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Platinum End, vol. 5 et 6

Après une scène touchante, où Saki révèle à Mirai les raisons qui l’ont poussée à se suicider, elle est désormais décidé à participer au combat. De son côté, Mukaidô, rongé par la maladie, veut supprimer Metropoliman au plus vite pour éviter qu’il ne prenne le pouvoir. C’est alors qu’un nouveau candidat désaxé et haineux enlève la femme et la fille de Mukaidô…

Vol. 5 :

Suite du jeu « qui va prendre la place de Dieu ? » ! Saki, Mirai et Mukaidô sont toujours en vie. Mais pas pour longtemps pour Mukaidô. Son cancer le ronge et il est de plus en plus mal. En plus, un autre candidat vient de s’en prendre à sa femme et à sa fille. Un candidat qui va se révéler plus dangereux que prévu…

Ce volume 5 de Platinum End m’a moins inspirée que les précédents.  Je ne suis pas arrivée à rentrer dans les premiers chapitres car l’histoire avance peu, au final. Les candidats se cachent et du coup, on patauge un peu dans la semoule. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de bla-bla, pas assez d’action.

Toutefois, un nouveau méchant est mis en scène. Lui, il me plait bien. Car c’est un vrai méchant, bien vilain. Il va tenter de s’associer avec Metropoliman et le duo risque d’être très intéressant pour la suite !

Vol. 6 :

Résultat : ce tome 6 est puissant ! Il m’a réconciliée avec le précédent qui était décevant. Les choses ne se sont pas forcément passées comme prévu, par rapport à ce que j’en attendais.

Mukaido est toujours coincé dans la « mirror house » afin de sauver sa famille. Mirai va tout faire pour l’en sortir, au risque lui-même de rester coincé. Mais c’est sans compter sur Rubel, l’ange de Saki. Cette dernière va pouvoir aller aider ses camarades qui sont en grande difficulté face à Hajime, le nouveau serviteur de Metropoliman, et Metropoliman lui-même. Une flèche rouge va tout changer, pourtant, une bataille est inévitable…

J’ai trouvé ce volume-ci plus intéressant. Les choses ne sont pas ce que l’on croit, et des renversements de situation se font. Cela donne à l’histoire une certaine tension, un suspense, qui n’était pas là dans les volumes précédents. 

J’ai toutefois du mal à deviner là où nous emmènent les auteurs Tsugumi Ohba et Takeshi Obata. On n’avance pas beaucoup. Certes les illustrations sont de toute beauté, très maitrisées. Mais pour l’histoire, on est bien loin de Death Note ! Même si certains retournement de situation de Platinum End en sont dignes 😉

Il va donc falloir que les auteurs mettent le turbo sur l’histoire s’ils ne veulent pas lasser ! Toutefois, c’est avec plaisir que je découvrirai la suite d’une série qui reste de qualité 🙂

Merci Anita pour l’envoi de ce volume 6 !

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Films, Séries TV & Films

Coco

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz.
Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révèlera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…

Coco, c’est le Disney Pixar de cette année. On est bien loin de la Reine des Neiges ou de Vaïana. Coco se déroule au Mexique, le jour des morts.

Miguel, 12 ans, est fan de musique et veut devenir musicien comme Ernesto de la Cruz qu’il adule. Mais sa famille interdit la musique et autres chansons depuis qu’Imelda, l’arrière arrière grand-mère a été abandonné par un mari qui semblait aimer la musique plus que sa famille. Depuis des générations, cette famille crée des chaussures. Sauf que Miguel veut suivre sa propre voie. Une voie qui le mènera au pays des morts.

L’histoire de Coco est donc foncièrement différente de ce à quoi nous avait habitués Disney Pixar. Elle semble plus sombre au départ, avec un thème peu commun : le monde des morts. Sauf qu’avec ses couleurs chatoyantes, ses chansons espagnoles au rythme endiablé, on est bien loin d’un film d’animation qui fait peur.

On retrouve bien évidemment la fameuse tradition mexicaine du Dia de los muertos : pendant deux jours entiers, chaque famille va célébrer la mort de ses proches. C’est une fête festive, où chacun se retrouve : des offrandes sont ainsi offertes aux morts afin de guider leurs âmes, des pétales de fleur sont étalés pour leur montrer le chemin et de la musique est jouée.
Je ne connaissais pas tous détails entourant cette tradition : j’en ai appris un peu plus avec Coco. On retrouve aussi les peintures faites sur les visages, souvent magnifiques.

Les enfants s’y retrouveront avec un film d’animation haut en couleurs, avec des personnages attachants et des chansons entrainantes. Même si le thème abordé dans le film va sans doute leur faire poser des questions aux parents. Les adultes aussi s’y retrouveront avec un animé plein d’émotions (toute la salle a versé sa larme), qui parle de liens familiaux et de rêves à accomplir 🙂

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Comme un garçon

Charlotte est la demi-soeur de Xavier. Leur jeu favori consiste à se défier sans cesse.

 Et Charlotte perd toujours. À l’adolescence, la tradition perdure jusqu’au jour où, en guise de gage, elle accepte de passer une année déguisée en garçon dans un collège exclusivement masculin tout en pariant qu’elle ne se fera pas prendre. Adieu vie de princesse et bains moussants, une vie compliquée démarre pour elle.

Tome 1, Le défi :

Charlotte et Xavier, demi-frère et sœur, n’arrêtent pas de parier. Depuis tout petits, ils jouent à « Cap/Pas cap ». Comme d’habitude, Charlotte perd, et son frère lui donne un gage : alors que la jeune fille doit rentrer à l’université sous peu, elle va devoir faire croire à tous qu’elle est un garçon, pendant une année entière. Un ultime défi que la jeune fille va prendre très au sérieux !

J’ai trouvé l’idée de cette bande-dessinée signée Jenny, auteur de Pink Diary, assez rafraîchissante. Pourtant, j’ai trouvé quelques maladresses : Charlotte se révèle être orgueilleuse et insupportable. Elle est habituée à avoir tout ce qu’elle veut, et même Xavier commence à en avoir marre de leurs défis. Charlotte ne réfléchit pas, se bornant à foncer tête baissée dans les embrouilles. Et cela rend l’histoire un peu pénible, voire hystérique par moment.

Le graphisme m’a par contre beaucoup plu ! Cela rattrape l’histoire qui est décevante. On est plutôt sur des teintes de rose pastel, avec des personnages jolis à regarder. Très féminin donc !
Pourtant, certaines scènes sont un peu osées pour un jeune public. A ne pas mettre entre les mains des plus jeunes donc.

Je n’ai donc été que moyennement séduite par ce premier tome ! 

Tome 2, L’Epreuve

Les choses se compliquent pour Charlotte dans ce second tome. Sous les traits de Charlie, elle essaye d’échapper à Héloïse, tombée amoureuse de lui/elle. Heureusement, elle peut compter sur Gabriel, son colocataire. Un colocataire qui semble avoir une dent contre le frère d’Héloïse…

La lecture de ce second tome m’a un peu réconciliée avec cette série. Charlotte est dans la panade, et est donc un peu moins insupportable. Elle compte désormais sur Gabriel pour l’aider.

D’autres personnages apparaissent, rendant l’histoire un peu plus complexe et mystérieuse. Qui est Mylène ?, qu’y a t’il sur la photo ?, pourquoi Gabriel en veut-il autant à Amaury ? On avance et cela relance l’histoire.

Cela me donne donc envie de découvrir la suite de ces deux tomes ! 🙂

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QQ Sweeper, intégrale

Un grand merci aux Editions Kazé et à Anita pour cette réception surprise. QQ Sweeper est un titre dont je n’avais jamais entendu parler, mais à l’ouverture de cette intégrale, son graphisme m’a plu. Voici mon avis pour les trois volumes ! 🙂

Vol. 1 :

Fumi Nishioka est une jeune fille bien étrange. Elle débarque du jour au lendemain dans sa nouvelle école. Personne ne sait d’où elle vient. Orpheline, sans un sou, elle n’a qu’une idée en tête : épouser un homme riche ! Attirée par l’aura d’un bâtiment de son nouveau lycée, elle…

Le thème de ce manga n’est autre que le ménage ! Sujet déconcertant et très rare, il faut le souligner.

Fumi Nishioka est une jeune lycéenne assez mystérieuse. On ne sait pas d’où elle vient, ses parents l’ayant apparemment abandonnée. De plus, elle n’a qu’un seul but dans la vie : épouser un homme riche pour pouvoir mener la belle vie et ne rien avoir à faire. Mais la tâche se révèle plus ardue que prévu. Elle jette son dévolu sur un camarade qui semble riche, mais cela la mène vers quelque chose d’assez inattendu : un ailleurs, rempli de salissures.

QQ Sweeper est un manga assez particulier. Sa lecture m’a plutôt déconcertée car ce n’est pas qu’une simple affaire de ménage. L’auteur Kyousuke Motomi a intégré du fantastique dans son histoire. Et du coup, par moment, il m’a un peu perdue.

Cette frénésie du ménage, je ne l’ai pas trop comprise. Peut-être parce que je ne suis pas maniaque. Mettre tout son coeur dans quelque chose qui va redevenir sale dans deux jours, ça ne me parle pas trop.
Mais alors quand le ménage normal devient un « nettoyage d’âme », alors là, je me suis un peu perdue en route. Des créatures qui sortent de partout parce qu’un coeur n’est pas pur et dès lors que les idées sont noires… c’est bizarre.

Ce côté fantastique est pourtant une des choses les plus intéressantes de ce manga. Mais la jonction entre la réalité et cette partie est mal réalisée. Du coup, j’ai eu du mal à m’y retrouver. J’ai toujours du mal quand le fantastique est trop ancré dans la réalité, ce qui est le cas ici. De ce côté là, je n’ai pas vraiment réussi à apprécier ma lecture.

Côté personnages. Fumi est une jeune fille bizarre, lunatique, et assez obsessionnelle. Elle veut épouser un homme riche, quitte à ne pas faire attention à la personnalité du garçon. Cela ne la rend pas forcément très mature.
Par contre, être exposée face à des créatures et devoir faire du ménage (dans le but de pouvoir rester dans son lycée), ça ne la dérange pas le moins du monde. J’espère en apprendre plus sur elle dans les deux prochains volumes car on sent qu’il y a anguille sous roche…
Kyûtarô est, quant à lui, un garçon également bizarre. Fou de ménage, il ne se mélange pas avec les autres. Son boulot passe avant tout. Ses camarades de classe ne le connaissent donc pas, et il s’est forgé une réputation pas terrible. C’est sans doute le personnage, avec celui du directeur de l’école, qui m’a le plus intéressé. Avec son caractère de cochon, il m’a intrigué dès le départ.

Les graphisme restent beaux, à la manière des shojos. Les personnages sont bien faits, de même que les décors.

C’est un manga avec beaucoup de textes (pour un shojo), que j’ai parfois trouvé un peu long.

Comme vous l’aurez compris, je suis  un peu mitigée sur ce premier volume. Mais la fin annonce quelque chose d’intéressant : des réponses à certaines questions ! 🙂

Vol. 2 :

Ici Kyûtarô ! Vous vous demandez sûrement comment se passe notre quotidien maintenant que Fumi a rejoint notre équipe ! Eh bien, un mois s’est écoulé depuis notre incursion dans l’inconscient de notre camarade de classe. Et comme la “porte entre les mondes” n’est pas encore réapparue, on se concentre sur sa formation. Question nettoyage, c’est pas encore ça, mais bon, elle apprend vite et ne manque pas de bonne volonté. De mon côté, je rêve toujours de Fuyu et de notre histoire… Et voilà que depuis peu, son image se superpose étrangement à celle de ma nouvelle partenaire… Pour ne rien arranger, un incident survient au lycée et de nouvelles révélations viennent accroître la confusion dans mon esprit !

Surprise avec la lecture du second volume de QQ Sweeper : j’ai adoré ce second tome !

Cela est sans doute dû au fait que Kyousuke Momoti explique plus en détail ce côté fantastique que je n’avais pas vraiment apprécié dans le premier tome. Tout n’est pas encore très clair, il reste des côtés obscurs liés à l’inconscient, mais franchement, je me suis réconciliée avec cette série.

Un des grands changements, c’est que le personnage de Kyûtarô est mis en valeur. Alors que c’était un personnage bougon que l’on ne voyait pas réellement dans le premier volume, il se révèle dans le second. Il s’adoucit au contact de Fumi. Ils apprennent à se connaitre, et même s’il a quelques moments de colère car la jeune fille est un peu nouille, il est quand même plus agréable qu’avant.
Fumi, quant à elle, est donc toujours aussi nunuche. Pourtant, je l’ai aussi trouvée moins pénible que dans le premier volume. On apprend à la connaitre, elle qui était apparue de nulle-part. Ces révélations la rendent plus touchante et j’ai enfin réussi à m’attacher à elle.

 Une certaine romance s’installe entre les deux personnages, et c’est sans doute ça qui m’a le plus plu. On se rapproche du style shojo. Cette romance est en plus servie par un passé qui se révèle au fil de l’histoire. Un passé qui laisse encore des choses mystérieuses à découvrir.

Cette fois, j’ai hâte d’attaquer le prochain volume, qui est aussi le dernier ! 🙂

Vol. 3 : 

C’est encore moi, Kyûtarô ! Oui, je sais, c’était au tour de ma jolie partenaire de prendre la parole, mais là, je viens d’avoir une révélation ! Fumi et Fuyu ne sont en réalité qu’une seule et même personne !! Malheureusement, l’amnésie qui la frappe m’oblige à me taire, et à cacher mes sentiments. Qui sait l’impact qu’aurait cette vérité sur elle… La bonne nouvelle, c’est qu’elle a finalement décidé de rester avec moi… enfin, avec nous tous. La mauvaise, c’est qu’une menace inquiétante plane sur elle. En effet, un “maître des parasites” vient d’arriver et semble en avoir spécifiquement après Fumi. Mais pourquoi ?

Troisième et dernier volume de la série QQ Sweeper ! On reprend directement là où on s’est arrêté.

Ce que j’ai apprécié dans ce tome, c’est sans doute la façon dont est traitée l’histoire. Avec intelligence. Car en fait, sous couvert d’une malédiction, l’auteur nous parle du harcèlement à l’école, des brimades et d’effet boule de neige. Il nous avait déjà montré ce que la méchanceté humaine occasionne, de même que la non-confiance en soi : la dépression, des pensées noires, la solitude. Bref, rien de très gai. Heureusement que Fumi peut compter sur ses amis pour garder la tête hors de l’eau.

Pour cet ultime volume de cette série, on fait enfin connaissance avec le « grand méchant », le maître des parasites. Et surtout, on apprend pourquoi les vilains s’en prennent à Fumi. Je ne vais bien évidemment pas vous révéler quoi que ce soit, car c’est l’enjeu d’une autre série de Kyousuke Momoti aussi publiée chez Kazé, Queen’s Quality. Hé hé, car oui, tout est loin d’être terminé !  L’auteur a créé une autre saga qui nous en apprend plus sur les origines de Fumi et tous les mystères qui l’entourent.
De même, on croise le personnage de Mme Onizuka, qui n’est autre qu’un personnage de Dengeki Daisy, la précédente série de Kyousuke Motomi… bref, il y a de quoi s’y perdre, mais tout est lié !

On retrouve à nouveau pas mal d’humour dans QQ Sweeper, cela rend les choses un peu plus légères, surtout que ce volume est très sombre.
On a un peu moins de romance, mais il y en a et c’est le principal. Cela nous amène à des graphismes très beaux, très travaillés. Ça déborde de sucre, mais j’ai fondu par moment, dommage que les choses ne soient pas allées plus loin 😉 

Je pense que l’auteur a encore plein de choses à nous dire sur cet univers. L’histoire est loin d’être terminée et j’ai bien envie de commencer Queen’s Quality !