Roman, Roman ado

Le Passeur

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire.

Le-passeur

Paru en anglais sous le titre The Giver, Le Passeur est un roman qui aborde les thèmes à la mode dans la dystopie. Il est toutefois important de noter qu’il a été publié en 1994, ce qui en fait un roman d’anticipation dans tous les sens du terme. C’est le premier tome d’un cycle de quatre tomes.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce roman, sans doute à cause de l’écriture un peu rigide de l’auteur. Ecriture aussi rigide que la vie dans la Communauté dans laquelle on retrouve Jonas, 11 ans.

Jonas est un garçon qui vit au sein d’une cellule familiale, avec ses parents et une soeur. Toute leur vie est contrôlée par le Comité des Sages sans qu’ils ne se posent aucune question, ce qui est dérangeant. Tout est programmé sans que cela ne les choque. Ils ne réfléchissent pas le moins du monde et préfèrent vivre une vie grise, sans aucune vraie émotion. Plus d’une fois, j’ai eu envie de les secouer en leur disant : « Mais réveillez-vous, bon sang ! ».

Ce n’est qu’à partir du moment où le métier de Dépositaire de la Mémoire est attribué à Jonas, et qu’il commence son apprentissage, que les choses commencent à « bouger ». L’écriture de l’auteur devient plus fluide au fur et à mesure que Jonas évolue en découvrant le passé, ses crimes affreux, ses moments de bonheur, et toutes les émotions qui vont avec. On sent que le héros est en train de changer, de prendre conscience que quelque chose cloche dans cette société si parfaite, dans laquelle aucun risque n’est pris.

J’ai été plutôt déçue par ce roman par rapport à ce que j’en attendais : point d’action, point de piment, point de suspense, point d’amour. Tout est aussi lisse que la vie dans la Communauté. Est-ce fait exprès ? Peut-être.

Le début, bien que nécessaire pour poser les bases, m’a semblé très long. Je n’ai commencé à apprécier le roman qu’à partir du moment où Jonas est devenu l’apprenti du Passeur, c’est-à-dire à un peu plus de la moitié…  Toutefois, un an se passe dans le roman sans que les choses ne soient vraiment décrites, j’aurais aimé plus de scènes de souvenirs, plus d’émotions, et surtout faire plus ample connaissance avec le personnage du Passeur qui en fait ne se révèle pas plus que ça.
J’ai été jusqu’au bout de ce premier pour savoir ce qui allait advenir des personnages… et la fin est plutôt réussie et très intrigante 🙂

Le Passeur, Lois Lowry

Il est à noter que l’adaptation de ce roman est à paraitre au cinéma fin octobre, mais certaines choses vues dans la bande-annonce augurent des changements importants par rapport au livre…

 

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