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Le Grimoire Pourpre, t.5

Le temps est venu pour Jean et le Pichou Gens de traverser la Porte Noire et de se rendre en Enfer pour secourir Manon. La surprise est totale quand nos héros découvrent que le monde du Malin leur est étrangement familier… Jean pourra compter sur l’aide de la fidèle fée Oriandre mais aussi sur celle d’un allié inattendu. Ensemble, ils s’enfonceront dans les souterrains, traverseront les ponts et plongeront dans les chaudrons de l’Enfer pour en percer tous les secrets.

L’affrontement final approche ! Le Grimoire Pourpre pourra-t-il enfin être reconstitué ?

Tome 5, Inferno Countès :

Merci aux Ardents Editeurs et à Babelio pour l’envoi de ce tome dans le cadre d’une Masse Critique ! 🙂

Ce cinquième tome est en fait le dernier de cette super saga consacrée aux contes du Limousin.

Manon et Jean doivent affronter le diable dans un difficile ultime combat afin de reconstituer le Grimoire Pourpre, et devront faire face à leur avenir.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce cinquième tome, que je trouve bien meilleur que les autres ! L’histoire est pleine de rebondissements. Plusieurs fois, j’ai été surprise par les retournements de situation.

On retrouve une narration extérieure : Manon raconte à sa fille son histoire, l’histoire qui nous est racontée à nous aussi. Cela laisse place à des scènes d’action, des super combats entre le Pichou Gens et les démons, armée du diable. On a, dans ce tome, un nombre important de vilains, tous plus moches les uns que les autres. On ne s’ennuie donc pas un instant. Et quelle fin ! Je ne l’avais pas vue venir non plus !

Une des choses les mieux agréables dans cette saga, c’est sans doute le fait que l’on retrouve le patrimoine de notre belle région, le Limousin. Ici, on retrouve le souterrain de la Règle et les mystères qui l’entourent, le four des Casseaux (datant de 1904), le très beau pont Saint-Etienne, etc. On retrouve toutes ces petites merveilles à Limoges.
De même, l’intérêt de cette série, c’est de raconter des contes, des histoires, des légendes. J’avoue que j’en connaissais certains, mais pas tous. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai lu cette histoire, même si certaines de ces légendes ont été adaptées !

N’oublions pas que cette histoire est surtout destinée aux enfants, d’où la rapidité des intrigues, l’action prenant bien souvent le pas sur le reste. J’ai trouvé qu’on retrouvait un peu d’âme des Légendaires de Patrick Sobral. Sauf qu’ici, le sujet et les graphismes ne sont pas du tout les mêmes (du noir et blanc, façon manga).

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Le Grimoire pourpre, t.4

Jean et Manon, deux adolescents ayant hérité du Grimoire Pourpre, cherchent à percer un nouveau mystère. Aidés de la fée Oriandre et de Menehune, un fantôme qui hante le Musée national de la porcelaine à Limoges, ils devront combattre les sortilèges du Diable qui a fait de ce lieu le théâtre d’étranges événements !

Cachée parmi les œuvres exposées mais éparpillée en plusieurs morceaux repose la légendaire armure de porcelaine, seule capable d’offrir l’immortalité à celui qui la porte. Elle tire son pouvoir de la clef noire de l’Enfer, dérobée au Malin lui-même. Pour vaincre cet ennemi, nos jeunes héros seront prêts à tous les sacrifices… mais le Diable s’est choisi un allié de taille : Pou-Sa, le dieu de la porcelaine…

Tome 4, Chevalier de Porcelaine :

Jean et Manon sont toujours en quête des pages du Grimoire pourpre, le gardien des légendes du Limousin. C’est une vraie course poursuite avec le diable qui s’est mise en place. Ce tome 4 se déroule dans les allées du musée Adrien Dubouché, musée national de la porcelaine. Des choses étranges se déroulent et Manon et Jean vont devoir y faire face.

J’ai retrouvé avec plaisir les personnages de Manon et Jean, après une longue pause entre le tome 3 et le tome 4. Après les rues pavées de Limoges, le village de Collonges-la-Rouge et les rues de Brive, on revient à Limoges. Le musée Adrien Dubouché existe bel et bien, et pour l’avoir re-visité il n’y pas très longtemps, je peux affirmer que les illustrations de l’auteur Michael Bettinelli ressemblent tout à fait à la réalité.

C’est donc avec un rythme soutenu que se déroule cet épisode. On retrouve des personnages comme Al que j’aime bien et d’autres vilains tout moches, serviteurs du diable. Entre oeuvres présentées, recherches de l’armure de porcelaine et scènes d’action, on ne s’ennuie pas une minute. J’ai même trouvé que cela allait trop vite par moments, ce qui rend les choses un peu brouillon. Mais je dois rappeler que cette BD/manga se destine surtout à un public d’enfants.

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Comme un garçon

Charlotte est la demi-soeur de Xavier. Leur jeu favori consiste à se défier sans cesse.

 Et Charlotte perd toujours. À l’adolescence, la tradition perdure jusqu’au jour où, en guise de gage, elle accepte de passer une année déguisée en garçon dans un collège exclusivement masculin tout en pariant qu’elle ne se fera pas prendre. Adieu vie de princesse et bains moussants, une vie compliquée démarre pour elle.

Tome 1, Le défi :

Charlotte et Xavier, demi-frère et sœur, n’arrêtent pas de parier. Depuis tout petits, ils jouent à « Cap/Pas cap ». Comme d’habitude, Charlotte perd, et son frère lui donne un gage : alors que la jeune fille doit rentrer à l’université sous peu, elle va devoir faire croire à tous qu’elle est un garçon, pendant une année entière. Un ultime défi que la jeune fille va prendre très au sérieux !

J’ai trouvé l’idée de cette bande-dessinée signée Jenny, auteur de Pink Diary, assez rafraîchissante. Pourtant, j’ai trouvé quelques maladresses : Charlotte se révèle être orgueilleuse et insupportable. Elle est habituée à avoir tout ce qu’elle veut, et même Xavier commence à en avoir marre de leurs défis. Charlotte ne réfléchit pas, se bornant à foncer tête baissée dans les embrouilles. Et cela rend l’histoire un peu pénible, voire hystérique par moment.

Le graphisme m’a par contre beaucoup plu ! Cela rattrape l’histoire qui est décevante. On est plutôt sur des teintes de rose pastel, avec des personnages jolis à regarder. Très féminin donc !
Pourtant, certaines scènes sont un peu osées pour un jeune public. A ne pas mettre entre les mains des plus jeunes donc.

Je n’ai donc été que moyennement séduite par ce premier tome ! 

Tome 2, L’Epreuve

Les choses se compliquent pour Charlotte dans ce second tome. Sous les traits de Charlie, elle essaye d’échapper à Héloïse, tombée amoureuse de lui/elle. Heureusement, elle peut compter sur Gabriel, son colocataire. Un colocataire qui semble avoir une dent contre le frère d’Héloïse…

La lecture de ce second tome m’a un peu réconciliée avec cette série. Charlotte est dans la panade, et est donc un peu moins insupportable. Elle compte désormais sur Gabriel pour l’aider.

D’autres personnages apparaissent, rendant l’histoire un peu plus complexe et mystérieuse. Qui est Mylène ?, qu’y a t’il sur la photo ?, pourquoi Gabriel en veut-il autant à Amaury ? On avance et cela relance l’histoire.

Cela me donne donc envie de découvrir la suite de ces deux tomes ! 🙂

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Chaussette

Chaussette et son chien Dagobert sont inséparables. Merlin, leur petit voisin, les connaît bien et les observe arpenter chaque jour la petite ville suivant un parcours bien établi. Pourtant, ce matin-là, quelque chose ne tourne pas rond. Chaussette est seule et se comporte étrangement. Pour tirer cette histoire au clair, Merlin va la suivre discrètement…

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Chaussette est une BD adorable qui a failli me faire verser ma petite larme ! 

Le voisin de Chaussette, Merlin, nous raconte cette histoire, celle d’une mamie et de son chien Dagobert, un mignon petit corgi. Chaussette, ou Josette de son vrai prénom, est une personne âgée solitaire. Cette solitude, elle la partage avec Dagobert, son fidèle compagnon. Elle a ses petites habitudes : elle va de commerces en commerces, toujours à la même heure. Sauf qu’un jour tout change.

On apprend à connaitre Chaussette par les yeux de son voisin. La solitude est ici traitée avec humour et bienveillance. De même que la vieillesse et l’amitié.  Quand le fin mot de l’histoire est arrivé, j’ai senti les émotions monter. Dommage que cette histoire soit si brève !

Les illustrations sont douces et foisonnent de détails. Ces détails apportent un côté un peu humoristique à cette jolie bande-dessinée.

C’est une belle BD à découvrir, remplie de sensibilité. La dernière page fait réfléchir à bien des égards 🙂 

Un petit coup de cœur pour moi !

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Fleur de bambou, les larmes du grand esprit

Tout allait dans la forêt jusqu’à ce que les bambous se mettent à fleurir, ce qui, comme chacun sait, annonce la mort imminente de ces arbres. Devant ce phénomène, les animaux parlementent et s’organisent : il faut réagir ! Une seule solution s’impose : partir en quête du grand esprit fondateur de la forêt, et lui demander de nouvelles graines de bambou. Panda Roux l’intrépide et la Fouine, nettement moins courageux, se mettent en route. Ils seront même accompagnés de la fille des hommes, habitante de la forêt elle aussi menacée et pas si terrifiante qu’on pourrait le croire de prime abord. Un parcours semé d’embûches et de rencontres les attend, où ils devront faire preuve d’ingéniosité et de solidarité.

Les bambous fleurissent et pour les animaux, c’est la panique. La fin de leur forêt est arrivée. Panda roux, Fouine, une jeune humaine et un gorille vont s’associer pour trouver de nouvelles graines de bambous, chose que seul semble détenir le Grand Esprit de la forêt…

Fleur de bambou est une jolie bande-dessinée destinée à la jeunesse signée Richard Marazano et Cat Zaza. Elle est remplie de bon sentiments et de douceur. Je l’ai trouvée apaisante, surtout qu’il n’y a aucune violence visuelle. Tout y est délicat et c’est appréciable.

Les références à différentes œuvres connues de la littérature sont indéniables : on retrouve un peu du Livre de la jungle, pour les animaux et le côté forêt sauvage, certains paysages ne sont pas sans faire penser au Seigneur des Anneaux, et enfin on retrouve un univers à la Miyazaki. Un sacré mélange, mais le tout fonctionne correctement.

C’est surtout la couverture qui m’a attirée au départ, mais les illustrations à l’intérieur m’ont un peu déçue. L’histoire rattrape cependant cela, même si j’ai trouvé qu’il y avait des raccourcis et des choses qui allaient trop vite.

On retrouve le côté fable écologique (les hommes qui détruisent tout sur leur passage, les forêts vouées à disparaître), avec des personnages prêts à s’entraider, remplis de solidarité. Les méchants de l’histoire ne le sont pas vraiment : ils ne posent aucun souci dans la quête de nos héros, au mieux, ils les ralentissent une demi-page.

J’ai tout de même appris une chose avec cette bande-dessinée : les bambous fleurissent, et c’est beau. Malheureusement, cette floraison signifie la mort du bambou. Elle est considérée comme une malédiction dans certains pays d’Asie 🙂

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SuperS

Mat, Lili et Benji, trois enfants réfugiés d’une autre planète, ont été abandonnés sur Terre par leurs parents. Dotés de super-pouvoirs, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes. Tiraillés entre le désir de mener une vie normale parmi les humains, la peur d’être découverts et, pour les plus petits, l’envie de découvrir qui ils sont et ce dont ils sont capables, cette nouvelle rentrée des classes sur Terre s’annonce des plus mouvementées !
Dawid et Frédéric Maupomé réussissent un tour de force en amenant le lecteur au coeur de la psychologie et des émotions des trois orphelins super-héros dans le cadre de la vie quotidienne d’adolescents au collège.

Supers, c’est l’histoire de trois enfants, Mat, Lili et Benji, qui déménagent dans une nouvelle ville. L’originalité, c’est qu’ils sont seuls, sans parents. Où sont donc ces derniers ? Aucune idée. Par contre, ces enfants ont une particularité : ils ont des super pouvoirs, ce qui fait d’eux des super-héros. Mat souhaite qu’ils restent discrets, surtout que la jolie Jeanne lui fait de l’oeil, et que ça le dérangerait de déménager à nouveau. Mais c’est sans compter sur les vilains de la ville et sur l’obstination de son frère et de sa soeur !

Supers est une série de trois bandes dessinées jeunesse. Le ton est donc plutôt léger, avec un vocabulaire plutôt facile à lire. On n’a pas non plus trop de texte, mais les illustrations parlent d’elles-même. Entre scènes mouvementées et scènes d’école, Frédéric Maupomé nous emmène dans une histoire originale. 

L’auteur aborde des thèmes différents qui peuvent parler aux enfants : le fait d’être le nouveau de l’école, la difficulté d’intégration, ou encore le fait de grandir sans ses deux parents.
Le côté super-héros leur parlera sans doute un peu plus. Même si les pouvoirs accentuent la différence avec les autres enfants, cela amène un quelque chose à l’histoire. Quelque chose qui parlera aux enfants, eux qui aiment tant les super-héros. Les références à de grands héros comme Superman sont indéniables : une double identité, des enfants venus de l’espace, pas de parents, etc.

Les illustrations sont chouettes. Elles sont colorées, pleine de pep’s et elles parlent d’elles-même. Pas besoin de longues phrases, de longues descriptions. Elles mettent en avant des scènes d’action, mais aussi des scènes plus sensibles, parfois pleines d’émotions.

J’ai lu les deux premiers tomes à la suite car ils se lisent assez vite et sont plaisants, agréables, et j’attends le troisième qui n’est pas encore disponible en librairie 🙂