Album, Livre

Hortari

Hortari est un recueil de quinze nouvelles de l’auteure et illustratrice française Marie-Alice Harel. Il s’agit d’explorateurs et de chercheurs dont vous n’avez jamais entendu parler: Bascahil Pellin, Isha Nim, Paul Teribec… Ils ont parcouru le monde et l’ont changé, mais vous ne trouverez pas leurs réalisations dans les livres d’histoire. Leurs histoires sont illustrées avec de délicieuses aquarelles de l’auteur. Les personnages attachants de Marie-Alice Harel nous rappellent que nous définissons tous nos propres quêtes et qu’elles nous mènent souvent dans des endroits inattendus, que ce soit de l’autre côté de la planète ou dans un coin reculé de notre jardin.

Un grand merci aux Editions Cipango et à Babelio pour l’envoi de livre jeunesse dans le cadre d’une Masse Critique !

La couverture de cet album jeunesse a tout de suite attiré mon regard. Je n’ai pas trop regardé le résumé au moment du choix des livres 😀

J’ai donc découvert un très beau livre sur le thème des explorateurs méconnus, voir inconnus ! Il prend la forme d’un catalogue : la page gauche pour l’explorateur et son histoire, la page droite pour une très belle illustration. 

L’auteur Marie-Alice Harel nous explique le pourquoi de ce livre dès le début : ne pas laisser des histoires de personnages inconnus se perdre dans les méandres de l’Histoire.

C’est un album beau et intéressant ! J’ai aimé découvrir ces explorateurs méconnus, les joies face à leur réussite, mais aussi les échecs auxquels ils ont fait face ! Certains ont des histoires abracadabrantesques, d’autres un peu moins, mais c’est ce qui fait l’originalité de ce livre ! 🙂

Album, Coup de Coeur, Livre

Duel au soleil

Un Indien et un cow-boy s’apprêtent à se livrer un duel. Mais les incidents et les imprévus se succèdent, obligeant le duo à reporter le combat au lendemain.

Duel au soleil est un album destiné à la jeunesse, mais peut être aussi bien lu par les adultes ! J’ai eu un petit coup de cœur pour lui ! 😀

Ça commence avec des balles de foin qui passent dans un endroit désertique. Puis un indien et un cow-boy qui s’observent. Que va t-il se passer ? Le suspense est entier…

Et c’est là toute la question de Duel au soleil. Car un duel, ce n’est pas si facile que ça à faire. Surtout quand des éléments perturbateurs extérieurs viennent sans cesse déconcentrer nos deux personnages.

C’est un album qui est en fait rempli d’humour ! Le texte est épuré et ce sont les illustrations qui  font presque tout le travail. Et ça marche ! J’ai lu ce livre comme on regarde un western, attendant la fin de ce duel avec impatience.

Qui aura le dernier mot ? Je vous laisse le découvrir ! 🙂

Cet album jeunesse a reçu la Pépite du livre illustré au salon de Montreuil en 2018 !

Album, Livre

La Dent du Chat

Connaissez-vous la véritable légende de la Dent du Chat, ce rocher pointu qui surplombe le lac du Bourget ? Il y a un petit pêcheur, de gros poissons, une belle Marguerite, un félin monstrueux, de la bagarre et un peu d’amour.

Merci à Babelio et aux éditions Boule de neige pour l’envoi de ce livre jeunesse, dans le cadre d’une Masse Critique.

J’avoue avoir mis ce livre dans mes choix car il y a… un chat ! J’ai donc été surprise en recevant ce livre de voir qu’il s’agissait de l’adaptation d’une légende bien réelle.

Il s’agit de la Légende de la Dent du Chat. C’est une adaptation moderne, avec une vision personnelle de l’auteur David Gautier. Là, Dieu a un téléphone portable et le vocabulaire utilisé ne laisse aucun doute sur l’époque à laquelle se déroule l’histoire. J’ai trouvé ça étrange et pas forcément nécessaire.

On retrouve heureusement à la fin la vraie légende. Je trouve dommage que l’auteur ne s’y soit pas tenu.

Pour les illustrations : on voit qu’il y a un grand boulot de découpage et de collages. On voit les différentes textures de papier, et on peut ainsi apprécier le travail de l’auteur. C’est coloré, agréable.

Ce que j’ai sans doute le plus apprécié dans cet album, c’est sans doute les deux dernières pages plus documentées. On y apprend la vraie légende, on a des photos de la fameuse Dent du Chat qui se trouve au dessus du Lac du Bourget.

Album, Livre

L’Histoire du chasseur

C’était longtemps après le premier jour du monde. Au bord du village de Bakando, la forêt avait poussé jusqu’au milieu du ciel. Tout le monde craignait de s’y perdre, sauf le jeune Pemba Koli qui n’avait peur de rien. Un jour justement, il s’y aventura avec son arc et ses flèches. Il marcha longtemps, puis se cacha pour attendre le gibier. Arriva ce qui devait arriver. Un bruit d’abord…

Un grand merci à Babelio et aux Editions L’Elan vert pour cet album jeunesse reçu dans le cadre de la Masse Critique jeunesse.

Afrique. Pemba Koli est un jeune garçon qui n’a peur de rien. Il part chasser seul avec son arc et ses flèches, en pleine forêt, là où les autres de son village n’osent pas s’aventurer… 

L’histoire de cet album est signée Adrienne Yabouza, pour le texte, et Antoine Guilloppé, pour les illustrations.

Le texte est beau, presque poétique, bien rythmé. On est dans la forêt avec Pemba Koli, à attendre tranquillement qu’une proie arrive.

Mais ce qui m’a surtout plu, ce sont les illustrations. Antoine Guilloppé (que j’ai eu la chance de rencontrer) est un illustrateur de talent.

Je suis fan de ses albums Pleine lunePleine Neige et Plein Soleil (éditions Gautier-Languereau), que je vous invite à découvrir ! La découpe au laser est impressionnante et les livres sont poétiques et délicats.

Pour en revenir à L’Histoire du chasseur, Antoine Guilloppé a travaillé, comme à son habitude, avec le noir et le blanc, couleurs bien tranchées. Mais cette fois-ci, on a aussi du vert et quelques pointes de couleurs. Le vert pour la végétation, bien évidemment. C’est minimaliste, mais foisonnant de détails. On prend le temps de regarder les illustrations, et bien souvent, on découvre des choses que l’on n’avait pas vu au premier coup d’œil.
On a droit à de très belles doubles pages. Ce que je regrette, c’est qu’il n’y ait pas de découpes au laser dans cet album, il aurait été encore plus beau ! 🙂

Album, Livre

L’Apachyderme

Guillerm collectionne les plumes, rêve de tipis et de bisons. Il est un apachyderme ! Les autres éléphanteaux se moquent de lui et les parents le trouvent un peu grand pour jouer à l’indien. Mais quoi de mieux qu’un indien pour vaincre les souris ?

Merci aux Editions La Palissade, ainsi qu’à Babelio pour l’envoi de ce livre dans le cadre d’une Masse Critique destinée à la jeunesse.

Un Apachyderme, qu’est-ce que c’est ? C’est là toute la question de ce très bel album jeunesse.

C’est l’histoire de Guillerm, l’éléphanteau, un pachyderme donc, qui se prenait pour un indien, un apache. Grâce aux jolies plumes qu’il récupère, il s’amuse. Oui, sauf qu’un éléphant, ça n’a pas de plumes, et qu’il détonne parmi le troupeau. Mais ça, il n’en a que faire et continue de se rêver en petit indien.

Cet album aborde différents thèmes tout au long de cette histoire. Tout d’abord, la différence : tout le monde se moque de lui, les autres espèces le regardent bizarrement, en restant cachés, et ses congénères le mettent à part car il est différent. Pourtant, notre petit éléphanteau ne s’en préoccupe pas le moins du monde. Au contraire, grâce à l’originalité de la personnalité de notre éléphant, il continue de se rêver en vrai apache. Il suit ses rêves même s’ils sortent de l’ordinaire. Le livre se termine sur une pointe d’humour, avec la présence d’un groupe de souris et d’un troupeau d’éléphants… Qui aura le plus peur ? La petite bête ou la grosse ? Suspense 😉

L’Apachyderme est un album original aussi par sa forme puisqu’il se lit à l’horizontal et non pas à la verticale comme d’habitude. On a donc souvent des images en doubles pages, ce qui amène une certaine facilité de lecture des images pour les enfants. De même, l’illustrateur Thanh Portal a pu s’en donner à coeur joie pour ainsi mettre en valeur le texte de Sandra Le Guen. Texte qui aborde plein de thèmes différents comme nous venons de le voir, en très peu de pages.

Les illustrations sont très sympas, colorées, pleines de pep’s. On a envie d’aller rêver avec notre petit éléphant, de retomber en enfance et de se prendre pour un indien 🙂
Les éléphants me font penser à un autre éléphant très connu de la littérature jeunesse : Pomelo, un éléphanteau à qui il arrive plein de petites aventures (de Ramona Badescu et Benjamin Chaud). 

Album, Livre

Armstrong, l’extraordinaire voyage d’une souris sur la Lune

Il y a bien des années, une petite souris apprit à voler et traversa l’Atlantique. Mais qu’arriva-t-il ensuite ? Une fabuleuse et fascinante expédition sur la Lune.

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Après le succès du premier volume des aventures d’une petite souris qui voulait voler, Torben Kuhlmann s’est lancé dans l’histoire d’une souris qui voulait aller sur la lune. Bien évidemment, l’auteur s’est inspiré du célèbre cosmonaute Neil Armstrong, ainsi que de son parcours.

On retrouve les mêmes couleurs que pour Lindbergh : des nuances de gris, de marron et de doré). On retrouve aussi la patte de l’auteur puisque ce sont les mêmes types de dessins, avec des petites souris attachantes et vraiment trop mignonnes. Les décors sont magnifiques, détaillés.

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Il y a toutefois quelques différences dans cette histoire : tout d’abord, Armstrong la souris parle, s’exprime, alors que ça n’était pas du tout le cas dans Lindbergh. J’ai trouvé que c’était à la fois négatif (cela n’apporte pas grand chose à l’histoire) et positif (cela amène un certain rythme au récit). Pour cette histoire-là, Torben Kulhmann met l’accent sur une des passions des souris, le fromage. Car oui, c’est grâce à lui qu’Armstrong part sur la Lune (enfin presque).

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On retrouve Lindbergh, notre première souris qui a bien vieilli. J’ai bien aimé le côté transmission, mais je l’ai trouvé trop peu exploité. Armstrong est une jeune souris inexpérimentée, rêveuse, qui s’inspire  beaucoup de l’aviateur, mais pour aller sur la lune, les choses semblent un peu compliquées.

La plus grosse des différences est surtout que l’histoire est beaucoup moins crédible que celle de notre souris aviatrice. J’ai trouvé que l’on se perdait un peu, et du coup, on est beaucoup plus dans une histoire imaginée que celle de Lindbergh, et cela m’a déçue. On sent que le livre est moins documenté, et on s’éloigne un peu de l’aviation pure et dure qui avait fait le succès du premier.

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Cependant, cet album reste ludique pour les enflants (et pour les grands). On apprend quelques petites choses, on a bien évidemment droit à « Un petit pas pour une souris… », et de nouveau, on retrouve à la fin de l’album des biographies des différents acteurs scientifiques et de l’aéronautique 🙂

Bref, un album à découvrir pour une grande aventure livresque, que ce soit les petits ou les grands ! 🙂