BD & Mangas, Livre, Manga

L’atelier des sorciers, vol. 1

Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a acheté à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

L’atelier des sorciers est un des mangas événement sorti cette année ! Après le très attendu The Promised Neverland, je me suis mise à la lecture de ce premier tome paru chez Pika édition 😊

Coco, jeune humaine qui adore la magie, va utiliser un sort interdit à ses dépens. Les humains n’ont pas le droit de pratiquer la magie, qui n’est destinée qu’à une seule catégorie de la population : les sorciers. Alors que le sort interdit frappe la maison dans laquelle Coco vit (et sa mère en même temps), un vrai sorcier va faire son apparition et la prendre sous son aile…

Un peu dubitative au départ, je me suis laissée happer par une histoire formidablement riche, d’une grande beauté et très bien maîtrisée !

Coco est une jeune humaine adorable, hyper joyeuse, pleine d’énergie. Elle est fan de magie, surtout depuis qu’un être étrange lui a donné une baguette et un carnet étrange… Elle me fait un peu penser à moi quand je regarde Harry Potter 😉

Des références au sorcier à lunettes, il y en a quelques-unes. Mais pas que ! On retrouve aussi certains contes comme La Belle et la Bête (la belle rose d’eau), un petit peu Le Chaperon rouge (la cape de Coco) et Le Chat Botté (les chaussures lors du test).

Sinon, l’univers de ce manga n’est pas aussi sans rappeler un certain Hayao Miyazaki !

Bref, beaucoup de références pour un premier tome ! J’espère qu’il en sera de même pour la suite 😊

Le graphisme est sublime, type gravure. Il y a des détails partout, le trait de Kamome Shirahama étant très fin et précis.

C’est donc un coup de cœur pour ce premier volume ! Certains éléments mystérieux amènent le lecteur vers la suite. Une suite que j’espère tout aussi bonne 😊

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BD

Il faut flinguer Ramirez, Acte I

Ramirez… un nom d’origine Hispanique pour une bande dessinée sauce piquante. L’album Il faut flinguer Ramirez – Acte 1, écrit et mis en scène par Nicolas Petrimaux, nous entraine dans une course poursuite déjantée à travers une Amérique des années 80.

Tout débute dans la société Robotop, dans l’Arizona, qui conçoit et produit des aspirateurs. Jusqu’ici rien d’anormal, mais quand la société est présente dans tous les foyers d’Amérique… l’enjeu est différent. Jacques Ramirez travaille au SAV de Robotop et possède un énorme talent pour réparer les aspirateurs et mettre au point les prototypes de la société.

Sa vie va basculer du jour au lendemain, lorsque deux assassins de la Mafia viennent lui rendre visite pour la réparation de leur aspirateur et pensent le reconnaître…C’est ici que débute une course poursuite (à bord d’une Renault 5 américaine) intense, entre humour, suspense et flash-back.

Police ! Arrêtez votre véhicule !

Et posez cet aspirateur !

Du côté des dessins, l’ambiance des années 80 est bien présente, de la police de caractère, des titres qui présentent les lieux, aux bolides américains, en passant par des couleurs « flashy ». Nous retrouvons même un côté cartoon. Dès que l’action monte en puissance, le lecteur se retrouve immergé dans l’histoire aux côtés du héros.

Ce premier tome comporte également de nombreuse fausses publicités ainsi qu’un Qr-code. Un Qr-code qui nous réserve quelques surprises…

Bref, amateur de moustaches, de bagarres et d’aspirateurs, cette BD est faite pour vous !

Coup de Coeur, Livre, Roman ado, Roman jeunesse

Sept roses rouges pour Rachel

Elena est furieuse. Elle doit suivre sa mère dans un village paumé d’Italie pour régler une affaire de famille au lieu de faire la fête avec son amoureux musicien et ses amies. 
La nonna Rachel, mère de sa mère, est décédée, et il faut vider la maison. Sur place, les affaires se compliquent, les entrepreneurs refusent de s’en occuper, prétextant qu’elle est hantée. Pour tous les villageois, Rachel était un peu spéciale, parfois, on l’apercevait danser seule la nuit au bras d’un cavalier invisible…

Un grand merci aux éditions La Joie de Lire et à Babelio pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la Masse Critique Jeunesse !

Comme d’habitude, pour la Masse Critique, le choix est énorme : choisir plusieurs livres pour au final en recevoir un seul. J’avoue que j’ai choisi Sept roses rouges pour Rachel tout à fait par hasard. Je n’ai lu aucun livre de Marie-Christophe Ruata-Arn, ni de livre de cet éditeur. Pourtant, il s’est passé quelque chose : la couverture, ni belle ni moche, m’a parlé. Et à la lecture du résumé, j’ai été emballée.

A la réception du livre, j’ai été un peu surprise. Je ne m’attendais pas à un roman, mais à un album destiné à des grands. Mi-figue mi-raisin, j’ai entamé ma lecture.

Et là, le coup de foudre ! Une histoire prenante, une jolie écriture, bref le duo gagnant.

Italie. De nos jours. Elena vient de rater son bac. Comme punition, sa mère Virna l’emmène avec elle en Italie, dans un tout petit village paumé au milieu de rien. Autant dire que l’adolescente est furieuse. Sa grand-mère est décédée et Virna est venue finir de vider la maison de la nonna dans le but de la raser. Sauf que personne au village ne semble vouloir approcher de la maison. Une malédiction semble effrayer toute la population…

C’est une magnifique histoire d’amour que nous raconte-là Marie-Christophe Ruata-Arn, oscillant entre réalité et fantastique !

Elena va se rendre compte qu’elle ne connait que très peu sa nonna et la vie qu’elle a mené. C’est Tita, le fantôme qui hante la maison de Rachel, qui va peu à peu révéler certains éléments. 
Ces éléments sont donnés au compte-gouttes tout au long du roman, ce qui pousse le lecteur à aller toujours plus loin.

En parallèle de ça, Elena vit sa vie d’adolescente. Elle tente d’organiser sa vie sociale pour l’été à venir, mais n’obtient bizarrement aucune réponse de ses copines et de son petit-ami Arthur.
En Italie, elle retrouve un ami d’enfance plutôt adorable, Matteo, qu’elle n’a pas vu depuis des années. Mais rien de bien passionnant ne se passe jamais dans ce village. Alors lorsqu’une histoire de fantôme pointe le bout de son nez, Elena va s’impliquer autant qu’elle le peut.

Elena a certains côtés agaçants : elle ne sait pas ce qu’elle veut, quitte à faire tourner en bourrique le lecteur. Elle n’en fait qu’à sa tête, n’écoute personne. Mais c’est une adolescente de 16 ans qui a perdu ses repères, et on peut donc la comprendre. Elle essaye de toutes ses forces de sauver son fantôme, Tita. Mais avec les adultes peu compréhensifs qui l’entourent, les choses ne sont pas faciles pour elle.

Et puis il y a toujours, en fil rouge, cette belle histoire d’amour, ce qui adoucit les choses. J’ai adoré la découvrir ! Elle est servie par une écriture fluide et facile à lire.

Je vous recommande cette lecture inattendue qui vous mènera en Italie, au milieu des rizières, dans un tout petit village où se passent des choses bien étranges ! 🙂

Série télé, Séries TV & Films

Paris, etc.

Cinq femmes, cinq façons d’être, de pleurer, de rire, de rater le bus, de serrer les dents, de faire un enfant ou pas, de ne pas vouloir rentrer chez soi… Cinq façons d’aimer. Cinq héroïnes du quotidien qui traversent Paris, depuis la rentrée des classes jusqu’aux vacances de Noël.

Je n’habite pas à Paris, je n’aime que peu de séries françaises et encore moins celles qui ne me transportent pas hors du quotidien. Alors Paris, etc, je regarde, ou pas ? C’est ce que je me suis demandé au moment de la diffusion de la série sur Canal+. Sur le moment, je me suis dit « j’attends ». Et puis un matin, j’ai entendu Zabou Breitman parler de sa série à la radio, et je me suis dit pourquoi pas. Parce que j’aime bien ce qu’elle fait, parce que je ne connaissais pas toutes les actrices (et tous les acteurs) qui jouent dans la série (ce qui évite cet effet de déjà vu ou de mais-lui-il-est-méchant-non? Ah-non-pas-dans-cette-série-là…), parce que chaque épisode ne dure que 30 minutes, j’ai regardé le premier.

Bon rythme, dialogues vrais, vie quotidienne certes mais pas ennuyeux pour un sou. Bien, mais est-ce que ça tient comme ça toute la série ou est-ce que ça va vite tourner en rond ? Deuxième épisode donc. Tiens, au début, il y a un air de déjà vu dans le propos par rapport au premier épisode : ça commence par une scène de sexe. Déjà vu dans le propos certes, mais pas dans la manière de le traiter. Non, je ne vous en dis pas plus, voyez (ou écoutez) par vous même.

Et puis tout de suite se met en place dans ma tête un début d’attachement aux personnages. La première qui retient mon attention, c’est Allison (Lou Roy-Lecollinet), qui débarque à Paris, pleine de fraicheur et d’enthousiasme. Mais les autres ne tardent pas à suivre. Nora, Marianne, Mathilde, Gil. Elles ont toutes une fêlure quelque part, du courage ou une grande gueule, une trajectoire plus ou moins compliquée.

Tout au long de la série, elles vont évoluer, se croiser (parce qu’elles se connaissent ou juste parce que le scénario les a placées à un moment au même endroit). C’est bien fait, construit intelligemment. Je suis rapidement devenue accro. D’autant que si le propos est de suivre cinq femmes, il n’occulte pas les personnages secondaires que sont les hommes. Hippolyte Girardot, Bruno Todeschini, Joaquim Tivoukou… et, divine surprise (pour moi, en tout cas) : Esteban/David Boring (oui oui l’acteur et chanteur des Naïve New Beaters) joue aussi dans Paris, etc. Bref, regardez.

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Rikudo vol. 7

Suite à son combat spectaculaire contre Kaede Hyôdô, tous les regards sont désormais tournés vers Riku. C’est alors qu’Akito Hyôdô lui propose d’affronter un boxeur classé : Edgardo Cabella. Véritable rouleau-compresseur, ce gaucher à la force brute écrase tout sur son passage… et la belle Naeshiro ne le laisse pas indifférent !

Rikudo est une série que j’adore. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai fait un blocage au début du tome 7 ! J’ai donc mis très longtemps à m’y remettre.

Le premier chapitre m’a un peu refroidie. Riku va suivre un stage pour boxeurs, fait du sport et essaye d’être meilleur que le champion en titre. Puis il revient, et un nouvel adversaire se dresse sur sa route. Bref, pas de quoi se réjouir. 

Pourtant, lorsque Cabella s’attaque à Nae, j’ai retrouvé tout l’intérêt que je porte à cette série ! Cabella est un vrai bulldog : une fois qu’il a une cible en vue, il s’accroche pour ne plus la lâcher. Il est réputé pour mettre tous ses adversaires K.O., mais aussi pour aimer les jolies filles. Et c’est bien sûr sur Nae que son choix va se porter.

Tout l’intérêt de ce tome 7, c’est que Riku sort de ses retranchements. C’est désormais un boxeur qui commence à se faire un nom au sein de ce monde si particulier. Et c’est sans doute pourquoi un de ses futurs adversaires (américain qui plus est) s’attaque à sa famille, à celle pour qui il a des sentiments. Riku ne va donc pas hésiter une seconde à taper fort sur le ring.

Les scènes sont par moment d’une grande violence : du sang gicle partout, ça bastonne dur dans ce septième tome ! L’action est bien présente et il faut avoir par moment le coeur bien accroché.

Il y a aussi une violence plus psychologique, avec la « rencontre » entre Cabella et Nae. Une rencontre qui n’est pas sans tourner au drame, comme sait si bien le faire l’auteur Toshimitsu Matsubara. Les femmes n’ont pas vraiment leur place dans ce monde si masculin. Pourtant, Nae est un personnage fort qui affronte des choses vraiment pas drôles pour celui qu’elle aime. J’espère qu’il ne va pas lui arriver trop de misères pour la suite 😉

Riku s’est considérablement amélioré au cour de ce stage de perfectionnement ! Une vitesse plus grande, une stratégie plus fine et beaucoup de muscles. La série continue donc sur sa lancée. Il est prêt à affronter des adversaires plus forts. Son niveau a considérablement augmenté depuis le début de la série. Il semble que rien ne peut l’arrêter, pour le plus grand plaisir des lecteurs !

Les graphismes sont à nouveau d’une grande précision, c’est impressionnant. Les combats sont tout à fait crédibles et lisibles. On a presque mal pour les personnages, on souffre avec eux.

Bref, après un début un peu raté pour ce tome-ci, je me suis rapidement remise sur les rails de cette série. De la qualité, du dynamisme, du romantisme, que demander de plus ? 🙂