Livre, Roman

Horrorstör

Il se passe quelque chose d’étrange au magasin de meubles Orsk à Cleveland, en Ohio. Ces derniers temps, les employés découvrent, en arrivant le matin, des étagères Kjërring démontées, des piles de gobelets Glans renversées, des armoires Liripip fracassées… Les ventes sont en berne, les responsables de rayon paniqués : les caméras de surveillance ne montrent rien d’anormal. Pour lever le mystère, une équipe de trois employés s’engage à rester sur place toute une nuit. Au coeur de l’obscurité, ils arpentent les allées du showroom désert, courent après d’inquiétants bruits et finiront pas se confronter aux pires horreurs…

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Tiens, quelqu’un a oublié son catalogue Ikea dans la librairie. Ah non pardon : ça y ressemble comme deux gouttes d’eau peuvent se ressembler, mais, en y regardant de plus près, ce n’est pas un catalogue Ikea… Sur la couverture, il y a bien un canapé, des cadres et des meubles. Tout pareil que dans le magasin de meubles suédois, mais… Sur la couverture, il y a écrit Horrorstör (*). Et là, en y regardant mieux, dans les cadres, il y a une tête hurlante et des mains. Et sur la quatrième de couverture, brrr. Prendre ou ne pas prendre? Allez, je suis curieuse, je prends. A la maison, je commence une BD et du coup, Horrorstör, je l’oublie pendant quelques semaines sur une des piles de livres à côté de mon lit. Ça m’arrive souvent…

Mais décidément ce catalogue m’intrigue. Sa forme, graphiquement parlant, est tout bonnement génialement comparable à un catalogue de la célèbre enseigne, bleue et jaune… avec quelques ajouts que je vous laisse découvrir. Je vous conseille fortement de tout lire, du début à la fin, et dans l’ordre s’il vous plaît. Car si la forme est originale, le fond lui aussi mérite le détour.

L’histoire elle-même est, somme toute, relativement classique. Des âmes tourmentées, bien sûr. Des créatures bien moches et des lieux qui ne le sont pas moins. Mais à cette horreur là, les grands amateurs de livres et de films du genre sont habitués (encore que certains détails sont quand même bien horribles). Non, là où l’auteur fait fort, c’est dans le subtil mélange qu’il modèle entre deux univers, dans la manière dont il fait progresser l’histoire, dans la drôlerie de certains détails aussi (ah, le coup du meuble en kit démontable en un coup de tournevis maison!).

De la simple ambiance d’un univers commercial qui semblera familier à tous les clients de la marque suédoise (*) dans lequel travaillent des employés qui pourraient être vrais, on verse peu à peu dans une ambiance lourde et glauque. Le tout, souvent, en prenant le temps de sourire à l’évocation d’un meuble au nom bizarre… Franchement, dans ce catalogue-là, tout m’a plu. Si suivant il y a, j’achète.

(*)  Ce n’est évidemment pas chez Ikea que se passe l’histoire, c’est dit dès les premières pages, mais chez Orsk, une pâle copie du géant suédois 😉

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