BD, BD & Mangas, Livre

Le Petit loup rouge

Il était une fois… mère louve qui envoie son louveteau porter un lapin à sa grand-mère édentée et bien trop vieille pour chasser. Mais attention ! En chemin, il devra se méfier des méchants humains : le terrible chasseur et sa fille. Sur la route, tout désemparé d’avoir englouti par gourmandise le lapin destiné à sa grand-mère, il rencontrera et suivra bien naïvement une étrange petite fille qui lui contera l’histoire de sa famille, d’un gentil chasseur et de sa femme, qui aurait été mangée par les cruels loups… 

Le Petit loup rouge est une bande-dessinée publiée chez Ankama il y un petit moment déjà. Une bande-dessinée qui ne ressemble pas aux BD classiques car il n’y a pas de cases ni de bulles.

C’est une réécriture signée Amélie Fléchais du célèbre conte des frères Grimm, Le Petit Chaperon rouge. Sauf que cette fois, c’est un petit loup qui porte le manteau rouge et non une petite fille. Un petit loup bien naïf qui va s’écarter du sentier, alors que sa maman lui avait bien dit de ne pas se perdre !

 Entre le loup qui dévore des morceaux de lapin sous nos yeux, alors qu’il était destiné à sa grand-mère, et une fillette affreusement méchante, cette version n’est clairement pas destinée aux enfants.

Ce qui m’a fait craqué, ce sont surtout les illustrations qui m’ont attirées dès la couverture. Ce loup qui semblait innocent au départ ne l’est pas tant que ça… C’est ce qui fait la force de cette BD. 

Le texte m’a toutefois un peu moins réjouis, l’histoire de départ me semblait être une bonne idée. Sauf qu’au fil de ma lecture, j’ai un peu déchanté : la fin ne m’a que moyennement plu au final.

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Coup de Coeur, Livre, Roman jeunesse

La Nouvelle

« Je vous présente une nouvelle élève, annonça le prof, elle s’appelle Haya. Elle vient de Syrie… » C’est drôle, songea Gabriel, il y a des gens qui attirent l’attention sans qu’on sache pourquoi… Cette fille, il ne la connaissait pas, mais elle l’intriguait à cause de ses yeux graves et la manière dont elle relevait fièrement le menton comme un défi…

La Nouvelle est un court roman destiné aux jeunes, signé Cassandra O’Donnell. On est loin de ses romans habituels, qui font pour la plupart partie d’un univers de fantasy ou de fantastique.

Dans ce petit roman, Haya, 12 ans, est la nouvelle de sa classe. Il s’agit d’une réfugiée qui a fui, avec sa famille, son pays en guerre, la Syrie. Elle va faire la connaissance de Gabriel, un de ses nouveaux camarades de classe et ensemble ils vont rapidement tisser des liens d’amitié.

C’est un roman auquel tient l’auteur. Celui-ci est foncièrement différent de ses autres écrits, car il s’agit d’une histoire d’aujourd’hui, actuelle, qui pourrait arriver à n’importe quels enfants obligés de quitter leur pays en crise, en guerre. Les drames qu’ils y vivent, les souvenirs horribles sont toujours présents et gravés dans leur mémoire.

On se trouve à Plougalec, petite ville de Bretagne. Haya et sa famille ont été obligés de fuir leur pays. Sinon, c’était la mort assurée pour eux. Son père, Amin, étant médecin, ils ont pu partir se réfugier en France.

On se rend compte qu’Haya, bien qu’elle n’ait que 12 ans, est un personnage très mature. Elle a vu et fait des choses qu’elle n’aurait jamais dû voir et faire à son âge. Désormais, elle doit aujourd’hui faire face aux quand dira-t’on, aux préjugés, à la peur de l’autre. Ses camarades de collège éprouvent une sorte de peur face à elle, une étrangère, qu’ils montrent en étant agressifs, méchants, et en tenant des propos limites haineux.

Gabriel, quant à lui, vit dans une famille plutôt tolérante. Sa grand-mère et ses parents lui ont inculqué les bonnes manières et une certaine empathie pour les autres. Grâce à cela, il va rapidement s’attacher à Haya et devenir son ami, sans préjugés aucun sur la jeune fille et sa famille. Au contraire, il va découvrir une culture qu’il ne connait pas.

La grand-mère de Gabriel trouve aussi une place importante dans cette histoire. Elle cache son passé à sa famille et la présence d’Haya lui rappelle ce passé douloureux. Des choses qu’elle avait gardé enfouis profondément et qui ressurgissent.

On trouve l’idée de solidarité et de tolérance dans cette histoire, ce qui fait du bien. Pourquoi détester ces personnes alors qu’ils ne veulent juste pas mourir dans leur pays ? A leur place, on aurait sans doute fait pareil. Alors pourquoi leur compliquer la vie en sachant que c’est déjà assez difficile pour eux ?

« Ils ne veulent pas de nous… ils pensent qu’on est venu ici pour de mauvaises raisons, ils croient que nous avons le choix… mais le seul choix qu’on a fait, c’était celui de ne pas mourir… » p. 60

Ce livre est un appel à la tolérance et à l’ouverture des autres. On vient tous de quelque part, on a tous des origines différentes, une culture ou une religion, mais au fond, on est tous pareils. On aspire tous à la même chose : au bonheur et à la paix, loin des horreurs de la guerre. Et ça La Nouvelle nous le montre parfaitement.

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va » p. 114 (Otto von Bismarck)

C’est un roman d’à peine 120 pages, mais il s’est passé quelque chose avec cette histoire. Elle m’a émue, collé des frissons et surtout m’a fait sourire à la fin. Les personnages sont attachants mais il n’y a pas que ça. C’est une histoire percutante, intelligente, qui nous touche, et qui en plus est bien écrite. Une histoire que chaque enfant devrait lire et découvrir ! 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Betwin you & me, vol. 6

Kaede part pour un petit boulot d’été, l’éloignant de Shizuku, ce qui laisse à Nishina le champ libre pour approcher cette dernière…

De son côté, Kaede recroise son amie d’enfance : Mio. Alors qu’il est plutôt réservé, celle-ci est carrément familière avec lui.

Des complications semblent s’annoncer de tous les côtés !?

J’ai craqué pour la série Betwin you & me de Saki Aikawa et par conséquent, la lecture de ce sixième tome s’est faite assez rapidement !

C’est les vacances scolaires et Kaede doit travailler. Cela l’éloigne de Shizuku qui se languit de son retour. Surtout que Mio, ancienne voisine de Kaede, vient de faire son apparition et semble un danger potentiel pour la jeune fille…

L’histoire de Betwin you & me fait totalement midinette, mais qu’est-ce que j’adore ce genre de lecture ! C’est léger, ça se lit vite, ça fait bouger les papillons dans le ventre et remuer les émotions. Ça n’est jamais méchant ou de mauvais goût.

Shizuku est un personnage que j’apprécie. Elle gagne en maturité au fur et à mesure des tomes, même si elle reste un peu bêtasse par moment. L’éloignement avec Kaede permet à Nishina, ami de son petit frère, de se rapprocher d’elle. J’ai grincé des dents, mais ça met pas mal de piment à l’histoire. La jeune fille ne voit rien venir alors que le lecteur le voit arriver gros comme une maison.

Toutefois, la vraie nouveauté dans ce sixième tome, c’est l’arrivée de Mio, ancienne voisine de la famille de Kaede. La jeune fille autrefois amoureuse de Tamaki, le frère jumeau de Kaede, avoue aujourd’hui avoir été amoureuse de Kaede. Elle vient tenter sa chance avec le jeune homme. Sauf que ce dernier commence à s’attacher à Shizuku. Mio va alors mettre en oeuvre tous ses talents de peste pour garder le jeune homme à ses côtés…

J’ai hurlé (silencieusement) à l’arrivée de Mio dans le manga. Je savais que ce personnage allait poser problème. C’est le type de personnage que je trouve insupportable car il vient casser l’ordre établit jusque-là par l’auteur. Bien évidemment, c’est le genre de personnage essentiel à ce genre d’histoire, car sans, il n’y aurait aucun intérêt. Dilemme !

Vous l’aurez compris, je suis sous le charme de Betwin you & me ! 😉