur mère… 

C’est un manga stressant car on découvre rapidement que Maman a toujours un coup d’avance, a toujours tout prévu. Le lecteur est largué dans cette histoire sans avoir tous les éléments. On sait la même chose que les enfants, c’est-à-dire rien, ou du moins pas grand chose. Mais certes, il nous manque des choses, mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce scénario. On a envie d’en savoir plus, d’aller plus loin, de connaitre les tréfonds de cette sombre histoire.

On est dans un univers cruel, teinté de bonheur mais où se cache l’horreur. On ne sait pas ce qu’est devenu le monde extérieur, certains indices laissent entendre qu’il s’est passé quelque chose en 2015, mais c’est tout. Emma, Ray et Norman vont devoir montrer toute leur habileté et toute leur intelligence pour déjouer les pièges qui vont se mettre sur leur chemin.

J’ai hâte d’aller plus loin dans cette histoire qui est très intrigante, bourrée de mystères, de secrets ! Encore merci à Kazé pour cette belle découverte 🙂

La série The Promised Neverland est classée parmi les meilleures nouveautés de l’année. En effet, le scénario signé Kaiu Shirai est très original, le fantastique se mêlant subtilement à la réalité. Les graphismes ne sont pas en reste avec pas mal de détails, de superbes décors bourrés de détails et des personnages marquants. Bref, c’est LA sortie manga à ne pas rater.

Pour l’occasion, Kazé a créé un mini-site internet dédié à la série. Vous pourrez y retrouver tout ce dont vous avez besoin (qui sont les personnages, l’histoire, les auteurs, le premier chapitre) : ici.

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Spiritual Princess, vol.1

Akihime a beau être la fille du tengu de la montagne Ryokuhô, elle vit parmi les humains avec sa mère et va à l’école comme tout le monde. Son ami d’enfance, en revanche, travaille très dur pour devenir tengu et la harcèle pour qu’elle suive également l’apprentissage, mais celle-ci s’y refuse toujours. En réalité, c’est Takeru, un garçon de la même école, qui occupe toutes ses pensées.

Spiritual princess est un nouveau titre au catalogue 2018 de Kazé. Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre en commençant cette série. Un grand merci à Anita et à Kazé pour l’envoi de ce manga !

Akihime est la fille du dieu de la montagne Ryokuhô. Elle est destinée à devenir un tengu mais elle préfère sa part humaine (sa mère est humaine). Akihime va donc faire son entrée au lycée, loin de la montagne, où des préoccupations de jeune fille en fleur.

Pas facile de résumer cette histoire tellement elle est singulière ! On est à mi-chemin entre un shôjo tout ce qu’il y a de plus normal et une histoire de spiritualité, de dieux, et de croyances. Pourtant, même si elle est étrange, cette histoire est assez équilibrée.

Le tengu, késako ? C’est une créature légendaire du folklore japonais. Il est souvent représenté comme un homme spirituel portant un masque rouge à long nez, vivant dans les montagnes, ou comme un grand corbeau. Selon les périodes, il est vu comme un signe de malheur, comme un fantôme égaré qui va prendre possession de corps. Ce n’est pas le cas de ce manga. Le tengu est vu comme la divinité protégeant le sanctuaire de la montagne.

Sauf que notre héroïne refuse de devenir un tengu, préférant la vie de lycéenne. Et on la comprend ! C’est beaucoup plus intéressant de tomber amoureuse, de participer aux courses d’orientation, de manger du pain melon, ou de se faire de nouvelles copines, que de devenir gardienne de sanctuaire. Surtout que Takeru, celui qui les fait toute craquer, se rapproche d’elle ! 

Cela ne présage donc que du bon pour la suite ! Je ne suis pas particulièrement fan du graphisme que je trouve très simple, mais j’accroche pas mal à l’histoire 🙂

C’est une série finie en 12 tomes, ayant reçu le Prix du meilleur Shôjo au grand prix Shogakukan 🙂

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Takane & Hana, vol. 5

Noël approche à grands pas et Hana découvre que chaque membre de sa famille a déjà un programme de prévu. Takane en profite alors pour l’inviter à passer le Réveillon en tête à tête ! Hana s’en réjouit, mais voilà que Rino, une amie du jeune homme, débarque et se jette au cou de ce dernier qui ne la repousse pas ! En plus d’être belle et intelligente, cette ancienne camarade semble partager une relation particulière avec Takane…
En période de Noël, les cœurs se révèlent !

Takane et Hana sont ensemble (un rendez-vous arrangé) depuis un moment déjà, mais c’est la première fois qu’ils fêtent Noël ensemble. Sauf que le jeune homme travaille toujours en période de fêtes… et un problème bien plus grave vient d’arriver en ville. Un problème nommé Rino.

J’ai entamé ce cinquième volume en pleine période de fêtes ! Autant dire que j’étais dans le thème. Même si on ne voit pas forcément que c’est Noël dans le manga, les personnages sont  pourtant en plein dans les cadeaux, les congés et les repas en famille.

Pourtant, un élément perturbateur de taille va se joindre à Takane et Hana pour leur réveillon en tête à tête : Rino, une amie de lycée de Takane. Une rivale pour Hana, car Rino est belle, intelligente et très amoureuse du jeune homme. De quoi faire perdre sa confiance à notre Hana préférée. Mais le caractère de cochon tête de mule de cette dernière va lui permettre de garder la tête sur les épaules.

On retrouve un élément indissociable de cette série : l’humour. Hana et Takane sont égaux à eux-même. Pourtant, Hana est de plus en plus accro à Takane et ose à peine se l’avouer. L’arrivée de Rino va lui permettre de mettre de l’ordre dans ses sentiments. Mais la jeune fille a peur d’avouer ses sentiments au gentleman (ou pas) millionnaire.

Yuki Shiwasu aborde des thèmes incontournables comme Noël, les repas en famille, mais aussi la solitude de certains ces soirées-là. Bien évidemment, cela est traité légèrement, le but n’étant pas de faire pleurer dans les chaumières, bien au contraire.
De même, elle aborde un sujet plutôt rare, et totalement inattendu pour ma part. Je ne l’ai pas vu venir du tout, mais ça m’a fait hurler de rire. Question de contexte.

Attention spoiler : l’auteur aborde le thème du transgenre. Mlle Rino n’est pas qui elle semble être. Je n’ai senti aucun malaise à la lecture de ce passage, bien au contraire. Yuki Shiwasu a su mettre à profit son talent et le côté très humoristique de sa série pour aborder un sujet encore sensible dans notre société aujourd’hui.

J’ai hâte de découvrir ce que nous réserve la suite de cette série haute en couleurs ! 😀

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Rikudo, vol. 6

L’extraordinaire combat qui oppose les deux jeunes prodiges de la boxe atteint son apogée ! Face à un Riku à bout de forces, rien ne semble pouvoir empêcher le puissant Hyôdô d’accéder à la victoire. C’est alors que son douloureux passé refait surface, révélant une étonnante proximité avec celui de Riku…

Suite et fin du match qui voit s’opposer Hyôdô et Riku. Alors qu’on s’était arrêté à un moment fatidique, voilà que le combat tant attendu continue enfin. C’est un choc de titans auquel personne ne s’était préparé, surtout à ce niveau là de la compétition…

C’est avec un réel plaisir que je retrouve les personnages de cette série, à chaque volume. Chacun a sa personnalité propre, ses rêves, ses désirs et un but à atteindre. Ce but est différent pour chaque personnage. Ils y laissent bien souvent des plumes, avec des bleus au coeur, des bleus à l’âme et des bleus au corps. Des bleus au corps qui les font souffrir… pour aller mieux.

Dit comme ça, cela peut paraitre étrange, mais en lisant cette série (aussi bien réussie sur le côté psychologique que pour le côté sport), c’est ce à quoi est confronté le lecteur. Des personnages plongés dans un passé douloureux qui fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui. Des personnages forts, loin d’être des héros. Leur but : s’en sortir dans la vie, échapper à leurs démons. Et cela passe par un sport de combat brutal et exigeant, la boxe.

Ce que j’aime dans cette série, c’est que même si l’histoire n’avance pas beaucoup au final, on trouve toujours quelque chose à dire dessus. Le moindre détail est important et peut faire basculer le cours de l’histoire. Les graphismes en sont en grande partie responsables. Ils sont forts, poignants, bourrés de détail. J’ai pris pas mal de temps à regarder les mouvements effectués par les deux boxeurs, essayant de comprendre comment ils peuvent en arriver à un tel degré de violence. Côtes cassées, sang qui coule, yeux au beurre-noir, épuisement, etc… et pourtant ils gardent une volonté de fer. Rien ne les fait changer de direction : Riku et Hyôdô ont tous les deux quelque chose à prouver.

Ce dernier est d’ailleurs mis en valeur dans ce sixième volume. On sait enfin pourquoi il boxe, quelles sont ses relations avec son père, lui aussi boxeur, pourquoi il est aussi fort.

Bref, un nouveau tome aussi intense que les précédents ! Un grand merci à Anita pour l’envoi de ce titre ! 🙂

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Le Grimoire Pourpre, t.5

Le temps est venu pour Jean et le Pichou Gens de traverser la Porte Noire et de se rendre en Enfer pour secourir Manon. La surprise est totale quand nos héros découvrent que le monde du Malin leur est étrangement familier… Jean pourra compter sur l’aide de la fidèle fée Oriandre mais aussi sur celle d’un allié inattendu. Ensemble, ils s’enfonceront dans les souterrains, traverseront les ponts et plongeront dans les chaudrons de l’Enfer pour en percer tous les secrets.

L’affrontement final approche ! Le Grimoire Pourpre pourra-t-il enfin être reconstitué ?

Tome 5, Inferno Countès :

Merci aux Ardents Editeurs et à Babelio pour l’envoi de ce tome dans le cadre d’une Masse Critique ! 🙂

Ce cinquième tome est en fait le dernier de cette super saga consacrée aux contes du Limousin.

Manon et Jean doivent affronter le diable dans un difficile ultime combat afin de reconstituer le Grimoire Pourpre, et devront faire face à leur avenir.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce cinquième tome, que je trouve bien meilleur que les autres ! L’histoire est pleine de rebondissements. Plusieurs fois, j’ai été surprise par les retournements de situation.

On retrouve une narration extérieure : Manon raconte à sa fille son histoire, l’histoire qui nous est racontée à nous aussi. Cela laisse place à des scènes d’action, des super combats entre le Pichou Gens et les démons, armée du diable. On a, dans ce tome, un nombre important de vilains, tous plus moches les uns que les autres. On ne s’ennuie donc pas un instant. Et quelle fin ! Je ne l’avais pas vue venir non plus !

Une des choses les mieux agréables dans cette saga, c’est sans doute le fait que l’on retrouve le patrimoine de notre belle région, le Limousin. Ici, on retrouve le souterrain de la Règle et les mystères qui l’entourent, le four des Casseaux (datant de 1904), le très beau pont Saint-Etienne, etc. On retrouve toutes ces petites merveilles à Limoges.
De même, l’intérêt de cette série, c’est de raconter des contes, des histoires, des légendes. J’avoue que j’en connaissais certains, mais pas tous. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai lu cette histoire, même si certaines de ces légendes ont été adaptées !

N’oublions pas que cette histoire est surtout destinée aux enfants, d’où la rapidité des intrigues, l’action prenant bien souvent le pas sur le reste. J’ai trouvé qu’on retrouvait un peu d’âme des Légendaires de Patrick Sobral. Sauf qu’ici, le sujet et les graphismes ne sont pas du tout les mêmes (du noir et blanc, façon manga).

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Le Grimoire pourpre, t.4

Jean et Manon, deux adolescents ayant hérité du Grimoire Pourpre, cherchent à percer un nouveau mystère. Aidés de la fée Oriandre et de Menehune, un fantôme qui hante le Musée national de la porcelaine à Limoges, ils devront combattre les sortilèges du Diable qui a fait de ce lieu le théâtre d’étranges événements !

Cachée parmi les œuvres exposées mais éparpillée en plusieurs morceaux repose la légendaire armure de porcelaine, seule capable d’offrir l’immortalité à celui qui la porte. Elle tire son pouvoir de la clef noire de l’Enfer, dérobée au Malin lui-même. Pour vaincre cet ennemi, nos jeunes héros seront prêts à tous les sacrifices… mais le Diable s’est choisi un allié de taille : Pou-Sa, le dieu de la porcelaine…

Tome 4, Chevalier de Porcelaine :

Jean et Manon sont toujours en quête des pages du Grimoire pourpre, le gardien des légendes du Limousin. C’est une vraie course poursuite avec le diable qui s’est mise en place. Ce tome 4 se déroule dans les allées du musée Adrien Dubouché, musée national de la porcelaine. Des choses étranges se déroulent et Manon et Jean vont devoir y faire face.

J’ai retrouvé avec plaisir les personnages de Manon et Jean, après une longue pause entre le tome 3 et le tome 4. Après les rues pavées de Limoges, le village de Collonges-la-Rouge et les rues de Brive, on revient à Limoges. Le musée Adrien Dubouché existe bel et bien, et pour l’avoir re-visité il n’y pas très longtemps, je peux affirmer que les illustrations de l’auteur Michael Bettinelli ressemblent tout à fait à la réalité.

C’est donc avec un rythme soutenu que se déroule cet épisode. On retrouve des personnages comme Al que j’aime bien et d’autres vilains tout moches, serviteurs du diable. Entre oeuvres présentées, recherches de l’armure de porcelaine et scènes d’action, on ne s’ennuie pas une minute. J’ai même trouvé que cela allait trop vite par moments, ce qui rend les choses un peu brouillon. Mais je dois rappeler que cette BD/manga se destine surtout à un public d’enfants.