Livre, Roman, Roman ado

Pas sans lui

Je m’appelle Rachel. On a une belle maison, de l’argent, mes parents m’aiment, mes frères aussi. Alors dites-moi pourquoi je souffre ? Pourquoi, si souvent, l’angoisse me noue le ventre et me paralyse ? J’étouffe d’être moi. Dans ces moments-là, je ne connais qu’un moyen de trouver la délivrance : la vitesse. Je monte dans ma voiture, je fais rugir le moteur, bondir mon bolide et je roule comme une folle. Je roule toute la nuit. 
Je m’appelle Isaiah. Je fais partie de ces mecs qui n’ont jamais eu de chance. Pas de famille, pas de foyer, pas d’espoir. Même l’amour m’a tourné le dos. Mais une chose ne m’a jamais, jamais trahi : ma bagnole, même quand je la lance à 200 à l’heure. Alors, je n’aurais jamais imaginé qu’elle m’apporterait à la fois les pires ennuis et la plus grande chance de ma vie : Rachel, cette fille qui n’aurait jamais dû se trouver sur ma route. Ou plutôt, en travers…

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Rachel est une jeune fille de 17 ans, de bonne famille. Mais sous couvert d’être riche, et de bonne famille, elle est mal dans sa peau. Elle n’a pas vraiment d’amis au lycée, seulement des connaissances, depuis qu’en plein discours elle s’est mise à vomir partout. Pas vraiment le top ! Mais ça, ce n’est pas le plus important : depuis la mort de sa soeur Colleen, qu’elle n’a pas connue, sa famille compte sur elle pour jouer la fille de remplacement. Elle doit se montrer à la hauteur, mais cela ne fait que la ronger de l’intérieur, et petit à petit elle perd pied.
C’est sans compter sur l’apparition d’Isaiah, plutôt sexy, plein de tatouages, de piercings. Il est plutôt impressionnant pour son âge – 17 ans aussi -, mais Rachel n’a pas peur de lui, contrairement à d’autres. Isaiah est aussi un personnage qui souffre beaucoup, ou du moins a beaucoup souffert par le passé : il a été balloté de famille d’accueil en famille d’accueil, avec des gens parfois pas très corrects. Il vit aujourd’hui avec Noah, son meilleur ami, mais la situation n’en est pas moins mauvaise : ils ne gagnent pas assez d’argent pour payer le loyer, vivent dans un appartement infesté par les rats, dans un quartier qui craint. Bref, rien ne va.
Rachel et Isaiah ont toutefois une passion commune : les voitures et la vitesse. Et c’est ce qui va lier ces deux personnages si différents dans une très belle histoire d’amour.

J’ai acheté Pas sans lui les yeux fermés car j’avais adoré les deux premiers tomes (Hors Limites et Prêts à tout). Troisième et dernier tome de la « trilogie » de Katie McGarry, Pas sans lui met donc en scène Isaiah, que l’on avait déjà croisé dans les deux premiers tomes, et Rachel.

Les personnages de Katie McGarry sont tous des personnages forts, et j’ai apprécié le personnage d’Isaiah, qui essaye de s’en sortir malgré tout. Il fait ce qu’il peut, même si c’est dur. Sous ses airs de bad boy pas commode se cache un garçon de 17 ans en or, qui fait tout pour aider ses amis et leur rester fidèle.
J’ai un peu moins apprécié Rachel, qui, même si elle fait tout pour s’en sortir aussi, reste un pantin pendant longtemps pour sa famille, ce qui m’a énervé. J’avais envie qu’elle se rebelle un peu plus vite. Elle souffre mais n’a pas le courage d’affronter ce qu’elle a en face d’elle, et du coup elle s’appuie beaucoup sur Isaiah.
Chacun des personnages a ses points positifs, mais ils en ont aussi des négatifs. Isaiah se révèle trop protecteur, trop possessif, trop coléreux par exemple. C’est sans doute ce qui donne au roman sa force : il est ainsi plus réaliste, plus intense.

J’ai aussi aimé que l’environnement du livre change : on avait jusque là le lycée, l’université. Du classique, en somme. Pas sans lui se déroule en grande partie dans un garage de voitures, sur les routes et autres arènes de courses. C’est un milieu un peu masculin, mais où Rachel réussit à sortir de sa coquille et permet de montrer que c’est un personnage fort, avec du caractère. 
L’auteur s’est beaucoup documentée pour rendre crédible son roman, et c’est appréciable 🙂

Ce tome connait malheureusement quelques longueurs qui font que, pour moi, ce troisième tome n’est pas un coup de coeur. Mais je l’ai tout de même apprécié.
Cette trilogie me fait beaucoup penser aux romans de Simone Elkeles, ce qui n’est pas peu dire ! 🙂

PS : chacun de ces livres peut se lire indépendamment des autres, dans le sens que l’on veut.

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