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Takane & Hana, vol. 1 à 3

C’est avec un grand plaisir que j’ai reçu des Editions Kazé (merci à eux et à Anita), le Lovely pack des trois premiers tomes de Takane & Hana, un shojo irrésistible ! Vous aurez donc droit à trois avis en un 😉

Takane & Hana, vol. 1 :

Hana, lycéenne de 16 ans, est contrainte de prendre la place de sa sœur lors d’une rencontre arrangée ! Présentée à l’héritier du grand groupe Takaba, le très séduisant Takane Saibara, la jeune fille déchante vite face à son arrogance. N’y tenant plus, elle lui jette ses quatre vérités à la figure, croyant se débarrasser ainsi de lui. Pourtant, dès le lendemain, Takane lui propose un nouveau rendez-vous, à croire qu’il en redemande ! Elle a un sacré caractère… et il aime ça !

C’est toujours un plaisir de découvrir de nouveaux titres publiés chez Kazé (ici, une ré-édition pour le Lovely pack). Dès les premières pages du premier volume de Takane & Hana, je suis devenue fan de cette série. Pourquoi ça ?

Premièrement, pour son histoire. Une lycéenne de 16 ans qui se fait passer pour sa sœur de 23 ans à un rendez-vous arrangé, il fallait y penser.

Deuxièmement, pour les personnages. Takane, 26 ans, riche successeur de la société Takane, est un personnage odieux à qui on aimerait mettre des baffes toutes les deux secondes. Mais on peut compter sur Hana (la lycéenne de 16 ans) pour le remettre à sa place ! Et ça c’est franchement drôle. On ne dit pas non à Takane, et même Hana ne peut rien y faire. Par conséquent, elle se venge de manière plutôt drôle.

Troisièmement, pour le ton. Car oui, Takane & Hana, ce n’est pas un shojo nian-nian. C’est bien plus que ça. Là, pas de jeune fille en fleurs qui pleure à la moindre contrariété, bien au contraire. On a des conversations complètement délirantes, à la limite de la méchanceté. Chaque pique est rendue encore plus fort.
Mention spéciale pour le « chameau cale-porte » qui m’a fait beaucoup rire 😉

Quatrièmement, pour ses illustrations. Rien de très original de ce côté là, mais les graphismes sont agréables. On se prend au jeu de regarder toutes les mimiques de Takane et toutes les émotions qui passent sur le visage d’Hana. Les décors sont remplis de détails étant donné qu’on évolue dans un côté plutôt bourgeois de la société japonaise.

Voilà ma première impression à la lecture du premier tome ! 🙂

Takane & Hana, vol. 2 :

Hana a décidé de continuer à voir Takane malgré leurs différences. Mais ce n’est pas de tout repos ! En effet, invitée à une réception par le grand-père Takaba, la jeune fille doit à nouveau se faire passer pour sa sœur aînée ! Le subterfuge semble fonctionner, mais au détour d’une conversation Hana prend conscience du danger qu’encourt Takane si la vérité vient à s’ébruiter. Elle envisage alors d’espacer leurs rendez-vous…

Devant cet excellent premier tome, je suis partie sur ma lancée et ai continué directement avec le second volume.

On retrouve donc notre couple Takane et Hana toujours en « rendez-vous arrangé ». On sent qu’Hana tombe petit à petit sous le charme du pas-très-charmant Takane. On sent ses résolutions tomber par moments, laissant apparaître de la sincérité, mais le bougre continue ses réflexions et elle se ressaisit rapidement. Ils apprennent à s’apprivoiser, mais on est encore loin du grand amour, tellement leur monde est différent.

Sauf que les choses ne vont pas s’arrêter là. On a tout de même une lycéenne de 16 ans qui sort (plus ou moins) avec « un vieux » de 26 ans. La jeune fille se grime peut-être comme quelqu’un de 23 ans, sauf que cela commence à se voir fortement et à déranger.

De plus, Takane, pas-charmant dans sa personnalité, mais tout-à-fait-charmant dans son physique, est très en vue dans la société japonaise. C’est un jeune homme célibataire qui ne laisse pas indifférent. Les rebondissements de ce second tome vont surtout se baser sur cela, ce qui va pousser Hana dans ses retranchements. Une concurrente et un ancien ami de Takane vont mettre ses sentiments naissants à rude épreuve.  

A nouveau, ce qui fait l’originalité de ce second volume, c’est l’humour, arme majeur de cette auteur. C’est à chaque page, chaque seconde. Cela oblige le lecteur à rester vigilant, mais c’est un régal.
Surtout que tout cela est servi par des graphismes au top ! 

Takane & Hana, vol. 3 :

Hana n’a pas le temps de souffler ! Sa mission de médiatrice auprès de Takane et Nicola à peine terminée, elle doit se recentrer sur ses études. Les résultats de ses derniers examens viennent de tomber et ils sont… désastreux ! Alors qu’elle travaille à fond pour ne pas qu’on l’accuse d’être distraite par Takane, voilà que ce dernier s’incruste en professeur à domicile !!
Les neurones vont chauffer, et la fièvre monter !

Après une courte pause entre le volume 2 et le volume 3 (il faut bien manger, boire, tout ça, tout ça), voici mon avis pour le troisième volume (et dernier) de ce Lovely pack ! 🙂

Après avoir rétabli une relation plus ou moins potable entre Takane et Nicola Luciano, Hana se reconcentre sur ses études. Ses résultats aux derniers examens sont en chute libre et la jeune fille doit se ressaisir. Mais bien évidemment, Takane vient mettre son nez dans ses affaires !

Dans ce troisième volume, l’auteur nous montre les faiblesses des personnages : Hana délaisse ses études pour les soirées mondaines de Takane, et Takane se sent coupable. L’homme d’affaire va alors se transformer en professeur particulier particulièrement efficace. Mais cela n’est pas sans conséquences : à trop travailler, Takane y perd la santé. Il va alors se montrer sous un jour différent de d’habitude, plus attendri, plus craquant, plus sentimental.

Les sentiments sont donc de mise, mais les choses normales reprennent le dessus rapidement : les piques, prises de bec, et autres joutes verbales fusent à nouveau dans ce troisième tome pour notre plus grand plaisir. Les deux personnages semblent s’apprécier plus qu’ils ne veulent le montrer et ne veulent l’admettre, et c’est sans doute ce qui est le plus réussi dans ce manga. On les voit se rapprocher, s’éloigner, pour à nouveau se rapprocher.

La fin de ce volume est un peu plus classique, avec le départ en vacances à la mer. Pourtant, un des personnages secondaires va prendre un peu d’importance. Un trio amoureux va-t’il se former ? J’ai très envie de connaitre la réponse en lisant le volume 4 de cette série ! 🙂

Le lovely pack est dispo à partir d’aujourd’hui en librairie !

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SuperS

Mat, Lili et Benji, trois enfants réfugiés d’une autre planète, ont été abandonnés sur Terre par leurs parents. Dotés de super-pouvoirs, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes. Tiraillés entre le désir de mener une vie normale parmi les humains, la peur d’être découverts et, pour les plus petits, l’envie de découvrir qui ils sont et ce dont ils sont capables, cette nouvelle rentrée des classes sur Terre s’annonce des plus mouvementées !
Dawid et Frédéric Maupomé réussissent un tour de force en amenant le lecteur au coeur de la psychologie et des émotions des trois orphelins super-héros dans le cadre de la vie quotidienne d’adolescents au collège.

Supers, c’est l’histoire de trois enfants, Mat, Lili et Benji, qui déménagent dans une nouvelle ville. L’originalité, c’est qu’ils sont seuls, sans parents. Où sont donc ces derniers ? Aucune idée. Par contre, ces enfants ont une particularité : ils ont des super pouvoirs, ce qui fait d’eux des super-héros. Mat souhaite qu’ils restent discrets, surtout que la jolie Jeanne lui fait de l’oeil, et que ça le dérangerait de déménager à nouveau. Mais c’est sans compter sur les vilains de la ville et sur l’obstination de son frère et de sa soeur !

Supers est une série de trois bandes dessinées jeunesse. Le ton est donc plutôt léger, avec un vocabulaire plutôt facile à lire. On n’a pas non plus trop de texte, mais les illustrations parlent d’elles-même. Entre scènes mouvementées et scènes d’école, Frédéric Maupomé nous emmène dans une histoire originale. 

L’auteur aborde des thèmes différents qui peuvent parler aux enfants : le fait d’être le nouveau de l’école, la difficulté d’intégration, ou encore le fait de grandir sans ses deux parents.
Le côté super-héros leur parlera sans doute un peu plus. Même si les pouvoirs accentuent la différence avec les autres enfants, cela amène un quelque chose à l’histoire. Quelque chose qui parlera aux enfants, eux qui aiment tant les super-héros. Les références à de grands héros comme Superman sont indéniables : une double identité, des enfants venus de l’espace, pas de parents, etc.

Les illustrations sont chouettes. Elles sont colorées, pleine de pep’s et elles parlent d’elles-même. Pas besoin de longues phrases, de longues descriptions. Elles mettent en avant des scènes d’action, mais aussi des scènes plus sensibles, parfois pleines d’émotions.

J’ai lu les deux premiers tomes à la suite car ils se lisent assez vite et sont plaisants, agréables, et j’attends le troisième qui n’est pas encore disponible en librairie 🙂

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Green Mechanic, vol. 1

Les êtres humains ont fait de leur planète un désert recouvert d’ordures. Le seul endroit habitable est la Mégapole, ville géante où s’entassent hommes et robots, ainsi que les mystérieux Ersatz, créatures monstrueuses pourchassées par la Milice. Dans ce monde en perdition survit Misha, jeune orpheline aux dons d’empathie surdéveloppés. Incapable de contrôler sa capacité à lire les émotions des autres, elle se tient à l’écart de ses semblables. C’est pourtant grâce à ce pouvoir qu’elle trouve Reborn, un robot morphing errant sans mémoire au milieu d’une décharge.
Cette merveille technologique est capable d’adopter n’importe quelle apparence. Sans hésiter, la jeune fille lui fait prendre la forme de Mickael, son meilleur ami, dont elle est sans nouvelles depuis qu’il a été enlevé par un groupe d’Ersatz il y a dix ans. D’où viennent ces créatures ? Que deviennent ceux qu’elles capturent ? Nul ne le sait… Pour retrouver son compagnon, Misha rejoint les Renforts, un groupe de guerriers et d’enquêteurs hors pair ! En échange de leur aide, elle met à leur service ses capacités psychiques et son aptitude à faire de Reborn une armure surpuissante. Le combat pour la vérité commence ! 

C’est avec une certaine impatience que j’ai commencé Green Mechanic, manga 100% français. Yami Shin est la grande gagnante du tremplin manga Ki-Oon, et c’est donc tout naturellement que l’on retrouve ce titre parmi leurs publications.

Misha est une jeune fille vivant sur notre planète qui est désormais une décharge géante. Elle a un don de télépathie extrêmement puissant et reste donc cloîtrée chez elle, les pensées des autres lui faisant perdre connaissance car trop présentes et puissantes. Un jour qu’elle se balade seule dans un endroit désert, elle tombe sur Reborn, un robot morphing qui a perdu la mémoire.  Accompagnée de ce dernier, elle va se faire attaquer par un Ersatz, un humain ayant pris l’apparence d’un monstre. Le début d’une belle aventure !  

C’est plus particulièrement le graphisme qui m’a attiré dans ce manga, bien avant l’histoire. Cette jaquette aquarelle a attiré mon regard. Les premières pages en couleur sont un véritable régal. Le noir et blanc n’enlève rien à la qualité graphique de Green Mechanic et c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans ce premier volume.

Misha est un personnage qui a peur de sortir et d’affronter ce qui l’attend dehors : des hordes de monstres qui enlèvent les humains, que l’on ne revoit jamais. Pourtant, son don va se montrer un véritable adjuvant, et la destinée de la jeune fille prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure de la lecture. Sa rencontre dans un premier temps avec Reborn va changer les choses, puisque le robot est capable de la protéger. Les deux amis vont ensuite croiser Les Renforts, un groupe d’enquêteurs délires doués dans ce qu’ils font : retrouver les gens disparus.

Misha est plutôt pleurnicheuse car assez trouillarde, mais cela apporte de l’humour à ce premier tome. Elle essaye de surmonter les difficultés qui s’accumulent sans forcément y arriver. Toutefois, avec l’aide de Reborn, elle s’améliore et on la voit déjà évoluer. 

J’attends toutefois un peu plus pour le deuxième tome. Ce premier volume est très prometteur, mais il manque un petit quelque chose pour qu’il remporte totalement mon adhésion. Pas assez de dialogues et de textes à mon goût, l’histoire est donc plutôt légère.

Sinon c’est un premier volume plutôt réussi, digne des mangas japonais, mais l’histoire peut s’améliorer et monter en puissance, et j’ai hâte de découvrir ce que Yami Shin va en faire 🙂

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La Différence invisible

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.

Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables,

 proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

Marguerite, 27 ans, vit avec son petit-ami Florian dans son appartement, avec son chien, et ses deux chats. Elle travaille dans une entreprise plutôt cotée. Elle semble tout à fait normale, mais pourtant, elle est différente. Tous les jours, elle fait le même trajet, à la même heure. Tout est chronométré. Les bruits extérieurs l’agressent. Discuter avec ses collègues lui coûte, elle est mal vue dans son entreprise : trop sérieuse, sans conversation, sans humour. Marre d’être différente sans savoir pourquoi, Marguerite va partir à la recherche de ce mal et enfin pouvoir mettre un nom dessus.

Toutes les petites manies énumérées précédemment ont un nom que l’on ne découvre qu’à la fin de ce roman graphique : le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme.

Cette bande dessinée nous montre donc le quotidien des personnes ayant ce syndrome. Combien c’est difficile, comment les gens ne les prennent pas au sérieux car c’est une maladie non visible. 

Les couleurs jouent beaucoup dans cette BD : on part du noir et blanc pour aller petit à petit à la couleur. De l’enfermement de Marguerite dans son monde, de sa solitude, de sa honte, à la libération. Car mettre un nom sur le mal qui la touche l’a libérée. Bien évidemment, tous les malades ne voient pas le diagnostic comme ça. Certains plongent dans une dépression, mais ce n’est pas le cas de notre héroïne. Cela est évoqué dans ce roman graphique qui est très bien fait.

La difficulté réside au travail : rien n’est aménagé pour elle, alors que Marguerite est reconnue comme travailleur handicapée. La RH ne la prend pas au sérieux, n’accédant pas à ses demandes. La jeune femme est obligée de venir au travail une heure avant les autres afin de travailler au mieux car dans l’open-space, il y a trop de bruit.
De même, certains de ses collègues se vexent car elle refuse de manger avec eux à l’extérieur ou à la cantine. Marguerite préfère rester manger au calme à son bureau, mais cela est très mal vu, et la tension avec ses collègues se fait grandissante.

On voit aussi l’importance de l’entourage : Florian, le petit ami, qui ne veut pas comprendre que rencontrer du monde est compliqué pour Marguerite, sa soi-disant amie qui n’accepte pas le diagnostic et se moque d’elle… Marguerite finit par s’entourer de personnes qui la comprennent et acceptent sa différence invisible, comme la libraire qui nous raconte cette histoire et qui lui fournit des livres sur le sujet, ou encore la boulangère et d’autres personnes de son groupe de soutien.

A la fin de ce roman graphique, on trouve une petite explication sur ce qu’est l’autisme (et plus spécialement le syndrome d’Asperger), les avancées de la recherche et ce qui est fait ou non.

Cette bande dessinée est une belle découverte, avec un sujet que l’on n’aborde que trop peu ! 🙂

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Kuroko’s Basket Replace Plus, volume 1

Satsuki Momoi vient une nouvelle fois de refuser les avances d’un garçon. Manager de l’équipe de basket du collège Teiko, elle est en réalité secrètement amoureuse de Tetsuya Kuroko, un joueur plutôt discret, et sans charisme. Un jour, après l’entraînement du club, elle est chargée par Seijûrô, le capitaine, de rentrer avec Kuroko. D’abord aux anges, elle déchante rapidement lorsque le reste de la bande décide de se greffer à eux.

Avec Kuroko’s Basket Replace Plus, on revient sur les années collège (à Teiko) de la Génération Miracle, cette équipe de basket japonaise surdouée qui a marqué les mémoires.
On laisse le basket un peu de côté pour nous montrer un côté plus « normal » : les examens, les devoirs, les sorties entre copains, les amours, etc.

Une partie de l’équipe est mise en valeur dans ce premier volume : les joueurs les plus marquants de la Génération Miracle, avant que leur ego surdimensionné ne prenne le dessus. Et surtout, Momoi, personnage féminin et coach de l’équipe, est mise en avant ! Ça change. Car la jeune fille en pince pour Kuroko, le joueur fantôme. Sauf que Kuroko, discret, ne se rend compte de rien. Surtout que le garçon a d’autres préoccupations : manger une nouvelle saveur de chips. Momoi se retrouve embarquée avec l’équipe pour une sortie à laquelle elle n’est pas préparée…

Kuroko’s Basket Replace Plus est donc foncièrement différent de Kuroko’s Baket et Kuroko’s Basket Extra Game. Exit le basket, bonjour les relations adolescentes. J’ai beaucoup aimé ce premier volume car on connait enfin les relations entre les joueurs, en dehors des terrains. Et franchement, ça ne vole pas haut, mais cela reste drôle, frais, plein d’humour.

Les personnages sont tous mis en valeur, même si Momoi reste « l’héroïne » de ce volume, et Kuroko, par conséquent, aussi. Les membres de l’équipe sont assez différents dans la vie : alors qu’ils sont vifs et incisifs sur un terrain de basket, là, ils ont la vitesse d’escargots, et les neurones qui vont avec.

Le graphisme reste agréable pour un shonen, du coup, le manga se lit tout seul. Je m’en vais de ce pas de lire le deuxième volume (pour l’instant 6 tomes dispo au Japon) 🙂

Merci à Anita et Kazé pour l’envoi de ce manga 🙂

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Nuisible, vol. 1

Ryoichi Takasago est un lycéen ordinaire, sans problème particulier. Si ce n’est qu’il fait, depuis quelque temps, des rêves très étranges peuplés de morts, et d’une jeune fille qui, derrière une beauté irrésistible, cache un monstre cannibale. Un jour, une nouvelle élève arrive dans sa classe. Kikuko Munekata ressemble comme deux gouttes d’eau à la fille de ses cauchemars.
Au même moment, Tokyo est touchée par une canicule inhabituelle. Les insectes, des fourmis aux sauterelles, ont un comportement agressif et attaquent les animaux domestiques…

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En commençant Nuisible, une série de trois tomes publiée aux Editions Kana, je ne savais pas à quoi m’attendre. La couverture est assez captivante avec ce visage rond et poupon d’une jeune fille. Un visage parfait, à tout point de vue : avec une jolie forme, des joues rouges, de grands yeux un peu malheureux, une belle bouche. Bref, qui attire et interroge.

Mais l’histoire dans tout ça ? Kikuko est une nouvelle élève dans un lycée japonais. Sa beauté frappe tout le monde, et chacun se met en quatre pour lui parler. Pourtant, la jeune fille reste mystérieuse, inatteignable. De son côté, Ryoichi, camarade de classe de Kikuko, n’est absolument pas touché par le mal dont semblent souffrir ses amis. Kikuko le laisse insensible, et c’est bien le seul. Est-ce lié aux cauchemars qu’il fait de la jeune fille ? Cauchemars qui avaient commencés bien avant l’arrivée de Kikuko à Tokyo. Pour accompagner tout cela, une canicule s’est installée sur la capitale japonaise et les insectes deviennent fous… le début de la fin ?

Nuisible est un manga très intriguant et très étrange. A la fois plein de secrets et de mystères, mais aussi tout à fait fascinant. Cela est sans doute dû à l’ambiance qui règne dans ce manga si singulier. On ne sait pas du tout où va nous emmener l’auteur.

Kikuko est une créature dangereuse dont on sait qu’il faut se méfier. Il y a une aura autour d’elle que la dessinatrice Yû Satomi a su mettre en valeur. Le côté taciturne du personnage, mais aussi son côté fragile, interpellent le lecteur. Un monstre que les humains doivent craindre. Qui est-elle pour de vrai ? Pourquoi apparait-elle maintenant ? Et pourquoi laisse-t’elle une pluie de cadavres derrière elle ?
Cette crainte, on la retrouve chez Ryoichi. C’est le seul à se rendre compte que la jeune fille n’est pas normale. Ses cauchemars n’y sont pas pour rien : le premier chapitre s’ouvre sur Kikuko avec une bouche monstrueuse, pleine de rangées de dents, telle un requin, faite pour manger les humains. Il est le seul à ne pas être attiré par la jeune fille qui diffuse ses phéromones dans toute la ville. Pourquoi ça ? Qui est-il lui aussi ?

C’est avec toute ces questions, tout ces secrets que nous laisse Masaya Hokasono. Et c’est cruel ! Parce que je vais devoir lire la suite alors que je déteste les insectes ! 😀 

Le graphisme est beau, surtout les visages que la dessinatrice fait avec de très grands yeux. On voit qu’elle est habituée à faire des couvertures mais Yû Satomi a réussi m’embarquer dans son univers avec des traits fin, avec des décors marqués.

Vivement le deuxième volume ! 🙂