Roman, Roman ado

Dans le huis clos d’une île fantastique

La rumeur dit que sur l’île de Blessed, les habitants ne vieillissent pas, qu’il n’y a plus de naissances. La rumeur dit que les habitants détiennent le secret d’un élixir de jouvence. Eric, journaliste, qui s’y rend pour un reportage, va découvrir qu’il a son rôle à jouer dans l’histoire de l’île. Et sa rencontre avec Merle n’est pas tout à fait un hasard.

sacrifice à la lune

Qu’est-ce qui m’a poussée vers ce livre ? Sa couverture esthétique, toute noire et dorée ? Sa quatrième de couverture ? Elle promet fantastique, malédiction gothique et romantisme. Je n’en avais jamais entendu parler, mais en laissant mon regard errer sur une étagère de bibliothèque, j’ai rencontré « Sacrifice à la lune », roman de Marcus Sedgwick. J’ai lu. Et j’ai beaucoup, beaucoup aimé.

« Le soleil ne se couche pas » : c’est la première phrase de ce roman. Nous sommes en 2073, mais rien ne diffère vraiment d’aujourd’hui. Eric Seven est journaliste. Il part en reportage en avion, regarde sa montre comme tout le monde, clique sur son ordinateur pour constater le plantage du logiciel OneDegree.

2073 ? Ça pourrait être 2014, mais l’année n’a finalement aucune importance, pas plus que n’a d’importance la technologie. Dans « Sacrifice à la lune », ce sont d’autres repères qui guident (ou perdent) le lecteur.
Le lieu d’abord. Cette île de Blessed, à la fois immuable et mystérieuse, avec ses orchidées qui ne poussent nulle part ailleurs dans le monde.
Les personnages ensuite. Eric, Merle, Tor (non rien, mais vraiment rien à voir avec le film Thor), qu’ils soient ceux de 2073 ou ceux du Xe siècle.

L’originalité de « Sacrifice à la lune » est là, dans ce huis clos, dans cette remontée du temps, dans ces personnages de demain que l’on finit par chercher (et trouver) hier, dans ces phrases, ces petits détails, qui reviennent, au rythme des lunes et des chapitres. C’est sans nul doute un roman fantastique avec pas mal d’ingrédients désormais habituels mais l’on n’a pour autant pas l’impression de l’avoir lu 100 fois.
Et si je ne vous raconte pas l’histoire, si je ne vous donne pas plus de détails, ce n’est pas pour rien. L’effet de surprise est important dans la lecture de ce roman anglais qui se déroule à l’envers…

A vous de le découvrir.

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