Livre, Roman

L’échange

Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l’occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais peu à peu, Caroline remarque des signes de sa vie dans cette maison inconnue. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu’elle aurait préféré garder enfouis. Et à présent, cette personne se trouve chez elle…

 

Echanger sa maison avec celle d’un d’inconnu le temps des vacances, bon nombre de gens le font, et tout se passe bien. Mais là…

Dans L’échange, tout a l’air de bien se passer. Au moins au début. Bon, on comprend vite que le couple de Francis et Caroline a connu quelques difficultés et qu’ils prennent le large pour tenter de recoller les morceaux. On comprend vite aussi que Caroline a eu un amant et que la situation n’est pas précisément toute rose. Mais je me suis demandé pendant un certain nombre de pages pourquoi Rebecca Fleet, l’auteur de ce qui est présenté comme un thriller, s’étendait autant sur les détails concernant les deux couples Francis-Caroline et Carl-Caroline.

Et puis tout d’un coup, alors que je me dis que l’histoire est trop prévisible et que je ne suis plus si sûre d’aller au bout du roman, un truc que je viens de lire au paragraphe précédent me titille le cerveau. Petit retour en arrière. Il y a bien quelque chose. Mais pas d’explication franche, évidemment. Je me dis alors que je me suis laissée berner : l’histoire n’est pas si simple. Et me voilà repartie dans ma lecture, à la découverte de cet élément que, bien sûr, Rebecca Fleet ne livre pas tout de suite et de ses conséquences.

Echanger ma maison avec un inconnu ? Après avoir lu L’échange, jamais de la vie ! 😉

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BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Good Morning, Little Briar Rose, vol. 2

Malgré ses réticences, Tetsu a fini par accepter de continuer à travailleur au sein de la demeure Karasawa. Mais depuis qu’il connaît les raisons de l’isolement de Shizu, le jeune homme a bien du mal à se comporter naturellement avec elle. Le poids de ce secret n’est-il pas trop lourd à porter pour lui ?

Après avoir appris la vérité sur Shizu, Tetsu a hésité à rester au service de la famille Karasawa. Sa peur des fantômes est forte, mais son projet l’est encore plus. Pourtant, on sent son malaise face à Shizu et aux fantômes qui l’habitent.

L’auteur Megumi Morino arrive à nouveau à nous surprendre avec ce second tome. Shizu est habitée par deux nouveaux fantômes hauts en couleurs. Mirei, une jeune femme qui adore le corps de Shizu. Elle en profite donc à fond, quitte à se mettre en danger, ou dans de délicates situations. Et Kanato, jeune garçon fan de football tombé gravement malade.

Avec Kanato, Shizu est enfantine, insouciante. Cela fait plaisir à voir, même si on sait que ce n’est pas vraiment elle. Le reste du temps, quand elle est réellement elle, elle semble complètement endormie. J’ai eu plus d’une fois envie de la secouer, de lui dire de se battre pour elle-même. C’est un peu ce que Tetsu est en train de faire, de façon plus délicate.

Avec ce second tome, je me suis remise de la scène flippante qui finissait le premier tome : Shizu possédée par un fantôme pas gentil gentil.

Ses différentes personnalités sont toutes crédibles et c’est un vrai tour de maitre de l’auteur. Les fantômes ont plus envie de vivre que la jeune fille, et ils en profitent. Heureusement, car Shizu est énervante !

Le graphisme est délicat et le coup de crayon est joli. C’est un manga que l’on a plaisir à lire ! 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Awa Koi, vol. 1

Trouver l’amour pour la première fois ? Pas si facile lorsqu’on qu’on a suivi toute sa scolarité dans des classes non mixtes… Yuka a 16 ans et n’a jamais eu de petit copain, mais elle a un plan diabolique pour que cela change : à son entrée au lycée, elle s’arrange pour intégrer LE groupe de filles cools de sa classe pour être invitée à un rancard commun. Malheureusement pour Yuka, le jour tant espéré arrive, mais rien ne se passe comme elle l’espérait. Il n’est pas toujours bon d’avoir recours à la ruse pour parvenir à ses fins…

Awa Koi, série publiée chez Panini mangas, signe le grand retour de Kanan Minami en France. C’est une illustratrice de talent, avec un graphisme que l’on reconnaît très facilement. Elle a sa patte, et c’est toujours un plaisir de la retrouver.

Awa Koi, c’est l’histoire de Yuka, 16 ans, qui recherche l’amour à tout prix. La lycéenne n’est jamais sortie avec personne, mais rêve de ce jour où un garçon lui déclarera sa flamme. Voir ses camarades sortirent avec des garçons la fait rêver, mais aucun ne s’est intéressé à elle pour le moment. Au cours d’un rendez-vous arrangé entre copines, elle rencontre Nanase, un garçon qui ne la laisse pas de marbre, mais qui semble avoir des choses à cacher…

Comme à chaque fois, j’ai plaisir à lire les histoires que nous propose Kanan Minami, même si parfois les filles sont trop nianians et les garçons ont un caractère trop marqué.

Awa Koi est une histoire plutôt mignonnette pour le moment. Yuka est une grande fan de poissons rouges. Phobiques des poissons, passez votre chemin, ce premier tome en est rempli ! Cela rend cette histoire plutôt originale car on n’a pas souvent d’animaux aquatiques dans un shojo.

Pour le reste, on reste dans du plus classique. Une lycéenne qui cherche l’amour et qui d’un coup va trouver le garçon de sa vie (enfin pour l’instant, ce n’est qu’une supposition).

Yuka est un personnage attachant mais qui reste assez superficiel. Elle est devenue amie avec un groupe de filles juste parce qu’elles étaient populaires et donc successibles de lui apporter des beaux garçons. Mais qui fait ça ? Sa vision de l’amour est complètement aberrante.
Pour le reste, elle reste choupinette, sans doute trop naïve, mais véritable héroïne de shojo. Elle est sensible et pleure souvent, elle est dynamique et n’abandonne jamais. Bref, un vrai bout-en-train qui fait plaisir à voir et ne cesse d’évoluer au fil des chapitres !

Nanase est un personnage assez sombre et mystérieux. Il a des choses à cacher et n’est sans doute pas très fiable. Ses agissements sont étranges, à tel point qu’on doute par moment de sa sincérité envers Yuka. Va-t’il lui faire faux-bond ? Va-t’il se moquer d’elle ? La faire souffrir ? Tomber amoureux d’elle ? La rejeter ?

Toutes ces questions restent en suspend pour ce premier tome. Je me suis laissée embarquée facilement dans ce shojo. Même si certaines choses arrivent et que le lecteur s’en doute totalement. Toutefois, cela ne m’a pas dérangée outre mesure.

Les graphismes sont à la hauteur de cette belle histoire, avec toujours de très grands yeux pour les personnages, un style soigné côté vêtements ! J’ai hâte de découvrir la suite 😊

Série télé, Séries TV & Films

The handmaid’s tales, saison 2

Dans une société dystopique et totalitaire au très faible taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

Deuxième saison, deuxième aimantation. Scotchée devant chacun des épisodes, j’attends la suite. L’histoire est toujours aussi moche, aussi glaçante. L’envie de tuer deux ou trois personnages toujours là (idiot comme idée, sans les méchants, il n’y aurait pas d’histoire, hein?). L’espoir aussi (maigre, très maigre, l’espoir…)

The handmaid’s tales, saison 2, est tout aussi excellent que la saison 1. On y retrouve des personnages que l’on avait quittés et dont on ne savait pas trop ce qu’ils étaient devenus et puis, et puis, le suspense de fin de certains épisodes est terriblement efficace. Le personnage de June évolue, la situation est toujours aussi horrible et la fin de la saison m’a laissée sans voix. La suite, vite !

Livre, Roman, Roman ado

La faucheuse, vol. 1

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.

Vaincre la mort, l’humanité s’y emploie depuis… qu’elle est née ou presque. Mais que se passerait-il si vraiment, on ne mourait plus de maladie, ni d’accident ? Eh bien pour éviter le risque d’une surpopulation dangereuse, il faudrait éliminer régulièrement un certain quota de gens. En un mot, les tuer. C’est le point de départ de La faucheuse.

Dans cette nouvelle société d’où l’on a chassé la mort, la mort… est toujours là. Donner la mort est même devenu un métier, celui des faucheurs. N’allez surtout pas confondre le faucheur avec un assassin. Il ne fait, en tuant, que son boulot et ce sans mauvais esprit ni vindicte quelconque.

Le faucheur, à ne pas confondre non plus avec le bourreau, choisit qui il va glaner, c’est-à-dire tuer. Celui qu’il va glaner peut être n’importe qui, un gentil ou un méchant, un enfant ou un adulte. Jusque-là me direz-vous, il n’y a guère de différence avec une société dans laquelle on n’a pas éliminé la mort. La grande différence, c’est qu’il y a des commandements, que doivent respecter les faucheurs et les autres. Pour le reste, on retrouve assez vite dans La faucheuse les travers de toute société, jusque dans les rangs des faucheurs, qui n’ont pas tous la même idée de leur fonction ni de la manière de l’exercer.

Alors quoi, tout ça pour ça ? Eh bien non, parce que La faucheuse est avant tout un vrai roman bien construit et qu’on a envie de savoir ce qu’il se passe la page d’après et encore celle d’après. On suit les deux ados, Citra et Rowan, dans leur apprentissage, on veut savoir ce qu’il va leur arriver. Et Neal Shusterman, l’auteur de La faucheuse, sait très bien raconter leur histoire et brouiller les pistes. Seul petit bémol, si vous ne supportez pas l’idée de la violence, évitez ce livre. La mort y est partout…

Livre, Roman

Dear You, saison 1

Moi : Kathleen, 25 ans, rêveuse tendance fleur bleue. Statut : célibataire… pour l’instant.
Avant, ma vie sentimentale se limitait à lire les petites annonces de la rubrique « Rencontres » du New Yorker. Avant, j’étais la concierge de luxe désespérément romantique du Peninsula, l’un des plus beaux cinq étoiles de New York. Avant, j’avais envie de trouver l’amour.
Aujourd’hui, je dois décider qui sera mon grand amour. Parce que, oui, il semblerait que Cupidon m’ait enfin entendue, et qu’il ait rattrapé le retard accumulé en décochant trois flèches. Trois, rien que ça ! Et voilà que je me retrouve à devoir choisir entre un client richissime et odieusement séduisant, un collègue barman qui a tout du petit ami idéal, et un mystérieux correspondant qui me comprend mieux que personne. Bienvenue dans ma vie.

Dear You, saison 1 est le premier roman que je lis d’Emily Blaine, auteure française. Elle est très prolifique car elle a déjà écrit un certain nombre de romans (sept séries et autres tomes uniques pour être exacte), tous dans le thème de la romance. 
J’ai eu la chance de la rencontrer au salon du livre de Brive, et c’est ainsi que j’ai découvert Dear You, sa série ayant un gros succès.

Dear You, c’est l’histoire de Kathleen, 25 ans, concierge au très chic hôtel Peninsula à New York. La jeune femme est très professionnelle, fait toujours un boulot parfait. Toutefois, sa vie sentimentale bat de l’aile et elle compense avec le boulot. Pourtant, l’arrivée à l’hôtel du ponte des médias Andrew Blake va sans doute mettre à mal tout le professionnalisme de Kathleen.

J’ai tout de suite accroché à cette histoire, même si elle n’est pas forcément crédible pour un sou ! Le livre était fini en deux jours. Certes, il n’est pas très épais, mais quand même. 

Kathleen vaque tout au long du roman à ses occupations, sa vie étant rythmée entre l’hôtel et son minuscule appartement. Elle travaille de nuit et est donc souvent en décalé avec le reste du monde.
Elle travaille avec Lynne, sa meilleure amie et chef au boulot. C’est sans doute une de ses seules amies. La jeune femme est assez solitaire. Elle attire les hommes, mais n’est jamais vraiment satisfaite. Cela est sans doute dû au fait que c’est une romantique, façon fleur-bleue et licornes qui volent.

Andrew Blake est un magnat des médias. Toujours en voyage d’affaires, on ne le voit que par intermittence. Pourtant, en quelques pages, on arrive à cerner le personnage : riche, confiant, énervant. Oui, Andrew m’a énervée plus d’une fois ! Comment un personnage peut-il être rempli d’autant d’orgueil ? Aucune idée. Il a toujours un coup d’avance sur Kat. Pourtant, c’est sans doute pour cacher une blessure profonde que Kathleen va s’appliquer à apaiser (ou pas ?). 
Andrew a assez d’aplomb pour faire douter la jeune femme sur ses convictions et à la faire flancher sur la seule règle qu’elle s’est toujours appliquée à suivre à son travail : aucune relation avec un client.

Il y a aussi tout un panel de personnages secondaires : Lynne, dont j’ai parlé plus haut, mais aussi Dan, Sam et Gregory, ses collègues, Nathan, etc. Ils sont bien présents tout au long du roman, ne faisant pas que de la figuration.

Il y a aussi le mystérieux personnage avec qui elle échange des lettres régulièrement. Le titre Dear You prend ainsi tout son sens, mais cette série n’a pas fini de nous révéler tous ses secrets ! 

L’écriture est agréable et fluide, à la première personne. C’est grâce à cela que j’ai lu le roman si vite ! C’est très bien écrit, on est entrainé de chapitres en chapitres. Le suspense se fait par moment plus présent, ce qui donne au lecteur envie de continuer, jusqu’à arriver au bout du livre ! 🙂

Merci à la lectrice que j’avais croisée au salon de Brive : elle m’avait conseillé d’acheter le tome 2 en même temps que le premier… la fin est terrible et donne envie d’attaquer la suite direct (ce que j’ai fait) ! 😉