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Chaussette

Chaussette et son chien Dagobert sont inséparables. Merlin, leur petit voisin, les connaît bien et les observe arpenter chaque jour la petite ville suivant un parcours bien établi. Pourtant, ce matin-là, quelque chose ne tourne pas rond. Chaussette est seule et se comporte étrangement. Pour tirer cette histoire au clair, Merlin va la suivre discrètement…

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Chaussette est une BD adorable qui a failli me faire verser ma petite larme ! 

Le voisin de Chaussette, Merlin, nous raconte cette histoire, celle d’une mamie et de son chien Dagobert, un mignon petit corgi. Chaussette, ou Josette de son vrai prénom, est une personne âgée solitaire. Cette solitude, elle la partage avec Dagobert, son fidèle compagnon. Elle a ses petites habitudes : elle va de commerces en commerces, toujours à la même heure. Sauf qu’un jour tout change.

On apprend à connaitre Chaussette par les yeux de son voisin. La solitude est ici traitée avec humour et bienveillance. De même que la vieillesse et l’amitié.  Quand le fin mot de l’histoire est arrivé, j’ai senti les émotions monter. Dommage que cette histoire soit si brève !

Les illustrations sont douces et foisonnent de détails. Ces détails apportent un côté un peu humoristique à cette jolie bande-dessinée.

C’est une belle BD à découvrir, remplie de sensibilité. La dernière page fait réfléchir à bien des égards 🙂 

Un petit coup de cœur pour moi !

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Fleur de bambou, les larmes du grand esprit

Tout allait dans la forêt jusqu’à ce que les bambous se mettent à fleurir, ce qui, comme chacun sait, annonce la mort imminente de ces arbres. Devant ce phénomène, les animaux parlementent et s’organisent : il faut réagir ! Une seule solution s’impose : partir en quête du grand esprit fondateur de la forêt, et lui demander de nouvelles graines de bambou. Panda Roux l’intrépide et la Fouine, nettement moins courageux, se mettent en route. Ils seront même accompagnés de la fille des hommes, habitante de la forêt elle aussi menacée et pas si terrifiante qu’on pourrait le croire de prime abord. Un parcours semé d’embûches et de rencontres les attend, où ils devront faire preuve d’ingéniosité et de solidarité.

Les bambous fleurissent et pour les animaux, c’est la panique. La fin de leur forêt est arrivée. Panda roux, Fouine, une jeune humaine et un gorille vont s’associer pour trouver de nouvelles graines de bambous, chose que seul semble détenir le Grand Esprit de la forêt…

Fleur de bambou est une jolie bande-dessinée destinée à la jeunesse signée Richard Marazano et Cat Zaza. Elle est remplie de bon sentiments et de douceur. Je l’ai trouvée apaisante, surtout qu’il n’y a aucune violence visuelle. Tout y est délicat et c’est appréciable.

Les références à différentes œuvres connues de la littérature sont indéniables : on retrouve un peu du Livre de la jungle, pour les animaux et le côté forêt sauvage, certains paysages ne sont pas sans faire penser au Seigneur des Anneaux, et enfin on retrouve un univers à la Miyazaki. Un sacré mélange, mais le tout fonctionne correctement.

C’est surtout la couverture qui m’a attirée au départ, mais les illustrations à l’intérieur m’ont un peu déçue. L’histoire rattrape cependant cela, même si j’ai trouvé qu’il y avait des raccourcis et des choses qui allaient trop vite.

On retrouve le côté fable écologique (les hommes qui détruisent tout sur leur passage, les forêts vouées à disparaître), avec des personnages prêts à s’entraider, remplis de solidarité. Les méchants de l’histoire ne le sont pas vraiment : ils ne posent aucun souci dans la quête de nos héros, au mieux, ils les ralentissent une demi-page.

J’ai tout de même appris une chose avec cette bande-dessinée : les bambous fleurissent, et c’est beau. Malheureusement, cette floraison signifie la mort du bambou. Elle est considérée comme une malédiction dans certains pays d’Asie 🙂

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SuperS

Mat, Lili et Benji, trois enfants réfugiés d’une autre planète, ont été abandonnés sur Terre par leurs parents. Dotés de super-pouvoirs, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes. Tiraillés entre le désir de mener une vie normale parmi les humains, la peur d’être découverts et, pour les plus petits, l’envie de découvrir qui ils sont et ce dont ils sont capables, cette nouvelle rentrée des classes sur Terre s’annonce des plus mouvementées !
Dawid et Frédéric Maupomé réussissent un tour de force en amenant le lecteur au coeur de la psychologie et des émotions des trois orphelins super-héros dans le cadre de la vie quotidienne d’adolescents au collège.

Supers, c’est l’histoire de trois enfants, Mat, Lili et Benji, qui déménagent dans une nouvelle ville. L’originalité, c’est qu’ils sont seuls, sans parents. Où sont donc ces derniers ? Aucune idée. Par contre, ces enfants ont une particularité : ils ont des super pouvoirs, ce qui fait d’eux des super-héros. Mat souhaite qu’ils restent discrets, surtout que la jolie Jeanne lui fait de l’oeil, et que ça le dérangerait de déménager à nouveau. Mais c’est sans compter sur les vilains de la ville et sur l’obstination de son frère et de sa soeur !

Supers est une série de trois bandes dessinées jeunesse. Le ton est donc plutôt léger, avec un vocabulaire plutôt facile à lire. On n’a pas non plus trop de texte, mais les illustrations parlent d’elles-même. Entre scènes mouvementées et scènes d’école, Frédéric Maupomé nous emmène dans une histoire originale. 

L’auteur aborde des thèmes différents qui peuvent parler aux enfants : le fait d’être le nouveau de l’école, la difficulté d’intégration, ou encore le fait de grandir sans ses deux parents.
Le côté super-héros leur parlera sans doute un peu plus. Même si les pouvoirs accentuent la différence avec les autres enfants, cela amène un quelque chose à l’histoire. Quelque chose qui parlera aux enfants, eux qui aiment tant les super-héros. Les références à de grands héros comme Superman sont indéniables : une double identité, des enfants venus de l’espace, pas de parents, etc.

Les illustrations sont chouettes. Elles sont colorées, pleine de pep’s et elles parlent d’elles-même. Pas besoin de longues phrases, de longues descriptions. Elles mettent en avant des scènes d’action, mais aussi des scènes plus sensibles, parfois pleines d’émotions.

J’ai lu les deux premiers tomes à la suite car ils se lisent assez vite et sont plaisants, agréables, et j’attends le troisième qui n’est pas encore disponible en librairie 🙂

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La Différence invisible

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.

Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables,

 proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

Marguerite, 27 ans, vit avec son petit-ami Florian dans son appartement, avec son chien, et ses deux chats. Elle travaille dans une entreprise plutôt cotée. Elle semble tout à fait normale, mais pourtant, elle est différente. Tous les jours, elle fait le même trajet, à la même heure. Tout est chronométré. Les bruits extérieurs l’agressent. Discuter avec ses collègues lui coûte, elle est mal vue dans son entreprise : trop sérieuse, sans conversation, sans humour. Marre d’être différente sans savoir pourquoi, Marguerite va partir à la recherche de ce mal et enfin pouvoir mettre un nom dessus.

Toutes les petites manies énumérées précédemment ont un nom que l’on ne découvre qu’à la fin de ce roman graphique : le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme.

Cette bande dessinée nous montre donc le quotidien des personnes ayant ce syndrome. Combien c’est difficile, comment les gens ne les prennent pas au sérieux car c’est une maladie non visible. 

Les couleurs jouent beaucoup dans cette BD : on part du noir et blanc pour aller petit à petit à la couleur. De l’enfermement de Marguerite dans son monde, de sa solitude, de sa honte, à la libération. Car mettre un nom sur le mal qui la touche l’a libérée. Bien évidemment, tous les malades ne voient pas le diagnostic comme ça. Certains plongent dans une dépression, mais ce n’est pas le cas de notre héroïne. Cela est évoqué dans ce roman graphique qui est très bien fait.

La difficulté réside au travail : rien n’est aménagé pour elle, alors que Marguerite est reconnue comme travailleur handicapée. La RH ne la prend pas au sérieux, n’accédant pas à ses demandes. La jeune femme est obligée de venir au travail une heure avant les autres afin de travailler au mieux car dans l’open-space, il y a trop de bruit.
De même, certains de ses collègues se vexent car elle refuse de manger avec eux à l’extérieur ou à la cantine. Marguerite préfère rester manger au calme à son bureau, mais cela est très mal vu, et la tension avec ses collègues se fait grandissante.

On voit aussi l’importance de l’entourage : Florian, le petit ami, qui ne veut pas comprendre que rencontrer du monde est compliqué pour Marguerite, sa soi-disant amie qui n’accepte pas le diagnostic et se moque d’elle… Marguerite finit par s’entourer de personnes qui la comprennent et acceptent sa différence invisible, comme la libraire qui nous raconte cette histoire et qui lui fournit des livres sur le sujet, ou encore la boulangère et d’autres personnes de son groupe de soutien.

A la fin de ce roman graphique, on trouve une petite explication sur ce qu’est l’autisme (et plus spécialement le syndrome d’Asperger), les avancées de la recherche et ce qui est fait ou non.

Cette bande dessinée est une belle découverte, avec un sujet que l’on n’aborde que trop peu ! 🙂

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L’Adoption, tome 1 : Qinaya

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

C’est avec plaisir que je me suis lancée dans cette BD, signée Zidrou, qui se termine en deux tomes.

Après un terrible tremblement de terre au Pérou, où des milliers de personnes ont perdu la vie, la vie de la petite Qinaya, 4 ans, va beaucoup changer. Elle va être adoptée par une famille de français, une famille qui ne peut pas avoir d’enfants. Une famille qui est loin des préoccupations du peuple péruvien. Cette famille, c’est celle de Gabriel et de Maryse. Mais Qinaya va tout changer pour ces personnages qui vont devenir grands-parents en un instant. C’est le quotidien de cette famille que nous suivons, avec l’adaptation, les efforts qui sont fait par chacun. De même que les réticences de certains membres de la famille.

Cette histoire est racontée avec beaucoup de douceur et de délicatesse. Qinaya est une petite fille adorable, complètement craquante. Même Gabriel, un long moment réticent, va finir par craquer. Zidrou nous raconte là la formation de nouveaux liens intergénérationnels qui se forment petit à petit, à force de confiance et d’actes qui vont dans ce sens. 
De même, Zidrou nous montre les grands chamboulements qu’amènent cette adoption : des changements d’habitudes, des urgences, un emploi du temps modifié, des nouveaux parents débordés…

Pourtant, la fin apporte une note inattendue, et c’est presque frustré qu’on referme ce premier tome. J’attends donc la suite avec impatience ! 🙂

Les illustrations signées Monin sont magnifiques et apportent encore une touche de douceur à cette jolie histoire 🙂

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Seuls

Il y a d’abord Yvan, 9 ans, l’artiste rigolo et carrément lâche. Il y a ensuite Leïla, 12 ans, la garçonne énergique et optimiste. Viennent ensuite Camille, 8 ans, la naïve généreuse et moralisatrice et Terry, 5 ans et demi, le gamin turbulent et attachant. Et puis, il y a aussi Dodji, 10 ans, l’ours au grand cœur.

Ces cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s’est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller… SEULS !

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Seuls est une série de BD pour la jeunesse construite en cycles. On en est au troisième. Les premières bandes-dessinées de cette série commencent à dater, mais ce n’est que maintenant que je me suis intéressée à elle, après avoir vu la bande-annonce du film qui est sorti au mois de février.

On suit cinq jeunes, tous différents, que ce soit physiquement ou socialement, qui du jour au lendemain voient leur monde changer du tout au tout : un matin, ils se réveillent et sont seuls. Les adultes ont tous disparu, et les quelques « survivants » s’organisent pour survivre comme ils peuvent.

Le thème de Seuls est aujourd’hui devenu un grand classique (on peut citer Gone, de Michael Grant, par exemple). Des enfants qui doivent se débrouiller, survivre, s’organiser, sans adultes pour les aider, pour leur dire quoi faire. L’histoire reste toutefois intrigante car de nouveaux éléments mystérieux arrivent à chaque tome. Organisation ? Complot ? Extra-terrestre ? Fin du monde ? Qui ? Pourquoi ? Où sont passé les adultes ?  Ce sont toutes les questions que l’on se pose. 

Chaque tome amène de nouveaux problèmes, de nouvelles aventures, pour nos héros. Le maître des couteaux, Le clan du requin, où encore Les cairns rouges (premier cycle),  permettent aux personnages d’avancer, ou au contraire de ralentir, leurs découvertes. Et pour la fin du cycle un, je ne m’attendais vraiment pas à ça !

Bref, c’est une saga bien menée qui donne toujours envie d’en savoir plus ! 🙂