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Rikudo vol. 7

Suite à son combat spectaculaire contre Kaede Hyôdô, tous les regards sont désormais tournés vers Riku. C’est alors qu’Akito Hyôdô lui propose d’affronter un boxeur classé : Edgardo Cabella. Véritable rouleau-compresseur, ce gaucher à la force brute écrase tout sur son passage… et la belle Naeshiro ne le laisse pas indifférent !

Rikudo est une série que j’adore. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai fait un blocage au début du tome 7 ! J’ai donc mis très longtemps à m’y remettre.

Le premier chapitre m’a un peu refroidie. Riku va suivre un stage pour boxeurs, fait du sport et essaye d’être meilleur que le champion en titre. Puis il revient, et un nouvel adversaire se dresse sur sa route. Bref, pas de quoi se réjouir. 

Pourtant, lorsque Cabella s’attaque à Nae, j’ai retrouvé tout l’intérêt que je porte à cette série ! Cabella est un vrai bulldog : une fois qu’il a une cible en vue, il s’accroche pour ne plus la lâcher. Il est réputé pour mettre tous ses adversaires K.O., mais aussi pour aimer les jolies filles. Et c’est bien sûr sur Nae que son choix va se porter.

Tout l’intérêt de ce tome 7, c’est que Riku sort de ses retranchements. C’est désormais un boxeur qui commence à se faire un nom au sein de ce monde si particulier. Et c’est sans doute pourquoi un de ses futurs adversaires (américain qui plus est) s’attaque à sa famille, à celle pour qui il a des sentiments. Riku ne va donc pas hésiter une seconde à taper fort sur le ring.

Les scènes sont par moment d’une grande violence : du sang gicle partout, ça bastonne dur dans ce septième tome ! L’action est bien présente et il faut avoir par moment le coeur bien accroché.

Il y a aussi une violence plus psychologique, avec la « rencontre » entre Cabella et Nae. Une rencontre qui n’est pas sans tourner au drame, comme sait si bien le faire l’auteur Toshimitsu Matsubara. Les femmes n’ont pas vraiment leur place dans ce monde si masculin. Pourtant, Nae est un personnage fort qui affronte des choses vraiment pas drôles pour celui qu’elle aime. J’espère qu’il ne va pas lui arriver trop de misères pour la suite 😉

Riku s’est considérablement amélioré au cour de ce stage de perfectionnement ! Une vitesse plus grande, une stratégie plus fine et beaucoup de muscles. La série continue donc sur sa lancée. Il est prêt à affronter des adversaires plus forts. Son niveau a considérablement augmenté depuis le début de la série. Il semble que rien ne peut l’arrêter, pour le plus grand plaisir des lecteurs !

Les graphismes sont à nouveau d’une grande précision, c’est impressionnant. Les combats sont tout à fait crédibles et lisibles. On a presque mal pour les personnages, on souffre avec eux.

Bref, après un début un peu raté pour ce tome-ci, je me suis rapidement remise sur les rails de cette série. De la qualité, du dynamisme, du romantisme, que demander de plus ? 🙂

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Timeless Romance, vol. 3

Akari est sommée par le chef des démons de prendre une décision : les rejoindre ou rester avec les humains. Elle passe alors beaucoup de temps à retourner le problème dans sa tête, mais la date butoir approche.
De son côté, il semblerait que Chikage cache un secret… Leur incroyable histoire d’amour fantastique se dénoue enfin !

J’ai été déçue par ce troisième et dernier tome de Timeless Romance !

J’adore pourtant les oeuvres de Saki Aikawa d’habitude. Toutefois, cette fois-ci, j’ai trouvé que les choses allaient un peu vite. Beaucoup de chose sont évoquées dans les deux premiers tomes. Les héros étaient adorables, les méchants avaient des choses à cacher, et un certain suspense s’était installé peu à peu place.

Les vilains, dans ce troisième volume, ne sont pas assez creusés et on ne les voit que finalement peu. Les liens du chef des démons avec le futur ne sont pas abordés, alors que c’est quelque chose que l’auteur nous faisait miroiter. Il ne pose que peu de soucis à nos héros (hormis un massacre d’humains rapidement passé).

Il y a une tentative de rebondissement avec un gentil qui est en fait méchant. Certes, je ne l’avais pas vu venir, mais cela n’apporte pas grand chose à l’histoire. J’aurai préféré avoir des détails de ce qui est abordé dans les deux tomes précédents plutôt que ça.

Heureusement, Akari, l’héroïne, est un personnage agréable et malin. Un peu naïf, mais mignon. Elle fait ce que l’on attend d’elle, c’est une héroïne forte.
Mais sa relation soudainement au beau-fixe avec Chikage est assez étonnante. Le jeune homme se fichait éperdument d’elle jusqu’ici, et d’un coup, il tombe amoureux d’elle. Cela est assez déconcertant…

La fin, bien qu’étant loin d’être une surprise, est plutôt réussie. Un tome supplémentaire n’aurai toutefois pas été de trop pour avoir toutes les explications que l’on attendait !

Ce troisième tome est donc complètement bâclé, et me laisse un goût de déception. Dommage car j’avais adoré les deux premiers tomes ! 🙂

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Jean Doux et le mystère de la disquette molle

L’histoire se déroule dans une petite entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier qui vient de se faire racheter, le matin même, par un gros concurrent. L’aventure commence lorsque Jean Doux fait cette découverte mystérieuse : une mallette contenant une disquette molle dans le faux-plafond du débarras. Après avoir mis sa collègue dans la confidence à la cantine, ils décident d’enquêter.

Ah le monde de l’entreprise ! L’open space où tout s’entend, tout se voit… Les collègues et leurs « bonnes » blagues à la machine à café ! La photocopieuse qui ne marche pas. Le papier que vous avez oublié de signer… Privatek a tout ça et même un petit truc en plus, que je vous laisse découvrir au fur et à mesure que vous verrez arriver les personnages de Jean Doux et le mystère de la disquette molle.

Dans cette magnifique entreprise spécialisée dans la broyeuse à papier, le top du top c’est… la broyeuse à papier de niveau 6. Du coup, le graal, ce serait la broyeuse de niveau 7. Inutile de dire qu’il y a sans doute plus trépidant comme vie (sans faire injure aux concepteurs et fabricants de broyeuses à papier bien sûr). C’est en tout cas ce que je me suis dit en ouvrant le livre (bien que ma connaissance en broyeuse à papier est assez limitée !). Au vu de l’aventure que vit Jean Doux au cours des 200 pages de ce roman graphique aux dessins minimalistes mais dynamiques, je tiens à dire que j’ai bien dû réviser mon jugement de départ.

A partir du moment où Jean Doux (quel drôle de nom, non?) trouve la disquette (une antiquité de 1976, pour ma part, je crois que la dernière fois que j’en ai vu une, c’était dans le fatras de mon bureau, à une date indéterminée), à partir du moment, donc, où Jean Doux trouve la disquette molle, il enchaîne les aventures.

Bon, c’est pas James Bond non plus, mais quand même, il y a de l’idée dans le scénario. Et franchement, c’est drôle. Humour premier, deuxième, troisième degré, à vous de voir ce qui vous va le mieux. Du cadeau des collègues au cynisme du nouveau patron, des conditions de travail à la soirée aux règles idiotes, des coups bas entre collègues à la résistance à la hiérarchie, tout y est. Bonne lecture ! 😉

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Reine d’Egypte, vol. 3

C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmosis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures et forment à première vue un couple parfait. Seulement, sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle ne cessait d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ? Pour Hatchepsout commence alors un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

Ce tome 3 commence 3 ans après les évènements du deuxième tome.

Senmet est parti, mais ne cesse de penser à la reine. Hatchepsout, quant à elle, essaye tant bien que mal de survivre dans une société masculine qui ne veut pas d’une femme au pouvoir.
De plus, les gens commencent à avoir des doutes : elle n’a pas d’enfant, alors qu’elle est censée être l’amante de Pharaon. Des rumeurs courent et cela va amener la reine à agir de façon plus sournoise qu’avant.

C’est encore une fois un tome magnifique que nous offre Chie Inudoh. Le graphisme est juste sublime, je me suis attardée bien souvent sur les illustrations, sur les détails. Décors, costumes, beauté des personnages, tout n’est que ravissement pour les yeux.

L’histoire est remplie de faux-semblants, de complots. Des stratagèmes sont organisés autour d’un enfant à naitre et le suspense se fait sentir sur certains chapitres. Qui va gagner ? Pharaon ou la reine ? Tous les moyens sont bons pour parvenir à leur fin.

Hatchepsout est un personnage qui a beaucoup changé. Même si on la plaint encore un peu car elle est traitée de façon ignoble par Pharaon, on se rend compte qu’elle est devenue une femme dure. Elle ne se laisse pas faire, et est prête à tout pour parvenir sur le trône. Est-elle donc meilleure que Thoutmosis II, son frère ? Sans doute pas, car son ambition grandit de jours en jours.

C’est donc avec un ton un peu plus dur que le lecteur poursuit cette excellente série qu’est Reine d’Egypte. L’histoire est sombre, parfois sanglante, mais parfaitement exécutée ! C’est une des meilleures séries que j’ai le plaisir de lire en ce moment 🙂

Livre, Roman ado

Warcross

La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable jamais inventé : Warcross.

 

 

Imaginez : vous n’avez pas besoin de console, d’ordinateur, de télé pour jouer. Vous êtes dans le jeu. Bon d’accord, ça existe déjà, grâce aux casques de réalité virtuelle. Mais imaginez que l’on n’ait plus besoin du casque, que de simples lunettes suffisent, que vous soyez à ce point plongé dans la réalité virtuelle qu’elle s’applique aussi à votre vie. Vous êtes passager d’une voiture et vous n’avez pas envie de voir le paysage tel qu’il est? Facile, un peu de réalité virtuelle et vous voilà transporté ailleurs. Vous voulez tout savoir sur la personne qui vous parle? Facile, un coup d’oeil sur le côté de vos lunettes et voilà des infos supplémentaires. Un rêve? Ou un cauchemar?

Emika, 18 ans, a du mal à joindre les deux bouts. Pour tout dire, quand commence le roman, son propriétaire est sur le point de la mettre à la porte et ses maigres revenus de chasseuse de primes sont loin de suffire à la faire vivre décemment. Comme la planète entière, Erika joue à Warcross, de façon plus ou moins conventionnelle… Warcross, c’est LE jeu en réseau auquel on joue dans le monde entier, en espérant intégrer une des équipes. Et Emika a un talent : c’est une hackeuse. Quand elle pirate le jeu devant le monde entier, son créateur, Hideo Tanaka, la repère, ce qui change totalement la vie d’Emika.

L’idée de départ est excellente et pose de multiples questions. Comment vivrait une société dans laquelle la réalité virtuelle serait très accessible, et si tentante, faisant d’une part oublier aux gens leur vie, surtout si elle est difficile, et d’autre part augmentant en permanence leur « connaissance » de leur environnement? Quelles dérives entrainerait, sur le plan humain et économique, la mise en place d’un système de jeu en réseau mondialisé? Nous n’en sommes finalement pas si loin aujourd’hui.

En revanche, j’ai été un peu déçue par l’intrigue elle-même. On met longtemps à atteindre le coeur du sujet, ces épreuves du jeu que l’on nous annonce comme exaltantes et qui finalement ne durent que quelques pages. Et certaines choses sont un peu trop prévisibles à mon goût.

Bref, c’est tout à fait agréable à lire, mais ne vous attendez pas à un grand choc comme celui qu’avait provoqué Hunger games. Warcross est plus soft, moins haletant, avec des personnages un peu moins fouillés. Le thème cependant, mérite qu’on s’y intéresse. Et pour ceux qui aiment la romance, surtout impossible, Warcross est aussi fait pour vous.