BD & Mangas, Livre, Manga

Awa Koi, vol. 2

Dans un moment de folie, Yuka s’est déclarée à Kentarô et a immédiatement regretté son geste… même si le jeune homme semble partager ses sentiments ! Mais alors que Yuka se prend à rêver, l’ex-petite amie de Kentarô refait surface. Notre héroïne vit-elle dans sa petite bulle ou nage-t-elle, sans le savoir, dans les eaux troubles de l’amour ?

Le premier volume d’Awa koi de Kanan Minami s’arrêtait à un moment fatidique et une fois acheté le tome 2, je n’ai pas pu résister à l’envie de lire la suite.

Yuka s’est déclarée à Kentarô sans vraiment s’en rendre compte. La jeune fille essaye de faire marche arrière, mais c’est trop tard pour ça. Kentarô toutefois ne semble pas lui en vouloir, au contraire. Mais c’est alors que revient sur le devant de la scène une ex petite-amie dont Kentarô refuse de parler à Yuka…

J’ai eu un peu mal pour Yuka. Kanan Minami joue avec ses lectrices et avec leur petit coeur de midinettes.

On apprend toute une partie de la vie de Kentarô dans ce deuxième tome. Je ne vais pas trop divulguer ce qui se passe car c’est assez important pour le reste de l’histoire.

Toutefois, cela explique les agissements étranges de Kentarô, ses paroles parfois blessantes. La pauvre Yuka doit faire face à tout cela, alors qu’elle n’était pas du tout préparée. Heureusement, elle est débrouillarde et ne baisse pas les bras facilement. C’est une jeune fille courageuse qui va tout faire pour s’accrocher à celui qu’elle aime, et ce malgré les soucis de ce dernier 🙂

J’ai retrouvé la patte de cette auteur dont j’apprécie le travail : de belles illustrations, très stylisées, des personnages aux grands yeux expressifs, une jolie histoire. Vivement la suite ! 🙂

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BD & Mangas, Livre, Manga

Be Twin you & me, vol. 1 à 5

Shizuku a beaucoup de mal avec les garçons « canons ». Elle les trouve cruels avec les filles et imbus d’eux-mêmes. Cependant, pour faire plaisir à une copine de classe, elle se résout à adresser la parole au beau et doux Tamaki Yagami. Mais elle se trompe, et va voir son frère jumeau, Kaede ! Aussi brutal dans ses manières que dans son apparence, ce dernier va lui demander d’emblée de sortir avec lui ! Se laissera-telle charmer par l’un des jumeaux Yagami… ?

C’est un vrai plaisir de retrouver les illustrations et les histoires d’amour de Saki Aikawa ! J’avais un peu peur d’être déçue par cette histoire après un troisième tome bof bof de Timeless Romance.

On reste dans quelque chose de très classique par sa forme : un trio amoureux entre deux frères, des jumeaux, et une jeune lycéenne. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, pourtant, le charme opère (j’ai lu les cinq premiers tomes d’une traite).

Shizuku est une adolescente de 16 ans allant au lycée. Contrairement à toutes ses camarades, elle n’aime pas les garçons canons. Sans doute la faute à son frère qui fait partie de cette catégorie. Pourtant, un jour, il va falloir qu’elle se confronte à un des frères Yagami… et là c’est le drame.

Elle est gentille et a quand même un peu de caractère. Elle ne pleure pas trop facilement, contrairement à certaines autres héroïnes de Saki Aikawa. Kaede est tout de même un personnage avec un caractère de cochon à qui on a envie de mettre des baffes (pas tout le temps heureusement), donc elle ne s’en tire pas trop mal face à lui.

 

C’est le début d’une belle aventure d’amitié, accompagnée de ses heurts, de sa non-délicatesse de la part de Kaede, de ses hauts, de ses bas ! Et pourquoi pas plus si affinité ! Car quand les jumeaux s’en mêlent, rien n’est simple.

On est dans un shojo après tout ! Tout ça n’est pas très crédible, l’héroïne est un peu naïve, mais c’est pour ça qu’on aime ces histoires 😉

Livre, Roman ado

Le Dernier magicien

Stoppe le magicien
Vole le Livre
Sauve le futur

De nos jours à New-York : les magiciens vivent terrés dans Manhattan, qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort. Esta, une magicienne à l’affinité hors-norme, a le don de voyager à travers les époques et de figer le temps. Elle seule peut se rendre en 1902. Là où tout a commencé. Là où le Magicien s’est jeté du haut du pont de Brooklyn avec l’Ars Arcana, le Livre ancien contenant tous les secrets, condamnant la magie à des lendemains sans espoir…

J’ai reçu le premier tome de Le Dernier magicien grâce à une Masse critique spéciale sur Babelio. Je remercie grandement les éditions Casterman pour cette belle découverte !

C’est un livre qui m’a fait penser d’un côté à Six of cross et d’un autre à la saga A la croisée des mondes, car certains éléments sont les mêmes. Pourtant, l’histoire est radicalement différente.

Le monde que l’on connait regorge de magiciens. Sauf qu’aujourd’hui, la magie a presque disparu. De plus, à Manhattan, les magiciens se retrouvent coincés par une barrière très puissante : s’ils la franchissent, ils perdent leurs pouvoirs et meurent peu de temps après, dans d’affreuse souffrances. Esta, une magicienne ayant le pouvoir de voyager dans le temps va essayer de changer le passé afin de voir un meilleur futur…

L’Ars Arcana est le premier tome d’une trilogie qui s’annonce phénoménale. C’est un vrai pavé avec ses quelques 647 pages ! Pourtant, c’est tellement bien écrit, que l’on ne voit pas les pages tourner.

L’univers est très bien construit, l’auteur prenant le temps de poser la situation, de présenter les personnages, ainsi que les différents lieux d’action. On a plein de descriptions aussi, mais cela ne gêne pas la lecture.

On alterne les chapitres avec la vision d’Esta, de Harte Darrigan et Dolph Saunders. On est donc complètement immergé dans l’histoire. On en sait beaucoup plus que chaque personnage, ce qui est très intéressant. Et pourtant, on a quand même quelques surprises : le roman est rempli de rebondissements, de faux-semblants et chaque personnage est prêt à trahir l’autre.
Ils sont tous aussi crédibles les uns que les autres, aussi attachants les uns que les autres.

La fantasy est là, l’univers est sombre. Les rues de Manhattan sont dangereuses, les personnages sont constamment en danger. Bref, c’est tout ce que j’aime ! C’est un roman à découvrir sans attendre ! Vivement la suite 🙂

Livre, Roman

Tenir jusqu’à l’aube

«Et l’enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d’autre ?»

Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore?

De nos jours. Une mère célibataire n’arrive plus à joindre les deux bouts. Son fils a deux ans, son compagnon s’est fait la malle et l’argent ne rentre plus aussi bien qu’avant. Cette mère est à bout. Pourtant, ce qui va l’aider à tenir, ce sont les petites sorties secrètes qu’elle fait lorsque son enfant dort. Toujours plus loin…

Je n’ai pas pour habitude de lire ce genre de romans, mais celui-ci m’a attirée. Cette belle couleur rouge/rubis en couverture, cette belle couleur de cheveux, une femme qui nous tourne le dos. L’histoire aussi m’a attirée.

Une mère dont nous ne connaissons pas l’identité vit à Lyon. Une mère en difficulté. Elle élève seule son fils de deux ans dans un petit appartement de centre-ville. Elle travaille en free-lance en tant que designer papier mais cela ne rapporte plus trop. Aujourd’hui, nous sommes à l’heure du numérique. C’est comme cela que nous est présentée cette mère qui pourrait être n’importe quelle femme « solo ».

Elle doit tenir occupé son fils toute la journée, jonglant entre les siestes, les maigres repas et les balades au square du quartier. Pourtant, une fois couché, elle cherche un peu de liberté et petit à petit s’autorise des sorties dans les rues du centre-ville de Lyon. Elle tire sur la corde et cherche à avoir toujours plus. Jusqu’à quand ?

Ce qui frappe au départ, c’est l’écriture de ce roman. Le phrases sont courtes, ça claque, c’est efficace, on avance. Le rythme est rapide et très vite on est happé dans cette histoire qui pourrait être l’histoire de n’importe quelle femme avec enfant.

On alterne les chapitres où on a la vision de cette mère célibataire, avec d’autres, tout aussi bien écrits : le personnage se rend sur des forums de mères en difficultés où elle ne trouve que des messages démoralisateurs et remplis de jugements négatifs. On retrouve aussi l’histoire de La Chèvre de monsieur Seguin que l’on suit comme un fil rouge.

Par moments, j’ai eu envie de secouer cette mère. Elle est souvent complètement démissionnaire, laissant son enfant la mener à la baguette. Le fait qu’elle soit complètement en retrait les enferme, elle et son fils, dans une bulle dont elle n’arrive pas à sortir. La solitude de la jeune femme se fait sentir : son père et ses amis vivent loin d’elle, et par conséquent, elle est entrée dans un cercle infernal.

L’éducation de l’enfant s’en ressent beaucoup, elle lui passe tous ses caprices dès qu’il pleure ou crie. La nuit, le jour. Elle est épuisée et se laisse complètement aller. Seuls ses moments nocturnes de liberté lui permettent de tenir. Elle rêve de redevenir une femme comme les autres, pleine de joie de vivre.

Pourtant, l’histoire de cette mère est touchante car c’est celle de beaucoup de femmes des temps modernes. Elle essaye de sortir la tête de l’eau tout en s’occupant de son fils h24.
On s’interroge sur la monoparentalité et la précarité, sur ce qui pourrait être fait pour aider les personnes en difficultés et sur ce qui existe déjà.
On retrouve aussi un côté féministe dans ce roman avec la place de la femme dans une société qui se dit évoluée mais qui reste foncièrement patriarcale. Une mère, seule ou non, doit assumer beaucoup de choses et doit craindre le jugement des autres si ce qu’elle fait n’est pas parfait.
Mais c’est aussi et surtout un roman sur la solitude, comme je l’ai évoqué plus haut. On sent la détresse du personnage et c’est foncièrement touchant. On a certes envie de la secouer, mais on a aussi de la prendre en main et de l’aider, afin qu’elle tienne, qu’elle retrouve une vie acceptable et accède enfin au bonheur 🙂

BD & Mangas, Livre, Manga, mangas

Good Morning Little Briar Rose, vol. 3

À force de côtoyer Shizu et ceux qui l’habitent, Tetsu commence à s’attacher à elle. Aussi, pour essayer de lui faire goûter à une vie normale, il décide de l’amener au sein de son lycée. Mais la confrontation de la « jeune fille » avec le monde extérieur et les amis du jeune homme ne risque-t-elle pas d’être sources de nouveaux problèmes ?

Tetsu s’habitue peu à peu aux nombreuses personnalités de Shizu. Il est presque devenu ami avec Kanato, avec qui il partage la passion du foot.
Pourtant, Tetsu semble vouloir se rapprocher de la « vraie » Shizu. Il veut qu’elle se réveille, elle qui est toujours endormie lorsqu’elle réintègre son corps. Il veut que sa personnalité rayonne et prenne le pas sur les fantômes. Après tout, c’est le corps de la jeune fille, mais surtout son esprit qui est en jeu.

Cette série reste tout en délicatesse. La vitalité de Kanato casse un peu le rythme, mais c’est nécessaire. C’est un personnage adorable qui nous montre que les fantômes ne sont pas tous horribles.

On sent que Shizu fait des efforts pour se sortir de sa coquille. L’intérêt de Tetsu pour sa personne la fait réagir, et on la voit se transformer peu à peu. Mais parfois, elle profite de pouvoir se cacher derrière la personnalité des fantômes pour éviter le garçon. On se rend donc compte que c’est une jeune fille timide qui n’a que peu confiance en elle. Et qu’elle est sans doute en train de ressentir des choses qu’elle n’a jamais ressenties : la confiance, l’amitié, l’amour.

C’est un beau manga tout doux, que ce soit dans l’histoire ou dans les illustrations. Il prend peu à peu de l’ampleur au fil de la lecture des tomes.  On reste plutôt dans le style shojo, mais cette histoire n’a rien de classique, comme toutes (ou presque) les histoires que publie Akata 🙂 

Livre, Roman

L’échange

Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l’occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais peu à peu, Caroline remarque des signes de sa vie dans cette maison inconnue. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu’elle aurait préféré garder enfouis. Et à présent, cette personne se trouve chez elle…

 

Echanger sa maison avec celle d’un d’inconnu le temps des vacances, bon nombre de gens le font, et tout se passe bien. Mais là…

Dans L’échange, tout a l’air de bien se passer. Au moins au début. Bon, on comprend vite que le couple de Francis et Caroline a connu quelques difficultés et qu’ils prennent le large pour tenter de recoller les morceaux. On comprend vite aussi que Caroline a eu un amant et que la situation n’est pas précisément toute rose. Mais je me suis demandé pendant un certain nombre de pages pourquoi Rebecca Fleet, l’auteur de ce qui est présenté comme un thriller, s’étendait autant sur les détails concernant les deux couples Francis-Caroline et Carl-Caroline.

Et puis tout d’un coup, alors que je me dis que l’histoire est trop prévisible et que je ne suis plus si sûre d’aller au bout du roman, un truc que je viens de lire au paragraphe précédent me titille le cerveau. Petit retour en arrière. Il y a bien quelque chose. Mais pas d’explication franche, évidemment. Je me dis alors que je me suis laissée berner : l’histoire n’est pas si simple. Et me voilà repartie dans ma lecture, à la découverte de cet élément que, bien sûr, Rebecca Fleet ne livre pas tout de suite et de ses conséquences.

Echanger ma maison avec un inconnu ? Après avoir lu L’échange, jamais de la vie ! 😉